Les prénoms dans la famille : une mémoire silencieuse
Donner un prénom, c’est bien plus qu’un choix esthétique ou affectif. C’est inscrire un enfant dans une lignée, lui transmettre une histoire, parfois même une mission invisible. En psychogénéalogie, le prénom est souvent porteur de sens cachés, de mémoires familiales, de loyautés inconscientes. Il peut réactiver un lien, raviver une blessure, rejouer une place. Ce que l’on croit unique peut alors s’avérer le prolongement d’un récit plus ancien, transmis sans en avoir conscience. Un prénom, un lien avec l’arbre Beaucoup d’enfants portent le prénom d’un grand-parent, d’un oncle décédé, d’une marraine admirée ou d’un ancêtre oublié. Ce geste peut être vécu comme un hommage, mais aussi comme une assignation symbolique.…
Le test de personnalité Boussole
Le test de personnalité Boussole est un outil d’évaluation psychologique développé en France, qui propose une approche originale de la…
Quand la honte traverse les générations : une émotion héritée en silence
La honte est une émotion souvent tue, étouffée, dissimulée derrière les silences ou les masques familiaux. Elle se transmet rarement…
Cheminer doucement : éloge de la lenteur intérieure
Dans un monde qui valorise la vitesse, la productivité et les résultats immédiats, aller lentement peut sembler contre-intuitif. Et pourtant,…
Du like au silence : qu’est-ce que la frustration numérique ?
Le ghosting, la disparition, l’attente ; une nouvelle cartographie des blessures narcissiques. Ils étaient là, ils avaient liké, répondu, montré un intérêt. Et puis plus rien. Pas de message, pas d’explication, juste un silence. Dans les rencontres en ligne, la disparition brutale est devenue une expérience fréquente, presque banale, mais rarement anodine. Ce qui se joue dans ce vide soudain révèle des enjeux profonds : sur notre rapport à nous-mêmes, à l’attente, et à l’image que nous avons de notre valeur. Le numérique rend visible l’effacement Le like, le message, le match donnent une illusion de présence, de lien naissant, de réciprocité. Mais cette présence est fragile ; elle peut se retirer sans laisser de…
Le choix infini : comment les applis brouillent notre rapport au désir ?
Quand l’abondance des options crée plus de confusion que de lien. Jamais il n’a été aussi facile de rencontrer quelqu’un ; jamais il n’a été aussi difficile de désirer vraiment. Les applications de rencontre, en offrant un accès immédiat à une infinité de profils, transforment…
Tomber amoureux au travail : espace de liberté ou de confusion ?
Le lieu de travail n’est pas qu’un espace fonctionnel. Il est aussi, parfois, le théâtre discret d’émotions inattendues, de frémissements, de regards prolongés. Dans cet environnement codifié, la naissance d’un sentiment amoureux peut prendre une place à la fois libératrice et profondément ambivalente. Faut-il s’y…
Ce que je découvre de moi quand je ne suis pas en couple
Il existe une forme de lucidité qui ne se révèle que dans l’absence de lien amoureux. Lorsqu’on n’est plus en miroir permanent avec un·e partenaire, d’autres parties de soi peuvent émerger. Non pas parce qu’elles étaient absentes, mais parce qu’elles étaient étouffées, mises en veille…
Peut-on aimer ses enfants de façon égale ?
La plupart des parents affirment aimer leurs enfants de manière identique, comme si l'amour filial devait être parfaitement réparti, sans…
Le choix du prénom, entre fantasmes et désirs inconscients
Donner un prénom à son enfant paraît être un acte anodin, guidé par des goûts personnels ou des sonorités appréciées.…
Le retour à la maison : régression nécessaire ou répétition toxique ?
Rentrer chez soi, retrouver la maison de l’enfance ou les lieux où se rejoue la mémoire familiale, n’est jamais un…
Adolescence et transgression : pourquoi les interdits attirent ?
Pousser les limites, braver les interdits, défier les règles : ces comportements sont presque devenus des clichés associés à l’adolescence. Pourtant, derrière ce besoin de transgression ne se cache pas une simple envie de provoquer ou de "faire des bêtises". La transgression répond à une fonction psychique essentielle dans la construction identitaire. C’est en testant les frontières que l’adolescent découvre qui il ou elle est, jusqu’où il peut aller, et ce qui fait sens pour lui ou elle, au-delà des normes imposées. Transgresser pour se différencier du cadre parental L’interdit incarne ce que l’adulte pose comme limite. En le franchissant, l’adolescent affirme son autonomie et son désir de se détacher des repères parentaux. Ce n’est pas tant l’interdit en lui-même…
Créer du lien dans la rue : l’autre visage du travail policier
Si l'on associe spontanément le travail policier à la répression, au maintien de l'ordre et aux dispositifs sécuritaires, une autre dimension se joue chaque jour, à bas bruit, dans les rues françaises.…
Liberté, égalité, fraternité : notre devise a-t-elle encore un sens ?
Affichés sur les frontons, répétés dans les discours, ces mots forment le socle symbolique de la République. Mais que désignent-ils encore dans les pratiques, les vécus, les corps ? Loin d’être des…
La mise en scène de soi sur les réseaux sociaux : un vaste mensonge ?
Un sourire figé, une légende inspirante, un cadre soigneusement choisi. Loin d’être anodine, la manière dont chacun se présente sur les réseaux sociaux reflète un travail minutieux de sélection, d’ajustement, de narration.…
L’identité sociale comme armure : entre protection et enfermement
Nous avons tou·te·s appris à répondre à la question « Tu fais quoi dans la vie ? » par une fonction, un statut ou une place. Derrière cette réponse se cache bien…
L’invisible loyauté à une solitude familiale
On croit parfois que l’on choisit la solitude, que l’on s’en accommode, voire qu’elle nous définit. Mais certaines solitudes ne nous appartiennent pas vraiment. Elles s’enracinent dans une histoire familiale plus large, transmise sans bruit, comme une fidélité muette à une souffrance ancienne. Ce n’est pas seulement l’absence de lien qui nous affecte, mais la façon dont elle réactive quelque chose de non dit, de non réglé, qui habite la lignée. Hériter d’une solitude qu’on ne comprend pas Certaines personnes vivent seules, évitent les liens intimes ou se replient dans une discrétion affective qu’elles n’arrivent pas à expliquer. En regardant de plus près, on découvre parfois que leurs parents, ou…
En amitié, les blessures rapprochent-elles ou éloignent-elles ?
Certaines amitiés naissent dans la légèreté. D’autres prennent racine dans les failles, les silences, les cicatrices. Mais peut-on vraiment se…
Pourquoi poursuit-on des relations qui ne nous nourrissent plus ?
Il arrive que l’on continue à entretenir des liens qui ont perdu leur sens, parfois depuis longtemps. Une amitié à…
Vivre seul(e) après un abandon ou une rupture : pour ne plus subir la perte
Certaines solitudes ne naissent pas d’un choix, mais d’une cassure. Une séparation, une trahison, un départ brutal : autant d’événements…
Dans l’entreprise, apprendre à se préserver sans culpabiliser
Dire non à une sollicitation, prendre une pause, s’extraire d’une réunion pour souffler, décliner un projet supplémentaire : autant d’actes simples en apparence, mais souvent coûteux sur le plan psychique. Dans de nombreuses organisations, se préserver reste un geste suspect. On valorise l’engagement, la flexibilité, la disponibilité, parfois jusqu’à l’effacement. Celui qui ose mettre une limite est perçu comme moins impliqué, moins fiable, moins “dans l’équipe”. Ce n’est pas l’action en soi qui dérange, mais ce qu’elle vient mettre en question dans le fonctionnement collectif : la possibilité d’un autre rapport à soi et au travail. La limite comme rupture implicite du contrat affectif Dans les groupes très engagés ou fusionnels, poser une limite est…
Être reconnu dans son travail : besoin légitime ou dépendance narcissique ?
La reconnaissance professionnelle fait partie des besoins humains fondamentaux. Être vu, entendu, valorisé dans ce que l’on fait nourrit l’estime de soi et renforce le sentiment d’appartenance. Mais pour certaines personnes, ce besoin devient vital, central, non négociable. Ce n’est pas seulement le travail qui…
Travailler dans l’urgence : efficacité ou besoin de se sentir indispensable ?
Certaines personnes semblent ne fonctionner qu’en situation d’urgence. Elles s’activent lorsque la pression monte, repoussent les échéances jusqu’à la dernière minute, et déploient alors une énergie impressionnante. Ce mode de fonctionnement est souvent valorisé dans certaines cultures professionnelles. Mais derrière cette efficacité sous tension se…
Travailler seul pour fuir la hiérarchie : rêve de liberté ou refus du père ?
La figure du travailleur indépendant séduit par son apparente liberté : pas de supérieur à convaincre, pas d’équipe à gérer, pas de pouvoir à subir. Pourtant, chez certains, ce choix professionnel témoigne moins d’un désir d’autonomie que d’un refus inconscient de toute verticalité symbolique. Le…
S’ouvrir à la détente : quand relâcher devient plus difficile que s’agiter
Pourquoi certaines personnes redoutent de lâcher prise.À première vue, tout le monde souhaiterait se détendre. Respirer, relâcher les tensions, se sentir plus léger. Mais dans les faits, certaines personnes trouvent l’idée même du repos inconfortable,…
Le coaching individuel, prémices à la psychanalyse ?
Le coaching et la psychanalyse relèvent de deux logiques distinctes : l’un oriente vers le changement, l’autre vers l’élaboration. Pourtant, dans certains parcours, le coaching agit comme une première étape vers un travail plus profond.…
Pourquoi a-t-on si peur de changer d’avis ?
Dans l’imaginaire collectif, changer d’avis est souvent perçu comme une marque d’hésitation, voire d’incohérence. On valorise la constance, la fidélité à ses choix, la solidité de ses positions. Pourtant, l’évolution intérieure passe par des renoncements,…
S’adapter au rythme d’un autre : entre fusion et effacement de soi
Certaines personnes s’ajustent sans cesse à l’emploi du temps de l’autre, à ses envies, ses horaires, son énergie. Elles se rendent disponibles, déplacent leurs propres impératifs, attendent, patientent, s’alignent. Loin d’un simple souci d’harmonie, cette…
Vouloir plaire à son psy : une stratégie pour être accepté ou aimé ?
Dans le cadre protégé de la thérapie, chacun·e cherche à déposer quelque chose de soi. Mais ce mouvement est parfois…
La dépression sans tristesse : quand le vide remplace la douleur
On associe spontanément la dépression à la tristesse, aux larmes, à une douleur perceptible. Pourtant, de nombreuses personnes en souffrance…
Redouter de décevoir en séance : que cache cette peur de mal faire ?
On n’y pense pas toujours, mais pour beaucoup de patients, venir en séance n’est pas un simple rendez-vous neutre. C’est…
Agitation intérieure et besoin de tout faire : une fuite qui ne dit pas son nom
Il y a des vies menées tambour battant, où chaque minute est occupée, chaque journée optimisée. Tout semble en mouvement, fluide, efficace. Mais sous cette surface dynamique, une tension persiste, comme si le silence ou l’inactivité devenaient insupportables. Derrière ce besoin de tout faire, de ne jamais s’arrêter, se cache parfois une douleur moins visible : celle qu’on préfère fuir plutôt que sentir. L’hyperactivité, loin d’être un simple trait de caractère ou une habitude moderne, peut devenir un refuge agité contre une angoisse plus profonde. Remplir pour ne pas ressentir L’enchaînement constant des tâches, des projets, des sorties n’est pas toujours motivé par le plaisir ou le sens. Il peut traduire une peur archaïque du vide, du face-à-face avec soi-même.…
Les objets récurrents dans l’art : pourquoi font-ils écho en nous ?
Dans l’art, certains objets récurrents, tels que les clés, les miroirs, les portes, ou même les escaliers, semblent posséder un pouvoir symbolique puissant qui va bien au-delà de leur simple présence matérielle. Ces objets, souvent empreints d’une certaine banalité, deviennent des vecteurs de significations profondes, activant des processus psychiques inconscients…
Art : La résistance émotionnelle face à l’œuvre
L'art, bien qu'il soit souvent perçu comme une source d'évasion ou de plaisir, peut aussi susciter des résistances profondes et inconscientes. Face à certaines œuvres, nous ressentons une sorte de blocage émotionnel, une incapacité à accepter ou à intégrer ce que l'art nous propose. Ces résistances, parfois difficiles à expliquer,…
La mère archaïque au théâtre : protection ou dévoration ?
Elle est là avant même que la parole commence. Elle veille, elle parle, elle console ou elle impose. La figure de la mère sur scène ne se contente pas d’être un personnage : elle occupe un espace, une atmosphère, une emprise. Qu’elle soit aimante, envahissante, absente ou silencieuse, elle active…
Ces jeux vidéo qui nous donnent envie de rester devant sans jouer
Il existe des jeux dans lesquels on cesse de « faire », mais où l’on reste, immobile, attentif, absorbé. Aucun objectif, aucune mission, aucun enjeu immédiat. Et pourtant, on ne quitte pas l’écran. On contemple un paysage, on écoute un souffle de vent, on laisse couler le temps. Cette suspension…





































