Comment je me parle à moi-même ? Le sens du dialogue intérieur
Il y a une voix qui nous accompagne en permanence. Parfois encourageante, parfois ironique, souvent exigeante. C’est la voix intérieure, celle avec laquelle nous dialoguons en silence tout au long de la journée. Elle commente, juge, anticipe, réagit. Mais quelle est sa tonalité ? Quelle est sa source ? Est-ce vraiment "moi" qui parle, ou une voix héritée, intériorisée, jamais interrogée ? Se demander comment on se parle à soi-même, c’est ouvrir une fenêtre sur l’image qu’on a de soi, sur son histoire, et sur ses fidélités invisibles. Le discours intérieur, miroir d’une histoire La manière dont nous nous parlons ne vient pas de nulle part. Elle est souvent le…
Donner forme à ses désirs sans les juger
Il arrive que l’on ressente un élan, une envie, un appel flou… mais qu’avant même de lui donner une place,…
Le test de personnalité SOSIE
Le test SOSIE, bien connu dans les domaines du recrutement et de l’évaluation professionnelle, propose une approche originale de la…
Comment savoir ce que l’on veut vraiment ?
On nous dit souvent : « Écoute-toi », « Suis ce que tu veux », comme si cela allait de…
Repartir sans se perdre : reconstruire son identité après une séparation
Quand le couple définissait trop l’image de soi La séparation ne met pas seulement fin à une relation ; elle oblige à redéfinir qui l'on est en dehors du cadre du couple. Lorsque l’identité s’est construite autour du « nous », il devient difficile de retrouver le « je » sans vertige. Ce n’est pas tant la solitude qui effraie que le vide identitaire laissé par la disparition du rôle de partenaire. Se reconstruire implique alors un travail silencieux, où il faut apprendre à exister autrement que dans le regard de l'autre. Quand l’identité s’est confondue avec la relation Au fil des années, nombreux sont celles et ceux qui modèlent leurs choix, leurs habitudes et…
Le charme des rencontres inattendues : hasard ou besoin d’être surpris ?
Le désir d’être déstabilisé pour sortir du contrôle habituel dans la séduction. Certaines rencontres échappent aux scénarios, aux attentes, aux cadres. Elles surgissent dans un lieu imprévu, à un moment inattendu, souvent alors qu’on ne cherchait rien. Et c’est précisément ce surgissement imprévu qui les…
Suis-je mieux seul·e ou accompagné·e ?
Entre le désir de lien et le besoin de solitude, une question revient souvent : dans quel espace est-ce que je me sens vraiment vivant·e ? On croit parfois devoir choisir entre deux postures fixes : être "fait·e" pour la vie à deux ou pour une…
Quand l’amour fait peur : pourquoi on sabote parfois le lien
On rêve de l’amour, on l’appelle, on le cherche… puis, quand il arrive, on s’éloigne, on doute, on abîme. Comme si ce qu’on désirait tant devenait soudain insupportable. Il existe une peur bien réelle de l’amour, souvent inconsciente, qui pousse certaines personnes à saboter une…
La vitesse caractérise-t-elle nos adolescents ?
Hyperconnectés, zappeurs, toujours en mouvement : les adolescents d’aujourd’hui semblent évoluer dans un rapport au temps marqué par l’immédiateté. Réseaux…
Les mensonges à l’adolescence : Comprendre avant de sanctionner
Les mensonges à l’adolescenceDécouvrir que son adolescent ment peut susciter inquiétude, déception ou colère. Pourtant, à cet âge, le mensonge…
La communication non verbale avec son enfant
La communication avec un enfant ne repose pas uniquement sur les paroles échangées. Dès les premiers jours de vie, c’est…
Jeux de construction : quand l’enfant ordonne son monde
Assembler des blocs, empiler des cubes ou suivre un plan Lego semble n’être qu’un jeu de patience et de créativité. Pourtant, ces activités de construction répondent souvent à un besoin plus profond chez l’enfant : donner forme à ce qui, en lui, reste encore flou ou chaotique. En manipulant, en organisant, il ne s'agit pas seulement de bâtir des tours ou des maisons, mais aussi de poser les premières pierres d’une pensée structurée et d’apaiser des émotions parfois débordantes. Construire pour mettre de l’ordre dans le chaos intérieur Face à des situations déstabilisantes, l’enfant se tourne instinctivement vers des jeux qui lui permettent de maîtriser un cadre. Paul, 5 ans, s’est mis à édifier des tours interminables de Kapla après…
Ce que les crises révèlent (ou détruisent) des valeurs communes
Les grandes crises mettent à nu ce que le quotidien dissimule. Elles font remonter à la surface les tensions latentes, les élans de solidarité, les fractures sociales. Pandémies, attentats, guerres, catastrophes naturelles……
Le pouvoir des silences à la radio : dire sans tout expliquer
À l’heure où les médias visuels saturent l’attention par l’image et le bruit, la radio, et plus encore le podcast, réhabilitent un autre régime de discours. Dans cet espace sonore, les silences…
Le narcissisme à la fête ou la mise en scène de soi
On ne danse plus sans filmer. On ne rit plus sans publier. On ne fête plus sans archiver. À l’heure des réseaux sociaux, la fête a changé de statut : elle n’est…
Apprendre pour plaire : quand la réussite devient recherche d’amour
Obtenir de bonnes notes, accumuler les félicitations, remplir les cases. Pour beaucoup d’élèves, l’investissement scolaire dépasse la simple envie d’apprendre. Derrière la motivation apparente se cache parfois une dynamique plus profonde :…
Habiter seul(e), habiter son histoire : ce que la vie en solitaire rejoue du passé
On croit souvent que l’on vit seul par choix, par confort ou par contingence. Mais dans de nombreux cas, la décision d’habiter seul ne se comprend vraiment que si l’on observe les résonances qu’elle entretient avec l’histoire familiale, les loyautés inconscientes et les identifications précoces. Loin d’être neutre, ce mode de vie peut rejouer silencieusement des schémas hérités, des postures intériorisées, ou des fidélités secrètes à des figures marquées par la solitude. Une forme de loyauté invisible Il arrive que l’on vive seul sans pouvoir expliquer pourquoi. Il y a des opportunités relationnelles, une envie d’aimer, et pourtant une résistance, un refus, une inertie. Ce blocage est parfois la manifestation…
Toujours entouré, mais jamais nourri : le paradoxe des sociabilités creuses
Il y a des personnes qui sont toujours présentes : elles sortent, échangent, rient, se rendent disponibles. Leur vie semble…
Changer sans trahir : peut-on évoluer sans perdre ses amis ?
Il suffit parfois d’un déplacement discret, d’un choix de vie affirmé, d’une forme d’épanouissement inattendue pour qu’un lien amical autrefois…
Quand les liens d’amitié deviennent parentaux
Certaines amitiés prennent une tournure particulière : l’un semble guider, contenir, rassurer, pendant que l’autre demande, s’appuie, sollicite. Le lien…
Se perdre dans la logistique : quand l’organisation remplace le lien
Dans certains groupes ou relations, l’attention portée à la logistique devient envahissante. On parle d’horaires, de tâches, de plannings, mais rarement d’émotions, de ressentis, de positionnements subjectifs. Et si cette obsession pour l’organisation n’était pas simplement un goût du détail, mais une défense contre une implication affective plus profonde ? Un faux-self organisé pour éviter l’authenticité L’hyper-organisation, souvent valorisée dans les environnements collectifs, peut masquer une difficulté à entrer en lien véritable. Quand tout passe par la coordination, la gestion ou l’anticipation, il ne reste plus de place pour l’expression spontanée. Ce mode de fonctionnement permet de rester utile, présent, sans se risquer à être vulnérable ou dérangeant. La parole personnelle se dilue dans des…
Pourquoi certaines offres nous attirent autant qu’elles nous effraient
Il arrive qu’une offre d’emploi nous trouble. Elle semble faite pour nous : elle correspond à nos compétences, à nos envies, à notre trajectoire. Pourtant, au moment de postuler, quelque chose se fige. On hésite, on diffère, parfois on renonce. Ce paradoxe est fréquent, mais…
Statut d’indépendant : l’obligation d’assumer une position d’adulte
Travailler à son compte est souvent présenté comme une liberté : liberté d’organisation, de choix, de rythme. Mais cette liberté a un prix, parfois sous-estimé. Car derrière l’absence de hiérarchie se cache une réalité plus exigeante : l’obligation de se positionner sans appui, de décider…
Être reconnu dans son travail : besoin légitime ou dépendance narcissique ?
La reconnaissance professionnelle fait partie des besoins humains fondamentaux. Être vu, entendu, valorisé dans ce que l’on fait nourrit l’estime de soi et renforce le sentiment d’appartenance. Mais pour certaines personnes, ce besoin devient vital, central, non négociable. Ce n’est pas seulement le travail qui…
Corps exposé : quand le soin révèle une histoire silencieuse
Se rendre dans un spa ou recevoir un soin corporel suppose de se dévêtir, de s’abandonner, de se montrer sans défense. Pour certain·es, ce geste simple est une évidence. Pour d’autres, il réveille une gêne…
Seul face à soi : que révèle la pratique sportive en solitaire ?
Courir seul, nager en silence, s’entraîner sans public ni partenaires. Pour beaucoup, le sport en solitaire est un choix apaisant. Mais cette forme de pratique, apparemment simple, recèle parfois une profondeur psychique insoupçonnée. Elle engage…
Faire du sport pour ne pas penser : l’activité physique comme fuite psychique
Le sport est souvent valorisé comme un remède universel. Il permettrait d’évacuer le stress, de se recentrer, de se reconnecter à soi. Mais que se passe-t-il lorsque l’activité physique devient une manière de ne surtout…
Le sport comme exutoire : peut-on vraiment « canaliser » ses tensions ?
Le sport est souvent présenté comme un moyen sain de libérer ses tensions, de « canaliser » sa colère, de transformer l’agitation en énergie maîtrisée. Courir, frapper dans un sac, pousser ses limites physiques seraient…
Se réveiller fatigué : quand l’inconscient travaille la nuit
Il y a des matins où le corps se lève mais où l’âme reste couchée. Aucune dette de sommeil objective,…
La compulsion de répétition : pourquoi revient-on toujours au même point ?
La vie semble parfois tourner en boucle, comme si certaines douleurs se rejouaient sans fin malgré les efforts pour s’en…
Redouter de décevoir en séance : que cache cette peur de mal faire ?
On n’y pense pas toujours, mais pour beaucoup de patients, venir en séance n’est pas un simple rendez-vous neutre. C’est…
Tout va bien, mais je me sens mal : le décalage entre apparence et ressenti
Certaines souffrances se cachent derrière des visages sereins, des vies bien rangées, des phrases rassurantes. On dit « ça va » parce qu’objectivement tout semble en ordre : pas de problème majeur, une stabilité matérielle, des liens présents. Mais à l’intérieur, une tension gronde, un malaise diffus que rien ne vient justifier. Ce décalage entre ce qui est visible et ce qui est ressenti n’est pas un caprice : c’est souvent le signe qu’une part de soi vit quelque chose de plus profond que la conscience n’ose ou ne peut encore nommer. L’apparente normalité comme écran de protection Le quotidien peut devenir un refuge, une surface lisse sur laquelle rien ne semble accrocher. On remplit les journées, on parle de…
Les couleurs qui frappent : choc visuel ou mémoire affective ?
Il suffit parfois d’une couleur pour qu’une émotion surgisse. Le bleu d’un ciel sans profondeur, le rouge saturé d’un fond abstrait, un jaune presque brutal. Certaines œuvres provoquent un choc immédiat, non pas par leur sujet ou leur composition, mais par la présence intense d’une teinte. Cette rencontre avec la…
Trop-plein visuel : quand l’abondance d’œuvres devient étouffante
Entrer dans une exposition, c’est souvent espérer s’ouvrir à l’émotion, à la beauté ou à la pensée. Mais parfois, à peine quelques salles parcourues, une sensation inattendue s’installe : lassitude, agitation intérieure, voire malaise. Trop d’œuvres, trop d’images, trop de textes, trop d’attente. Le regard se fatigue, l’esprit décroche. Ce…
Quand un personnage exprime ce que je ne savais pas formuler
Il arrive qu’en lisant un roman, nous soyons saisis par une phrase, un geste ou une prise de position d’un personnage. Comme si, soudain, ce qu’il exprime venait dire quelque chose que nous portions confusément en nous, sans jamais avoir su le formuler. Cette identification projective n’a rien d’anecdotique :…
La plage vide : espace du manque ou de l’attente
Au cinéma, la plage vide fascine autant qu’elle déstabilise. Espace ouvert, dépouillé de présence humaine, elle incarne une forme radicale de vacance. Mais derrière cette image d’une étendue de sable face à l’horizon se jouent des dynamiques inconscientes puissantes. La plage vide figure le manque, l’attente, le vide du désir.…





































