L’angoisse de perdre le contrôle : d’où vient-elle vraiment ?
Palpitations, vertiges, peur de « devenir fou », de faire une crise en public ou d’exploser intérieurement… Certaines angoisses s’accompagnent de la terreur de perdre le contrôle. De ne plus se maîtriser, de dire ou faire quelque chose d’irrémédiable, de ne plus être « soi ». Ce type d’angoisse est courant, mais il est souvent mal compris. Car derrière la peur apparente, il y a un enjeu plus profond : celui du rapport à soi, au corps, et au désir. Une illusion de maîtrise héritée Dans de nombreuses histoires personnelles, la maîtrise de soi a été valorisée très tôt : être calme, raisonnable, adaptable, ne pas déranger. Cette injonction peut…
Le besoin de contrôle : une dépendance méconnue
Organiser, anticiper, vérifier, maîtriser. Cela peut paraître anodin, voire responsable. Mais pour certaines personnes, ce besoin de tout gérer ne…
Transmettre ses valeurs sans les imposer : un équilibre subtil
Transmettre ses valeurs, c’est souvent un geste d’amour. C’est vouloir transmettre ce qui nous paraît juste, ce qui nous a…
Faire la paix avec son passé, construire un avenir habité
Il y a des histoires qui nous pèsent, des blessures qui reviennent, des souvenirs qui s’imposent malgré nous. Le passé…
Sortir pour rencontrer, ou pour ne pas rester seul·e ?
Quand la recherche de lien masque une fuite du vide ou de l’ennui existentiel. On dit que l’on sort pour se changer les idées, pour rencontrer, pour créer du lien. Mais parfois, derrière cette motivation affichée, se cache un besoin plus profond, plus flou, parfois inconfortable : celui de ne pas rester seul·e face à soi-même. La sortie devient alors un mouvement qui ne dit pas tout à fait son nom. L’agitation comme réponse au vide Multiplier les événements, les apéros, les dîners ou les vernissages peut être une manière de meubler un espace intérieur que l’on ne sait pas encore habiter. Ce n’est pas tant le désir de lien qui pousse dehors, mais la…
Pourquoi trompe-t-on vraiment ?
Entre manque, désir d’ailleurs et quête inconsciente de rupture L’infidélité est souvent expliquée par des raisons simples : lassitude, tentation, opportunité. Pourtant, derrière le geste, se cachent des mécanismes bien plus complexes. Tromper n’est pas toujours une affaire de plaisir ou d’insatisfaction immédiate, mais l’expression…
Ce que je cherchais dans le lien et que je peux me donner moi-même
On entre souvent dans la relation avec des désirs clairs, mais aussi avec des manques silencieux. Être aimé·e, écouté·e, reconnu·e, contenu·e : autant de besoins qui, lorsqu’ils ne sont pas pleinement conscients, peuvent devenir des attentes inconscientes projetées sur l’autre. Le couple devient alors un…
Conflits liés à l’argent : une source de tensions dans le couple
Une analyse des dynamiques émotionnelles et inconscientes liées à l'argent L’argent est une source fréquente de conflits dans les couples, souvent liée à des émotions profondes et à des besoins non exprimés. Bien plus qu’un simple moyen de transaction, l’argent est un puissant révélateur des…
Paroles parentales : l’impact inconscient de nos mots sur l’enfant
Au quotidien, bien des paroles parentales semblent anodines, échappant parfois à la vigilance de l’adulte. Pourtant, ces mots dits sans…
L’avortement comme expérience de perte : un deuil à élaborer
Souvent réduit à un acte médical ou à un choix rationnel, l’avortement laisse pourtant derrière lui une trace psychique que…
Quand l’enfant devient le réceptacle des conflits parentaux
Lorsqu'un désaccord éclate entre adultes, on pense souvent que tant que l’enfant n’est pas directement impliqué, il reste à l’écart.…
Genèse de la vie psychique, naissance du psyche
La vie psychique ne surgit pas d’elle-même, comme un simple prolongement biologique. Elle se construit lentement, à partir de l’expérience sensible, du lien à l’autre et de l’épreuve du manque. C’est dans l’entrechoc du corps, des émotions et de la présence de l’entourage que le psyché naît, bien avant l’accès au langage ou à la conscience de soi. Comprendre cette genèse, c’est saisir comment chaque être humain passe du chaos sensoriel à une organisation intérieure capable de penser, sentir et rêver. Le bébé, être de sensations avant d’être sujet À la naissance, l’enfant ne dispose pas encore d’un psyché structuré ; il est traversé par des sensations brutes, des éprouvés corporels sans contour. La faim, la douleur, le plaisir ou…
Le rôle des médias dans la montée du populisme
La montée en puissance des figures populistes n’est pas uniquement liée aux fractures sociales ou à la défiance envers les institutions. Elle s’ancre aussi dans un écosystème médiatique qui, volontairement ou non,…
L’esthétique du populisme : gestes, voix et postures de l’homme providentiel
Si le populisme séduit, ce n’est pas seulement par ce qu’il dit, mais par la manière dont il le dit, dont il l’incarne, dont il se donne à voir et à entendre.…
Le populisme comme symptôme d’une démocratie en souffrance
Le mot fait peur ou galvanise, selon l’angle depuis lequel on le prononce. Mais au-delà du débat idéologique, le populisme agit souvent comme un révélateur : celui d’un dérèglement démocratique plus profond…
Zapping algorithmique : comment les plateformes déplacent notre attention
Sur les plateformes de streaming, de plus en plus d’utilisateurs ne regardent pas un programme, ils en survolent plusieurs. Suggestions infinies, extraits qui démarrent seuls, classements personnalisés : tout pousse à l’exploration…
S’oublier dans la solitude : quand l’image de soi s’efface faute de lien
On pense souvent que la solitude permet de se retrouver. Mais lorsque celle-ci se prolonge au point de devenir l’unique toile de fond du quotidien, elle n’amène plus au soi, elle en éloigne. À force d’être seul, certains finissent par ne plus se sentir exister. Ce n’est pas seulement un manque de stimulation, c’est une forme d’effacement intérieur, discret mais profond. Le lien à l’autre ne sert pas qu’à partager, il permet aussi de se rappeler à soi-même. Quand il disparaît trop longtemps, c’est toute l’image de soi qui vacille. La solitude comme perte de contour psychique Dans une vie marquée par l’absence de relations significatives, quelque chose s’éteint lentement.…
Peut-on grandir ensemble dans une amitié ?
Certaines amitiés traversent les années avec une fluidité admirable, comme si les évolutions de chacun n’entamaient jamais le lien. D’autres,…
L’ami d’enfance est-il un refuge ou une illusion ?
Il ou elle nous connaît depuis toujours. L’ami d’enfance semble incarner une fidélité absolue, un lien antérieur à nos métamorphoses,…
Liens entre générations : quand la différence d’âge apaise les conflits
Certaines amitiés naissent spontanément entre des personnes d’âges très différents. Ce qui pourrait sembler improbable ou déséquilibré est parfois vécu…
Ne jamais s’opposer à son chef : une peur de perdre l’amour du dominant ?
Certaines personnes ne contestent jamais leur supérieur. Elles acquiescent, s’adaptent, cherchent à comprendre, même lorsque les décisions semblent discutables. Cette attitude peut être interprétée comme une preuve de loyauté, de souplesse, voire d’intelligence relationnelle. Mais chez d’autres, elle trahit une peur plus profonde : celle de perdre une place privilégiée dans le regard du chef, d’être exclue du lien, abandonnée ou invisibilisée si un désaccord venait à troubler l’équilibre. L’adhésion devient alors une stratégie affective d’attachement, bien plus qu’un choix professionnel. Une soumission affective déguisée Dans ces cas, le chef ne représente pas seulement une autorité fonctionnelle, mais une figure d’étayage narcissique, dont la reconnaissance est vitale. Le moindre signe de distance est perçu comme…
Travailler dans l’urgence : adrénaline ou angoisse du vide ?
Certaines personnes ne fonctionnent qu’en état d’urgence. Elles ont besoin de la pression, du compte à rebours, de la contrainte de dernière minute pour se mettre en mouvement. Cette manière de vivre le travail, souvent valorisée pour son efficacité apparente, cache parfois un mécanisme plus…
Faire semblant d’aller bien : la pression sourde de la positivité au travail
Être souriant, enthousiaste, toujours disponible : dans de nombreuses organisations, l’attitude positive est devenue un impératif implicite. Officiellement valorisée comme un signe de professionnalisme et d’engagement, elle devient, à force, une injonction silencieuse. Derrière les rires polis et les échanges cordiaux, se cache parfois une…
Se former en permanence : que cache ce besoin d’apprentissage incessant ?
Certains s’inscrivent à une formation non pas pour apprendre un métier ou progresser professionnellement, mais pour ne pas se sentir vides. Dans ces cas-là, le geste de se former ne répond pas à un objectif défini mais à un besoin plus diffus : celui d’exister intérieurement,…
Les potentiels bienfaits de la méditation pour le psychisme
On vante souvent les effets de la méditation sur le stress, le sommeil ou la concentration. Mais ses apports psychiques profonds sont moins immédiatement visibles. En s'inscrivant dans une régularité douce, la méditation peut transformer…
Se délester dans l’eau : symbolique de purification ou besoin d’effacement ?
Certaines personnes ressortent d’un bain thermal avec un sentiment de légèreté presque irréel, comme si un poids invisible s’était dissipé. L’eau n’a pas effacé les soucis, ni résolu les blessures. Mais elle a permis un…
L’angoisse de terminer : pourquoi certains projets ne s’achèvent jamais ?
Certaines personnes accumulent des débuts prometteurs : pages esquissées, tableaux entamés, mélodies inachevées. Le désir de créer est bien là, l’élan aussi, mais la fin ne vient jamais. Le projet reste suspendu, ajourné, ou systématiquement…
Changer d’environnement sans s’apaiser : quand le malaise vient de l’intérieur
Déménager souvent, changer de travail, de région, de cercle social. Rechercher ailleurs ce qu’on ne parvient pas à trouver ici. Pour certaines personnes, le déplacement devient une manière de vivre, une stratégie de survie face…
Un poids sans nom : quand le corps sent avant que la tête comprenne
Il arrive que le corps prenne la parole avant la conscience. On se sent lourd, contracté, ralenti. Un poids flou…
Pourquoi il est si difficile de choisir un psy
Il existe aujourd’hui une multitude d’approches thérapeutiques, de profils, de formats. Et pourtant, au moment de choisir un psy, nombreux…
Chercher un guide sans le dire : quand le besoin de direction reste inavoué
Certaines personnes arrivent en thérapie avec une posture d’indépendance affichée, une volonté de « réfléchir », d’« explorer ». Pourtant,…
Un changement de rythme, et le malaise émerge
Il y a des moments où tout semble enfin ralentir. On les attend, parfois on les planifie : des vacances, une pause professionnelle, un passage à la retraite. Le rythme s’apaise, les sollicitations diminuent, l’espace se libère. Mais ce que l’on croyait être du repos peut faire remonter un malaise enfoui. Car derrière l’arrêt, quelque chose commence à parler. Quand le vide révèle ce qui était tenu à distance Tant que le quotidien impose son tempo, il est possible de ne pas trop s’écouter. Les contraintes, les horaires, les urgences maintiennent à flot. Mais dès que le rythme s’interrompt, l’équilibre peut vaciller. Le calme tant espéré devient parfois inquiétant, presque oppressant. Ce n’est pas le vide en soi qui gêne,…
Les formes géométriques et l’inconscient : Ce qu’elles disent de nous
Les formes géométriques simples, telles que les cercles, carrés et triangles, sont omniprésentes dans l’art, l’architecture et même dans la nature. Ces formes, souvent perçues comme des éléments visuels neutres, portent en elles des significations profondes et symboliques, influençant notre perception et notre inconscient. Qu’elles évoquent l’ordre, l’équilibre ou la…
Le plaisir d’avoir peur : ce que les films d’horreur réveillent en nous
Pourquoi allons-nous volontairement voir des films d’horreur, alors qu’ils nous font éprouver des affects que nous évitons dans la vie quotidienne ? Pourquoi ce plaisir paradoxal à se laisser envahir par l’angoisse, le dégoût ou la sidération ? L’expérience du spectateur face à l’horreur est profondément ambivalente : elle mêle…
Ce que la radicalité politique provoque en nous
Certains spectacles ne cherchent pas à séduire, mais à réveiller. Leur esthétique est frontale, leur propos engagé, parfois agressif. Face à cette radicalité politique, le spectateur se trouve sommé de réagir, dans une position inconfortable : ni simple observateur, ni acteur direct. Ce type de théâtre ne vise pas la…
L’immersion dans les jeux vidéo comme mise en scène de soi
Ce n’est pas uniquement pour jouer que l’on s’immerge dans un jeu. Dans certains cas, ce n’est même plus pour progresser, réussir ou gagner. C’est pour être dans un monde où quelque chose de soi peut enfin se dire. L’univers vidéoludique devient alors un espace de projection sensible, presque un…





































