Blessures de vie et résilience : comment se reconstruire sans s’effacer
La vie n’épargne personne. Chacun porte, à un moment ou à un autre, une blessure : une perte, une trahison, une rupture, un échec, un silence lourd. Ces expériences laissent des traces, parfois visibles, souvent enfouies. Pourtant, au creux même de ces épreuves, se tisse aussi quelque chose d’autre : une capacité à se relever, à transformer, à vivre autrement. C’est ce qu’on appelle résilience ; non pas l’oubli de la douleur, mais l’art de continuer à vivre avec, autrement. La blessure : une faille, mais aussi un point de contact Une blessure, ce n’est pas seulement un traumatisme. C’est une brèche dans le cours prévu des choses, un moment…
Se construire entre plusieurs cultures : richesse ou déchirement ?
Grandir entre plusieurs cultures, c’est parler plusieurs langues, changer de codes selon les contextes, jongler entre des mondes parfois contradictoires.…
Envisager son avenir avec sérénité
Se projeter, planifier, rêver… mais aussi douter, bloquer, repousser. Envisager son avenir n’est jamais un acte neutre : c’est une…
Place dans la famille : entre besoin de reconnaissance et désir d’exister
Dans chaque famille, il y a des rôles, souvent implicites, que chacun semble occuper naturellement : le sage, le rebelle,…
Ville ou campagne ? Ce que le lieu de vie révèle du couple
Derrière la question "on s’installe où ?" se cache souvent une autre question : "de quoi notre lien a-t-il besoin pour tenir ?" Le choix du lieu de vie dans un couple ne se résume jamais à des considérations pratiques. Il est souvent le reflet de désirs plus souterrains, de conflits larvés ou de tentatives de réparation affective. Campagne ou ville, ce choix peut révéler une quête de sécurité, un besoin de liberté, ou une manière de négocier l’espace psychique dans la relation. Quand la ville devient un tiers Dans certains couples, la ville agit comme un tiers protecteur. Elle offre une multitude d’activités, de sollicitations, d’échappatoires. L’environnement urbain permet parfois d’éviter la confrontation avec…
Peut-on aimer deux personnes à la fois ?
Aimer deux personnes en même temps, ce n’est pas simplement être tiraillé entre deux désirs ; c’est se retrouver au cœur d’un conflit psychique, parfois ancien, où différents pans du moi, du désir et de l’histoire affective s’expriment en parallèle. Ce qui semble relever d’un…
Pourquoi je n’ose pas séduire dans mon cercle d’ami·es ?
Peur de se montrer autrement, d’être vu·e sous un autre angle ; rester "celui ou celle qu’on connaît". Il est parfois plus facile de séduire un·e inconnu·e que d’oser dévoiler un désir dans son propre cercle d’ami·es. Là où l’intimité semble déjà présente, une autre…
Les non-dits du couple : protection ou poison silencieux ?
Dans toute relation, il y a des choses que l'on préfère taire. Par pudeur, par peur ou par stratégie, le silence s’installe souvent là où la parole semble trop risquée. Dans le couple, ces non-dits jouent un rôle ambivalent : ils peuvent protéger l’équilibre fragile du…
Grands-parents et transmission : que lègue-t-on vraiment ?
La mémoire familiale ne se limite pas aux objets et aux récits ; elle porte aussi l’empreinte invisible de l’inconscient…
La grossesse et le couple : réinventer la relation dans la transition vers la parentalité
Quand un enfant se prépare à naître, c’est aussi le couple qui entame une profonde transformation silencieuse. Une redéfinition des…
Rencontrer son histoire familiale avec ses grands-parents
Dialoguer avec ses grands-parents, c’est souvent bien plus que partager des souvenirs ; c’est se confronter à l’héritage invisible qui…
Quand les grands-parents deviennent les parents de substitution
Assumer une parentalité imprévue bouleverse autant l’enfant que celui ou celle qui endosse ce rôle par nécessité. Une parentalité tardive souvent idéalisée Lorsqu'un grand-parent devient le principal éducateur, la société valorise souvent cette prise de relais comme un acte de dévouement. Mais derrière cette image de sauveur se cache une réalité psychique complexe, où le grand-parent doit rejouer un rôle qu’il pensait achevé. Jeanne, 68 ans, élève ses deux petites-filles après l'absence prolongée de sa fille. Si elle parle d’amour, elle évoque aussi la fatigue émotionnelle de devoir imposer une autorité qu’elle n’a plus l’élan d’exercer naturellement. L’enfant face à une confusion des générations Pour l’enfant, grandir avec ses grands-parents comme figures parentales peut générer une double loyauté : entre…
Paris, capitale imaginaire : jalousie, rejet, fascination ?
Centre du pouvoir, de la culture, des médias, Paris continue de concentrer sur elle des affects intenses. Plus qu’une ville, elle est un écran de projection collective : on y rêve, on…
Narcissisme, besoin d’amour : que cherche vraiment une figure présidentielle ?
Exposer sa personne, incarner une nation, séduire sans relâche : la fonction présidentielle ne se limite pas à gouverner. Elle exige de se donner à voir, de se faire entendre, d’être aimé…
Faire valoir ses droits, un acte citoyen
Porter plainte, contester une décision, demander réparation ou faire valoir une liberté fondamentale : revendiquer ses droits peut sembler évident dans une démocratie. Pourtant, ce geste reste parfois chargé de malaise, de…
L’esthétique du populisme : gestes, voix et postures de l’homme providentiel
Si le populisme séduit, ce n’est pas seulement par ce qu’il dit, mais par la manière dont il le dit, dont il l’incarne, dont il se donne à voir et à entendre.…
L’amitié est-elle une forme d’amour désérotisé ?
L’amitié fascine par sa stabilité silencieuse. Elle relie sans posséder, soutient sans séduire, dure souvent plus que l’amour. Pourtant, sa nature exacte reste difficile à cerner. L’amitié serait-elle, en profondeur, une forme d’amour libérée du désir sexuel ? Ou bien une construction autonome, fondée sur une autre logique que celle de l’attirance ? Derrière cette question, se cachent des enjeux plus vastes sur la place du corps, du manque et de l’engagement dans les liens humains. Un lien qui dit "je t’aime" sans le dire L’amitié engage souvent une forme d’attachement profond. Elle suppose de la confiance, de la loyauté, une intimité affective construite au fil du temps. Certains gestes,…
Quand le besoin de contrôle empêche le lien
Certaines personnes paraissent solides, organisées, presque inébranlables. Elles donnent l’image d’une indépendance totale, d’une vie maîtrisée. Pourtant, derrière cette apparente…
Liens entre générations : quand la différence d’âge apaise les conflits
Certaines amitiés naissent spontanément entre des personnes d’âges très différents. Ce qui pourrait sembler improbable ou déséquilibré est parfois vécu…
Pourquoi le bénévolat peut devenir une scène sacrificielle
Le bénévolat est souvent associé à la générosité, au lien, à l’envie de faire sa part. Pourtant, chez certaines personnes,…
Travailler sans plaisir : un malaise plus profond qu’il n’y paraît
De nombreuses personnes poursuivent un travail qui ne les satisfait plus, parfois depuis des années. Elles ne s’y épanouissent pas, ne s’y projettent plus vraiment, mais restent. La lassitude est présente, l’envie d’autre chose revient régulièrement, et pourtant, aucune bascule ne s’opère. On évoque alors la sécurité, les contraintes matérielles, les responsabilités. Ces raisons sont réelles, mais elles ne disent pas tout. Car derrière ce maintien dans une activité sans désir peut se jouer un attachement inconscient à une forme de souffrance connue, voire à un rôle ancien qu’il serait trop coûteux de quitter. Le renoncement au plaisir comme loyauté invisible Ne pas prendre de plaisir dans son travail n’est pas seulement un effet du…
Cocher pour exister : quand les listes rassurent plus qu’elles n’organisent
L’euphorie de cocher une case, le plaisir discret mais intense d’une tâche accomplie, la satisfaction immédiate d’une ligne barrée… Certaines personnes ne peuvent concevoir une journée sans to-do list. Si cela semble relever d’une simple organisation, ce besoin de listes peut cacher un mécanisme psychique…
Être toujours disponible : la colonisation du psychisme par le travail
Smartphone allumé, messagerie surveillée, pensées accaparées même hors des horaires : pour beaucoup, le travail ne s’arrête jamais vraiment. Il s’insinue dans les temps de repos, colonise les espaces privés, infiltre les pensées. Cette disponibilité permanente n’est pas seulement un mode d’organisation : c’est une…
Les micro-critiques qui résonnent plus fort que prévu
Certaines remarques, pourtant banales, produisent un effet inattendu. Un commentaire léger sur un détail, une remarque ironique ou un simple regard surpris peuvent suffire à déclencher un malaise persistant. Dans les interactions professionnelles, où les mots circulent sans toujours être pesés, il arrive que des…
Blessures à répétition : le corps sabote-t-il ce que la tête exige ?
Les blessures physiques à répétition ne sont pas toujours dues à la malchance ou à une mauvaise préparation. Lorsqu’un sportif, amateur ou confirmé, accumule les arrêts forcés, les douleurs chroniques ou les microtraumatismes, il est…
Pourquoi mange-t-on davantage quand on est seul ?
Beaucoup affirment manger plus lorsqu’ils sont seuls. Ce surplus n’est pas toujours lié à la faim ni au plaisir gustatif. Il se manifeste souvent dans une forme de relâchement, d’automatisme, ou au contraire dans une…
Manger sans faim : quand l’alimentation devient une réponse à l’angoisse
Il arrive que l’on mange sans y penser, sans appétit véritable, uniquement poussé par une tension diffuse. Ce n’est ni par gourmandise, ni par faim, mais comme si avaler quelque chose calmait, brièvement, un malaise…
Vivre à contretemps : ce que révèle un rythme intérieur décalé
Certaines personnes ont toujours l’impression de ne pas être "dans le bon tempo". Elles se sentent lentes quand tout va trop vite, ou précipitées quand les autres prennent leur temps. Ce décalage n’est pas simplement…
Attendre du psy qu’il répare tout : un fantasme de toute-puissance ?
Certaines personnes arrivent en thérapie avec une attente forte, intense, souvent implicite : que le psy les répare. Non pas…
Troubles obsessionnels : la pensée comme rempart contre l’effondrement
Les troubles obsessionnels, souvent réduits à des manies visibles ou à des pensées intrusives, sont en réalité des constructions défensives…
Que doit réellement apporter un psy pendant une thérapie ?
La question « Que doit apporter un psy ? » semble appeler des réponses simples : écoute, soutien, outils, compréhension.…
Pourquoi la souffrance des autres semble parfois exagérée ?
Il arrive que l’on juge la douleur d’autrui disproportionnée. Un mot, une réaction, une plainte nous semblent excessifs, inappropriés, « trop » par rapport à la situation décrite. Ce jugement, souvent immédiat, dit moins quelque chose de la souffrance de l’autre que de la manière dont nous tolérons la douleur en général — et surtout la nôtre. Percevoir la plainte comme exagérée peut être une défense, un rejet ou un déplacement inconscient. Cela réveille quelque chose que l’on ne veut pas sentir, ni chez l’autre, ni en soi. La plainte comme miroir refoulé Entendre une plainte insistante peut réactiver chez celui qui écoute des affects refoulés, des émotions trop longtemps contenues, ou un rapport douloureux à sa propre impuissance. L’autre…
Le mentor tout-puissant : besoin d’idéal ou défense contre l’insécurité ?
Le mentor est une figure récurrente du cinéma : vieux maître, guide spirituel, professeur charismatique ou chef expérimenté. Parfois sage et bienveillant, parfois ambigu et dominateur, il cristallise un besoin profond du héros : trouver un repère, un garant, un passeur. Mais au-delà de la dynamique narrative, le mentor tout-puissant…
Entrer en silence dans une œuvre : une présence à soi plutôt qu’au sens
Face à certaines œuvres, les mots s’effacent. Ni discours, ni explication. Juste une forme, une matière, une lumière. Et dans ce silence partagé entre l’image et le regard, quelque chose se produit. Ce n’est pas un savoir qui surgit, mais une sensation d’être là, simplement. L’œuvre devient un espace de…
Au théâtre : L’enfant muet et l’enfant roi, figures de l’innommé
Sur scène, l’enfant est rarement un simple personnage secondaire. Lorsqu’il ne parle pas ou, au contraire, prend toute la place, il devient le signe vivant d’un nœud familial, d’un non-dit ancien ou d’une mémoire collective enkystée. L’enfant muet et l’enfant roi sont deux figures opposées, mais complémentaires : l’un est…
Le trio théâtral : père-mère-enfant sur scène, mythe familial à l’œuvre
Sur scène, dès que trois personnages sont réunis autour d’un axe familial, quelque chose de plus ancien que l’histoire racontée commence à se rejouer. Le triangle père-mère-enfant ne renvoie pas seulement à une configuration sociale ou narrative : il active un noyau inconscient, une matrice symbolique. Cette structure triangulaire contient…





































