Écouter son corps pour mieux se comprendre
On parle souvent du corps comme d’un simple support de l’esprit, un outil que l’on entretient, que l’on juge, que l’on pousse à faire toujours plus. Mais le corps n’est pas séparé de notre psychisme. Il le prolonge, l’exprime, parfois même le précède. Maux physiques sans cause apparente, fatigue persistante, tensions récurrentes… Et si ces signaux corporels parlaient de ce que le psychisme n’a pas encore mis en mots ? Explorer le lien entre corps physique et corps psychique, c’est ouvrir une voie vers une écoute plus profonde de soi. Le corps, premier lieu d’expression de l’intériorité Bien avant de savoir parler, l’enfant exprime ses émotions par son corps. Ce…
Suis-je à la bonne place dans ma vie ?
C’est une question qui surgit souvent en silence, dans les moments de creux, de doute ou de fatigue : Suis-je…
Crise existentielle : comment en faire un tremplin ?
Il y a des moments où tout ce qui faisait sens semble s’effriter. Ce que l’on croyait vouloir, ce que…
Croire en la France, croire en son pays
Croire en son pays : l’expression peut sembler désuète, voire inconfortable, dans une époque marquée par la défiance, les crises…
Ville ou campagne ? Ce que le lieu de vie révèle du couple
Derrière la question "on s’installe où ?" se cache souvent une autre question : "de quoi notre lien a-t-il besoin pour tenir ?" Le choix du lieu de vie dans un couple ne se résume jamais à des considérations pratiques. Il est souvent le reflet de désirs plus souterrains, de conflits larvés ou de tentatives de réparation affective. Campagne ou ville, ce choix peut révéler une quête de sécurité, un besoin de liberté, ou une manière de négocier l’espace psychique dans la relation. Quand la ville devient un tiers Dans certains couples, la ville agit comme un tiers protecteur. Elle offre une multitude d’activités, de sollicitations, d’échappatoires. L’environnement urbain permet parfois d’éviter la confrontation avec…
Quand sait-on qu’on est vraiment amoureux·se ?
On dit souvent qu’on “sait” qu’on est amoureux·se, que c’est une évidence, une évidence du corps, du cœur ou du manque. Et pourtant, pour beaucoup, ce sentiment ne se présente pas toujours de façon claire. Il est fait de doutes, de projections, de silences intérieurs.…
Laisser l’autre respirer : gérer l’espace sans créer de distance
Quand la bonne gestion du lien passe par l’acceptation de l’altérité Dans le couple, le besoin d’être ensemble cohabite avec celui de préserver son propre espace. Mais accorder cette liberté à l’autre peut réveiller des peurs profondes : peur d’être abandonné, oublié ou de voir…
Quand l’un est prêt et l’autre pas : comment rester en lien ?
Dans le couple, il est rare que les deux partenaires désirent avancer exactement au même rythme. L’un veut officialiser, l’autre temporise ; l’un parle d’enfant, l’autre détourne le regard. Ces décalages ne sont pas anecdotiques : ils activent des couches profondes du psychisme, où se…
Les silences familiaux : ce que l’on ne dit jamais en face à face
Dans les réunions de famille, le silence n’est jamais neutre. Ce qui ne se dit pas — parce que c’est…
Les mensonges à l’adolescence : Comprendre avant de sanctionner
Les mensonges à l’adolescenceDécouvrir que son adolescent ment peut susciter inquiétude, déception ou colère. Pourtant, à cet âge, le mensonge…
Colères et crises répétées : un appel au secours plus qu’un caprice
Face à un enfant qui explose de colère ou enchaîne les crises, la réaction spontanée est souvent de chercher à…
Les jeux de rôle des enfants : apprivoiser ses émotions en jouant
Qu’il joue au docteur, à la maîtresse ou au super-héros, l’enfant ne se contente pas d’imiter le monde qui l’entoure. À travers ces scénarios inventés, il explore des territoires émotionnels qu’il ne peut pas toujours affronter directement. En se glissant dans la peau d’un autre, l’enfant trouve un espace sécurisé pour exprimer ses peurs, ses colères ou ses désirs, tout en maintenant une distance avec ce qui le trouble. Se déguiser pour dire l’indicible Lorsqu’un enfant enfile un costume ou joue un rôle, il met en scène des émotions qu'il peine à verbaliser à la première personne. Léa, 5 ans, passe des heures à incarner une maîtresse autoritaire après avoir vécu l'arrivée d'un beau-père très strict ; à travers ce…
Peur de l’autre ou peur de soi-même ? Ce que l’altérité révèle
On croit avoir peur de l’autre, de sa langue, de ses gestes, de sa différence. Mais bien souvent, cette peur en masque une autre, plus intime, plus silencieuse : celle de notre…
La méfiance comme forme d’exigence démocratique
Il est devenu presque banal de ne plus croire personne. Les politiques mentent, les experts sont achetés, les journalistes dissimulent, les institutions dissimulent encore plus. Cette méfiance généralisée, souvent perçue comme un…
L’attention fractionnée : une fatigue invisible de la dispersion digitale
Notifications, pop-ups, multitâche, fenêtres ouvertes : l’environnement numérique contemporain sollicite sans relâche notre attention. Mais ce qui semble nous connecter au monde nous divise en réalité intérieurement. Car à force d’osciller d’un…
S’engager dans l’armée pour protéger : un besoin d’utilité dans un monde incertain
Alors que les repères collectifs vacillent et que l’instabilité mondiale alimente un sentiment d’impuissance, le choix de s’engager dans l’armée retrouve une force symbolique singulière. Ce geste, souvent perçu à travers le…
Faire comme si on s’amusait : le faux self dans les soirées entre amis
Certaines personnes rient, parlent, trinquent, et semblent parfaitement à l’aise lors de moments partagés. Mais au fond, quelque chose sonne faux, comme si l’implication était jouée, le plaisir forcé, la présence désaccordée. Ce fonctionnement relève d’un phénomène bien connu en psychologie : le faux self. Un mécanisme de défense subtil, qui vise à s’adapter à l’extérieur, même au prix d’une déconnexion de soi. Être là pour maintenir une image Dans de nombreuses configurations sociales, l’individu se sent obligé d’incarner un rôle : celui de la personne avenante, détendue, drôle ou réactive. Mais plus ce rôle s’installe, plus il risque de se couper de ce que la personne ressent réellement. Ce…
Culpabilité de la solitude : quand s’isoler devient une transgression
On pourrait croire que la solitude ne regarde que soi, qu’elle est un état personnel, un choix intime. Pourtant, beaucoup…
Habiter seul(e), habiter son histoire : ce que la vie en solitaire rejoue du passé
On croit souvent que l’on vit seul par choix, par confort ou par contingence. Mais dans de nombreux cas, la…
L’ami qui nous échappe : quand l’évolution de l’autre devient insupportable
Parfois, sans que l’on sache l’expliquer, l’ascension, la transformation ou le changement de rythme de vie d’un ami provoque un…
Quand perdre son emploi libère d’un rôle qui étouffait
Certains licenciements provoquent une onde de choc brutale. D’autres, plus sourdement, s’accompagnent d’un soulagement presque honteux. Comme si quelque chose, au fond, était enfin desserré. Ce paradoxe est fréquent chez ceux dont l’identité professionnelle s’est lentement confondue avec un rôle écrasant. On croit perdre un emploi, on découvre qu’on était pris dans une fonction qui ne laissait plus de place à soi. Une identité construite autour d’une attente Derrière les vocations les plus stables se cachent parfois des fidélités inconscientes. L’efficacité, la disponibilité, la fiabilité deviennent des armures. On se définit à travers ce que l’on donne, ce que l’on tient, ce que l’on soutient. Mais à force de s’adapter aux attentes implicites de l’organisation…
Quand l’évaluation permanente détruit la confiance en soi
Tableaux de bord, bilans individuels, objectifs chiffrés, feed-back à répétition : l’évaluation est devenue omniprésente dans le monde du travail. Présentée comme un levier de progrès, elle est censée dynamiser, orienter, encourager. Mais lorsqu’elle devient continue, implicite, ou intrusive, elle sape discrètement la confiance en…
La pression des objectifs : motivation ou source de stress ?
Chiffres à atteindre, résultats à livrer, échéances à tenir : dans la plupart des entreprises, les objectifs structurent l’activité. Ils sont censés motiver, orienter, dynamiser. Mais derrière cette logique apparente de performance, une autre réalité s’installe souvent : celle d’une pression sourde, qui pousse à…
Se diriger vers des études prestigieuses, une quête d’amour parental ?
Choisir une grande école, intégrer une filière réputée, viser l’excellence… autant de décisions souvent perçues comme des marqueurs de réussite, de mérite, de légitimité sociale. Mais pour certain·es, l’attrait pour les études prestigieuses cache moins un désir personnel qu’un espoir de reconnaissance familiale. Ce n’est…
Le coaching individuel, prémices à la psychanalyse ?
Le coaching et la psychanalyse relèvent de deux logiques distinctes : l’un oriente vers le changement, l’autre vers l’élaboration. Pourtant, dans certains parcours, le coaching agit comme une première étape vers un travail plus profond.…
Changer d’environnement sans s’apaiser : quand le malaise vient de l’intérieur
Déménager souvent, changer de travail, de région, de cercle social. Rechercher ailleurs ce qu’on ne parvient pas à trouver ici. Pour certaines personnes, le déplacement devient une manière de vivre, une stratégie de survie face…
Le corps en tension : quand le stress s’imprime dans la chair
Notre époque valorise la lucidité, la parole, l’analyse. Pourtant, le corps reste souvent le premier à parler. Douleurs diffuses, tensions récurrentes, troubles digestifs ou musculaires : quand aucune cause médicale claire n’est identifiée, on évoque…
Le coach comme figure parentale : entre idéalisation et dépendance
Dans la relation de coaching, une dynamique subtile se met souvent en place. Derrière l’accompagnement bienveillant, l’écoute active et le soutien stratégique, peut se jouer une forme de transfert affectif, où le coach est investi…
Être là sans y être : les troubles de la présence et de l’attention
Certains moments de vie se traversent comme dans un brouillard. On est là, physiquement, on parle, on agit, on répond.…
Agitation intérieure et besoin de tout faire : une fuite qui ne dit pas son nom
Il y a des vies menées tambour battant, où chaque minute est occupée, chaque journée optimisée. Tout semble en mouvement,…
Vouloir plaire à son psy : une stratégie pour être accepté ou aimé ?
Dans le cadre protégé de la thérapie, chacun·e cherche à déposer quelque chose de soi. Mais ce mouvement est parfois…
Souffrir “pas assez” : quand la douleur ne semble pas légitime
Il arrive que des personnes en détresse hésitent à consulter, ou s’excusent presque de le faire. « Ce n’est pas si grave », « je n’ai pas vécu de traumatisme », « je ne veux pas prendre la place de ceux qui souffrent vraiment ». Ce sentiment de ne pas avoir « le droit » de souffrir est largement sous-estimé. Derrière cette auto-disqualification, se joue souvent un rapport complexe à la légitimité, à la hiérarchie de la douleur, et à l’intériorisation de normes silencieuses qui décident de ce qui vaut ou non d’être exprimé. La douleur jugée trop ordinaire La société valorise les récits spectaculaires, les drames visibles, les souffrances extrêmes. Dans ce contexte, les malaises ordinaires — fatigue chronique,…
Pièces impossibles : quand la parole échoue sur scène comme dans la vie
Il existe un théâtre du vacillement, où la parole ne parvient pas à faire lien. Ce n’est pas le silence paisible ou la suspension maîtrisée, mais l’échec même du langage à contenir, transmettre ou apaiser. Ces pièces ne donnent pas de clefs, elles les dispersent. Elles mettent en scène des…
Jeux vidéo hyper-sollicitant : saturer son attention pour éviter l’angoisse
Certains jeux vidéo, par leur rythme, leur complexité et leur intensité sensorielle, semblent conçus pour mobiliser l’attention en continu. Combats nerveux, gestion multi-tâches, graphismes saturés, sons envahissants : le joueur n’a pas une seconde pour décrocher. Si cette sollicitation permanente est parfois vécue comme stimulante ou immersive, elle peut aussi…
Lire pour ne pas sombrer : quand le livre devient une ligne de flottaison
Il est des périodes où le réel devient difficilement soutenable. Lorsque le monde extérieur vacille ou que l’intérieur se fragilise, certains gestes simples prennent une importance vitale. Lire, dans ces moments-là, n’a plus rien d’un loisir : c’est une façon de tenir, de ne pas céder à l’effondrement. Pourquoi certaines…
L’amour inavoué : quand le cinéma donne corps aux désirs refoulés
Parler d’amour au cinéma n’implique pas toujours de grandes déclarations. Au contraire, les récits les plus bouleversants sont souvent ceux où l’amour demeure tu, entravé par la peur, les conventions ou les défenses inconscientes. Le non-dit, le regard qui se détourne, la main qui hésite composent alors un langage implicite,…





































