Créer son histoire après une rupture
Une rupture marque souvent un avant et un après. Elle déstabilise, remet en cause, fait vaciller les repères. Qu’il s’agisse d’une séparation amoureuse, d’un deuil relationnel ou d’une amitié brisée, ce qui se termine emporte avec lui une partie de nous. Mais dans cet effondrement possible, se cache aussi la possibilité d’un commencement. Créer son histoire après une rupture, c’est réécrire sa place, retrouver sa voix, et transformer la perte en point d’ancrage. Cette démarche intérieure, parfois longue, s’inscrit dans un processus de symbolisation souvent exploré en psychanalyse. Une faille qui ouvre un vide… mais aussi un espace Quand une relation prend fin, ce n’est pas seulement l’autre que l’on…
Apprendre à se connaître : pourquoi c’est un travail qui dure toute la vie
On croit souvent que se connaître, c’est une étape à franchir une bonne fois pour toutes. Comme si une fois…
Émotions positives : la joie, le désir et l’amour
La gamme des émotions est très large, toutes ont un sens et une histoire et chacune doit pourvoir être écoutée,…
Le manque : un messager à écouter
On cherche à le remplir, à le fuir, à le nier. Le manque, dès qu’il surgit, est souvent perçu comme…
Ville ou campagne ? Ce que le lieu de vie révèle du couple
Derrière la question "on s’installe où ?" se cache souvent une autre question : "de quoi notre lien a-t-il besoin pour tenir ?" Le choix du lieu de vie dans un couple ne se résume jamais à des considérations pratiques. Il est souvent le reflet de désirs plus souterrains, de conflits larvés ou de tentatives de réparation affective. Campagne ou ville, ce choix peut révéler une quête de sécurité, un besoin de liberté, ou une manière de négocier l’espace psychique dans la relation. Quand la ville devient un tiers Dans certains couples, la ville agit comme un tiers protecteur. Elle offre une multitude d’activités, de sollicitations, d’échappatoires. L’environnement urbain permet parfois d’éviter la confrontation avec…
Dire sans blesser : exprimer ses ressentis sans abîmer le lien
Les clés d’une communication authentique mais respectueuse Exprimer ce que l’on ressent, dire ce qui dérange ou ce qui manque, paraît essentiel dans toute relation. Pourtant, beaucoup hésitent à parler, de peur de blesser, de créer un conflit ou de fragiliser le lien. Trouver les…
Le polyamour : liberté ou illusion d’ouverture ?
Le polyamour intrigue, séduit, dérange ou questionne, tant il bouscule les fondations du couple traditionnel. Dans sa promesse d’amour libre et égalitaire, il semble ouvrir un espace d’expérimentation affective inédit. Mais derrière cette apparente liberté se nichent parfois des mécanismes inconscients puissants ; conflits d’identités,…
Parent solo : exister en dehors du rôle sans culpabiliser
Le couple est terminé, mais la parentalité continue. On ne vit plus à deux, mais on n’est pas vraiment seul·e non plus. Être célibataire avec un enfant, c’est occuper une place particulière : celle d’un parent qui porte seul le quotidien, les émotions, les choix. Ce…
Rencontrer son histoire familiale avec ses grands-parents
Dialoguer avec ses grands-parents, c’est souvent bien plus que partager des souvenirs ; c’est se confronter à l’héritage invisible qui…
Quand la grossesse réveille l’enfant intérieur : un dialogue intime
Attendre un enfant ne convoque pas seulement l’avenir ; c’est aussi un puissant retour vers son propre passé psychique. Pendant…
Quand l’absence de désir d’enfant interroge l’inconscient
Dans un monde où le désir d’enfant est souvent présenté comme une évidence universelle, ne pas ressentir ce désir peut…
Jeux de construction : quand l’enfant ordonne son monde
Assembler des blocs, empiler des cubes ou suivre un plan Lego semble n’être qu’un jeu de patience et de créativité. Pourtant, ces activités de construction répondent souvent à un besoin plus profond chez l’enfant : donner forme à ce qui, en lui, reste encore flou ou chaotique. En manipulant, en organisant, il ne s'agit pas seulement de bâtir des tours ou des maisons, mais aussi de poser les premières pierres d’une pensée structurée et d’apaiser des émotions parfois débordantes. Construire pour mettre de l’ordre dans le chaos intérieur Face à des situations déstabilisantes, l’enfant se tourne instinctivement vers des jeux qui lui permettent de maîtriser un cadre. Paul, 5 ans, s’est mis à édifier des tours interminables de Kapla après…
L’école fabrique-t-elle encore des citoyens ?
De la devise républicaine gravée sur les frontons aux manuels d’éducation morale et civique, l’école française continue d’affirmer son ambition de former des citoyens éclairés, autonomes et responsables. Mais dans une société…
Le lien grands-parents / petits-enfants : un refuge dans une société en tension
Dans une époque marquée par l’accélération, la mobilité et les ruptures générationnelles, le lien entre grands-parents et petits-enfants fait figure d’exception. Ni tout à fait éducatif, ni entièrement amical, il s’inscrit hors…
Les fonctions symboliques du carnaval
Derrière ses masques, ses couleurs et ses excès, le carnaval n’est pas qu’une fête populaire : c’est un rituel collectif, une inversion symbolique, une soupape sociale, et parfois une critique masquée du…
Appartenir sans se trahir : le paradoxe du transfuge de classe
Changer de classe sociale est souvent raconté comme une réussite individuelle. Mais pour celles et ceux qu’on appelle "transfuges de classe", ce déplacement ne va pas sans déchirement. Appartenir à un nouveau…
Sortir avec des plus jeunes pour rester “au-dessus”
Certaines personnes privilégient les liens avec des individus plus jeunes qu’elles, que ce soit dans l’amitié ou les sorties. Ce choix est parfois spontané, parfois présenté comme un simple hasard. Mais il peut aussi révéler un mécanisme plus subtil : une manière de maintenir une forme de supériorité implicite, pour éviter la confrontation à des pairs qui mettent en jeu l’égalité, la rivalité ou la remise en question. Le besoin de rester en position haute S’entourer de plus jeunes, c’est souvent occuper naturellement une place de référent·e, de guide, de personne “qui sait”. Cela évite l’inconfort de se sentir comparable, donc potentiellement jugé, mis en concurrence, ou simplement vu sans…
Solitude choisie ou protection inconsciente ?
La solitude est parfois revendiquée comme un choix de liberté, un espace d’indépendance sereine. Mais derrière certaines affirmations d’autonomie, se…
Ce que nos amitiés disent de nous : miroir, refuge ou fuite ?
L’amitié est souvent perçue comme une évidence douce, un lien sans obligation, choisi, libre. Mais si l’on gratte un peu,…
Quand vivre seul(e) devient un repli identitaire
Il existe des solitudes choisies, fécondes, transitoires. Mais il en est d’autres, plus discrètes, plus figées, où la vie seule…
Choisir les mêmes études que son frère aîné
Certains choix d’orientation paraissent logiques, presque évidents. On s’engage dans une filière familière, déjà connue, balisée par un aîné qui en a ouvert le chemin. Mais cette répétition, loin d’être anodine, peut révéler une dynamique inconsciente plus profonde : celle d’une identification protectrice, voire d’un effacement silencieux de son propre désir. En choisissant les mêmes études que son frère, on ne cherche pas seulement un modèle ou une sécurité. On tente parfois de maintenir un lien, de préserver une place dans la fratrie, ou d’éviter l’angoisse d’un écart qui serait vécu comme une trahison. L’illusion d’un choix rationnel Reproduire le parcours scolaire d’un frère aîné donne souvent lieu à un récit pragmatique : “ça me…
Sur mon lieu de travail, l’impression d’une surveillance invisible
Dans certains environnements professionnels, on ne parle pas forcément de contrôle, on ne reçoit pas de remarques directes, et pourtant on se sent observé, évalué, scruté. Il ne s’agit pas d’une surveillance explicite, mais d’une impression diffuse, persistante, que chaque mot, chaque attitude pourrait être…
Le mythe du salarié parfait : entre loyauté invisible et suradaptation
Ponctuel, fiable, impliqué, discret. Le salarié parfait coche toutes les cases de l’engagement idéal. Il ne compte pas ses heures, il anticipe, il apaise. À première vue, il est l’élément moteur d’un collectif. Mais derrière cette performance exemplaire, se cache souvent une fragilité psychique méconnue,…
Au travail : comment gérer sa timidité et son inhibition sociale
Certaines personnes redoutent les échanges informels, évitent les prises de parole ou minimisent leur présence en réunion. Cette discrétion, parfois interprétée comme de la réserve ou de la modestie, cache souvent une inhibition sociale plus profonde, nourrie par une peur ancienne d’être exposée, jugée ou…
Vivre dans un espace trop rempli : peur du vide ou besoin de présence ?
Certains intérieurs débordent. Objets sur les étagères, meubles rapprochés, bibelots accumulés, murs saturés. Rien ne manque, tout déborde. Pour l’observateur extérieur, cela peut sembler oppressant ou désordonné. Mais pour la personne qui y vit, cet…
Seul face à soi : que révèle la pratique sportive en solitaire ?
Courir seul, nager en silence, s’entraîner sans public ni partenaires. Pour beaucoup, le sport en solitaire est un choix apaisant. Mais cette forme de pratique, apparemment simple, recèle parfois une profondeur psychique insoupçonnée. Elle engage…
Changer d’environnement sans s’apaiser : quand le malaise vient de l’intérieur
Déménager souvent, changer de travail, de région, de cercle social. Rechercher ailleurs ce qu’on ne parvient pas à trouver ici. Pour certaines personnes, le déplacement devient une manière de vivre, une stratégie de survie face…
Fatigue ou fuite ? Quand la détente cache un besoin d’effacement
La détente est généralement perçue comme un signe de récupération : on se repose, on relâche la pression, on recharge ses ressources. Mais chez certaines personnes, cette apparente mise au calme cache une tout autre…
Un geste banal ou anodin, une blessure ancienne qui ressurgit
Quand un événement quotidien agit comme un rappel corporel d’un vécu passé, sans lien apparent mais émotionnellement puissant. On ne…
La compulsion de répétition : pourquoi revient-on toujours au même point ?
La vie semble parfois tourner en boucle, comme si certaines douleurs se rejouaient sans fin malgré les efforts pour s’en…
Un film, et soudain les larmes : fiction et miroir de soi
On regarde un film, sans attente particulière. On s’installe, on s’immerge, on suit une histoire parmi d’autres. Et soudain, les…
Un silence inattendu : quand l’absence de réponse devient une alerte
Ce n’est pas une dispute, ni un rejet ouvert. C’est autre chose. Un message qui reste sans retour. Une parole laissée en suspens. Un silence là où, d’ordinaire, il y avait du lien. Et ce silence, anodin en apparence, résonne. Il trouble, il dérange, bien au-delà de la situation elle-même. Car dans ce vide de réponse, quelque chose d’ancien, de plus profond, peut se réveiller. Une absence qui fait écho à d’autres absences. Et qui devient, parfois, le déclencheur inattendu d’un questionnement intérieur. Le silence comme miroir d’une faille invisible Tout silence ne blesse pas. Mais certains ont cette charge particulière : ils tombent là où une attente était déjà sensible, sans que l’on s’en rende compte. Ce n’est pas…
Le récit d’enfance comme tentative de réparation
Nombre de récits d’enfance en littérature ne se contentent pas de restituer un passé : ils visent, à travers l’écriture, à réparer ce que l’enfance a laissé d’inachevé, de blessé ou de figé. Derrière l’apparente entreprise de mémoire se déploie un travail psychique : mettre en récit, c’est tenter de…
Au théâtre : L’enfant muet et l’enfant roi, figures de l’innommé
Sur scène, l’enfant est rarement un simple personnage secondaire. Lorsqu’il ne parle pas ou, au contraire, prend toute la place, il devient le signe vivant d’un nœud familial, d’un non-dit ancien ou d’une mémoire collective enkystée. L’enfant muet et l’enfant roi sont deux figures opposées, mais complémentaires : l’un est…
Le mentor tout-puissant : besoin d’idéal ou défense contre l’insécurité ?
Le mentor est une figure récurrente du cinéma : vieux maître, guide spirituel, professeur charismatique ou chef expérimenté. Parfois sage et bienveillant, parfois ambigu et dominateur, il cristallise un besoin profond du héros : trouver un repère, un garant, un passeur. Mais au-delà de la dynamique narrative, le mentor tout-puissant…
Se sentir regardé dans son émotion : le trouble d’être ému en public
Pleurer ou frémir dans une salle de théâtre n’a rien d’anodin. Loin d’être un simple moment de réceptivité, l’émotion ressentie en public est souvent traversée par une gêne silencieuse. Ce n’est pas seulement ce que l’on ressent qui bouleverse, mais le fait même de le ressentir sous le regard d’autres.…





































