Peut-on tout remettre en question ?
Il y a des moments dans la vie où tout vacille. Ce que l’on croyait stable ne l’est plus. Ce qui nous semblait évident devient flou. La confiance, les choix passés, les valeurs, les liens, les engagements... tout peut être interrogé. Parfois brutalement, parfois lentement. Ce besoin de remise en question peut faire peur — à soi, aux autres. Mais est-il dangereux ? Libérateur ? Nécessaire ? Peut-on vraiment tout remettre en cause… sans se perdre ? Quand le doute devient inévitable Les remises en question ne viennent pas toujours d’une crise. Elles peuvent surgir d’un inconfort diffus, d’un sentiment d’inadéquation, ou simplement d’un mouvement intérieur. On sent que quelque…
Les prénoms dans la famille : une mémoire silencieuse
Donner un prénom, c’est bien plus qu’un choix esthétique ou affectif. C’est inscrire un enfant dans une lignée, lui transmettre…
Les origines des troubles obsessionnels compulsifs (TOC)
Quand on pense au TOC, on imagine aussitôt des mains lavées à l’excès ou des objets parfaitement alignés. Mais ces…
Créer son histoire après une rupture
Une rupture marque souvent un avant et un après. Elle déstabilise, remet en cause, fait vaciller les repères. Qu’il s’agisse…
Mensonge pathologique dans le couple
Dans le couple, le mensonge ponctuel est courant ; il peut protéger, éviter un conflit, préserver l’intimité. Mais lorsque le mensonge devient chronique, compulsif, sans logique apparente ni gain manifeste, il fragilise le lien en profondeur. Le mensonge pathologique n’est pas une stratégie ; c’est une dynamique intérieure qui déborde. Dans une relation intime, il déstabilise autant celui qui le subit que celui qui le produit. Que dit ce besoin constant de travestir le réel ? Et comment l’aborder dans le cadre amoureux ? Le mensonge pathologique n’est pas une simple tromperie Ce type de mensonge dépasse l’intention consciente. Il ne vise pas forcément à manipuler, mais à préserver une image interne qui se sent…
Tomber amoureux d’un inconnu au café
Quand la rencontre brève devient support de projection affective. Il y a ces instants suspendus, à une terrasse, dans un train, au fond d’un café. Un regard croisé, un frisson fugace, un sentiment disproportionné par rapport au peu vécu. Tomber amoureux d’un inconnu n’est pas…
Après une rupture : peut-on raviver un amour perdu ?
Quand une histoire d’amour s’effondre, il ne s’agit pas seulement d’un lien qui se brise, mais d’un monde intérieur qui vacille. Le couple n’est jamais un simple arrangement à deux ; il condense des projections, des blessures anciennes, des espoirs de réparation. Refaire vivre un…
Rupture et travail : comment cohabiter après une séparation ?
Continuer à se croiser au quotidien, après avoir été intimes ; une épreuve du réel autant qu’un test de soi. Quand une histoire d’amour prend fin, la séparation s’accompagne souvent d’une distance physique ; on cesse de se voir, on évite les lieux partagés, on…
Quand le corps de l’enfant exprime ses émotions, ses tensions
Un enfant qui bouge sans cesse, qui se balance sur sa chaise ou, au contraire, qui reste figé et tendu…
L’aîné responsable : rôle naturel ou injonction invisible ?
Être l’aîné d’une fratrie est souvent associé à des qualités de maturité, de sérieux et de sens du devoir. Mais…
Mon ado sèche les cours : Comprendre avant de sanctionner
Découvrir que son adolescent sèche les cours déclenche souvent une réaction immédiate : inquiétude, colère ou sentiment d’impuissance. Derrière cet…
Comment l’histoire familiale influence le rôle parental
Devenir parent, ce n’est pas seulement éduquer un enfant selon ses choix conscients ; c’est aussi, souvent sans le savoir, rejouer des schémas hérités de son histoire familiale. Entre valeurs, peurs, attentes ou blessures non résolues, l’influence des générations passées s’infiltre dans le quotidien parental. Cette transmission invisible agit en arrière-plan, guidant des comportements ou des réactions qui échappent parfois à la volonté. Prendre conscience de ce legs silencieux permet de mieux choisir ce que l’on souhaite réellement transmettre. Des réflexes hérités plus que choisis Face à certaines situations, les réactions parentales sont souvent dictées par des automatismes familiaux. Par exemple, reproduire une sévérité éducative "parce que c’est ainsi qu’on a été élevé·e", ou au contraire tomber dans l’excès inverse…
L’école fabrique-t-elle encore des citoyens ?
De la devise républicaine gravée sur les frontons aux manuels d’éducation morale et civique, l’école française continue d’affirmer son ambition de former des citoyens éclairés, autonomes et responsables. Mais dans une société…
Jouer au président : les mécanismes de surjeu et d’identification
Dans les régimes fortement présidentialisés, la fonction ne se contente pas d’être exercée : elle doit être incarnée, mise en scène, rendue visible et crédible à chaque instant. Le président n’est pas…
Mobilisation collective et pulsions personnelles
Les luttes sociales, politiques ou militantes s’inscrivent dans des enjeux objectifs : défendre des droits, revendiquer une reconnaissance, dénoncer une injustice. Pourtant, toute mobilisation collective active aussi des forces plus intimes, plus…
Le père, le chef, le sauveur : le fantasme d’incarnation
Pourquoi certaines figures politiques captivent-elles au point de susciter un attachement presque mystique, au-delà des idées qu’elles défendent ? Derrière l’adhésion à un leader charismatique se joue souvent un mécanisme inconscient de…
Sortir de l’isolement relationnel : quand l’inconscient sabote
Certaines personnes affirment vouloir sortir de leur isolement, nouer des liens, retrouver une présence stable. Pourtant, à chaque tentative, quelque chose échoue, se brise ou se fige — comme si une part invisible œuvrait contre le mouvement de rapprochement. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, ni une difficulté relationnelle consciente : c’est un conflit interne plus profond, souvent inscrit dans l’histoire psychique du sujet. Un conflit entre désir de lien et terreur de l’attachement. Le double mouvement : désir d’être rejoint, peur d’être pris Ce qui caractérise ces situations, c’est l’ambivalence. La personne cherche le lien, le provoque parfois, mais recule au moment où il devient réel. L’inconscient, imprégné…
Ce que nos amitiés disent de nous : miroir, refuge ou fuite ?
L’amitié est souvent perçue comme une évidence douce, un lien sans obligation, choisi, libre. Mais si l’on gratte un peu,…
Quand aider l’autre devient un moyen d’éviter sa propre douleur
Il est des gestes de soutien qui semblent généreux, inconditionnels, admirables. Écouter, conseiller, consoler, s’oublier au service de l’autre. Mais…
La solitude peut-elle mener à la dépression ?
La solitude est souvent évoquée comme un facteur de mal-être, mais on sous-estime la manière dont elle peut, dans certains…
Le bilan de compétences : que rejoue-t-on avec le consultant ?
Le bilan de compétences se présente souvent comme une démarche neutre, objective, tournée vers l’identification des savoir-faire et l’élaboration d’un projet professionnel. Mais dans le cadre de cette exploration encadrée, le lien avec le consultant prend parfois une intensité qui dépasse largement la fonction accompagnatrice. Sans que cela ne soit toujours nommé, une dynamique transférentielle s’installe : ce tiers devient alors le dépositaire d’une attente ancienne, le miroir d’un regard espéré, redouté, ou déjà vécu. Ce n’est plus seulement un conseiller : il incarne, malgré lui, une figure symbolique, au croisement du parent, du juge et du sauveur. Un lien asymétrique chargé d’enjeux identitaires Dans le cadre du bilan, le consultant est celui qui écoute,…
L’IA comme double idéalisé : ce que la machine reflète de notre rapport au savoir
L’intelligence artificielle fascine autant qu’elle inquiète. Son savoir vaste, sa capacité à répondre instantanément, son absence d’hésitation en font un outil précieux. Mais cette machine qui sait sans faille, sans fatigue ni doute, n’est pas neutre dans l’imaginaire psychique. Elle devient, pour certain(e)s, une sorte…
Pourquoi certains refusent l’IA avec violence ?
À l’heure où l’intelligence artificielle s’installe dans les pratiques professionnelles, les discours se polarisent. Si une partie des individus s’adapte, une autre réagit avec une hostilité marquée, parfois disproportionnée. Ce rejet passionnel ne s’explique pas uniquement par la peur du changement ou l’incompréhension technologique. Il…
Quand l’équipe devient fratrie : rejouer les rôles d’enfance au bureau
Au sein de nombreuses équipes professionnelles, des dynamiques relationnelles apparaissent qui ne relèvent ni des objectifs de travail ni de la répartition officielle des rôles. Certaines personnes s’effacent, d’autres s’imposent, d’autres encore prennent une posture de médiateur ou d’enfant rebelle. Ces comportements semblent spontanés, mais…
Le refus des pauses : quand s’arrêter devient insupportable
Certaines personnes ne parviennent jamais à faire une vraie pause. Même en vacances, elles planifient, organisent, remplissent. Leur temps semble en tension permanente, chaque silence devient suspect, chaque moment vide appelle une tâche. Ce fonctionnement,…
Recevoir un massage : quand le corps devient enfin un lieu d’apaisement
Pour beaucoup, le corps est un espace de tension. Il porte les attentes, les contraintes, les efforts accumulés. Il est corrigé, observé, parfois jugé sévèrement. Mais rarement habité. Recevoir un massage, pour certain·es, va bien…
Se distraire pour se détendre : stratégie efficace ou évitement de soi ?
Se détendre. Oublier la pression. S’accorder du bon temps. Ces injonctions sont devenues omniprésentes dans les sociétés modernes, où le loisir est valorisé comme remède au stress. Séries, jeux vidéo, sport, sorties : chacun·e cherche…
S’auto-coacher pour éviter de ressentir ?
Être son propre coach : cette idée séduit, rassure, valorise. Elle donne l’impression d’autonomie, de maîtrise, d’avancée constante. Mais derrière ce rapport actif à soi peut se cacher un évitement émotionnel, une manière de contourner…
Agitation intérieure et besoin de tout faire : une fuite qui ne dit pas son nom
Il y a des vies menées tambour battant, où chaque minute est occupée, chaque journée optimisée. Tout semble en mouvement,…
Redouter de décevoir en séance : que cache cette peur de mal faire ?
On n’y pense pas toujours, mais pour beaucoup de patients, venir en séance n’est pas un simple rendez-vous neutre. C’est…
Grilles de symptômes : ce que l’on rate en objectivant l’intime
Dans le domaine de la santé mentale, les outils d’évaluation sont nombreux : questionnaires standardisés, grilles de symptômes, échelles de…
Minimiser son mal-être : une défense contre la peur de ne pas être cru
Il n’est pas rare d’entendre des patients dire qu’ils ne vont « pas si mal », qu’il y a « pire », ou qu’ils « exagèrent sûrement ». Cette posture défensive, qui consiste à minimiser son propre mal-être, n’est pas seulement une forme de pudeur ou de modestie : elle traduit souvent une peur plus ancienne et plus profonde, celle de ne pas être cru, de voir sa souffrance disqualifiée ou tournée en dérision. Derrière la minimisation, il y a une angoisse du rejet, une mémoire de non-reconnaissance, parfois une répétition silencieuse de situations où la douleur psychique a été ignorée ou niée. Quand la plainte a été déformée ou renvoyée Nombreuses sont les personnes qui, dans leur histoire, ont…
Se sentir chez soi dans un monde fictif : refuge ou reconstruction symbolique ?
Il n’est pas rare qu’un joueur ou une joueuse évoque avec émotion un monde vidéoludique qu’il ou elle a parcouru des heures durant, comme un lieu familier. Certains univers ne sont pas seulement explorés : ils sont habités. On s’y sent bien, comme chez soi. Mais d’où vient ce sentiment…
Le personnage maternel : entre figure idéale et mère archaïque
Dans les romans, les personnages de mère nous touchent souvent de manière inattendue. Certaines figures maternelles nous émeuvent, d’autres nous mettent mal à l’aise ou nous irritent. Ces réactions révèlent bien plus qu’un simple jugement esthétique : elles traduisent nos propres projections inconscientes. Entre mère idéalisée et mère archaïque, la…
Pourquoi certains jeux tristes nous font du bien ? Le deuil par l’immersion
Certains jeux vidéo racontent une perte, une disparition, une séparation. Ils évoquent la mort d’un proche, la fin d’un monde, le passage d’un âge. Et pourtant, malgré leur tonalité mélancolique, ils nous apaisent. Ils nous touchent, nous font pleurer parfois, mais sans nous effondrer. Cette étrange consolation par la tristesse…
L’enfant perdu : l’écho de nos blessures d’abandon dans les films
Parmi les figures les plus universellement bouleversantes du cinéma, celle de l’enfant perdu touche une corde archaïque. Qu’il s’agisse d’un enfant errant, séparé de sa famille, livré à lui-même dans un monde hostile, ou d’un adulte hanté par ce passé, ces récits résonnent puissamment avec les blessures d’abandon enfouies en…





































