L’avortement et le sentiment de honte

Les grossesses non-désirées
Le traumatisme de l'avortement
L'urgence qui déstabilise
Culpabilité et honte
La culpabilité prend sa source dans la mise au jour de l'ambivalence du désir de grossesse. En effet, face à ce désir d'enfant, l'avortement prend la valeur d'un "meurtre" de l'enfant à naître. C'est à ce titre que les parents se sentent coupables. Cette culpabilité connaît plusieurs avenirs. Pour les femmes, elle prend souvent la forme d'une inquiétude quant à leur future fécondité. Pourtant l'avortement ne comporte que peu de conséquences physiques sur les futures grossesses.
La honte de son côté naît de l'imaginaire qui entoure l'avortement et de la réprobation sociale qui l'entoure encore aujourd'hui. Il véhicule des fantasmes qui portent sur l'acte réalisé. De plus, l'avortement ramène un autre acte sur le devant de la scène. En effet, il donne une certaine réalité au rapport sexuel qui a initié la grossesse. Or, s'il existe quelque chose qui est porteur de honte, c'est la révélation publique de la sexualité.