Quand je ne me reconnais plus dans le miroir
Il arrive un moment, parfois brutal, parfois diffus, où l’on se regarde dans le miroir… et quelque chose ne colle plus. On reconnaît les traits, mais on ne s’y sent pas. Comme si l’image renvoyée ne correspondait plus à ce que l’on vit à l’intérieur. Ce trouble - discret mais profond - questionne notre rapport à l’identité, à l’histoire personnelle, au corps et à la cohérence de soi. Se voir sans se retrouver : un malaise intime qui en dit long sur les changements, les pertes, les évolutions invisibles. Quand l’image ne reflète plus l’identité Le miroir ne ment pas, dit-on. Mais il ne dit pas tout non plus. Il…
Pourquoi certaines périodes de transition sont si épuisantes ?
Changer de vie, réorienter un projet, traverser une séparation, devenir parent, prendre sa retraite, vivre un deuil ou une transformation…
Quand le corps devient terrain de lutte
On le pousse, on le contrôle, on le prive, on le surcharge. Le corps devient parfois un champ d’expérimentation anxieuse,…
Influence des normes de genre sur la construction du moi
Être un garçon. Être une fille. Puis, être un homme ou une femme. Derrière ces évidences apparentes se cachent des…
Pourquoi je n’ose pas séduire dans mon cercle d’ami·es ?
Peur de se montrer autrement, d’être vu·e sous un autre angle ; rester "celui ou celle qu’on connaît". Il est parfois plus facile de séduire un·e inconnu·e que d’oser dévoiler un désir dans son propre cercle d’ami·es. Là où l’intimité semble déjà présente, une autre forme de retenue apparaît. Ce n’est pas tant l’autre qui fait peur, que l’image que l’on a construite et que l’on craint de mettre en jeu. On préfère rester lisible plutôt que devenir trouble. Un rôle assigné, difficile à dépasser Dans un groupe, chacun·e occupe une place, souvent stabilisée depuis des mois ou des années. Il y a "le confident", "la drôle", "la douce", "le loyal", et toutes les nuances…
Choisir l’amour à distance : renoncement ou respiration ?
Dans un monde où l’amour se pense souvent en termes de proximité, choisir la distance peut sembler paradoxal. Pourtant, de plus en plus de couples font ce choix, non par contrainte géographique, mais par désir de préserver une forme de liberté, de respiration, ou d’intensité.…
Applis de rencontre et blessures affectives
Les fantômes de l’abandon, du rejet ou de l’humiliation à l’ère numérique. On pense parfois que le passé est derrière soi, que l’histoire affective est close, digérée, intégrée. Et pourtant, dans l’espace apparemment neutre des applis de rencontre, certaines blessures enfouies réapparaissent avec une acuité…
Quand l’amour devient quotidien : que reste-t-il de la magie ?
Au fil du temps, l’amour s’installe dans les plis du quotidien. Ce qui était nouveauté devient habitude, ce qui bouleversait devient familier. Et avec cette transformation, une question revient souvent, sourde mais insistante : où est passée la magie ? La passion des débuts, le…
Quand le corps de l’enfant exprime ses émotions, ses tensions
Un enfant qui bouge sans cesse, qui se balance sur sa chaise ou, au contraire, qui reste figé et tendu…
La grossesse et le bouleversement de l’identité féminine
Attendre un enfant n’est pas seulement une aventure physique ou médicale. La grossesse provoque un profond remaniement de l’identité féminine,…
L’angoisse de séparation : apprendre à être soi sans perdre l’autre
Vers huit mois, l’enfant traverse une phase souvent marquée par des pleurs dès que sa figure d’attachement s’éloigne. Ce que…
Pourquoi l’adolescent se définit par opposition ?
Dire "non", contester, rejeter ce qui était auparavant accepté sans question : l’opposition est souvent perçue comme une provocation adolescente. Mais au-delà du comportement visible, l’opposition est un véritable outil de construction identitaire. L’adolescent ne s’oppose pas uniquement pour défier l’autorité ou tester les limites, il ou elle s’oppose pour exister en tant que sujet distinct. Cette dynamique répond à une nécessité inconsciente : se différencier de l’autre pour mieux se trouver soi-même. S’opposer pour rompre avec l’identité héritée L’enfant est défini par les projections parentales : il ou elle "est" ce que sa famille, l’école ou la société attendent. À l’adolescence, ce cadre devient étroit. L’opposition marque la première tentative de sortir de cette identité assignée, même si l’adolescent·e…
Citoyenneté : quand voter ne suffit plus à faire vivre la démocratie
On vote, parfois. On regarde, souvent. On subit, toujours. Dans les démocraties représentatives, le citoyen est de plus en plus ramené à un rôle d’usager silencieux, d’électeur intermittent ou de spectateur frustré.…
Raconter plutôt qu’expliquer : le récit comme forme dominante de l’audio
Dans l’univers audio contemporain, le récit s’est imposé comme la forme centrale. Podcasts narratifs, témoignages intimes, séries documentaires : la parole ne cherche plus d’abord à démontrer, mais à faire vivre une…
Le Droit est-il réservé à une élite ?
Codes, juridictions, procédures, vocabulaires spécifiques. Le droit semble parler un langage à part, complexe, parfois inaccessible. Pour beaucoup, il reste un monde extérieur, réservé à ceux qui "savent", qui "peuvent", qui "appartiennent".…
Pourquoi la voix nous semble plus crédible que l’écrit
À l’ère de l’écrit rapide et de l’image surproduite, la voix conserve une forme de pouvoir archaïque. Quand quelqu’un parle, surtout dans un espace médiatique comme la radio ou le podcast, il…
Sortir de la solitude, une menace pour l’image de soi
On imagine souvent que le retour à la relation, après une période de solitude, est un soulagement, une libération. Mais pour certaines personnes, c’est précisément cette reprise du lien qui réveille une angoisse plus intime : celle de ne plus correspondre à l’image idéalisée qu’elles ont d’elles-mêmes. Tant que la solitude est là, l’image peut se maintenir, intacte, hors de toute contradiction. Mais dès qu’un autre entre en scène, la réalité devient un miroir parfois impitoyable, qui menace de fissurer la façade. La solitude comme préservation de l’idéal Vivre seul permet d’éviter la confrontation. Non seulement avec les autres, mais surtout avec soi, tel qu’on se dévoile dans le lien…
L’ami d’enfance est-il un refuge ou une illusion ?
Il ou elle nous connaît depuis toujours. L’ami d’enfance semble incarner une fidélité absolue, un lien antérieur à nos métamorphoses,…
Quand la souffrance d’un ami réveille une blessure en nous
Il arrive qu’écouter un ami en détresse nous bouleverse plus qu’il ne le faudrait. Non pas par excès d’empathie, ni…
Mon ami(e) me parle mal : quand l’amitié devient toxique
L’amitié est souvent perçue comme un refuge, un espace de confiance et de bienveillance. Mais que faire lorsque cet espace…
Prendre la place de mon chef : un désir œdipien ?
Dans certaines configurations professionnelles, le lien hiérarchique ne se réduit pas à une relation fonctionnelle. Il peut devenir le lieu d’une tension silencieuse, d’un mélange d’admiration, d’agacement et de rivalité. Le désir de prendre la place du chef n’est pas toujours nourri par une simple ambition ou par la volonté de faire autrement. Il peut réactiver un scénario plus ancien, plus enfoui : celui du conflit œdipien, dans lequel l’autorité représentée par le supérieur concentre à la fois l’interdit, l’envie et l’aspiration à la reconnaissance. Une rivalité plus affective que stratégique Il arrive que l’on se surprenne à observer son ou sa supérieur·e avec un regard critique, voire envieux, tout en redoutant l’idée même de…
L’IA comme partenaire idéal : une projection narcissique ?
Face à l’intelligence artificielle, certain·es parlent d’outil, d’assistance ou de soutien. Mais dans la pratique, certaines relations à l’IA prennent une tournure plus intime, presque fusionnelle : on lui parle, on l’écoute, on s’en remet à elle. L’IA devient alors un partenaire invisible, toujours disponible,…
Ne jamais s’arrêter : dynamisme réel ou peur d’exister sans produire ?
Dans certains parcours professionnels, l’activité ne s’interrompt jamais. Les projets s’enchaînent, les réunions débordent, les journées s’étirent sans fin. Ce rythme effréné est souvent perçu comme une preuve de dynamisme, de motivation, voire de passion. Mais chez certaines personnes, cette course permanente traduit moins un…
La mission de service public comme réparation d’une blessure narcissique
Certains fonctionnaires s’investissent dans leur mission avec un sérieux profond, presque sacrificiel. Leur engagement dépasse le cadre professionnel : il s’apparente à une vocation. Ils ne cherchent pas seulement à accomplir des tâches, mais à « faire le bien », à « servir » avec…
Toujours en retard : une résistance inconsciente à l’ordre imposé ?
Certaines personnes sont systématiquement en retard. Malgré les rappels, les engagements, les promesses, elles arrivent après l’heure, comme si une force obscure les empêchait d’être ponctuelles. Ce comportement, souvent perçu comme un manque de rigueur…
Pourquoi certains ont besoin d’un cadre très rigide pour fonctionner ?
Certaines personnes s’imposent une organisation stricte, un emploi du temps millimétré, des rituels immuables. Elles ne supportent ni les imprévus, ni les changements d’horaires, ni les modifications de routine. Ce fonctionnement peut sembler excessif ou…
Prendre soin de soi sous le regard des autres : entre pudeur et intimité
Il n’est pas toujours évident de se détendre quand d’autres regardent. Dans les lieux de soins collectifs comme les spas, les piscines ou les hammams, le corps est exposé, les gestes sont visibles, et l’intimité…
Douleurs diffuses, tensions persistantes : le poids de ce qu’on ne dit pas
Certaines douleurs ne cessent jamais vraiment. Elles errent dans le corps, changent de forme, résistent aux traitements. Elles sont trop légères pour alerter, mais trop présentes pour être ignorées. Pour ces douleurs diffuses, persistantes, insaisissables,…
Un geste banal ou anodin, une blessure ancienne qui ressurgit
Quand un événement quotidien agit comme un rappel corporel d’un vécu passé, sans lien apparent mais émotionnellement puissant. On ne…
Attendre du psy qu’il répare tout : un fantasme de toute-puissance ?
Certaines personnes arrivent en thérapie avec une attente forte, intense, souvent implicite : que le psy les répare. Non pas…
Un silence inattendu : quand l’absence de réponse devient une alerte
Ce n’est pas une dispute, ni un rejet ouvert. C’est autre chose. Un message qui reste sans retour. Une parole…
Hypersensibilité comme signal d’alerte : je ressens tout, tout le temps, trop fort
Quand la sensibilité devient envahissante et semble déborder les limites habituelles. Il y a des personnes pour qui le monde ne se contente pas de passer : il pénètre. Le moindre mot, le moindre regard, un changement de ton, une lumière trop forte, une scène dans la rue ou un film banal — tout peut venir toucher, bouleverser, troubler. Cette perméabilité constante à l’environnement, aux émotions d’autrui, aux propres ressentis internes peut devenir difficile à vivre. Ressentir beaucoup, tout le temps, n’est pas toujours une richesse — parfois, c’est un débordement. Et quand cette intensité devient envahissante, elle ne laisse plus de place à la pause, au détachement, au simple fait d’exister sans être traversé de toutes parts. Ce n’est…
L’ascenseur au cinéma : entre les différents niveaux du psychisme
L’ascenseur est l’un des dispositifs spatiaux les plus suggestifs du cinéma. Simple boîte en mouvement, il traverse les étages d’un immeuble comme le sujet explore les niveaux de sa propre psyché. Par son déplacement vertical, il matérialise une dynamique d’aller-retour entre les strates conscientes et inconscientes. Chaque arrêt, chaque panne,…
L’angoisse sans cause : quand la littérature capte l’indicible
Certaines œuvres nous frappent par leur atmosphère plus que par leur intrigue. Il ne s’y passe rien de tragique, rien de spectaculaire, mais une tension sourde y règne, comme si un vertige invisible gagnait le lecteur de l’intérieur. C’est une angoisse sans objet, une inquiétude flottante, que la littérature parvient…
Regarder sans comprendre : quand l’image ouvre l’inconscient
Dans une époque saturée d’explications, de résumés et de lectures toutes faites, le cinéma offre parfois une expérience précieuse : celle de ne pas comprendre. Une scène énigmatique, un geste inexpliqué, une fin inachevée confrontent le spectateur à l’absence de sens immédiat. Cet inconfort apparent a pourtant une vertu fondamentale…
Marcher en scène : une géographie affective du plateau
Un simple déplacement sur un plateau peut suffire à faire basculer une scène. Ce n’est pas tant le mouvement qui compte que ce qu’il déplace en soi. Marcher en scène, c’est souvent organiser une cartographie invisible des états intérieurs. Chaque pas peut creuser un silence, réorienter un lien, déséquilibrer l’ensemble.…





































