Le libertinage est-il une névrose ?

La libido
Pulsion & société
Le libertinage
En fait, accomplir sa sexualité avec plusieurs personnes diffracte notre investissement psychique. Si nous pouvons multiplier les actes, l'affect ne parvient pas au même morcellement. Dès lors, sexualité et affect sont séparés. Dans l'imaginaire, libertiner mutualise le risque de s'attacher : un(e) partenaire de perdu(e), dix de retrouvé(e)s. Par ailleurs, il n'y a plus à faire de compromis quant à sa satisfaction. Si l'autre ne répond pas à l'attente, il est possible d'être contenté en changeant de protagoniste.
Le libertinage, un symptôme ?
En fait, ils mettent en lumière la manière dont les relations interpersonnelles sont présentées aujourd'hui. L'expansion du libertinage, loin d'affirmer la libération des hommes, les dévoile englués dans la pulsion. La culture et la civilisation leur ont offert une possible maîtrise pulsionnelle. Renoncer à la satisfaction totale (brute) ouvrait la porte de l'autre et du social, c'est-à-dire de la structure. Voguer au gré du désir nous installe du côté de la bestialité. Si ce n'est pas condamnable – nous sommes aussi des bêtes – il semble pour autant ne pas falloir abandonner complètement ce qui nous spécifie comme humain : l'affect et la culture.