Comportements excessifs liés à l’enfance
Colères impressionnantes, refus systématiques, crises de larmes, agitation soudaine… Les comportements excessifs chez le jeune enfant inquiètent souvent les parents, déroutent les éducateurs, et sont parfois perçus comme des troubles. Pourtant, du point de vue psychanalytique, ces excès ne sont ni des caprices, ni des pathologies : ce sont des manifestations du conflit psychique en construction. La petite enfance est une période où l’enfant, encore en plein processus de structuration du moi, utilise son corps, ses cris, et ses gestes pour exprimer ce qu’il ne peut pas encore symboliser avec des mots. Quand le corps devient langage Avant que le langage ne soit pleinement constitué, le jeune enfant s’exprime par…
Face aux régimes autoritaires, défendre les valeurs de l’Europe
À une époque marquée par la montée des régimes autoritaires, des reculs démocratiques et des discours extrémistes, les valeurs de…
Les prénoms dans la famille : une mémoire silencieuse
Donner un prénom, c’est bien plus qu’un choix esthétique ou affectif. C’est inscrire un enfant dans une lignée, lui transmettre…
École publique ou privée : quelle empreinte dans l’histoire personnelle ?
L’école façonne bien plus que notre rapport au savoir. Elle touche à notre manière d’être au monde, de nous situer,…
Les violences subtiles : la violence sous le masque de la bienveillance
Il est des violences qui ne se perçoivent qu’à travers le malaise diffus qu’elles installent. Dans le couple, certaines atteintes psychiques s’insinuent sous des gestes et des paroles apparemment empreints de soin et d’attention. La véritable complexité des violences subtiles réside dans leur capacité à se déguiser en marques d'affection, rendant la victime souvent incapable de nommer ce qu'elle subit. Derrière cette confusion, c’est tout un travail inconscient de déstabilisation qui se joue, où l’individu perd progressivement ses repères émotionnels et identitaires. Le contrôle masqué : une dépossession sous couvert de protection Au cœur des violences subtiles se loge un contrôle qui ne dit pas son nom. Ce contrôle s’exerce par des injonctions déguisées en…
Entre indépendance et fusion : inventer sa façon d’aimer
Dans le lien amoureux, tout semble se jouer entre deux pôles opposés : se fondre en l’autre ou se préserver coûte que coûte. Entre fusion et indépendance, chacun cherche un équilibre qui n’est jamais stable, jamais donné, toujours à réinventer. Aimer sans se perdre, mais…
Se séparer ou se réinventer : comment savoir où en est le couple ?
Chaque couple porte en lui une dynamique de transformation ou d’usure. Lorsque les tensions s'accumulent ou que le silence s'installe, la question de la fin devient inévitable. Pourtant, il n'est jamais simple de distinguer ce qui relève d'une crise passagère et ce qui traduit une…
Tensions liées à la parentalité : la répétition de sa propre enfance
Traitement des dynamiques familiales inconscientes et de l'impact de l’enfance des parents L’éducation des enfants peut devenir un véritable terrain de conflit dans le couple, souvent sans que les partenaires ne s’en rendent pleinement compte. Les tensions qui surgissent autour de l’éducation des enfants sont…
L’adolescent face à l’illusion d’autonomie totale
À l’adolescence, nombreux sont les jeunes qui revendiquent une autonomie radicale : "Je n’ai besoin de personne", "Je peux gérer…
L’effet de groupe : quand l’ado agit différemment sous le regard des autres
Un adolescent calme et réfléchi peut soudain adopter des comportements inattendus dès qu’il ou elle se trouve en groupe :…
Le stade oral : étape clé de la construction psychique
Avant même de pouvoir parler, l’enfant découvre le monde avec sa bouche. Le stade oral, décrit par Freud, correspond à…
Parents en désaccord : comment gérer les divergences éducatives ?
Dans toute relation parentale, il est naturel que des désaccords éducatifs émergent. Chacun·e porte son histoire, ses valeurs et ses repères. Mais lorsque ces divergences se manifestent devant l’enfant, elles peuvent devenir source d’insécurité. L’enfant a besoin de repères cohérents pour se sentir en confiance. Gérer ces différences sans entrer dans un rapport de force permet non seulement de préserver l’équilibre familial, mais aussi d’offrir à l’enfant un cadre stable, malgré la pluralité des points de vue. L’enfant perçoit les tensions, même silencieuses Même sans dispute ouverte, l’enfant capte les désaccords par le ton, les regards ou les hésitations. Un parent qui autorise, l’autre qui reprend ou corrige, et l’enfant se retrouve au cœur d’une confusion implicite. Cette incohérence peut…
Servir la loi : quand l’autorité devient engagement éthique
Être policier ou gendarme, ce n’est pas seulement faire respecter l’ordre. C’est se placer à l’intersection du droit, de l’humain et du quotidien. Une position complexe, souvent scrutée, parfois contestée, mais qui…
Formats courts dans le numérique : que reste-t-il de l’analyse ?
L’essor du numérique a modifié en profondeur la manière dont l’information circule, se consomme et se fabrique. Parmi les changements majeurs, la généralisation des formats courts — vidéos d’une minute, posts synthétiques,…
Je refuse de reprendre l’entreprise familiale
Dans certaines familles, transmettre une entreprise n’est pas une option mais une évidence. Pourtant, il arrive qu’un·e héritier·ère désigné·e oppose un refus, vécu comme une rupture, voire une trahison. Refuser de reprendre…
La victime face à la société : entre reconnaissance et rejet
La figure de la victime occupe une place paradoxale dans nos sociétés. Tantôt exaltée, tantôt minimisée, elle génère souvent un malaise diffus. On la soutient, mais on l’interroge. On la reconnaît, mais…
Vivre seul(e) et pouvoir enfin profiter du silence
Dans une époque saturée de bruits, d’alertes, de notifications et de paroles, le silence est devenu un luxe rare, presque suspect. Beaucoup l’évitent, d’autres le redoutent. Mais pour certaines personnes, vivre seul(e) est avant tout cela : l’accès à un silence total, choisi, habité. Ce silence n’est pas vide. Il est chargé d’une qualité particulière, propice à l’apaisement, à la concentration, à la reconnexion intérieure. Ce n’est pas une fuite du monde, mais une manière plus juste de l’habiter depuis soi. Le silence comme espace de désaturation psychique Vivre avec d’autres, c’est partager des rythmes, des gestes, des mots, parfois à contretemps. Même les liens les plus harmonieux sollicitent une…
Se sentir en décalage dans son groupe d’âge : mythe personnel ou blessure ?
Certaines personnes, dès l’enfance ou l’adolescence, ressentent une distance avec celles et ceux de leur âge. Elles se disent plus…
L’amitié à distance est-elle une illusion ?
À mesure que les vies se déplacent, que les villes séparent, que les rythmes divergent, l’amitié à distance devient une…
L’autre avance, et moi je stagne : quand l’amitié devient un miroir douloureux
Il y a des moments dans l’amitié où le simple fait d’écouter l’autre parler devient douloureux. Non pas à cause…
Travailler dans l’urgence : adrénaline ou angoisse du vide ?
Certaines personnes ne fonctionnent qu’en état d’urgence. Elles ont besoin de la pression, du compte à rebours, de la contrainte de dernière minute pour se mettre en mouvement. Cette manière de vivre le travail, souvent valorisée pour son efficacité apparente, cache parfois un mécanisme plus profond : le stress comme antidote à un vide intérieur difficilement supportable. Ce n’est pas tant l’adrénaline qui est recherchée que la disparition momentanée de soi qu’elle permet. L’agitation remplit, masque, protège. Sans elle, une inquiétude sourde, informe, remonte à la surface. L’urgence comme étouffoir du silence intérieur Lorsque le travail se fait dans la vitesse et la tension permanente, il laisse peu de place à l’introspection. Cette intensité, loin…
L’IA comme partenaire idéal : une projection narcissique ?
Face à l’intelligence artificielle, certain·es parlent d’outil, d’assistance ou de soutien. Mais dans la pratique, certaines relations à l’IA prennent une tournure plus intime, presque fusionnelle : on lui parle, on l’écoute, on s’en remet à elle. L’IA devient alors un partenaire invisible, toujours disponible,…
Toujours vouloir bien faire : performance ou peur de décevoir ?
Certaines personnes vivent leur quotidien professionnel sous le signe d’une exigence permanente. Elles veulent bien faire, être reconnues pour leur sérieux, ne jamais laisser place à l’erreur. Cette attitude, souvent valorisée par l’environnement de travail, cache parfois une angoisse plus sourde : celle de ne…
Faire semblant d’aller bien : la pression sourde de la positivité au travail
Être souriant, enthousiaste, toujours disponible : dans de nombreuses organisations, l’attitude positive est devenue un impératif implicite. Officiellement valorisée comme un signe de professionnalisme et d’engagement, elle devient, à force, une injonction silencieuse. Derrière les rires polis et les échanges cordiaux, se cache parfois une…
Quand la nourriture envahit nos pensées : une obsession défensive
Certaines personnes passent leurs journées à anticiper leurs repas. Elles planifient, comparent, imaginent, consultent des recettes, pensent au dîner dès la fin du petit-déjeuner. La nourriture occupe une place mentale disproportionnée, sans qu’il s’agisse forcément…
Créer sans objectif : la liberté rare de ne rien produire
Dans une société qui valorise la performance, l’utilité et le résultat, créer sans objectif semble presque absurde. Pourtant, ce geste gratuit, sans attente de reconnaissance ni de production finale, ouvre un espace psychique singulier :…
Le coaching de transition : un rite moderne face à l’angoisse de la perte
Changer de poste, perdre un emploi, devenir parent, quitter une équipe, prendre une retraite anticipée… Autant de moments où l’identité vacille, où les repères cèdent. Face à ces passages de vie, de plus en plus…
Quand dire “non” à l’autre, c’est enfin dire “oui” à soi
Dans l’imaginaire collectif, poser un "non" est souvent associé au conflit, à l’opposition, voire à l’égoïsme. Pourtant, dire “non” peut être un acte profondément réparateur, lorsqu’il vient interrompre une logique d’effacement ou de suradaptation. Dans…
Un enfant qui parle trop vrai : l’écho d’une parole brute
Il y a des phrases qui frappent plus fort que prévu. Non pas parce qu’elles sont cruelles ou calculées, mais…
Pourquoi la souffrance des autres semble parfois exagérée ?
Il arrive que l’on juge la douleur d’autrui disproportionnée. Un mot, une réaction, une plainte nous semblent excessifs, inappropriés, «…
Le burn-out est-il une pathologie ou un cri du corps ?
Longtemps perçu comme un simple épuisement professionnel, le burn-out est aujourd’hui identifié comme une forme de rupture intérieure. Mais au-delà…
Gêne sociale : quand le contact humain devient flou, douloureux
Il n’y a pas eu de dispute, pas de mot de trop, pas de regard vraiment hostile. Et pourtant, quelque chose dérange. Une gêne subtile s’installe dans les échanges, une tension difficile à nommer. Le contact humain, d’habitude fluide, devient un terrain glissant. On se sent exposé, pas tout à fait à sa place, légèrement décalé, sans comprendre pourquoi. Cette forme de malaise social, bien que discrète, est lourde à porter car elle échappe aux codes habituels du conflit : elle ne se dit pas, mais elle pèse. Un trouble de l’accordage intérieur La gêne sociale ne vient pas toujours de l’autre, ni même du contexte. Elle peut être le reflet d’un désaccord intérieur, d’une difficulté à se sentir aligné…
La forêt au cinéma : perte de repères ou retour à l’instinct
Parmi les lieux les plus chargés de symboles au cinéma, la forêt occupe une place singulière. Espace foisonnant, vivant, mais souvent opaque, elle fascine autant qu’elle inquiète. Quand un personnage y pénètre, ce n’est jamais sans conséquences : s’y perdre, s’y affronter ou s’y révéler engage toujours une dimension plus…
Comment le cinéma magnifie l’euphorie comme catharsis émotionnelle
Le cinéma a cette capacité unique de capturer et d’intensifier les émotions humaines, et l’euphorie est l’une des émotions les plus puissantes qu’il parvient à magnifier. Des scènes de joie débridée aux moments d’extase pure, le cinéma donne à l’euphorie une dimension cathartique qui permet au spectateur d’expérimenter cette émotion…
Le théâtre qui fait honte : quand une pièce révèle ce qu’on préférait ignorer
Certaines pièces ne bouleversent pas par la beauté d’un texte ou la puissance d’un jeu, mais par un sentiment plus enfoui : la honte. La honte d’avoir été aveugle, passif, complice ou silencieux. Cette émotion, moins spectaculaire que la colère ou la tristesse, agit en profondeur. Elle saisit le spectateur…
Ce livre que je relis toujours dans les moments de bascule
Il existe des livres vers lesquels nous revenons systématiquement dans les périodes de trouble ou de fragilité. Quand tout vacille, que les repères se brouillent, nous retrouvons le même texte, le même passage, avec une fidélité presque instinctive. Ce geste répété n’est pas sans signification : il révèle un ancrage…





































