L’insécurite affective chez l’enfant

La vulnérabilité, une caractéristique de l'humain
L'insécurité affective marque durablement le psychisme
Dans l'insécurité affective, l'enfant vit le monde comme un élément extérieur sur lequel il n'a pas de prise. Il perd sa confiance en lui-même et n'a pas conscience de ses ressources personnelles à s'aménager un cadre de vie sécurisé. Le risque majeur de son insécurité infantile est qu'il se trouve enfermé dans une position de victime et qu'il répète de façon mortifère l'insécurité affective primitive. Nombre d'adultes non assurés de leur permanence formulent une demande permanente de réassurance (une preuve de leur survie) à leur entourage. Leurs vies sont alors émaillées de multiples ruptures. Il répète à l'infini le traumatisme de l'évènement qu'ils souhaitent éviter : l'abandon affectif, parfois réel.
Tendre la main à l'enfant, il s'approprie le monde
Après un divorce, un déménagement, à la fin de l'année scolaire, il est confronté à un nouveau monde dont il doit apprendre le fonctionnement. Prendre le temps de lui expliquer les évènements, d'élaborer avec lui des réponses à ses questions et l'aider à entretenir ses relations est salutaire. Nous pouvons par exemple lui consacrer des temps définis et nous interdire de les remettre en cause : lecture d'une histoire au coucher, promenade en duo le week-end, sortie des classes un soir de la semaine, sortie au cinéma, … L'enfant intègrera ces moments comme les garants de la stabilité et de la sécurité dont il a besoin.