Psychologie


L’émergence du christianisme, dans notre pays, date du IVème siècle, période à partir de laquelle elle devient la religion d’Etat (et qui correspond conjointement au déclin de l’empire Romain d’occident). L’emprunte majeure laissée par la religion catholique, en France, s’explique à la fois par son étonnante longévité (15 siècles de présence…) mais aussi par sa puissance morale et politique, aux côtés de la monarchie en particulier…
 

Influence de la religion

La France, à l’instar de nombreux pays à l’Histoire ancienne, porte en son sein des siècles de pratiques religieuses. Outre sa propension à vouloir évangéliser une bonne partie du monde (1) par la violence et les massacres (croisades des XIème, XIIème et XIIIème siècle en particulier), la religion catholique a très longtemps disposé d’une influence considérable dans notre pays. En relation étroite avec la plupart des rois de France et des pouvoirs monarchiques, la religion catholique a pu exercer, au fil des siècles, un contrôle drastique des vies et des destinées humaines.
 

Pratiques et croyances

Jusque dans les années 1970, la pratique religieuse était extrêmement forte en France. On estime qu’environ 70% de la population était pratiquante et plus de 90% se disait croyante. Les préceptes religieux étaient à l’œuvre tout au long de la vie des individus : du baptême dans les premiers mois aux différentes communions, du mariage à l’Eglise jusqu’aux cérémonies de fin de vie. Au quotidien, les prières étaient obligatoires dans une grande majorité des familles, la messe l’était également (au minimum le Dimanche et pour certains plusieurs fois dans la semaine). Il en était de même pour les cérémonies d’absolution des pêchés (au confessionnal) ou encore, pour certains, dans la pratique régulière voire quotidienne des vêpres (prières du soir). Tout au long de l’année, de nombreuses cérémonies venaient (et viennent encore) ponctuer le rituel religieux (Epiphanie, Chandeleur, Annonciation, Transfiguration, Assomption…etc). 
 

Un héritage religieux massif… 

La culture judéo chrétienne, dont nous sommes les héritiers et les dépositaires, n’a pas arrêté son influence au lendemain de mai 1968… Non seulement celle-ci a mis du temps à s’estomper dans les pratiques mais ses expressions et stigmates sont restés à l’œuvre, dans l’inconscient collectif et individuel. Comment imaginer se défaire d’une emprunte aussi massive, qui a modelé et conditionné des dizaines de générations au fil des siècles ? Le « surmoi » religieux qui a indiqué et martelé les « bonnes actions », les « bonnes pensées » (les « il faut ») à ses croyants, ne peut pas ne pas être encore présente aujourd’hui… L’approche globalement culpabilisante de la vie humaine, véhiculée par l’Eglise catholique, est encore à l’oeuvre pour beaucoup : culpabilité du désir, culpabilité de la sexualité, surveillance et jugements de ses actions, de ses propres pensées…  

La mise en conscience de cet héritage, partiellement inconscient et refoulé, peut permettre une mise à distance d’une des expressions de notre Histoire qui, pour beaucoup, reste lourde à porter.

(1)  http://fr.wikipedia.org/wiki/Croisades
 

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