Se remplir pour ne pas sentir le vide
On croit avoir faim, envie, besoin. On ouvre le frigo sans savoir pourquoi, on se perd sur les réseaux sans rien chercher, on enchaîne les tâches, les épisodes, les messages. Ce trop-plein n’est pas un plaisir, mais une tentative. Celle de contenir, apaiser, ou anesthésier un malaise plus profond. Ce que l’on remplit n’est pas l’estomac ou l’agenda, mais un vide intérieur plus ancien, plus diffus. Le vide comme trace de l’absence Ce vide que l’on fuit n’est pas un simple moment de creux. Il est souvent porteur d’une mémoire : celle d’un manque ancien, d’une carence précoce, d’un lien incertain. Il active un ressenti difficile à nommer, mais puissamment agissant.…
Pourquoi la colère est utile
Parmi les questions fréquemment posées aux ‘psy’, celles concernant la colère sont récurrentes : « Est-ce mal d’exprimer sa colère…
Vivre avec une anxiété qui ne se voit pas
Il y a des angoisses qui ne s’expriment pas en cris, mais en tensions silencieuses. Elles n’interrompent pas la vie…
Comprendre les crises d’angoisse : ce que le corps tente d’exprimer
Palpitations, oppression, vertiges, sueurs, sensation de mort imminente ou de perdre le contrôle : la crise d’angoisse surgit, souvent sans…
Faut-il rester en bons termes après une séparation ?
Lorsqu'un couple se sépare, la question du maintien d’une relation amicale ou cordiale émerge souvent. Beaucoup considèrent qu’une séparation saine implique de rester ami·e, en preuve d'une maturité affective et d'un respect mutuel. Cependant, cette idée mérite d’être interrogée. Rester en bons termes ne garantit pas une véritable maturité émotionnelle ; au contraire, cela peut parfois masquer des blessures non guéries et maintenir des liens qui empêchent une réelle évolution personnelle. En ce sens, il devient essentiel de comprendre quand ce désir de maintenir un lien après la séparation est une véritable volonté de bienveillance et quand il se transforme en un attachement dysfonctionnel, fondé sur la peur ou l’habitude. La maturité affective : accepter…
Peut-on aimer sans vouloir vivre ensemble ?
Dans l’imaginaire collectif, aimer rime avec partager un toit, un quotidien, une adresse. La cohabitation est souvent perçue comme une preuve d’engagement, une étape naturelle vers la stabilité. Pourtant, certaines personnes, même profondément amoureuses, ne ressentent pas le désir ou le besoin de vivre avec…
L’amitié amoureuse : lien trouble ou nouvelle forme de relation ?
Ni tout à fait amis, ni vraiment amants… certains liens défient les catégories. On parle d’"amitié amoureuse" pour désigner ces relations intimes, affectueuses, parfois ambivalentes, où l’on s’aime sans forcément se désirer, ou l’on se désire sans s’engager pleinement. Ces liens, souvent flous, échappent aux…
Repartir sans se perdre : reconstruire son identité après une séparation
Quand le couple définissait trop l’image de soi La séparation ne met pas seulement fin à une relation ; elle oblige à redéfinir qui l'on est en dehors du cadre du couple. Lorsque l’identité s’est construite autour du « nous », il devient difficile de…
L’horloge biologique : réalité corporelle ou pression psychique ?
À l’approche de certains âges symboliques, le tic-tac de l’horloge biologique semble résonner plus fort, surtout lorsqu’il s’agit du désir…
Le couple face à la naissance : déséquilibres affectifs et tensions
L’arrivée d’un enfant est souvent présentée comme un moment de bonheur partagé. Pourtant, la naissance agit comme un véritable séisme…
Le bouc émissaire familial : pourquoi certain·e·s portent les tensions du groupe ?
Dans chaque famille, un équilibre plus ou moins conscient se construit pour faire face aux tensions inévitables de la vie…
Monoparentalité et culpabilité : le sentiment de ne jamais en faire assez
Être parent solo, c’est souvent porter bien plus que la charge éducative. C’est aussi vivre avec un sentiment latent de ne jamais être à la hauteur, d’en faire trop peu ou pas assez bien. Cette culpabilité, silencieuse mais pesante, ne naît pas uniquement des contraintes matérielles. Elle plonge ses racines dans des mécanismes psychiques profonds, nourris par l’absence de relais, les attentes sociales irréalistes et l’idéal inconscient d’un parent "parfait", censé compenser toutes les absences. L'idéal impossible du parent irréprochable Dans la monoparentalité, beaucoup cherchent à compenser l'absence de l'autre en se rapprochant d’un idéal de perfection. Cette quête mène inévitablement à la frustration et à la culpabilité, comme cette mère qui s’en veut de ne pas pouvoir offrir à…
Le pouvoir des silences à la radio : dire sans tout expliquer
À l’heure où les médias visuels saturent l’attention par l’image et le bruit, la radio, et plus encore le podcast, réhabilitent un autre régime de discours. Dans cet espace sonore, les silences…
Respect et altérité : peut-on vraiment accepter ce qui nous dérange ?
Il est facile de respecter ce qui nous ressemble. Ce qui est familier, proche, compréhensible. Mais le respect devient véritablement une épreuve lorsqu’il s’adresse à ce qui nous déstabilise, nous choque, nous…
Apprendre pour plaire : quand la réussite devient recherche d’amour
Obtenir de bonnes notes, accumuler les félicitations, remplir les cases. Pour beaucoup d’élèves, l’investissement scolaire dépasse la simple envie d’apprendre. Derrière la motivation apparente se cache parfois une dynamique plus profonde :…
Parler pour exister : la parole comme capital sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux ont profondément redéfini le statut de la parole. Ce qui relevait autrefois de l’expression intime ou du débat d’idées se transforme, en ligne, en un acte stratégique, potentiellement viral,…
L’autre avance, et moi je stagne : quand l’amitié devient un miroir douloureux
Il y a des moments dans l’amitié où le simple fait d’écouter l’autre parler devient douloureux. Non pas à cause de ce qu’il dit, mais à cause de ce que cela réveille en nous. Il progresse, il se transforme, il s’épanouit, et en retour, on se sent figé. Inutile, à côté, sans trajectoire. L’amitié, qui réconfortait autrefois, devient alors un miroir cruel. Ce n’est pas l’autre qui fait mal, mais l’image que l’on reçoit à travers lui. Quand l’admiration se teinte d’amertume L’envie entre amis est un tabou. On préfère parler de jalousie dans le couple, de rivalité au travail, mais pas dans l’amitié. Et pourtant, il est fréquent de…
L’amie comme double : quand le miroir se fissure
Certaines amitiés naissent dans une évidence troublante : mêmes goûts, mêmes blessures, même manière de penser ou de rire. La…
L’amitié est-elle une forme d’amour désérotisé ?
L’amitié fascine par sa stabilité silencieuse. Elle relie sans posséder, soutient sans séduire, dure souvent plus que l’amour. Pourtant, sa…
Quand l’amitié devient une scène de rivalité
On pense souvent l’amitié comme un lieu de soutien mutuel, d’écoute, de réassurance. Pourtant, il arrive qu’un malaise s’installe, presque…
Travailler dans l’urgence : adrénaline ou angoisse du vide ?
Certaines personnes ne fonctionnent qu’en état d’urgence. Elles ont besoin de la pression, du compte à rebours, de la contrainte de dernière minute pour se mettre en mouvement. Cette manière de vivre le travail, souvent valorisée pour son efficacité apparente, cache parfois un mécanisme plus profond : le stress comme antidote à un vide intérieur difficilement supportable. Ce n’est pas tant l’adrénaline qui est recherchée que la disparition momentanée de soi qu’elle permet. L’agitation remplit, masque, protège. Sans elle, une inquiétude sourde, informe, remonte à la surface. L’urgence comme étouffoir du silence intérieur Lorsque le travail se fait dans la vitesse et la tension permanente, il laisse peu de place à l’introspection. Cette intensité, loin…
Le fantasme d’un collectif parfaitement harmonieux
Dans certaines équipes, tout semble réglé, fluide, sans heurts. Les échanges sont cordiaux, les tensions rares, les décisions prises dans un consensus apparent. Cette atmosphère peut être apaisante, mais elle n’est pas toujours le reflet d’un fonctionnement mature. Lorsque la recherche d’entente devient un objectif…
Travailler seul pour fuir la hiérarchie : rêve de liberté ou refus du père ?
La figure du travailleur indépendant séduit par son apparente liberté : pas de supérieur à convaincre, pas d’équipe à gérer, pas de pouvoir à subir. Pourtant, chez certains, ce choix professionnel témoigne moins d’un désir d’autonomie que d’un refus inconscient de toute verticalité symbolique. Le…
Choisir les mêmes études que son frère aîné
Certains choix d’orientation paraissent logiques, presque évidents. On s’engage dans une filière familière, déjà connue, balisée par un aîné qui en a ouvert le chemin. Mais cette répétition, loin d’être anodine, peut révéler une dynamique inconsciente plus profonde : celle d’une identification protectrice, voire d’un…
S’accorder du répit sans culpabilité : un apprentissage psychique
Faire une pause, ne rien produire, ne pas répondre immédiatement. Autant de gestes simples, presque anodins, qui peuvent pourtant déclencher un malaise profond chez certaines personnes. Derrière l’apparente liberté de s’arrêter se cache, pour beaucoup,…
Le coaching individuel, prémices à la psychanalyse ?
Le coaching et la psychanalyse relèvent de deux logiques distinctes : l’un oriente vers le changement, l’autre vers l’élaboration. Pourtant, dans certains parcours, le coaching agit comme une première étape vers un travail plus profond.…
Blessures à répétition : le corps sabote-t-il ce que la tête exige ?
Les blessures physiques à répétition ne sont pas toujours dues à la malchance ou à une mauvaise préparation. Lorsqu’un sportif, amateur ou confirmé, accumule les arrêts forcés, les douleurs chroniques ou les microtraumatismes, il est…
Quand le symptôme ne veut pas guérir : la résistance inconsciente
Il arrive qu’un trouble persiste malgré les traitements, les soins, les efforts. La douleur reste là, les rechutes se répètent, les améliorations sont de courte durée. Ce qui s’installe n’est pas seulement un problème médical,…
Besoin de changements rapides sans savoir quoi changer
Il y a des périodes où tout semble stable, fonctionnel, parfois même enviable de l’extérieur. Et pourtant, une agitation intérieure…
Peut-on vraiment mesurer la souffrance psychique ?
À l’hôpital, en cabinet, dans les enquêtes de santé mentale, la souffrance psychique fait désormais l’objet de tentatives de mesure.…
Tout m’agace : irritabilité chronique ou douleur déplacée ?
Ce n’est pas une colère explosive, mais une tension continue. Un agacement quotidien, face à tout et à rien. Une…
Un film, et soudain les larmes : fiction et miroir de soi
On regarde un film, sans attente particulière. On s’installe, on s’immerge, on suit une histoire parmi d’autres. Et soudain, les larmes montent, sans que l’on comprenne bien pourquoi. Ce n’est pas forcément une scène dramatique, ni même triste. Mais quelque chose, dans l’image, dans un geste, une musique, une émotion jouée, vient heurter un endroit intérieur que l’on ne savait pas exposé. Le cinéma, dans sa puissance symbolique, agit alors comme un miroir inattendu : il reflète, réveille, fait remonter ce que le quotidien tient à distance. Une fiction qui traverse les défenses Le langage cinématographique ne s’adresse pas seulement à la raison. Il passe par le corps, par les affects, par l’image. Et l’image ne demande pas l’autorisation pour…
Regarder sans comprendre : quand l’image ouvre l’inconscient
Dans une époque saturée d’explications, de résumés et de lectures toutes faites, le cinéma offre parfois une expérience précieuse : celle de ne pas comprendre. Une scène énigmatique, un geste inexpliqué, une fin inachevée confrontent le spectateur à l’absence de sens immédiat. Cet inconfort apparent a pourtant une vertu fondamentale…
L’art comme miroir de l’inconscient : Que dit-il de nos projections et désirs ?
Les œuvres d’art, dans leur diversité de formes et de messages, agissent comme des miroirs puissants et souvent dérangeants. Elles captent des facettes de notre psyché que nous tentons parfois d'ignorer ou de refouler. À travers nos regards et nos interprétations, l’art devient une projection des émotions, des désirs et…
La joie de vivre et la libération émotionnelle dans le cinéma
Certains films parviennent à transmettre bien plus qu’une histoire : ils offrent au spectateur un véritable souffle de liberté. Dans ces récits, la joie de vivre n’est pas simplement un moment heureux, mais une émotion profonde, contagieuse, souvent cathartique. Scènes d’abandon au mouvement, de danse, d’amitié retrouvée ou de communion…
Au théâtre, rejouer une blessure pour mieux la contenir
Sur scène, certaines émotions semblent étrangement justes, précises, authentiques. Comme si le comédien ne jouait pas seulement une situation, mais quelque chose de lui, à peine voilé. Il arrive que le théâtre devienne le lieu d’une mise en forme silencieuse d’une blessure ancienne, non encore intégrée psychiquement. Ce n’est pas…





































