La personnalité extravertie
Toujours en mouvement, à l’aise en public, tourné vers l’action et le lien social… L’extraverti est souvent perçu comme dynamique, sociable, charismatique. Dans les typologies psychologiques, l’extraversion désigne une tendance à orienter son énergie vers l’extérieur, vers les autres, le monde, la communication. Mais que dit la psychanalyse de cette orientation ? Derrière l’apparente aisance relationnelle, l’extraversion peut aussi cacher des enjeux inconscients, des conflits de désir, voire un rapport fragile au vide intérieur. Penser la personnalité extravertie en psychanalyse, c’est aller au-delà du comportement visible pour interroger ce qui, en elle, cherche à se dire. L’extraversion, une construction de défense ou de désir ? En psychanalyse, on ne parle…
Se remplir pour ne pas sentir le vide
On croit avoir faim, envie, besoin. On ouvre le frigo sans savoir pourquoi, on se perd sur les réseaux sans…
Trouver sa place dans une société qui va trop vite
Tout va vite. Les nouvelles technologies, les injonctions à changer, à s’adapter, à réussir, à se réinventer. Le temps de…
Ce que les autres voient en moi… et que je ne vois pas
Il y a parfois un écart troublant entre l’image que les autres nous renvoient - admirative, bienveillante, confiante - et…
L’amour au bureau : du fantasme à la réalité
Une lecture psychologique des désirs projetés sur la hiérarchie, la proximité ou l’admiration. Le bureau est souvent perçu comme un espace rationnel, balisé par les codes de la productivité et des objectifs. Pourtant, c’est aussi un lieu où circulent des affects, des transferts, des tensions silencieuses. L’amour y naît parfois, porté par des désirs qui ne disent pas leur nom. Mais entre projections, hiérarchie et proximité répétée, comment distinguer le fantasme d’un véritable lien ? Le cadre professionnel comme catalyseur L’entreprise structure les interactions ; elle crée des rôles, des répétitions, des mises en scène. Dans ce décor, certains liens affectifs prennent une intensité particulière, renforcée par la proximité quotidienne, les objectifs partagés, la complicité…
Ai-je aimé pour moi ou pour être aimé·e ?
Il est facile de croire que l’on aime toujours par élan sincère. Mais parfois, après une rupture ou dans un temps de solitude, une question plus fine émerge : ai-je aimé pour rencontrer l’autre, ou pour m’assurer d’être aimé·e ?Ce n’est pas un reproche, ni une…
Ai-je déjà été vraiment moi-même en couple ?
On entre souvent en couple avec l’envie d’être soi, mais on ne mesure pas toujours ce que cela implique. Entre les ajustements, les attentes implicites, les projections, on peut finir par s’éloigner de soi sans s’en rendre compte. Ce n’est pas forcément une trahison, mais…
Aimer sans désir, désirer sans aimer : faut-il opposer les deux ?
Aimer et désirer sont souvent associés, confondus, attendus ensemble. L’amour véritable serait à la fois attachement profond et élan charnel ; c’est ce que l’on espère, ce que l’on croit naturel. Pourtant, dans l’expérience intime, les deux ne cohabitent pas toujours. On peut aimer sans…
L’aîné responsable : rôle naturel ou injonction invisible ?
Être l’aîné d’une fratrie est souvent associé à des qualités de maturité, de sérieux et de sens du devoir. Mais…
Grands-parents et transmission : que lègue-t-on vraiment ?
La mémoire familiale ne se limite pas aux objets et aux récits ; elle porte aussi l’empreinte invisible de l’inconscient…
Les émotions en fin de grossesse : entre joie et peur
Aux portes de la naissance, le cœur oscille entre l'enthousiasme de l'arrivée et l'angoisse de l'inconnu. La fin d'un voyage,…
La place de l’enfant « invisible » : une stratégie de survie ?
Certain·e·s enfants ne font pas de bruit. Ils ne dérangent pas, ne réclament rien, semblent s’adapter à tout. On les qualifie de "sages", de "faciles", parfois d’"effacés". Mais derrière cette apparente tranquillité se cache souvent un positionnement complexe : celui de l’enfant invisible, qui s’efface pour ne pas troubler l’équilibre familial. Un retrait silencieux mais signifiant Ce que l’on interprète comme du calme ou de la réserve relève souvent d’une adaptation active et douloureuse. L’enfant invisible a compris, parfois très tôt, qu’en étant discret·e, il ou elle évite les conflits, les jugements ou les rejets. Ce n’est pas un tempérament mais une posture acquise : moins on prend de place, moins on risque d’attirer des émotions négatives sur soi. Cette…
Se perdre pour se trouver : errance universitaire et quête de soi
Changer de filière, cumuler les années sans projet clair, passer d’une formation à l’autre. L’errance universitaire est souvent perçue comme un échec, un retard, une anomalie dans une trajectoire qui devrait être…
Paris, capitale imaginaire : jalousie, rejet, fascination ?
Centre du pouvoir, de la culture, des médias, Paris continue de concentrer sur elle des affects intenses. Plus qu’une ville, elle est un écran de projection collective : on y rêve, on…
L’éveil politique des jeunes générations : lucidité, humour et radicalité douce
On les dit désengagés, apathiques ou obsédés par leurs écrans. Pourtant, une observation plus fine révèle un phénomène inversé : les jeunes générations ne se détournent pas du politique, elles en redéfinissent…
La honte sociale : une mémoire silencieuse du déclassement
Il y a des blessures qui ne crient pas, qui ne s’affichent pas, mais qui imprègnent en profondeur le regard que l’on porte sur soi. La honte sociale en fait partie. Elle…
Quand aider l’autre devient un moyen d’éviter sa propre douleur
Il est des gestes de soutien qui semblent généreux, inconditionnels, admirables. Écouter, conseiller, consoler, s’oublier au service de l’autre. Mais parfois, cette aide devient envahissante, insistante, presque intrusive. Comme si l’autre n’avait plus le droit de guérir sans nous. Dans certains cas, le besoin d’aider n’est pas seulement tourné vers l’autre : il agit comme un écran, un évitement actif de ses propres failles. L’hyper-investissement dans la souffrance de l’autre peut être une stratégie inconsciente pour ne pas entrer en contact avec la sienne. Se fuir soi-même en s’occupant de l’autre Il est plus facile d’écouter la douleur d’un ami que de faire face à ses propres manques. En s’immergeant…
Comment renouer un lien amical après une longue période de silence ?
Il y a ces amitiés suspendues, laissées en friche, non pas rompues violemment mais effacées doucement, sans fracas. Un jour,…
Quand la souffrance d’un ami réveille une blessure en nous
Il arrive qu’écouter un ami en détresse nous bouleverse plus qu’il ne le faudrait. Non pas par excès d’empathie, ni…
Quand le groupe associatif rejoue la fratrie
Les collectifs associatifs ne sont pas seulement des lieux d’action ou de partage de valeurs. Ils deviennent, pour certains, des…
Espaces collectifs conviviaux : lieux de détente ou contrôle social ?
Les espaces conviviaux des entreprises — salle de repos, cuisine commune, coin café — sont pensés comme des bulles de décompression, des lieux de détente informels où les hiérarchies s’estompent. Mais en pratique, ces espaces sont souvent le théâtre d’interactions complexes, d’alliances discrètes, d’exclusions implicites. Ce qui se joue autour de la machine à café dépasse souvent la pause : c’est une scène sociale codée où se révèlent les rapports de force, les appartenances et les tensions latentes. Loin d’être neutres, ces lieux disent beaucoup de la dynamique inconsciente du groupe. Une mise en scène informelle du collectif L’espace convivial fonctionne comme un sas entre deux sphères : celle du travail explicite et celle du…
Quand l’entreprise permet l’épanouissement personnel
On parle souvent de l’entreprise comme d’un espace de contraintes, de pression, de compétition. Pourtant, pour certains individus, elle devient aussi un lieu de transformation intime, un levier d’autonomisation, voire un espace de réparation. Cela ne dépend ni du secteur ni de la taille de…
Ne pas oser parler de ce que l’on veut vraiment faire
Certaines personnes n’arrivent pas à formuler ce qu’elles veulent faire de leur vie professionnelle. Non pas qu’elles ne le sachent pas, mais parce que le simple fait de nommer ce désir les expose à un vertige, une honte ou une inquiétude difficile à soutenir. Ce…
Ne pas réussir à se former : les raisons inconscientes de l’échec
Il existe des parcours où, malgré les efforts, les conditions favorables et la motivation affichée, la formation ne « prend pas ». Les contenus semblent flous, la mémoire défaillante, la régularité difficile à tenir. Tout se passe comme si une partie de soi résistait au…
Peut-on vraiment se détendre dans un monde saturé de stimulations ?
Jamais les discours sur le bien-être n’ont été aussi présents. Respirer, méditer, ralentir : ces injonctions sont devenues des réflexes contemporains. Pourtant, paradoxalement, la capacité réelle à se détendre semble s’éroder, comme si l’environnement actuel…
Aller au restaurant sans plaisir : quand le repas social devient une contrainte
Pour beaucoup, aller au restaurant évoque le plaisir, la convivialité, le relâchement. Mais pour d’autres, c’est une épreuve déguisée, un moment où le corps se crispe et où le mental surveille chaque geste. Le problème…
Se délester dans l’eau : symbolique de purification ou besoin d’effacement ?
Certaines personnes ressortent d’un bain thermal avec un sentiment de légèreté presque irréel, comme si un poids invisible s’était dissipé. L’eau n’a pas effacé les soucis, ni résolu les blessures. Mais elle a permis un…
Quand le coaching devient un évitement de la thérapie
Le coaching se présente souvent comme une démarche orientée vers l’avenir, le concret, le progrès. Contrairement à la thérapie, il ne s’attarde pas sur le passé, ne questionne pas les fondations affectives, ne plonge pas…
Avoir besoin d’un psy “qui parle” : peur du vide ou désir de guidance ?
Certaines personnes cherchent, dès la prise de contact, un psy “qui parle”. Pas un thérapeute trop silencieux, pas un analyste…
Un silence inattendu : quand l’absence de réponse devient une alerte
Ce n’est pas une dispute, ni un rejet ouvert. C’est autre chose. Un message qui reste sans retour. Une parole…
Souffrances silencieuses : ces douleurs qui échappent aux évaluations
Il existe des souffrances qui ne se disent pas, qui ne s’énoncent ni dans les mots ni dans les comportements.…
Vouloir plaire à son psy : une stratégie pour être accepté ou aimé ?
Dans le cadre protégé de la thérapie, chacun·e cherche à déposer quelque chose de soi. Mais ce mouvement est parfois précédé, ou empêché, par un autre : le désir de plaire, d’être apprécié, de susciter une forme de reconnaissance affective. Ce n’est pas une coquetterie ni une ruse consciente, mais souvent une stratégie ancienne, forgée pour se protéger du rejet. Plaire au psy devient alors une manière détournée de s’assurer qu’on pourra continuer à parler, sans être jugé ni abandonné. Le plaisir de séduire, la peur d’exister Pour certain·es, parler vrai revient à se montrer dans ses contradictions, ses parts honteuses, ses failles. Cela suppose de pouvoir compter sur un regard qui ne condamne pas. Mais quand ce regard est…
Œuvres répétitives : fascination ou défense obsessionnelle ?
Face à certaines œuvres, la répétition saute aux yeux. Formes dédoublées, motifs qui reviennent, structures sérielles, variations infimes. Cette insistance visuelle peut captiver, apaiser, intriguer ou irriter. Elle évoque parfois la rigueur, parfois l’obsession. Mais au-delà de l’effet esthétique, la répétition dans l’art active une résonance psychique particulière. Elle réveille…
Solitude au musée : quand regarder seul(e) fait surgir l’intime
La visite d’un musée en solitaire peut être ressentie comme un luxe rare. Pas de paroles à échanger, pas de rythme imposé, pas d’interprétation à partager. Juste soi, son regard, ses pensées. Mais cette solitude, quand elle s’installe dans le silence des galeries, produit parfois un effet inattendu : elle…
Le couloir étroit : figuration du conflit intérieur
Dans l’espace filmique, le couloir étroit n’est jamais anodin. Transition entre deux lieux, il devient, par son exiguïté même, un espace hautement symbolique. Le cinéma l’utilise pour matérialiser des moments de tension, de choix contraint ou de conflit intérieur. Chaque pas y est empreint d’ambivalence : avancer ou reculer, franchir…
La pudeur comme intensité : émotion sans débordement
Le théâtre émeut parfois plus par ce qu’il retient que par ce qu’il expose. Il arrive qu’un simple regard, une voix tenue, un geste interrompu contiennent une charge émotionnelle plus puissante qu’une scène d’épanchement. La pudeur scénique n’est pas une atténuation : c’est une intensité déplacée. Elle ne crie pas,…





































