Comprendre les crises d’angoisse : ce que le corps tente d’exprimer
Palpitations, oppression, vertiges, sueurs, sensation de mort imminente ou de perdre le contrôle : la crise d’angoisse surgit, souvent sans prévenir, et laisse celui qui la traverse dans un état d’alerte extrême. Si la médecine parle de trouble anxieux ou d’hyperactivation du système nerveux, la psychanalyse y voit aussi le surgissement d’un conflit intérieur non élaboré. Une crise d’angoisse n’est pas un "bug" du corps ou du cerveau : elle est, à sa manière, un langage. Encore faut-il accepter de l’écouter. L’angoisse, une alerte sans objet L’angoisse se distingue de la peur : la peur a un objet identifiable, une cause extérieure. L’angoisse, elle, n’a pas de cible claire. Elle…
Suis-je à la bonne place dans ma vie ?
C’est une question qui surgit souvent en silence, dans les moments de creux, de doute ou de fatigue : Suis-je…
S’engager pour ses idées : entre nécessité intime et acte citoyen
S’engager, c’est prendre position. C’est sortir du silence pour affirmer ce qui nous tient à cœur, ce que l’on croit…
Faire le choix du moins : sobriété choisie ou peur de l’abondance ?
Dans une société qui valorise l’accumulation, l’expansion et la visibilité, choisir la sobriété peut surprendre. Moins de biens, moins d’activités,…
Profiter du célibat pour se réapproprier sa vie
Le célibat n’est pas toujours un choix, mais il peut devenir un tournant. Dans un monde où la vie amoureuse est souvent présentée comme le cœur de l’épanouissement personnel, vivre sans partenaire peut susciter gêne, doute ou vide. Pourtant, ce moment d’absence relationnelle n’est pas toujours un manque : il peut devenir une respiration. Et si le célibat était moins une parenthèse qu’un point d’appui ? Une opportunité de se retrouver, de se réajuster, de reprendre sa vie en main. Un espace pour redevenir sujet Dans la relation, il est courant de s’ajuster à l’autre, parfois sans même s’en rendre compte. Rythmes, projets, attentes : on compose, on négocie, on s’adapte. Et ce mouvement, s’il est…
Quand l’amour devient quotidien : que reste-t-il de la magie ?
Au fil du temps, l’amour s’installe dans les plis du quotidien. Ce qui était nouveauté devient habitude, ce qui bouleversait devient familier. Et avec cette transformation, une question revient souvent, sourde mais insistante : où est passée la magie ? La passion des débuts, le…
Faut-il souffrir pour aimer profondément ?
L’amour est souvent associé à l’intensité, et l’intensité à la souffrance. Dans la culture populaire, les grandes histoires d’amour sont traversées d’épreuves, de ruptures, de drames. Aimer "vraiment" signifierait tout risquer, tout donner, tout perdre. Mais cette idée, aussi romantique que douloureuse, est-elle juste ?…
Pourquoi suis-je attiré·e par ceux qui ne veulent pas de moi ?
Il ou elle ne répond pas vraiment. Prend ses distances. Émet des signaux ambigus. Et pourtant, l'attirance persiste, voire s’intensifie. Pourquoi désirons-nous parfois si fort ceux qui nous échappent ? Cette question, souvent vécue avec honte ou incompréhension, révèle en réalité des dynamiques psychiques profondes,…
L’enfant organisé : signe de maturité ou déséquilibre parental ?
Lorsqu’un enfant se montre particulièrement ordonné, responsable et prévoyant, il est souvent valorisé pour sa maturité. Mais derrière cette organisation…
Naître parent : comment l’arrivée du bébé modifie l’identité de l’adulte
On pense souvent que devenir parent est une addition : on reste soi-même et l’on ajoute simplement un nouveau rôle.…
Les mensonges à l’adolescence : Comprendre avant de sanctionner
Les mensonges à l’adolescenceDécouvrir que son adolescent ment peut susciter inquiétude, déception ou colère. Pourtant, à cet âge, le mensonge…
Pourquoi la naissance d’un bébé réveille la mémoire générationnelle
La naissance d’un enfant n’ouvre pas seulement une nouvelle page familiale ; elle ravive aussi des histoires anciennes, souvent enfouies. L’arrivée d’un bébé réactive inconsciemment la mémoire transgénérationnelle, ces héritages silencieux transmis sans mots, faits de blessures, de répétitions et de loyautés invisibles. Quand l’enfant devient dépositaire d’une histoire familiale non dite Dès sa venue au monde, l’enfant s’inscrit dans une lignée, qu’il le veuille ou non. Certaines dates, prénoms ou gestes répètent inconsciemment des éléments du passé, comme ce couple qui choisit de prénommer leur fils "Jean", sans réaliser qu’il porte le nom d’un grand-père décédé tragiquement, réactivant un deuil jamais élaboré dans la famille. Loin d’être anodin, ce choix illustre comment l’inconscient familial s’invite dans l’histoire du nouveau-né.…
La politesse est-elle un acte de respect ou un simple code social ?
On dit bonjour, on remercie, on s’efface devant une porte. Mais que reste-t-il du sens profond de ces gestes dans un monde où tout va vite, où l’on communique par emojis et…
La méfiance comme forme d’exigence démocratique
Il est devenu presque banal de ne plus croire personne. Les politiques mentent, les experts sont achetés, les journalistes dissimulent, les institutions dissimulent encore plus. Cette méfiance généralisée, souvent perçue comme un…
Scroll, swipe, zap : une pensée fragmentée par les médias numériques ?
Le geste numérique est devenu un prolongement naturel de l’attention : on fait défiler, on passe, on zappe. Chaque action est brève, immédiate, répétée. Ce mode de navigation, qui semble anodin, transforme…
Les podcasts d’analyse : entre accessibilité et perte de rigueur ?
À mesure que les formats audio se démocratisent, l’analyse trouve dans le podcast un terrain d’expression inédit. Accessible, souple, plus incarné que l’écrit, ce média séduit chercheurs, journalistes et penseurs. Il permet…
Sortir de la solitude, une menace pour l’image de soi
On imagine souvent que le retour à la relation, après une période de solitude, est un soulagement, une libération. Mais pour certaines personnes, c’est précisément cette reprise du lien qui réveille une angoisse plus intime : celle de ne plus correspondre à l’image idéalisée qu’elles ont d’elles-mêmes. Tant que la solitude est là, l’image peut se maintenir, intacte, hors de toute contradiction. Mais dès qu’un autre entre en scène, la réalité devient un miroir parfois impitoyable, qui menace de fissurer la façade. La solitude comme préservation de l’idéal Vivre seul permet d’éviter la confrontation. Non seulement avec les autres, mais surtout avec soi, tel qu’on se dévoile dans le lien…
Peut-on être vraiment ami avec quelqu’un de très différent ?
L’amitié semble, à première vue, le lieu de la ressemblance : mêmes goûts, mêmes références, mêmes sensibilités. Mais il existe…
Se battre pour une cause, fuir sa propre histoire ?
L’engagement pour une cause est souvent présenté comme un signe de générosité, de courage, de clarté morale. Mais il peut…
Peut-on grandir ensemble dans une amitié ?
Certaines amitiés traversent les années avec une fluidité admirable, comme si les évolutions de chacun n’entamaient jamais le lien. D’autres,…
Pourquoi le travail d’équipe peut devenir un piège silencieux
Le travail d’équipe est valorisé, encouragé, presque sacralisé dans le monde professionnel. Il incarne la coopération, l’intelligence collective, l’efficacité partagée. Pourtant, derrière cette image idéale, certains collectifs peuvent devenir des espaces de tension implicite, d’effacement de soi ou d’hypervigilance constante. Ce n’est pas l’équipe qui est en cause, mais les dynamiques inconscientes qu’elle active. Le regard des autres comme ligne de conduite Travailler en groupe suppose d’être vu, entendu, évalué. Mais lorsque les repères sont flous, ou que les rôles sont surchargés affectivement, le collectif peut devenir un lieu d’auto-surveillance constante. On observe les réactions, on anticipe les attentes, on évite les conflits. L’enjeu n’est plus la tâche, mais l’ajustement silencieux à l’ambiance du groupe.…
Besoin de validation : quand le regard du chef devient indispensable
Certains collaborateurs semblent avoir besoin de l’avis de leur supérieur à chaque étape de leur travail. Ils guettent un retour, recherchent une approbation, se sentent soulagés — ou dévastés — selon le ton d’un mail ou la formulation d’un commentaire. Cette attente permanente est souvent…
Devenir son propre patron : autonomie affirmée ou besoin de tout contrôler ?
Créer son entreprise, travailler à son compte, refuser les hiérarchies : pour beaucoup, devenir indépendant est une manière de s’émanciper, de construire un cadre à son image. Mais chez certaines personnes, cette quête d’autonomie prend un tour plus rigide, presque vital. Il ne s’agit plus…
Renoncer à tout porter pour commencer à exister
Dans de nombreuses équipes, certains salariés finissent par incarner une figure rassurante, structurante, polyvalente. Ils sont ceux vers qui l’on se tourne spontanément, ceux qui absorbent les urgences, qui “tiennent” quand les autres flanchent. Cette place, rarement désignée officiellement, leur confère une reconnaissance silencieuse. Mais…
Trouver sa force dans sa faille : le paradoxe de la fragilité féconde
Certaines douleurs nous brisent. D’autres nous déplacent, doucement mais profondément, jusqu’à réorienter notre rapport au monde. Il ne s’agit pas de glorifier la souffrance, mais de reconnaître qu’elle peut parfois devenir un point d’appui, non…
Pourquoi certains ont besoin d’un cadre très rigide pour fonctionner ?
Certaines personnes s’imposent une organisation stricte, un emploi du temps millimétré, des rituels immuables. Elles ne supportent ni les imprévus, ni les changements d’horaires, ni les modifications de routine. Ce fonctionnement peut sembler excessif ou…
Maison silencieuse ou fond sonore permanent : que cherche-t-on à éviter ?
Certaines personnes ne peuvent vivre sans musique de fond, sans radio allumée, sans télévision en bruit d’ambiance. D’autres, au contraire, ne supportent aucune perturbation sonore dans leur intérieur. Si ces préférences semblent relever du simple…
Le coaching individuel, prémices à la psychanalyse ?
Le coaching et la psychanalyse relèvent de deux logiques distinctes : l’un oriente vers le changement, l’autre vers l’élaboration. Pourtant, dans certains parcours, le coaching agit comme une première étape vers un travail plus profond.…
Un poids sans nom : quand le corps sent avant que la tête comprenne
Il arrive que le corps prenne la parole avant la conscience. On se sent lourd, contracté, ralenti. Un poids flou…
Se réveiller fatigué : quand l’inconscient travaille la nuit
Il y a des matins où le corps se lève mais où l’âme reste couchée. Aucune dette de sommeil objective,…
Quand on ne se reconnaît plus dans sa propre vie : un signal d’alerte ?
Il y a des moments étranges où l’on avance dans sa vie comme dans un vêtement devenu trop étroit. Tout…
Avoir besoin d’un psy “qui parle” : peur du vide ou désir de guidance ?
Certaines personnes cherchent, dès la prise de contact, un psy “qui parle”. Pas un thérapeute trop silencieux, pas un analyste discret, mais quelqu’un qui réagit, qui formule, qui accompagne par la parole. Ce souhait, légitime en apparence, n’est jamais totalement neutre : il dit souvent quelque chose de la manière dont le sujet se situe face à l’espace vide de l’écoute, à l’absence de direction explicite, à la liberté angoissante de parler sans être cadré. Dans ce désir de parole du psy, se mêlent quête de soutien, peur du désengagement et parfois une attente de réponses là où il faudrait d’abord entendre ce qui surgit. La parole du psy comme point d’appui rassurant Un psy qui parle donne des signes…
Répétition : le plaisir de relire toujours le même passage
Certaines lectures nous poussent à revenir encore et encore sur un même passage. Une phrase, un paragraphe, parfois une simple image textuelle, nous attire irrésistiblement. Ce geste de relecture répétée peut sembler anodin, voire source de plaisir, mais il n’est pas sans signification. Pourquoi relit-on obstinément certaines pages ? S’agit-il…
La mémoire des figures parentales dans le récit littéraire
Dans les récits d’enfance, les figures parentales occupent une place centrale, mais toujours instable. Elles apparaissent tour à tour idéalisées, déformées, accusées, parfois effacées. Ce que la littérature nous donne à lire n’est jamais la "vérité" d’un parent, mais sa trace dans l’appareil psychique de l’auteur. Le récit devient alors…
Quand rien ne se passe : faire place au vide dans la rencontre avec l’art
Certaines œuvres nous saisissent d’emblée, d’autres nous échappent. Et puis il y a celles qui, sans être dérangeantes, laissent totalement indifférent. On les regarde, on s’en approche, mais rien ne se passe. Aucun affect, aucune pensée, aucun trouble. Ce silence intérieur est souvent vécu comme un échec, un raté esthétique.…
Quand le héros tourmenté devient le double de nos conflits internes
Certains personnages de fiction nous bouleversent d’une manière difficile à expliquer. Ce n’est pas leur destin tragique qui nous affecte, mais leur manière d’être en tension avec eux-mêmes. Héros ambivalents, déchirés, incapables de choisir ou d’agir sans se blesser : leur trouble devient le nôtre. Pourquoi nous touchent-ils si profondément…





































