Comment je me parle à moi-même ? Le sens du dialogue intérieur
Il y a une voix qui nous accompagne en permanence. Parfois encourageante, parfois ironique, souvent exigeante. C’est la voix intérieure, celle avec laquelle nous dialoguons en silence tout au long de la journée. Elle commente, juge, anticipe, réagit. Mais quelle est sa tonalité ? Quelle est sa source ? Est-ce vraiment "moi" qui parle, ou une voix héritée, intériorisée, jamais interrogée ? Se demander comment on se parle à soi-même, c’est ouvrir une fenêtre sur l’image qu’on a de soi, sur son histoire, et sur ses fidélités invisibles. Le discours intérieur, miroir d’une histoire La manière dont nous nous parlons ne vient pas de nulle part. Elle est souvent le…
Le besoin de contrôle : une dépendance méconnue
Organiser, anticiper, vérifier, maîtriser. Cela peut paraître anodin, voire responsable. Mais pour certaines personnes, ce besoin de tout gérer ne…
Revisiter son enfance pour se libérer
Nous croyons connaître notre enfance : ce que nous avons vécu, ce que nous avons ressenti, les rôles que nous…
Infécondité : comment accepter l’injustice
Infécondité : accepter l’injustice Il y a des souffrances que rien ne répare vraiment. L’infécondité en fait partie. Pour celles…
Peut-on aimer deux personnes à la fois ?
Aimer deux personnes en même temps, ce n’est pas simplement être tiraillé entre deux désirs ; c’est se retrouver au cœur d’un conflit psychique, parfois ancien, où différents pans du moi, du désir et de l’histoire affective s’expriment en parallèle. Ce qui semble relever d’un choix affectif trouble en réalité des strates inconscientes bien plus profondes. C’est ce qui rend cette situation à la fois déroutante, culpabilisante, mais aussi riche de sens. Deux objets, deux fonctions psychiques Souvent, les deux personnes aimées ne répondent pas au même besoin inconscient. L’une rassure, incarne un amour stable, parfois maternant, ou lié à la sécurité du moi ; l’autre éveille un désir plus archaïque, pulsionnel, souvent teinté d’interdit…
Être seul·e sans se fuir, éloge de la rencontre avec soi
On dit souvent que la solitude permet de se retrouver. Mais encore faut-il pouvoir s’y rencontrer vraiment. Car être seul·e physiquement n’implique pas forcément une présence à soi. On peut vivre des journées sans contact, tout en étant absorbé·e par l’extérieur : écrans, bruit mental,…
Je reviens toujours sur l’appli : la dépendance aux sites de rencontres
Quand le désir de lien se confond avec le besoin de réassurance. Il y a ce moment où l’on se dit que c’est fini, qu’on ne téléchargera plus, qu’on se recentre, qu’on se protège. Puis, quelques jours ou semaines plus tard, le réflexe revient. On…
Ce que les autres projettent sur mon célibat
Ce n’est pas toujours ce que l’on ressent qui fait souffrir, mais ce que les autres y lisent. Lorsqu’on est célibataire, on ne vit pas seulement une situation intime : on devient aussi, malgré soi, un support de projections. Inquiétude, pitié, jugement, conseils… Le regard…
Le besoin de répétition : quand refaire encore et encore aide à grandir
Entendre la même histoire pour la dixième fois, rejouer inlassablement le même scénario ou aligner des objets avec précision... Ces…
Anxiété et peurs : une souffrance difficile à nommer
L’anxiété chez l’enfant se manifeste souvent de manière insidieuse, comme une souffrance diffuse, difficile à identifier et à comprendre. Contrairement…
Le baby-blues : quand l’inconscient s’invite dès les premiers jours
La naissance d’un enfant est souvent associée à la joie, mais pour de nombreuses mères, les premiers jours sont marqués…
Quand la fratrie se rejoue : hiérarchies affectives et rivalités anciennes
Même à l’âge adulte, il suffit souvent d’un repas de famille ou d’un regroupement autour d’un parent vieillissant pour que les anciennes dynamiques de la fratrie resurgissent. Les complicités, les jalousies, les places affectives semblent parfois figées, comme si le temps n’avait rien changé. La fratrie se rejoue alors comme une scène familière, traversée de loyautés inconscientes et de tensions jamais vraiment résolues. Ces répétitions, si elles ne sont pas conscientisées, peuvent freiner l’évolution des liens et nourrir un malaise latent. La hiérarchie invisible du cœur Dans toute fratrie, il existe une distribution implicite de l’amour parental : l’enfant préféré, le plus fragile, le plus fiable. Même si les parents s’en défendent, les enfants perçoivent intuitivement ces nuances d’affection ou…
Citoyenneté émotionnelle : faut-il ressentir pour agir ?
On présente souvent le citoyen comme un acteur rationnel : informé, lucide, capable de jugement autonome. Mais dans la réalité, nos engagements politiques naissent rarement d’un raisonnement abstrait. Ils surgissent dans le…
Comment regagner la confiance des Français en la politique ?
Alors que la défiance envers les institutions politiques ne cesse de croître, la question de la reconquête démocratique devient centrale. Il ne s'agit pas seulement de réhabiliter une fonction ou une figure,…
Ce que les crises révèlent (ou détruisent) des valeurs communes
Les grandes crises mettent à nu ce que le quotidien dissimule. Elles font remonter à la surface les tensions latentes, les élans de solidarité, les fractures sociales. Pandémies, attentats, guerres, catastrophes naturelles……
Fêtes nationales : un récit commun à réinventer
Chaque année, le calendrier civique est marqué par des commémorations nationales. À travers les drapeaux, les discours et les cérémonies, la société se rassemble autour d’un passé mis en forme. Mais loin…
Solitude et amitiés : quand les amis brisent l’isolement
Dans les moments de solitude, l’amitié apparaît souvent comme une lumière douce, une présence stable qui ne demande rien, mais qui soutient. Ce lien particulier, non conditionné par la vie de couple, peut jouer un rôle décisif dans la sortie du repli, sans la violence d’une exposition totale. Pourtant, il n’est pas si simple de se laisser rejoindre, même par un ami proche. Il existe des solitudes résistantes, marquées par des peurs anciennes, qui compliquent la disponibilité à l’amitié. Ce n’est pas la présence de l’autre qui manque, mais parfois la capacité à s’y abandonner. L’amitié comme lien moins menaçant L’amitié n’exige pas de fusion, pas de quotidien partagé, pas…
S’autoriser à craquer quand on se retrouve seule
Il y a des larmes qui ne coulent qu’en huis clos, des corps qui s’effondrent une fois la porte fermée.…
Trahisons silencieuses : ces amitiés qui se délitent sans heurts
Certaines amitiés ne se terminent pas sur une dispute, ni dans un silence brutal. Elles s’effilochent lentement, sans fracas, à…
La solitude, une chance unique pour se retrouver avec soi-même
Dans un monde qui valorise la performance, la présence continue et l’interaction permanente, la solitude est souvent perçue comme un…
Se former pour se sentir légitime : reconnaissance ou défense contre l’imposture ?
Il arrive que des professionnels aguerris, déjà compétents dans leur domaine, choisissent de suivre une formation qui ne leur apporte pas vraiment de nouveau savoir. Ce geste surprend de l’extérieur, mais répond souvent à une nécessité intérieure : obtenir une reconnaissance symbolique qui vient confirmer, sécuriser ou valider ce qui, en eux, reste vécu comme fragile ou illégitime. Plus qu’un besoin d’apprendre, c’est parfois un besoin d’être autorisé à savoir, de manière visible et formelle. Une compétence vécue comme suspecte Certains parcours sont marqués par l’empirisme, l’apprentissage sur le tas, les détours. Ces chemins forgent des savoirs solides, mais sans validation extérieure. Le sujet peut alors se sentir en décalage : compétent en pratique, mais illégitime…
Choisir le télétravail : liberté retrouvée ou fuite du regard de l’autre ?
Le télétravail, longtemps marginal, est devenu une norme partielle dans de nombreux secteurs. Loué pour sa souplesse, il incarne une forme de libération du cadre rigide de l’entreprise. Mais cette liberté apparente est souvent traversée par des ambivalences profondes. Car travailler chez soi, c’est aussi…
Pourquoi certains bureaux sont toujours en désordre ?
Le désordre visible d’un bureau n’est jamais tout à fait anodin. Il dépasse souvent la simple négligence ou le manque d’organisation. Dans certains cas, l’accumulation d’objets, de papiers ou de traces matérielles devient l’expression silencieuse d’un désordre intérieur, d’un conflit latent entre le désir de…
Choisir le même métier que son père : signe de liberté ou loyauté ?
À première vue, suivre la voie professionnelle de son père semble relever d’un choix naturel. Il connaît le métier, en parle, l’incarne. Le terrain est familier, balisé, sécurisant. Mais ce mimétisme peut aussi masquer une assignation invisible : une fidélité inconsciente à un héritage familial…
Quand la méditation devient contrainte : le corps sommé de se taire
La méditation est souvent présentée comme un espace de liberté intérieure, une invitation à l’écoute, au lâcher-prise. Pourtant, dans certaines pratiques trop rigides, le corps n’est plus accueilli, mais contraint au silence. Il ne s’agit…
Les pensées envahissantes : quand l’esprit ne veut plus lâcher prise
Tout semble calme autour, mais à l’intérieur, rien ne s’arrête. L’esprit tourne en boucle, accroché à une scène passée, à une peur à venir, à un mot prononcé trop vite. Ces pensées récurrentes, souvent angoissantes…
Revenir dans son corps par le massage : quitter la tête pour habiter la sensation
Quand l’esprit s’emballe, que les pensées tournent en boucle, que le stress devient envahissant, le corps devient souvent un simple véhicule oublié. On y habite sans y être. Pourtant, il porte tous les signes de…
Manger sans faim : quand l’alimentation devient une réponse à l’angoisse
Il arrive que l’on mange sans y penser, sans appétit véritable, uniquement poussé par une tension diffuse. Ce n’est ni par gourmandise, ni par faim, mais comme si avaler quelque chose calmait, brièvement, un malaise…
Ce bruit de fond intérieur : l’anxiété qui ne dit pas son nom
Certaines anxiétés ne crient pas, ne paralysent pas, ne provoquent pas de crise. Elles ne s’imposent pas comme une urgence,…
Le burn-out est-il une pathologie ou un cri du corps ?
Longtemps perçu comme un simple épuisement professionnel, le burn-out est aujourd’hui identifié comme une forme de rupture intérieure. Mais au-delà…
Un poids en moi que rien n’explique vraiment
Il arrive que le corps dise ce que les mots n’arrivent pas à formuler. Une lourdeur diffuse, une fatigue persistante,…
Les attaques de panique : effraction de l’inconscient dans le quotidien
La panique surgit sans prévenir. Dans la rue, en voiture, au travail, elle coupe le souffle, accélère le cœur, donne le vertige. Le sujet se sent au bord de la mort ou de la folie, sans comprendre ce qui l’envahit. Mais contrairement à ce que suggère sa soudaineté, l’attaque de panique n’est jamais vraiment sans cause. Elle est l’irruption brutale d’un contenu psychique resté jusque-là inconscient, comme un refoulé qui forcerait la porte. Ce que le sujet n’a pas pu penser s’impose alors dans le corps, sans passer par les mots. Une angoisse qui déborde le cadre La crise de panique ne peut se réduire à une réaction physiologique isolée. Elle traduit un débordement. Quelque chose d’intraitable s’est accumulé dans…
L’ambiance sonore comme déclencheur d’émotions enfouies
La plupart des joueurs n’y prêtent pas attention consciemment. Et pourtant, la bande-son d’un jeu agit souvent à un niveau bien plus profond que l’image ou la narration. Un souffle, une note suspendue, un rythme discret peuvent bouleverser sans qu’on sache l’expliquer. Dans certains jeux, la composition sonore ne se…
Le monstre protecteur : figures archaïques de la sécurité et de la terreur
Certains films mettent en scène une figure ambivalente qui fascine autant qu’elle inquiète : celle du monstre protecteur. Bête puissante, créature difforme, être marginal ou surnaturel, il inspire d’abord la peur, mais se révèle porteur d’un lien de protection. Pourquoi ces récits nous touchent-ils si profondément ? Parce qu’ils réveillent…
La figure du père défaillant : autorité vide ou blessure d’origine ?
Sur scène, le père ne crie pas toujours. Parfois, il ne parle pas. Ou plus. Parfois, il est mort, flou, diminué. Et c’est précisément cette défaillance qui devient centrale. Le père défaillant n’est pas seulement un personnage : il est une béance dans l’ordre symbolique, un fondement qui vacille. Son…
Ce que la radicalité politique provoque en nous
Certains spectacles ne cherchent pas à séduire, mais à réveiller. Leur esthétique est frontale, leur propos engagé, parfois agressif. Face à cette radicalité politique, le spectateur se trouve sommé de réagir, dans une position inconfortable : ni simple observateur, ni acteur direct. Ce type de théâtre ne vise pas la…





































