La pensée positive
Pour les défenseurs de la pensée positive, la pensée humaine constitue un gisement qu'il est possible d'exploiter pour aller vers un mieux être.
Les fondements de la pensée positive
Le cerveau humain constitue une ressource énorme que nous n'utilisons pas à bon escient. Les pensées que nous générons infiltrent notre subconscient et, se faisant, conditionnent notre façon d'agir. La pensée positive cherche à développer en nous notre capacité à observer le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide en exerçant une sorte de reprogrammation vers le positif. Selon ses adeptes, en utilisant sciemment notre imagination, nous pouvons influencer les évènements de notre vie.
Les techniques de la pensée positive
Assez proche de l'effet placebo (mis en lumière par le médecin suisse Paracelse puis par le pharmacien français Emile Coué) utilisé en médecine, la pensée positive cherche à combattre les processus d'échec qui vivent en nous, souvent à notre insu. Elle utilise principalement la déclaration affirmative (comme dans la méthode Coué) qui, filtrée par le subconscient, agira sur l'objectif déclaré : en me répétant que je vais bien, je crée les conditions qui me permettent d'aller mieux. Cette technique sera souvent complétée par l'apport d'un travail de relaxation (méthode Silva) et/ou de visualisation (représentation mentale d'une chose que l'on souhaiterait voir se réaliser).
Les limites de la pensée positive
Si la pensée positive a le mérite de nous pousser à un questionnement sur nos propres mécanismes intérieurs, elle est aussi décriée pour son manque de prise sur le réel. Si penser positivement peut aider certaines personnes à réajuster leurs perceptions face aux évènements de la vie, cette technique peut s'avérer douloureuse pour les personnes ayant une estime d'elle-même déficiente. Comme l'écrit Joanne Wood (1), en cas d'échec, ces personnes se retrouvent finalement en plus grande souffrance.
(1) La pensée positive: pouvoir pour les uns, péril pour les autres. Etude de Joanne Wood publiée en juillet 2009 par Psychological Science.