Partage des tâches ménagères : le mythe de l’égalité

Des rôles millénaires
Inégalités, entre biologie et mythologie
Elles détiennent donc, symboliquement, un pouvoir immense. La femme est la mère de l'Homme. Dans la domination masculine, il s'agit de dompter cette maternité. Le bébé vient au monde par l'entremise de sa mère. Sur ces poncifs, de nombreuses théories machistes se sont montées : existence d'un instinct maternel, d'une prédominance de la maternité sur la féminité… Les rôles se sont alors fixés durablement : les femmes avec les enfants, c'est-à-dire tournées vers l'intérieur et les hommes chasseurs orientés vers le monde à conquérir.
Les rôles et le psychisme
Une structure à la peau dure
La civilisation
La psychanalyse de Freud, de Lacan ensuite et la psychologie analytique de Jung ont pourtant ouvert une brèche dans cette stricte séparation du féminin et du masculin. Elles nous poussent à regarder, à assumer puis à construire à partir de leur alliance au cœur du sujet. Ainsi, l'avenir du genre humain se tient-il peut-être dans une bisexualité (égale répartition des tendances masculines et féminines) assumée et une juste répartition des tâches. Les androgynes grecs n'étaient-ils pas l'avènement d'une race supérieure aux dieux et punis d'avoir montré trop tôt l'avènement d'une civilisation de l'équilibre où dialoguent le féminin et le masculin dans l'harmonie et l'égalité ?