La crise d’identité, un passage obligé ?
Qui suis-je ? Où vais-je ? Que veux-je vraiment ? Ces questions, lorsqu’elles deviennent pressantes, marquent souvent l’entrée dans une crise d’identité. Ce moment de doute, parfois douloureux, fait partie intégrante du développement psychique et personnel. En psychologie, on ne le considère pas comme une faiblesse, mais comme un processus potentiellement fécond, un temps de remise en question qui peut ouvrir sur une meilleure connaissance de soi. Encore faut-il comprendre ce qui se joue dans cette période charnière. Une remise en question de soi-même La crise d’identité survient lorsque l’image que nous avons de nous-mêmes entre en conflit avec nos ressentis, nos expériences ou nos attentes. Elle peut émerger à…
Se construire entre plusieurs cultures : richesse ou déchirement ?
Grandir entre plusieurs cultures, c’est parler plusieurs langues, changer de codes selon les contextes, jongler entre des mondes parfois contradictoires.…
Pourquoi la perversion narcissique n’existe pas
Le terme de « pervers narcissique » a envahi les discours médiatiques, les livres de développement personnel et les réseaux…
Comment savoir ce qui est « vraiment moi » ?
On fait, on dit, on choisit — mais parfois, une question sourde persiste : est-ce vraiment ce que je veux…
Laisser l’autre respirer : gérer l’espace sans créer de distance
Quand la bonne gestion du lien passe par l’acceptation de l’altérité Dans le couple, le besoin d’être ensemble cohabite avec celui de préserver son propre espace. Mais accorder cette liberté à l’autre peut réveiller des peurs profondes : peur d’être abandonné, oublié ou de voir le lien se déliter. Savoir laisser l’autre respirer, c’est accepter qu’aimer ne signifie pas posséder, et que la proximité réelle passe par le respect de l’altérité. La confusion entre lien et contrôle Beaucoup confondent attention et surveillance, présence et emprise affective. Derrière l’envie de tout partager se cache parfois une angoisse de perdre l’autre dès qu’il s’éloigne un peu. Laisser de l’espace devient alors un défi, vécu comme une prise…
Quand le divorce réactive des blessures anciennes : l’inconscient à l’œuvre
Le divorce est souvent perçu comme la fin d’une histoire à deux, un événement douloureux mais circonscrit au présent. Pourtant, derrière la souffrance immédiate, se cache un phénomène bien plus profond : la réactivation de blessures anciennes que l'inconscient n’a jamais vraiment refermées. La séparation…
Applis de rencontre : entre fatigue psychique et lassitude
Trop de débuts, pas assez de durée ; quand le cycle répétitif épuise le désir. Il y a l’envie, puis la conversation, parfois l’enthousiasme d’un premier échange. Et puis soudain, un désintérêt. Une lassitude soudaine. Avant même la rencontre, le lien semble s’effondrer, vidé de…
Emménager seul(e)
Emménager seul : créer un espace pour soi, en soi Ce n’est pas seulement une question de surface habitable. Emménager seul, ou seule, c’est occuper un espace qui n’appartient qu’à soi. C’est parfois un choix, parfois une nécessité, parfois un passage obligé. Quelles que soient…
Le corps en mutation : gérer l’image corporelle pendant la grossesse
Quand le miroir reflète plus qu’un simple changement physique, il devient le témoin silencieux d'une transformation intérieure profonde. Accepter l'inattendu…
Noël : la fête qui rejoue l’inconscient familial
À l’approche de Noël, les vitrines se parent de lumières et les récits d’unité familiale s’intensifient. Pourtant, derrière l’apparente féerie,…
Quand les grands-parents deviennent les parents de substitution
Assumer une parentalité imprévue bouleverse autant l’enfant que celui ou celle qui endosse ce rôle par nécessité. Une parentalité tardive…
Grands-parents et transmission : que lègue-t-on vraiment ?
La mémoire familiale ne se limite pas aux objets et aux récits ; elle porte aussi l’empreinte invisible de l’inconscient transgénérationnel. La transmission visible : récits, gestes et traditions Les grands-parents sont souvent perçus comme les gardiens du passé. Ils transmettent des histoires, des habitudes, des recettes ou des objets chargés de mémoire. Lucie se souvient des après-midis passés avec sa grand-mère à confectionner le même gâteau que celle-ci tenait de sa propre mère. Ces gestes simples semblent relier les générations, créant une continuité rassurante. Mais derrière ces souvenirs tangibles, d'autres formes de transmission s'opèrent, plus subtiles et inconscientes. L’héritage invisible : les loyautés familiales inconscientes Au-delà des récits volontaires, les grands-parents transmettent aussi des injonctions silencieuses, des non-dits et…
Le populisme politique, miroir de l’inconscient ?
Souvent analysé à travers ses discours, ses figures ou ses stratégies électorales, le populisme révèle autre chose de plus enfoui : il capte, canalise et met en scène des affects profonds, issus…
Expliquer son métier : une clé pour exister socialement
À première vue, expliquer son métier semble anodin. Il s’agirait simplement de décrire ce que l’on fait, comment, et pourquoi. Pourtant, ce geste apparemment fonctionnel engage bien plus que de l’information. Dire…
À quoi sert la fête : Fonction sociale, symbolique, émotionnelle
Elle rassemble, elle défoule, elle suspend le temps. La fête n’a pas d’utilité apparente, et pourtant, chaque culture, chaque époque, chaque société y revient comme à une nécessité. Derrière les rires, la…
Zapping algorithmique : comment les plateformes déplacent notre attention
Sur les plateformes de streaming, de plus en plus d’utilisateurs ne regardent pas un programme, ils en survolent plusieurs. Suggestions infinies, extraits qui démarrent seuls, classements personnalisés : tout pousse à l’exploration…
Quand les liens d’amitié deviennent parentaux
Certaines amitiés prennent une tournure particulière : l’un semble guider, contenir, rassurer, pendant que l’autre demande, s’appuie, sollicite. Le lien devient alors asymétrique, presque éducatif, comme si une figure parentale venait s’y glisser silencieusement. Cette configuration n’est pas anodine. Elle peut rassurer, sécuriser, mais aussi révéler des évitements affectifs plus profonds, des peurs anciennes liées à la confrontation et à la réciprocité. Le besoin d’un cadre affectif dans l’amitié Dans un monde relationnel parfois flou, certains cherchent inconsciemment un ancrage fort dans leurs liens. Ils investissent alors une personne comme référente, soutien moral, cadre d’existence. Ce n’est pas une demande explicite, mais une attente muette : être guidé, apaisé, validé.…
Vivre seule : quand le lieu de vie devient prolongement du moi
Pour celles qui vivent seules, l’espace domestique devient bien plus qu’un simple lieu d’habitation. Il devient une extension silencieuse de…
Refuser les sorties spontanées : la défense contre l’imprévu
Il y a celles et ceux qui aiment improviser, saisir une invitation de dernière minute, répondre à l’élan du moment.…
Changer sans trahir : peut-on évoluer sans perdre ses amis ?
Il suffit parfois d’un déplacement discret, d’un choix de vie affirmé, d’une forme d’épanouissement inattendue pour qu’un lien amical autrefois…
Travailler sans se fondre : cultiver une forme d’altérité dans le groupe
Dans de nombreux environnements professionnels, on valorise l'intégration, l'esprit d'équipe, la capacité à s'ajuster. Il ne s'agit pas d'une injonction explicite, mais d’un climat diffus dans lequel l’homogénéité est perçue comme un gage de cohésion. Ceux qui ne se fondent pas dans le groupe, qui gardent une distance discrète, un rythme singulier, un ton plus réservé, sont souvent perçus comme à part. Pourtant, cette altérité peut enrichir profondément la vie d’équipe, si elle n’est pas interprétée comme une résistance ou un désintérêt, mais comme une autre manière d’habiter le lien professionnel. L’ajustement permanent comme effacement Dans les groupes très soudés, la tendance naturelle est à l’imitation douce. On adopte les codes, les manières de parler,…
Choisir la solitude du travail pour éviter l’exposition
Travailler seul n’est pas toujours un choix pleinement conscient. Pour certaines personnes, cette solitude professionnelle se présente comme une évidence, une manière de préserver leur liberté, leur tranquillité, leur efficacité. Mais derrière ce mode de fonctionnement apparemment maîtrisé se cache parfois une stratégie de retrait…
Réunions insupportables : ce que le collectif réveille en nous
Beaucoup déclarent « ne pas aimer les réunions ». Trop longues, peu efficaces, envahies de paroles inutiles. Mais pour certaines personnes, ce rejet est plus radical, presque physique. Derrière le prétexte de l’inefficacité se cache parfois une difficulté bien plus profonde : celle de supporter la…
Devenir indépendant pour ne plus dépendre : autonomie ou peur du lien ?
Travailler en indépendant est souvent perçu comme un choix de liberté. Plus de hiérarchie, plus de compte à rendre, plus de contraintes collectives. Pourtant, pour certains, ce choix ne répond pas tant à un désir d’autonomie qu’à une stratégie d’évitement plus profonde. Ce qui se…
L’examen clinique : quand se faire toucher demande de s’abandonner
L’examen médical est souvent perçu comme un acte technique, routinier. Palper, ausculter, observer, mesurer. Pourtant, ce moment soulève parfois une gêne diffuse, une crispation, voire une résistance. Se laisser toucher, même dans un cadre professionnel,…
Les souvenirs gustatifs comme ressource émotionnelle
Il suffit parfois d’une bouchée pour que le passé resurgisse. Le goût d’un gâteau à la fleur d’oranger, d’un plat mijoté, d’un pain encore chaud peut réveiller, en un instant, une scène ancienne, un visage…
Quand la nourriture envahit nos pensées : une obsession défensive
Certaines personnes passent leurs journées à anticiper leurs repas. Elles planifient, comparent, imaginent, consultent des recettes, pensent au dîner dès la fin du petit-déjeuner. La nourriture occupe une place mentale disproportionnée, sans qu’il s’agisse forcément…
Ce corps qui parle avant nous : symptômes, tensions et vérité silencieuse
Avant même que la conscience formule un malaise, le corps a souvent déjà commencé à parler. Par une douleur persistante, une tension inexplicable, une fatigue inhabituelle, il donne forme à ce que le psychisme ne…
Chercher un psy “qui nous ressemble” : réassurance ou évitement ?
Dans la phase de recherche d’un thérapeute, il n’est pas rare d’entendre cette phrase : « Je cherche quelqu’un à…
La dépression sans tristesse : quand le vide remplace la douleur
On associe spontanément la dépression à la tristesse, aux larmes, à une douleur perceptible. Pourtant, de nombreuses personnes en souffrance…
Envie de s’isoler sans comprendre pourquoi
Il arrive que le besoin de solitude s’impose sans prévenir. Pas à cause d’un conflit, ni d’une surcharge extérieure, mais…
Attendre du psy qu’il répare tout : un fantasme de toute-puissance ?
Certaines personnes arrivent en thérapie avec une attente forte, intense, souvent implicite : que le psy les répare. Non pas qu’il accompagne ou éclaire, mais qu’il agisse, qu’il soigne, qu’il redresse ce qui a été brisé. Derrière cette attente, il y a souvent un fantasme ancien de toute-puissance extérieure, projetée sur le thérapeute comme dernier recours. Ce n’est pas une erreur, ni une faiblesse : c’est un appel issu de l’enfance, une forme d’espoir intransigeant que le cadre thérapeutique permet justement de déconstruire en douceur. Une projection sur le psy sauveur Quand la souffrance est trop grande ou trop ancienne, l’idée de devoir encore agir, parler, penser peut sembler insupportable. Le thérapeute est alors investi d’un rôle démesuré, celui d’un…
Se reconnaître sans le vouloir : l’identification involontaire en lecture
Il arrive que nous nous sentions touchés par un passage de livre qui, a priori, ne nous concerne en rien. Une scène banale, un personnage éloigné de nous ou une situation que nous pensions étrangère nous bouleverse subitement. Ce phénomène d’identification involontaire est fréquent et souvent déroutant. Pourquoi certains textes…
Au théâtre, quand le corps entre en scène avant le texte
Il est des instants où le théâtre commence avant même que quoi que ce soit ne soit dit. L’acteur entre, et déjà quelque chose est là. Une vibration, un poids, une tension. Ce n’est pas encore un rôle, ce n’est pas encore une adresse, mais le corps a déjà imposé…
La mémoire des figures parentales dans le récit littéraire
Dans les récits d’enfance, les figures parentales occupent une place centrale, mais toujours instable. Elles apparaissent tour à tour idéalisées, déformées, accusées, parfois effacées. Ce que la littérature nous donne à lire n’est jamais la "vérité" d’un parent, mais sa trace dans l’appareil psychique de l’auteur. Le récit devient alors…
Personnages au théâtre : la construction identitaire en mille-feuilles
Certains comédiens évoquent des rôles qui les ont “marqués”, d’autres parlent de figures qu’ils “portent encore en eux”. À force d’enfiler des personnages, quelque chose s’accumule, se modifie, se déplace dans la manière de se percevoir soi-même. Loin d’être une série d’expériences indépendantes, le jeu théâtral répété agit comme une…





































