Psychologie

 

Pas simple d’aller vers l’autre

Nouer des liens avec autrui n’est pas toujours aisé puisque pour y parvenir, nous devons nous confronter à nos propres peurs et appréhensions dans le lien à l’autre. Pour une personne célibataire, différents paramètres entrent en jeu :  l’absence du regard bienveillant d’un partenaire (qui peut renforcer l’estime de soi  et atténue la peur du jugement d’autrui), mais aussi l’absence de liens potentiels générés par l’entourage du partenaire ou encore la plus grande difficulté à devoir assumer entièrement la démarche d’aller vers l’autre. D’ailleurs, le couple est aussi un cocon qui peut réduire notre envie d’aller vers l’autre (focus sur l’être aimé). En période de célibat, le sentiment de solitude et la peur de l’isolement nous renvoient l’importance et la difficulté d’aller vers l’autre, de créer par nous même de nouveaux liens.
 

La peur de l’autre

La société a tendance à valoriser l’extraversion,  elle symbolise la confiance en soi, la capacité à séduire. La timidité, la réserve sont pourtant des traits d’expressions très répandus, à différents degrés selon les individus (et qui sont en lien avec l’histoire de chacun).  La difficulté d’aller vers l’autre prend sa source dans notre peur du jugement d’autrui, lui-même conditionné par le regard porté sur soi de la part des parents et de l’entourage pendant l’enfance.  Laisser l’autre aller vers soi peut également être une source d’angoisse : la peur de se retrouver « mis à nu », face à ses propres désirs ou encore « pas à la hauteur » peut entraver le lien et parfois même saboter celui-ci (inconsciemment).
 

La confiance en soi

Notre confiance en nous dépend en partie de la valeur accordée à l’enfant que nous étions : l’enfant se construit comme une personne suffisamment aimable (digne d’être aimée)  s’il reçoit les signaux nécessaires de ses parents (gestes d’affection, paroles valorisantes…). L’école joue aussi un rôle décisif : luttes de pouvoir, éventuels rejets, humiliations peuvent marquer  durablement. A ceci s’ajoutent nos diverses expériences de vie (déceptions, trahisons, rejets, échecs…). Une estime de soi défaillante ou insuffisante conduit souvent à surestimer l’autre (qui est tout ce que je ne suis pas) et en cela se retrouver en incapacité à nouer des liens d’égalité et d’adultes.
 

Comment aller vers l’autre

Travail, amis, famille : autant d’occasions de disposer de perceptions extérieures  sur notre valeur. Remettre en cause nos modèles et schémas de construction aide à nuancer notre estime de soi. S’habituer, pas à pas, à affronter les situations qui nous font peur (prise de parole, tentative de flirt etc.) permet de se confronter au réel.  Se créer des occasions de lien (amis, collègues, sorties, loisirs) est une forme d’entrainement  à se mettre en danger (nous apprenons aussi de nos échecs) et participe à notre ouverture à la différence. Les réseaux sociaux, dans un autre registre, constituent un moyen de créer des liens en étant physiquement protégé dans un premier temps. Chance ou danger, à chacun de se fixer des limites…
 

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