Le modèle génétique de la personnalité
Notre personnalité est-elle prédéterminée dès la naissance ? Existe-t-il un « tempérament de base » que le monde ne fait qu’ajuster ? Si la biologie joue un rôle, la psychanalyse met l’accent sur un autre type de genèse : une genèse psychique, progressive, traversée par des étapes, des conflits et des inscriptions dans le lien à l’autre. Le modèle génétique de la personnalité, en psychanalyse, ne fait pas référence aux gènes biologiques, mais à l’histoire du sujet, à la construction progressive du moi au fil des stades du développement, des désirs et des conflits inconscients. Une personnalité façonnée par des étapes fondatrices Dans le modèle freudien, la personnalité ne se…
Pulsion de vie, pulsion sexuelle : une même énergie en mouvement
La pulsion sexuelle est souvent abordée sous l’angle du désir charnel, de l’attirance ou du rapport à l’autre. Mais en…
À quoi sert la colère ? Une émotion à écouter
Souvent décriée, la colère est pourtant une émotion essentielle. Loin d’être simplement un débordement incontrôlable, elle joue un rôle précieux…
L’hypersensibilité : une écoute fine du monde
Larmes faciles, réactivité émotionnelle intense, épuisement face aux ambiances… L’hypersensibilité, souvent évoquée en psychologie contemporaine, trouve aussi un écho profond…
La peur d’aimer de nouveau : le divorce comme barrière invisible
Après un divorce, l’idée d’aimer à nouveau devrait être synonyme d’espoir et de renouveau. Pourtant, pour beaucoup, une crainte diffuse s’installe, rendant toute nouvelle relation suspecte ou menaçante. Ce n’est pas tant l’amour qui effraie que ce qu’il réactive : l’angoisse de revivre la douleur de la séparation. Le divorce laisse derrière lui une barrière invisible, construite moins par le souvenir conscient que par des mécanismes de protection inconscients. Le traumatisme du lien brisé : quand l’inconscient s’enferme dans la prudence La rupture conjugale agit comme une blessure affective profonde, même lorsque la séparation est voulue. L’inconscient, marqué par cette expérience, érige des défenses pour éviter toute répétition de la douleur. Ces barrières se manifestent…
Et si je tombais amoureux·se d’un·e ami·e ?
Quand la frontière entre attachement et désir devient floue. Il arrive qu’un lien d’amitié, parfois ancien, parfois récent, glisse doucement vers autre chose. Une tendresse différente, un trouble inattendu, une présence qui devient indispensable. Mais ce déplacement ne va pas toujours de soi, et peut…
En couple, prendre plaisir dans les obligations du quotidien
Le quotidien est souvent perçu comme un enchaînement de tâches à accomplir, une succession d’obligations nécessaires mais dépourvues de saveur. Pourtant, certains couples parviennent à transformer ces moments contraints en instants de complicité ou de satisfaction discrète. Et si le problème ne venait pas des…
Se réjouir pour les autres… sans s’oublier soi
Il est parfois plus facile d’être compatissant que joyeux pour les autres, surtout quand on traverse soi-même une période de manque. Une amie annonce qu’elle emménage avec son compagnon, un collègue se marie, un proche devient parent. Ce sont des moments heureux, mais qui réveillent…
Le gribouillage : désordre apparent ou mise en forme d’un chaos intérieur ?
Souvent perçu comme une activité sans importance, le gribouillage chez l’enfant est pourtant loin d’être anodin. Avant même de savoir…
Quand le désir d’enfant masque d’autres manques
Le désir d’enfant est souvent perçu comme une évidence naturelle, l’expression d’un élan de vie. Pourtant, il arrive que ce…
Les silences de l’adolescent : faut-il s’inquiéter ou respecter son retrait ?
L’adolescent qui se ferme, fuit le dialogue ou répond par des monosyllabes déstabilise souvent son entourage. Ce silence, perçu comme…
L’effet de groupe : quand l’ado agit différemment sous le regard des autres
Un adolescent calme et réfléchi peut soudain adopter des comportements inattendus dès qu’il ou elle se trouve en groupe : prise de risques, provocations, attitudes contraires à ses habitudes. Ce phénomène, connu sous le nom d'effet de groupe, n'est pas une simple influence passagère. Il révèle la puissance du regard des pairs sur la construction identitaire. À l’adolescence, agir sous le regard des autres, c’est chercher à exister, à être reconnu·e, quitte à s’éloigner momentanément de ses propres repères. Le groupe comme amplificateur des comportements En présence de ses pairs, l’adolescent se sent porté·e par une dynamique collective qui atténue le poids des interdits intérieurs. Ce que l'on n’oserait pas faire seul·e devient possible, voire valorisé, en groupe. Cette dilution…
Faut-il encore lire la presse papier ? Un usage devenu acte de résistance
À l’heure des écrans omniprésents, des alertes permanentes et des flux ininterrompus, la lecture de la presse papier apparaît presque comme un geste archaïque. Et pourtant, de plus en plus de lecteurs…
Publier pour ne pas ressentir : les réseaux comme anesthésie affective
Partager, poster, réagir. À chaque émotion, un contenu. À chaque vide, un flux. Les réseaux sociaux sont devenus un réflexe quasi automatique pour de nombreux·ses utilisateur·ices, un geste aussi banal qu’indispensable, qui…
Faut-il démythifier le général De Gaulle ?
Il est sans doute le personnage politique le plus unanimement sacralisé de l’histoire française contemporaine. Général, résistant, fondateur d’une République, père de la nation : Charles de Gaulle semble figé dans une…
L’identité sociale comme armure : entre protection et enfermement
Nous avons tou·te·s appris à répondre à la question « Tu fais quoi dans la vie ? » par une fonction, un statut ou une place. Derrière cette réponse se cache bien…
Pourquoi certain(e)s deviennent “grands frères” ou “grandes sœurs” ?
Certaines figures sociales se détachent dans les groupes amicaux ou professionnels. Ce sont les personnes vers qui on se tourne naturellement, celles qui écoutent, qui conseillent, qui rassurent, comme un repère affectif stable, toujours prêt à soutenir. Mais derrière cette fonction valorisante peut se cacher une construction plus ancienne, liée à un besoin profond d’exister à travers le soin apporté aux autres. L’enfant réparateur devenu adulte pilier Derrière le “grand frère” ou la “grande sœur” de tout le monde se cache souvent un enfant qui a dû, trop tôt, prendre soin. Il ou elle a appris à lire les besoins des autres avant même de comprendre les siens. Ce sont…
Changer sans trahir : peut-on évoluer sans perdre ses amis ?
Il suffit parfois d’un déplacement discret, d’un choix de vie affirmé, d’une forme d’épanouissement inattendue pour qu’un lien amical autrefois…
Se sentir en décalage dans son groupe d’âge : mythe personnel ou blessure ?
Certaines personnes, dès l’enfance ou l’adolescence, ressentent une distance avec celles et ceux de leur âge. Elles se disent plus…
Pourquoi on n’arrive pas à dire qu’on souffre à certains amis ?
Certaines amitiés sont fluides, accueillantes, traversées de confidences. D’autres, pourtant proches, semblent buter sur un mur invisible dès qu’il s’agit…
Dans les entreprises, les conséquences du positivisme obligatoire
Dans certaines entreprises, la convivialité, l’humour et l’enthousiasme semblent faire partie intégrante de l’identité collective. L’ambiance est “cool”, les échanges détendus, les difficultés relativisées. On valorise l’optimisme, la capacité à “prendre les choses avec recul”, à “garder le sourire”. Ce climat peut sembler protecteur, apaisant, voire moderne. Mais il devient problématique lorsqu’il impose, de façon implicite, de ne jamais aborder ce qui pèse, ce qui blesse ou ce qui dérange. Ce n’est plus une ambiance chaleureuse : c’est un registre émotionnel normé, dans lequel les affects lourds n’ont pas droit de cité. Une adaptation forcée à une tonalité unique Dans ces environnements, toute personne qui tente d’exprimer un malaise, une fatigue ou une inquiétude prend…
Rester dans une position intermédiaire : confort sécure ou peur de trancher ?
Certaines personnes semblent faites pour occuper des postes d’interface. Ni tout à fait en haut, ni vraiment à la base, elles assurent la jonction entre les étages d’une organisation. Cette position intermédiaire est souvent perçue comme stratégique : assez proche du terrain pour rester connectée,…
Supporter un manager toxique : qu’est-ce que cela dit de notre histoire ?
Certain·es salarié·es supportent pendant des mois, voire des années, des comportements de dénigrement, de pression ou de manipulation de la part de leur hiérarchie. Bien que la souffrance soit réelle, ils ne partent pas. Ils minimisent, justifient, rationalisent. On pourrait croire à un simple manque…
Ne pas savoir où est sa place au travail : indécision ou conflit identitaire ?
Certaines personnes errent d’un poste à l’autre, passent d’un service à un autre, sans jamais se sentir pleinement à leur place. Elles doutent de leur légitimité, hésitent à s’affirmer, se décrivent comme “trop ceci, pas assez cela” selon les interlocuteurs. Cette instabilité apparente est souvent…
Corps exposé : quand le soin révèle une histoire silencieuse
Se rendre dans un spa ou recevoir un soin corporel suppose de se dévêtir, de s’abandonner, de se montrer sans défense. Pour certain·es, ce geste simple est une évidence. Pour d’autres, il réveille une gêne…
Revenir à soi après le tumulte : les micro-rituels de recentrage
Dans le flot des sollicitations, des notifications, des exigences et des imprévus, il devient de plus en plus difficile de sentir où l’on en est, de s’entendre penser, de rester habité par ce qu’on vit.…
Vivre à contretemps : ce que révèle un rythme intérieur décalé
Certaines personnes ont toujours l’impression de ne pas être "dans le bon tempo". Elles se sentent lentes quand tout va trop vite, ou précipitées quand les autres prennent leur temps. Ce décalage n’est pas simplement…
Pourquoi a-t-on si peur de changer d’avis ?
Dans l’imaginaire collectif, changer d’avis est souvent perçu comme une marque d’hésitation, voire d’incohérence. On valorise la constance, la fidélité à ses choix, la solidité de ses positions. Pourtant, l’évolution intérieure passe par des renoncements,…
Se sentir spécial pour son psy : que dit cette attente de reconnaissance ?
Dans le silence feutré du cabinet, quelque chose se noue parfois sans être dit. Le regard, l’attention, la régularité des…
Quand on ne se sent pas compris : faut-il changer de psy ou rester ?
Il arrive, parfois dès les premières séances, que l’on ressente une gêne face à son psy. Un sentiment diffus de…
Se réveiller fatigué : quand l’inconscient travaille la nuit
Il y a des matins où le corps se lève mais où l’âme reste couchée. Aucune dette de sommeil objective,…
La compulsion de répétition : pourquoi revient-on toujours au même point ?
La vie semble parfois tourner en boucle, comme si certaines douleurs se rejouaient sans fin malgré les efforts pour s’en éloigner. Ruptures qui se ressemblent, conflits récurrents, échecs à répétition : tout se passe comme si une force obscure nous ramenait sans cesse à un même scénario. Cette impression d’immobilité n’est pas due à un hasard malheureux, mais à un mécanisme inconscient nommé compulsion de répétition. Sigmund Freud fut l’un des premiers à décrire cette tendance à revivre, sous d’autres formes, un traumatisme ancien non symbolisé. Le psychisme, prisonnier d’un souvenir non élaboré, tente désespérément de le maîtriser… en le rejouant. Ce qui se répète, c’est souvent ce qui n’a jamais été vraiment vécu psychiquement. L’illusion du choix face à…
Flou, tremblement, lumière instable : quand l’image vacille comme le Moi
Parmi les choix esthétiques les plus troublants du cinéma, le flou, le tremblement de l’image ou la lumière instable ont une portée bien plus profonde qu’un simple effet de style. Lorsqu’un film fait vaciller l’image, il nous met en contact avec une instabilité qui déborde la seule perception visuelle :…
La folie comme dévoilement du réel : quand l’aliéné voit plus clair que les autres
Il y a des fous qui crient, qui gesticulent, qui rient trop fort. Et puis il y a ceux qui voient. Sur scène, la figure du fou ne se limite pas à l’excès ou à la bizarrerie : elle porte une lucidité que les autres ne peuvent pas entendre. Loin…
Être là tout entier : les comédiens habités par leur verticalité
Sur scène, tous les corps sont debout. Mais certains sont véritablement présents. Leur posture ne se résume pas à un simple maintien : elle est tension, densité, ancrage. La verticalité devient alors une ligne de force, un axe de présence où se joue bien plus que l’équilibre physique. Le spectateur…
Art : La résistance émotionnelle face à l’œuvre
L'art, bien qu'il soit souvent perçu comme une source d'évasion ou de plaisir, peut aussi susciter des résistances profondes et inconscientes. Face à certaines œuvres, nous ressentons une sorte de blocage émotionnel, une incapacité à accepter ou à intégrer ce que l'art nous propose. Ces résistances, parfois difficiles à expliquer,…





































