Quand tout change en même temps : comment ne pas se perdre ?
Il y a des périodes de vie où tout semble s’effondrer ou se transformer en même temps. Un déménagement, une séparation, une perte, un changement de travail, un bouleversement intérieur… Les repères tombent les uns après les autres, parfois si vite qu’on n’a plus le temps de comprendre ce qui se passe. On avance, mais sans savoir où poser le pied. Le sol semble mouvant. Et avec lui, la sensation de soi devient floue. Comment traverser ces périodes sans se perdre ? Peut-on rester stable quand tout bouge autour et parfois en soi ? L’accumulation qui déborde Un changement peut être stimulant. Plusieurs en même temps peuvent être écrasants. Ce…
Ce que la peau révèle de notre psychisme
Rougir sous l’effet d’une émotion, transpirer d’angoisse, avoir la chair de poule face à une frayeur… La peau est bien…
Pulsion de vie, pulsion sexuelle : une même énergie en mouvement
La pulsion sexuelle est souvent abordée sous l’angle du désir charnel, de l’attirance ou du rapport à l’autre. Mais en…
Pourquoi certaines ruptures me hantent encore ?
Il y a des séparations que l’on croit digérées, et d’autres qui continuent à vibrer, des mois ou des années…
Comment rompre le quotidien du couple
Le quotidien offre une structure, un cadre où le couple peut s’installer, se sécuriser, se retrouver. Mais à force de répétition, ce même quotidien peut devenir une cage invisible. Rompre la routine n’est pas seulement une envie d’évasion, c’est souvent une nécessité psychique pour réinjecter du mouvement dans un lien qui s’endort doucement. L’érosion silencieuse de l’habitude Ce n’est pas le manque d’amour qui fragilise le couple, mais l’accumulation de gestes mécaniques dépourvus de présence réelle. On finit par confondre stabilité et immobilisme, complicité et automatisme. Lorsque chaque jour se ressemble, il devient difficile de percevoir l’autre autrement que par le prisme des habitudes. La relation s’ancre, mais elle s’essouffle, faute d’être nourrie par l’imprévu…
Ai-je besoin d’un·e partenaire pour me sentir légitime socialement ?
Certaines solitudes pèsent plus que d’autres, non pas pour ce qu’elles sont, mais pour ce qu’elles donnent à voir. Être célibataire, ce n’est pas seulement vivre sans partenaire : c’est aussi exister dans une société qui valorise fortement la conjugalité. À travers les regards, les discours,…
Dormir ensemble : symbole d’intimité ou perte de liberté nocturne ?
Analyse psychologique du lit partagé et des espaces personnels Dormir à deux est souvent perçu comme une évidence dans la vie de couple. Le lit partagé devient un symbole d’amour, de proximité et de lien. Pourtant, derrière ce rituel nocturne se cachent des enjeux bien…
Accepter l’imperfection de l’autre : renoncer au partenaire idéal
Une réflexion sur la maturité affective et la désillusion constructive Au début d’une relation, le regard est souvent teinté d’idéalisation. L’autre semble correspondre à nos attentes, combler nos manques, incarner ce que l’on espérait parfois depuis longtemps. Mais tôt ou tard, la réalité s’impose avec…
Ados et écrans : sortir de la cyberdépendance sans conflit
Entre réseaux sociaux, jeux en ligne et vidéos à la chaîne, le numérique occupe une place centrale dans la vie…
Quand l’adolescent change de groupe : instabilité ou évolution ?
Voir son adolescent passer d’un groupe d’amis à un autre peut susciter des interrogations : est-ce le signe d’une instabilité…
Frères et sœurs en conflit : quand les blessures ne cicatrisent pas
Les disputes entre frères et sœurs adultes ne sont jamais seulement des histoires du présent ; elles rejouent des scénarios…
L’enfant réparateur : quand une génération doit « sauver » la lignée
Certains enfants naissent avec une mission invisible : réparer les blessures familiales passées, sans jamais avoir été conscients de ce poids. La mission silencieuse imposée dès la naissance Dans certaines familles, un enfant est inconsciemment investi du rôle de "réparer" ce qui a été brisé auparavant. Paul, depuis son plus jeune âge, a senti qu'il devait réussir là où ses parents avaient échoué, combler les manques affectifs ou restaurer une image ternie par les drames familiaux. Cette charge ne se dit pas, mais elle s'impose à travers des attentes, des regards et des silences. L’enfant réparateur devient alors le dépositaire d’une mission transgénérationnelle, souvent au détriment de son propre épanouissement. Les symptômes d’une loyauté invisible L’enfant réparateur cherche inconsciemment à…
La lente disparition du reportage : la presse écrite à l’épreuve de la distance
Longtemps considéré comme la forme noble du journalisme, le reportage incarnait une promesse : celle d’un regard situé, incarné, attentif. Il disait la présence du journaliste, son immersion dans un lieu, une…
La place sociale comme extension du lien parental
La société nous classe, nous évalue, nous situe. Mais bien avant cela, nous avons occupé une place dans la psyché de nos parents. Et cette première assignation, affective, silencieuse, souvent inconsciente, continue…
Radio et opinion : un équilibre difficile entre ton libre et responsabilité
La radio s’est historiquement imposée comme un espace de parole directe, où le ton personnel, l’engagement et la spontanéité pouvaient cohabiter avec l’information. Ce trait distinctif devient aujourd’hui une ligne de tension.…
La haine du pouvoir : révolte lucide ou répétition inconsciente ?
Rejeter le pouvoir peut sembler un geste politique fort, un positionnement éthique, une dénonciation légitime de la domination. Mais dans certains cas, ce rejet prend la forme d’une haine viscérale, excessive, qui…
Le mythe de la maîtrise dans la solitude
Pour beaucoup, vivre seul(e) est une manière de s’organiser à son rythme, de se recentrer. Mais derrière cette apparente liberté peut se dissimuler une autre dynamique : celle d’un besoin inconscient de tout contrôler, de ne laisser aucune place à l’imprévu, ni à l’intrusion de l’autre. Ce n’est alors plus une solitude choisie pour son calme, mais une stratégie de maîtrise affective, façonnée dans la peur d’être dérangé, exposé ou vulnérable. Contrôler l’environnement pour se sentir en sécurité Dans la solitude, tout peut être organisé, prévu, cadré : les horaires, les objets, les gestes, les pensées. L’espace domestique devient un territoire intégralement maîtrisé, sans interférence. Mais ce contrôle de l’extérieur…
Pourquoi certaines amitiés durent-elles toute une vie ?
Elles commencent souvent par hasard. Une salle de classe, une colonie de vacances, un voisinage. Et puis elles traversent les…
L’amitié est-elle un choix rationnel ou une reconnaissance instinctive ?
On dit souvent qu’en amour, on ne choisit pas. Mais qu’en est-il de l’amitié, ce lien moins visible, plus libre,…
Pourquoi se détache-t-on souvent de ses amis d’enfance ?
Il y a des liens qu’on croit indéfectibles. Des complicités forgées dans l’innocence, dans l’évidence, dans la durée. Et pourtant,…
Fonctionnaire : la fierté légitime de travailler pour la collectivité
À une époque où le travail est souvent évalué à l’aune de la rentabilité ou du prestige individuel, choisir la fonction publique peut apparaître comme un acte à contre-courant. Pourtant, pour beaucoup, ce choix s’inscrit dans une vision du travail où l’engagement collectif, la continuité du service et l’utilité sociale priment sur la réussite personnelle. Être fonctionnaire n’est pas un simple statut, c’est une manière d’être au monde, de se positionner dans un rapport aux autres marqué par la responsabilité, la régularité et le sens. Et cette posture mérite d’être reconnue dans toute sa légitimité, loin des stéréotypes. Une place stable dans un monde incertain Dans un contexte marqué par l’instabilité des parcours professionnels et…
Tout remettre en question à 40 ans : transition de vie ou tentative de réparation ?
Il arrive un moment, souvent aux alentours de la quarantaine, où l’on regarde son parcours avec un mélange d’étonnement et d’inconfort. Ce qui semblait logique ou stable devient soudain discutable. Ce que l’on faisait sans se poser de questions paraît, tout à coup, étranger. Le…
Quand l’indépendance devient un refuge narcissique
Travailler seul permet de préserver son rythme, son organisation, son univers. Mais dans certains cas, l’indépendance devient un miroir où l’on tente de maintenir intacte une image idéalisée de soi. Elle ne répond plus seulement à un besoin d’autonomie fonctionnelle, mais à une nécessité inconsciente…
Ne pas savoir où est sa place au travail : indécision ou conflit identitaire ?
Certaines personnes errent d’un poste à l’autre, passent d’un service à un autre, sans jamais se sentir pleinement à leur place. Elles doutent de leur légitimité, hésitent à s’affirmer, se décrivent comme “trop ceci, pas assez cela” selon les interlocuteurs. Cette instabilité apparente est souvent…
S’accorder du répit sans culpabilité : un apprentissage psychique
Faire une pause, ne rien produire, ne pas répondre immédiatement. Autant de gestes simples, presque anodins, qui peuvent pourtant déclencher un malaise profond chez certaines personnes. Derrière l’apparente liberté de s’arrêter se cache, pour beaucoup,…
Trouver sa force dans sa faille : le paradoxe de la fragilité féconde
Certaines douleurs nous brisent. D’autres nous déplacent, doucement mais profondément, jusqu’à réorienter notre rapport au monde. Il ne s’agit pas de glorifier la souffrance, mais de reconnaître qu’elle peut parfois devenir un point d’appui, non…
S’autoriser à ne rien faire, une saine occupation
Dans une société fondée sur l’activité, l’utilité et la performance, ne rien faire est souvent perçu comme une faute ou une perte de temps. L’oisiveté dérange. Elle interroge. Elle met en suspens l’économie du rendement.…
Quand le coaching devient un évitement de la thérapie
Le coaching se présente souvent comme une démarche orientée vers l’avenir, le concret, le progrès. Contrairement à la thérapie, il ne s’attarde pas sur le passé, ne questionne pas les fondations affectives, ne plonge pas…
Un poids en moi que rien n’explique vraiment
Il arrive que le corps dise ce que les mots n’arrivent pas à formuler. Une lourdeur diffuse, une fatigue persistante,…
Un film, et soudain les larmes : fiction et miroir de soi
On regarde un film, sans attente particulière. On s’installe, on s’immerge, on suit une histoire parmi d’autres. Et soudain, les…
Se réveiller fatigué : quand l’inconscient travaille la nuit
Il y a des matins où le corps se lève mais où l’âme reste couchée. Aucune dette de sommeil objective,…
Chercher un guide sans le dire : quand le besoin de direction reste inavoué
Certaines personnes arrivent en thérapie avec une posture d’indépendance affichée, une volonté de « réfléchir », d’« explorer ». Pourtant, derrière ce discours, se dissimule parfois un besoin profond : que le psy indique la voie, propose, tranche, rassure. Ce besoin de guidance, souvent inconscient, n’est pas formulé clairement. Il affleure dans l’attente, dans la frustration, dans les silences lourds. C’est un désir discret mais structurant, qui demande à être reconnu sans être confondu avec une demande de solution rapide. La peur de dépendre, le besoin d’être orienté Demander de l’aide est parfois vécu comme une faiblesse, surtout lorsqu’il s’agit d’une demande d’orientation. Reconnaître qu’on cherche un guide, c’est risquer de se sentir vulnérable, exposé, voire infantile. Alors le besoin…
Pourquoi certains visages peints nous troublent sans raison
Il arrive qu’un visage peint nous arrête. Non pas par sa beauté, sa maîtrise technique ou sa renommée, mais par un trouble plus silencieux. Quelque chose se produit, sans que l’on sache pourquoi. Le regard fixe, la bouche close, l’expression figée agissent comme un déclencheur. Rien ne bouge, et pourtant…
L’ascenseur au cinéma : entre les différents niveaux du psychisme
L’ascenseur est l’un des dispositifs spatiaux les plus suggestifs du cinéma. Simple boîte en mouvement, il traverse les étages d’un immeuble comme le sujet explore les niveaux de sa propre psyché. Par son déplacement vertical, il matérialise une dynamique d’aller-retour entre les strates conscientes et inconscientes. Chaque arrêt, chaque panne,…
Peaux à vif : la nudité comme dévoilement psychique au théâtre
Sur une scène de théâtre, le corps nu suscite souvent gêne, tension ou fascination. Mais il arrive que cette nudité ne soit ni érotique ni provocatrice. Elle devient alors un langage, une parole muette qui donne à voir une vulnérabilité plus profonde que celle du corps lui-même. Quand elle est…
La plage vide : espace du manque ou de l’attente
Au cinéma, la plage vide fascine autant qu’elle déstabilise. Espace ouvert, dépouillé de présence humaine, elle incarne une forme radicale de vacance. Mais derrière cette image d’une étendue de sable face à l’horizon se jouent des dynamiques inconscientes puissantes. La plage vide figure le manque, l’attente, le vide du désir.…





































