La place de l’aîné dans la fratrie : rôle, pression et affirmation de soi
Être l’aîné d’une fratrie, ce n’est pas seulement naître en premier. C’est hériter d’un rôle symbolique, parfois valorisé, parfois lourd à porter. L’aîné est souvent celui qui ouvre la voie, celui sur qui reposent les premières projections parentales, mais aussi celui qu’on attend au tournant, chargé de donner l’exemple. Cette place, socialement valorisée, peut générer un sentiment de fierté… ou une pression silencieuse. Comprendre les spécificités de la position d’aîné permet de mieux saisir comment elle façonne la construction de soi. Une position d’ouverture dans l’histoire familiale L’aîné arrive dans une famille encore en devenir. Il est le premier à tout vivre, à initier le lien parent-enfant, à tester les…
Revisiter son enfance pour se libérer
Nous croyons connaître notre enfance : ce que nous avons vécu, ce que nous avons ressenti, les rôles que nous…
Pourquoi certaines périodes de transition sont si épuisantes ?
Changer de vie, réorienter un projet, traverser une séparation, devenir parent, prendre sa retraite, vivre un deuil ou une transformation…
Face aux régimes autoritaires, défendre les valeurs de l’Europe
À une époque marquée par la montée des régimes autoritaires, des reculs démocratiques et des discours extrémistes, les valeurs de…
Croiser sans rencontrer : quand les liens avortés laissent une trace
Une lecture subtile de ces moments où “il aurait pu se passer quelque chose”. Parfois, il ne se passe rien. Un regard, une présence, une impression fugace. Pas d’échange réel, pas de mot, pas de suite. Et pourtant, quelque chose reste. Comme si l’on portait en soi un écho de ce qui n’a pas eu lieu. Ces liens avortés, ces presque-rencontres, s’impriment parfois plus fortement que les histoires vécues. Le poids du non-advenu Ce qui n’a pas eu lieu laisse un vide particulier ; pas une absence, mais une possibilité suspendue. Ce qu’on imagine derrière un silence ou un regard devient parfois plus chargé que la réalité elle-même. L’intensité ne vient pas de ce qui…
Quand l’amour devient quotidien : que reste-t-il de la magie ?
Au fil du temps, l’amour s’installe dans les plis du quotidien. Ce qui était nouveauté devient habitude, ce qui bouleversait devient familier. Et avec cette transformation, une question revient souvent, sourde mais insistante : où est passée la magie ? La passion des débuts, le…
Quand l’amour devient un miroir : de qui suis-je amoureux ?
Dans certaines histoires, on ne sait plus très bien qui l’on aime. Est-ce l’autre, dans sa réalité singulière, ou ce qu’il ou elle vient révéler de nous ? Parfois, l’amour semble moins être une rencontre qu’un reflet. L’autre nous attire parce qu’il nous renvoie une…
Applis de rencontre et blessures affectives
Les fantômes de l’abandon, du rejet ou de l’humiliation à l’ère numérique. On pense parfois que le passé est derrière soi, que l’histoire affective est close, digérée, intégrée. Et pourtant, dans l’espace apparemment neutre des applis de rencontre, certaines blessures enfouies réapparaissent avec une acuité…
Fast-food et équilibre alimentaire
Veiller au bon équilibre alimentaire de l'adolescent n'est pas chose aisée. Désireux d'affirmer ses gouts et sa personnalité, il cherche…
Peut-on vraiment choisir son groupe à l’adolescence ?
À l’adolescence, intégrer un groupe semble relever d’un choix spontané : affinités, centres d’intérêt communs, styles partagés. Pourtant, derrière cette…
La mise en scène du danger dans les jeux : apprivoiser ses peurs
Grimper toujours plus haut, s’inventer des monstres, défier des règles imaginaires ou tester les limites du « fais attention »…
Le stade du miroir : quand l’enfant découvre son image
Lorsqu’un enfant découvre son reflet, ce moment apparemment anodin marque en réalité une étape fondatrice de sa construction psychique. Le stade du miroir, conceptualisé par Lacan, symbolise la naissance du "je" et l'émergence de l'identité à travers le regard porté sur soi. Ce face-à-face avec son image ouvre la voie à la conscience de soi, mais aussi aux premières tensions entre ce que l’enfant perçoit intérieurement et ce qu’il voit de lui à l’extérieur. Reconnaître son image pour se reconnaître comme sujet Entre 6 et 18 mois, l’enfant commence à identifier que ce reflet lui appartient. Cette reconnaissance n’est pas simplement visuelle ; elle inaugure la prise de conscience d’être un être distinct, à la fois unifié et encore morcelé…
Changer de classe sociale : pourquoi le corps résiste à l’ascension ?
Changer de classe sociale est souvent perçu comme une victoire individuelle. Réussir à s’élever au-delà du milieu dont on est issu suppose un effort de transformation, un dépassement de soi. Mais ce…
Regarder seul ou ensemble ? Le devenir solitaire du visionnage
Alors que les salons familiaux résonnaient autrefois des rires partagés devant des variétés du samedi soir, le visionnage d’images est devenu un acte de plus en plus solitaire. L’individu s'isole avec ses…
Images, encadrés, chiffres : que fait la mise en page à la pensée ?
Dans les journaux et magazines contemporains, la mise en page ne se contente plus d’accompagner le texte : elle le structure, le fragmente, l’oriente. Chaque visuel, chaque infographie, chaque encadré intervient comme…
Appartenir sans se trahir : le paradoxe du transfuge de classe
Changer de classe sociale est souvent raconté comme une réussite individuelle. Mais pour celles et ceux qu’on appelle "transfuges de classe", ce déplacement ne va pas sans déchirement. Appartenir à un nouveau…
L’enfant unique est-il prédisposé à la solitude une fois adulte ?
Enfant sans frère ni sœur, il a grandi dans un monde singulier, peuplé d’adultes et de silences. Lorsqu’il devient adulte, l’enfant unique porte souvent en lui une relation particulière au lien social : riche de moments de solitude féconde, mais parfois aussi marqué par une difficulté à s’ajuster aux dynamiques collectives. La solitude, dans ces cas-là, n’est pas une fatalité, mais une empreinte, un rapport particulier à l’absence et à la présence des autres. Un lien fondateur à la solitude L’enfant unique apprend très tôt à s’occuper seul, à se divertir dans l’introspection, à construire des mondes imaginaires. Cette autonomie affective, valorisée socialement, peut parfois masquer un retrait plus profond,…
La solitude, une chance unique pour se retrouver avec soi-même
Dans un monde qui valorise la performance, la présence continue et l’interaction permanente, la solitude est souvent perçue comme un…
L’amitié peut-elle réparer ce que l’histoire personnelle a abîmé ?
Il est des blessures que la famille ne sait pas soigner, que l’amour ne suffit pas à combler, que le…
Et si la solitude était devenue un refuge identitaire ?
Il arrive que la solitude ne soit plus seulement un mode de vie, mais une part constitutive de l’identité. Elle…
Ce que l’on ne dit pas dans un bilan : compétences tues, désirs censurés
Le bilan de compétences prétend faire émerger l’essentiel : ce que l’on sait faire, ce que l’on aime, ce vers quoi l’on tend. Mais sous la clarté méthodologique, un autre récit travaille en silence : celui des non-dits, des censures intérieures, des fidélités anciennes qui orientent sans bruit. Ce que l’on tait dans un bilan en dit parfois plus que ce que l’on énonce. Ce n’est pas un oubli, mais une stratégie psychique : taire ce qui trouble, masquer ce qui engage trop, éviter ce qui pourrait rompre un équilibre symbolique. Le travail ne se limite alors pas à ce que l’on veut faire demain, mais à ce qu’on n’ose pas encore se dire. Compétences…
Changer sans cesse de projet : quand l’instabilité masque une peur de l’échec
Dans un monde où la flexibilité est valorisée, les trajectoires professionnelles fragmentées passent souvent pour un signe d’adaptabilité. Pourtant, certaines instabilités sont moins le fruit de choix libres que de mécanismes défensifs invisibles. Certaines personnes semblent incapables de s’ancrer dans un projet, passant d’une idée…
Fonctionnaire : comment s’inscrire dans une relation apaisée avec l’État
Dans l’imaginaire collectif, l’État est souvent perçu comme une entité abstraite, autoritaire ou froide. Pourtant, pour ceux qui travaillent à son service, il devient une présence concrète, quotidienne, et parfois ambivalente. Certains fonctionnaires vivent cette relation de manière sereine et équilibrée, d’autres la traversent avec…
Rêver d’un métier “différent” pour fuir le réel
Certaines personnes semblent en quête perpétuelle d’un métier « à part », à la fois rare, intense, porteur de sens. Elles évoquent des projets artistiques, thérapeutiques, humanitaires ou spirituels avec ferveur, mais sans jamais poser d’actes concrets pour les réaliser. Cette idéation constante peut être…
Visualiser sa réussite : entre projection structurante et fuite de la réalité
Visualiser sa réussite est devenu un outil central dans de nombreuses approches de développement personnel. Il s’agirait d’imaginer son futur avec précision, de s’y projeter mentalement pour mieux le faire advenir. Mais cette pratique, en…
Lire ou s’absorber : le refuge discret de l’intériorité protégée
Lire, écouter de la musique, regarder fixement un objet ou simplement rêvasser... Ces moments d’absorption silencieuse sont souvent perçus comme des pauses, des instants suspendus hors de l’agitation. Mais ils ont aussi une fonction psychique…
Vivre dans un espace trop rempli : peur du vide ou besoin de présence ?
Certains intérieurs débordent. Objets sur les étagères, meubles rapprochés, bibelots accumulés, murs saturés. Rien ne manque, tout déborde. Pour l’observateur extérieur, cela peut sembler oppressant ou désordonné. Mais pour la personne qui y vit, cet…
Le coaching de transition : un rite moderne face à l’angoisse de la perte
Changer de poste, perdre un emploi, devenir parent, quitter une équipe, prendre une retraite anticipée… Autant de moments où l’identité vacille, où les repères cèdent. Face à ces passages de vie, de plus en plus…
Le trouble borderline : souffrance de séparation ou peur d’exister ?
Souvent caricaturé comme un trouble de l’instabilité émotionnelle, le trouble borderline désigne en réalité une faille plus profonde : celle…
Minimiser son mal-être : une défense contre la peur de ne pas être cru
Il n’est pas rare d’entendre des patients dire qu’ils ne vont « pas si mal », qu’il y a «…
Vouloir plaire à son psy : une stratégie pour être accepté ou aimé ?
Dans le cadre protégé de la thérapie, chacun·e cherche à déposer quelque chose de soi. Mais ce mouvement est parfois…
Évaluer pour aider ou pour classer ? Les ambiguïtés du diagnostic psychique
Dans le champ de la santé mentale, le diagnostic psychique est censé ouvrir vers une meilleure compréhension de la souffrance et orienter les soins. Pourtant, il suscite souvent de l’ambivalence, voire une méfiance. Certains y voient une reconnaissance salutaire de leur état intérieur, quand d’autres redoutent une mise en case, un étiquetage définitif. Le même mot peut être reçu comme une délivrance ou comme une assignation. Cette ambivalence touche aussi les soignants, partagés entre rigueur clinique et écoute subjective. Alors, que vient-on vraiment chercher quand on cherche à "évaluer" un mal psychique ? Un outil de soin ou un filtre de sélection Le diagnostic permet, dans l’idéal, de mettre en lumière des mécanismes, des conflits internes, et de proposer une…
Se sentir de trop : romans du surmoi écrasant
Il y a des personnages de fiction qui ne s’autorisent rien. Pas même à penser. Leur moindre désir se heurte à un mur invisible. Ils n’osent pas exister, prendre place, ni même déranger. Non pas parce qu’ils seraient socialement soumis, mais parce que quelque chose en eux leur interdit intérieurement…
Sortir de soi sans se perdre : équilibre psychique du comédien
Jouer un rôle, c’est toujours s’éloigner un peu de soi. Mais quand ce geste devient quotidien, professionnalisé, répété, la porosité entre soi et le personnage peut devenir un terrain glissant. Certains comédiens parlent d’une ouverture, d’un agrandissement intérieur. D’autres, au contraire, décrivent des moments de dérive, où la frontière entre…
La répétition au cinéma : rituel, compulsion ou élaboration ?
La répétition est l’un des procédés les plus puissants du cinéma. Répéter un plan, un geste, une scène ou une séquence narrative n’est jamais neutre. Derrière ce que le spectateur perçoit comme une insistance ou une boucle se cache souvent un travail inconscient : rituel apaisant, compulsion de répétition ou…
Le père absent : comment le vide paternel structure les récits
Le cinéma est peuplé de pères absents. Qu’ils soient morts, disparus, démissionnaires ou simplement émotionnellement inaccessibles, leur vide agit comme un moteur narratif puissant. Mais ce qui se joue dans ces récits dépasse la psychologie des personnages : le père absent incarne une faille symbolique. Son manque ne définit pas…





































