Faut-il vivre ses fantasmes sexuels ?

Le fantasme
Le fantasme donne une forme, une direction et un objet à nos pulsions. En effet, la libido ne reste jamais sans attache. Elle élit un objet et crée une relation particulière avec lui. Tout notre rapport à la réalité est empreint de libido. Il est ainsi revisité par nos fantasmes, que leur contenu soit ouvertement sexuel ou non. En vérité, sur le plan inconscient, nous vivons toujours nos fantasmes. Mais c'est notre morale intérieure qui leur interdit de se mettre en acte dans la réalité concrète : la censure.
Fantasmes ou désirs ?
Lorsque nous réalisons nos désirs, il y en a toujours d'autres qui vont venir les remplacer, souvent en les complexifiant. Ainsi, il est normal que des désirs nouveaux fassent leur apparition. Certains vont entrer en conflit avec notre morale et nos interdits parce qu'ils vont plus loin que ceux qui les précédaient.
La culpabilité
En acceptant de faire bouger ces limites, nous libérons notre psychisme des entraves que notre développement à poser. Nous abandonnons quelques blocages. Pour autant, nous ne pouvons renoncer à toutes les contraintes. En effet, une grande partie de notre plaisir vient de la transgression. Sans transgression, le désir est amoindri et fade.
Un dialogue avec soi
Si la satisfaction attendue et projetée surpasse en énergie ces limites, nous ne peinons pas à les franchir. A l'inverse, face à trop d'angoisses ou de culpabilité, nous cèderons sur notre imaginaire. Quand ce choix est trop difficile ou qu'il entraîne une souffrance intolérable, il est important de pouvoir faire le point sur son activité inconsciente. Comprendre la construction de son fantasme permet souvent de le réaménager afin qu'il apporte de la satisfaction sans devenir un persécuteur incontrôlable. L'important n'est jamais de vivre tous ses fantasmes mais de savoir trouver une sortie à toute l'énergie pulsionnelle qui les accompagne.