Psychologie


De nombreux éléments participent à influencer notre construction d’enfant, d’adolescent puis d’adulte. Parmi ceux-ci, le fait d’avoir réalisé partiellement ou en globalité ses études dans un établissement public ou privé peut s’avérer déterminant dans différents domaines de la vie…
 

Des repères différents

Les établissements privés rassemblent environ 2,2 millions d’élèves au total en France. Ceux-ci sont répartis de la maternelle au lycée en passant par les cycles primaires et collège. Bien que validés et sous contrat avec l’Etat (pour la plupart), ces écoles disposent d’un statut d’autonomie dans la gestion et le développement de leur activité. Une grande majorité d’entre elles sont d’obédience catholique. En cela, elles enseignent à la fois les matières au programme tout en instillant une présence, plus ou moins marquée, du culte catholique : cours de catéchisme, prières dans certains établissements voire messes dans  d'autres cas. A l’inverse, l’école publique repose sur des fondements laïques, non religieux. Celle-ci met l’accent sur la citoyenneté, sur les principes civiques et sur la dimension universelle du savoir et des liens humains. 
 

Une sélection aux multiples visages

L’école privée dispose de la possibilité d’accepter certains élèves et pas d’autres. Il peut donc y avoir une sélection faite selon les capacités des élèves, leurs résultats précédents. A contrario, l’école publique française se doit d’accueillir les élèves, quels que soient leur niveau et leurs résultats. Autre dimension sélective, l’accès aux écoles privées est quasi systématiquement payant, ce qui favorise les familles aisées qui peuvent offrir à leurs enfants ce type d’études. Les familles plus modestes, quant à elles, peuvent profiter du système public et de sa quasi gratuité. Notons que malgré ces différents niveaux de sélection, les écoles publiques affichent des résultats globalement satisfaisants et parfois même meilleurs que leurs homologues du privé…
 

Des valeurs différentes

Les valeurs véhiculées par les 2 pôles de l’enseignement français diffèrent sensiblement. On retrouve des profils et convictions généralement plus traditionnelles et « conservatrices » au sein des établissements privés. Une grande majorité des familles faisant ce choix se positionnent à droite sur l’échiquier politique et défendent des opinions libérales sur le plan économique. De la même façon, l’ancrage religieux modèle les élèves autour de dogmes bien spécifiques : notions de partage, de charité (chrétienne), de valorisation de pensées ou comportements (notions de bien et de mal)… L’ « héritage public » est d’une autre nature. Les valeurs d’humanisme et de citoyenneté y sont privilégiées : accueil des différences, mise en avant des principes laïques et républicains, mise en avant du « vivre ensemble » au delà des apparences.

Ces multiples contrastes marquent, plus ou moins fortement, l’empreinte de notre enfance et adolescence. On ne peut nier, dans cet esprit, la réalité des différences et leur impact potentiel sur la construction identitaire. Il est donc important, en tant que parent, de pouvoir s’interroger sur les valeurs et inspirations que l’on souhaite pour son enfant, pour l’aider à se construire en tant que futur adulte en harmonie avec lui-même (ou elle-même)…
 

Trouver un psy