Bilan de compétences et thérapie

Du côté des professionnels
La relation, qu’elle soit thérapeutique ou de bilan de compétences, est une intéraction duelle dans laquelle une personne vient chercher un éclairage, une réponse à une ou plusieurs problématiques, auprès d’une autre.
Le positionnement du professionnel envers le sujet se définie, dans les deux cas par une attitude d’écoute active et de bienveillance. Le rôle du thérapeute s’apparente le plus souvent à celui d’un ‘guide’, alors qu’il peut se rapprocher de celui ‘d’expert’ en bilan de compétences, notamment lors des phases de tests psychotechniques.
Le cadre d’accueil
La terminologie professionnelle en revanche, diffère : Lors d’une thérapie, un 'thérapeute' suit un 'patient', dans le cadre du bilan de compétences, un 'consultant' accompagne un 'bénéficiaire'. Le choix de ce vocabulaire confère, avant même qu’aucun travail ne soit amorcé, une opposition de faite entre les deux types de public : Le terme de ‘patient’ renvoie en effet au milieu médical et s’associe ainsi à la notion de malade ; celui de ‘bénéficiaire’ place le sujet en position de privilégié.
Le rapport au temps
Lorsqu’une personne débute une thérapie, la fin de la relation n’est pas envisagée, chacun sachant qu’il s’engage pour plusieurs mois voire plusieurs années. Dans le cadre d’un bilan de compétences, la limite est fixée et verbalisée dés les premiers entretiens. Stimulante et rassurante pour certains, stressante pour d’autres, cette fin introduit inévitablement la notion d’objectif et de rythme de progression, alors que la thérapie permet au patient d’avancer à son propre rythme.
La conclusion du bilan coïncide avec la formulation de projets professionnels, la remise des divers documents qui ont aidé la réflexion, elle-même concrétisée par la rédaction d’une synthèse. Lors d’une thérapie, l’objectif, s’il est sous entendu par une volonté de mieux-être, n’est souvent pas abordé. Le travail est exclusivement verbal, il n’est transmis sous aucune autre forme et ne laisse donc pas de ‘traces’.