L’érosion du désir dans le couple

Le désir au sein du couple ?
Notre époque place pourtant la sexualité et l'envie de l'autre au centre de nos histoires. Toute diminution de l'activité sexuelle est très rapidement interprétée comme une abrasion des affects. En effet, les médias et le discours ambiant lient sexualité et affection. Les prescriptions sociales nous imposent d'hyper-sexualiser nos sentiments. Un(e) bon(ne) amant(e) est alors défini comme un(e) partenaire sexuel(le) idéal(e). Tout écueil du désir prend la forme d'un drame puisqu'il révèle une irrémédiable chute de l'amour qu'il recouvre.
Les aléas du désir
Le désir chute et questionne notre amour
Quand nous désirons, nous sommes en premier lieu attachés à ce que nous espérons trouver chez l'autre et notamment son amour. Ce qui nous séduit, c'est la place que nous occupons dans ses affects, nous désirons notre amoureux(se). Si le désir s'amenuise, nous nous mettons alors à douter de la force de notre lien.
Le désir, un joueur insatiable
Dès lors, afin de relancer la dynamique désirante, la solution est probablement à chercher du côté de l'amour qui nous porte vers l'autre. Redécouvrir son corps par le biais d'une exploration des expressions corporelles de son affection permet de relancer l'intérêt que nous lui portons. De plus, percevoir combien nous sommes liés à nos partenaires et combien ils nous aiment nous rassure et nous apporte une forme de sérénité. Celle-ci est alors la plus propice au réveil de notre principale vulnérabilité : notre désir, cet inconnu.