Psychologie


Introduite en occident dans les années 60, la méditation a connu un véritable engouement. Sensée exercer une influence positive sur la santé, une vague d'études scientifiques est venue alimenter le débat.
 

Quand la méditation rencontre la science

C'est la Méditation Transcendantale (1), fortement popularisée par les Beatles, qui fut l'objet des premières études sérieuses menées par des professeurs dans des universités américaines. L'objectif, déceler les effets de la pratique de la méditation sur la santé. Plus récemment, des études se sont penchées sur l'activité cérébrale des moines bouddhistes pratiquant la méditation, dont le français Matthieu Ricard (2). Les résultats sont assez similaires. Plus la pratique de la méditation est ancienne et constante, plus les résultats sont positifs.
 

Les effets observés

La méditation ne s'est jamais voulue thérapie. Il reste préférable de la pratiquer avec un praticien chevronné et, par ailleurs, certaines postures peuvent se révéler douloureuses pour les débutants. Cependant, de façon générale, les récentes études ont mis en relief sa capacité à réduire le stress et à procurer un calme intérieur agissant sur la santé. Sa pratique mobilise la partie antérieure de notre cerveau gauche qui gère notre système autonome parasympathique… Le système immunitaire peut peut en sortir renforcé (production supérieure d'anticorps), les rythmes cardiaques et respiratoires ralentissent, la tension artérielle baisse, la tension musculaire diminue. Le corps semble plus à même de s'autoréguler.
 

Un cerveau bien utilisé

Les expériences que le Pr. Richard Davidson (3) a pu mener notamment sur Matthieu Ricard ont montré une meilleure cohérence et synchronisation dans les différentes zones du cerveau permettant une meilleure clarté d'esprit. Pour certains, la pratique assidue de la méditation sur une longue période permettrait de provoquer de véritables remaniements dans l'agencement des cellules de notre cerveau. Pour Daniel Goleman (4), il serait même possible de déprogrammer des réflexes innés. Fort de ces résultats cliniques encourageants, la méditation a commencé à se développer dans certaines écoles aux Etats-Unis et au Brésil. Selon Thierry Janssen (5), elle commence aussi a intéresser la médecine. Après tout, ce n'est sans doute qu'un juste retour des choses puisque méditer vient du latin meditari, lui-même dérivé du mot latin medeor voulant dire soigner (6).
 

(1) Introduite en occident par Maharishi Mahesh Yogi, elle fut l'objet de plus de 600 études scientifiques dans plus de 200 universités, dont Harvard (USA) au cours des quatre dernières décennies.

(2) Matthieu Ricard est moine bouddhiste et biologiste de formation, il est aussi le traducteur du Dalaï Lama.

(3): Le Pr. Richard Davidson est Directeur du Laboratoire d'imagerie cérébrale de l'université du Wisconsin (USA).

(4) Daniel Goleman est Directeur du groupement de recherche de l'intelligence émotionnelle de l'université de Rutgers (USA)

(5) Thierry Janssen est psychothérapeute et auteur, il était auparavant médecin et chirurgien.

(6) www.cnrtl.fr/etymologie/méditer, site internet du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, travail collaboratif de différentes universités française, du CNRS et de l'Académie Française.
 

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