Le pouvoir du récit intérieur : donner du sens
Chaque jour, nous vivons des émotions, des rencontres, des événements qui s’accumulent dans notre mémoire. Mais ces expériences, aussi marquantes soient-elles, ne prennent sens que lorsqu’elles sont mises en récit. Le récit intérieur, cette manière singulière de se raconter à soi-même et parfois aux autres, est bien plus qu’un simple souvenir arrangé : c’est la trame par laquelle nous construisons notre identité, notre cohérence, notre continuité psychique. En psychanalyse comme dans d’autres approches thérapeutiques, retrouver le fil de sa narration est un acte de soin essentiel — un travail de subjectivation qui nous permet de devenir les auteurs de notre propre histoire. Se raconter, c’est se construire Le récit intérieur…
Transmettre ses valeurs sans les imposer : un équilibre subtil
Transmettre ses valeurs, c’est souvent un geste d’amour. C’est vouloir transmettre ce qui nous paraît juste, ce qui nous a…
Sortir des attentes sociales et suivre son propre rythme
"À ton âge, tu devrais déjà…" ; Cette phrase, directe ou sous-entendue, résonne dans bien des esprits. Elle est le…
L’idéal du Moi, un tyran intérieur ?
L’idéal du Moi est une notion fondamentale de la psychanalyse, introduite par Sigmund Freud au début du XXe siècle. Elle…
Pourquoi certaines rencontres fortuites nous bouleversent
Des effets de transfert puissants dans des contextes informels. Il arrive que l’on croise une personne, que l’on échange quelques mots, parfois un regard à peine appuyé, et que cela suffise à nous troubler profondément. On ne comprend pas toujours ce qui s’est joué, mais on sent que “quelque chose” a eu lieu. Ce genre de rencontre, souvent brève et informelle, active en nous des mécanismes inconscients puissants, bien au-delà de ce que la situation semble justifier. Un cadre propice à la projection Les soirées, les dîners entre ami·es, les contextes festifs sont des espaces déstructurés, plus ouverts, où les rôles sociaux sont momentanément suspendus. Ce relâchement crée un terrain propice à la réactivation de…
Couple : comment établir la confiance ?
Les fondations invisibles d’un lien solide et vivant La confiance est souvent évoquée comme un prérequis dans toute relation amoureuse. Pourtant, elle ne se décrète pas, ne s’exige pas, et ne s’installe pas spontanément. Établir la confiance, c’est construire un espace psychique où chacun peut…
Comment rompre le quotidien du couple
Le quotidien offre une structure, un cadre où le couple peut s’installer, se sécuriser, se retrouver. Mais à force de répétition, ce même quotidien peut devenir une cage invisible. Rompre la routine n’est pas seulement une envie d’évasion, c’est souvent une nécessité psychique pour réinjecter…
Ce que je n’ose pas dire aux couples autour de moi
Il y a des choses que l’on garde pour soi, par pudeur, par loyauté, ou pour ne pas troubler une harmonie apparente. Quand on est célibataire, entouré·e de personnes en couple, certains ressentis restent tus. Non pas par manque de lien, mais parce que l’espace…
Le besoin de répétition : quand refaire encore et encore aide à grandir
Entendre la même histoire pour la dixième fois, rejouer inlassablement le même scénario ou aligner des objets avec précision... Ces…
L’identité numérique de l’adolescent : un double « je »
À l’ère des réseaux sociaux, l’adolescent ne construit plus son identité uniquement dans le regard de ses proches ou de…
L’enfant trop sage : stratégie d’adaptation ou oubli de soi ?
Dans l'imaginaire familial, l’enfant "facile" est souvent perçu comme une bénédiction. Peu exigeant·e, discret·e, toujours accommodant·e, il ou elle ne…
Grossesse après PMA : quand l’euphorie masque les peurs refoulées
Après un parcours long et éprouvant de procréation médicalement assistée (PMA), l'annonce d'une grossesse est souvent vécue comme une délivrance. La joie est immense, l'euphorie palpable. Pourtant, derrière cette exaltation légitime peuvent se cacher des peurs profondes, enfouies sous le soulagement. La grossesse, tant attendue, réactive alors des angoisses refoulées pendant le combat médical : peur de perdre ce qui a été si difficile à obtenir, crainte de ne pas être à la hauteur, ou encore difficulté à se projeter sereinement après des mois, voire des années d'échec. De l’attente médicale à l’impossible lâcher-prise Clara, 36 ans, enceinte après trois FIV, explique qu’elle n’arrivait pas à "se réjouir pleinement", hantée par l'idée d'une fausse couche. Le corps et le psychisme…
Comment s’épanouir sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux sont souvent associés à la comparaison, à la superficialité, voire à la dépendance. Mais ils ne sont pas condamnés à épuiser ou déformer le lien à soi et aux…
Ce que les crises révèlent (ou détruisent) des valeurs communes
Les grandes crises mettent à nu ce que le quotidien dissimule. Elles font remonter à la surface les tensions latentes, les élans de solidarité, les fractures sociales. Pandémies, attentats, guerres, catastrophes naturelles……
Ce que le journal télévisé fait à nos émotions
Le journal télévisé ne se contente pas de livrer des faits : il les agence, les hiérarchise, les incarne. Ce qui est présenté comme une « photographie du monde » est en…
Le podcast, un temps retrouvé : penser à voix lente dans un monde rapide
À contre-courant des formats courts, des réactions instantanées et des flux saturés, le podcast s’impose comme un espace de ralentissement. Loin d’être marginal, ce média discret attire un public en quête de…
Pourquoi mes amies se tournent toujours vers moi quand elles souffrent ?
Certaines relations amicales semblent marquées par une étrange régularité : c’est toujours nous que l’on appelle quand ça ne va pas. Pour une rupture, une crise existentielle, une rechute ou un désespoir flou, nous devenons le refuge, le point d’ancrage, le réceptacle. Mais pourquoi ce rôle revient-il toujours aux mêmes personnes ? Est-ce une capacité d’écoute exceptionnelle, ou le résultat d’une position psychique ancienne, apprise bien avant la vie adulte ? Le rôle de réceptacle : une position psychique ancienne Être celui ou celle vers qui l’on se tourne dans la souffrance n’est pas qu’une question de disponibilité. C’est souvent une place intérieure, apprise dès l’enfance, dans un climat familial…
Culpabilité de la solitude : quand s’isoler devient une transgression
On pourrait croire que la solitude ne regarde que soi, qu’elle est un état personnel, un choix intime. Pourtant, beaucoup…
L’autre avance, et moi je stagne : quand l’amitié devient un miroir douloureux
Il y a des moments dans l’amitié où le simple fait d’écouter l’autre parler devient douloureux. Non pas à cause…
Sortir entre amis pour ne pas ressentir sa solitude : une stratégie inconsciente ?
Certaines personnes ont une vie sociale très active. Elles sortent souvent, sont toujours partantes pour un dîner, une activité, un…
Se rendre indispensable au travail : engagement sincère ou besoin d’exister ?
Dans certaines équipes, il y a toujours une personne sur qui tout repose. Elle connaît les détails, anticipe les urgences, assure la continuité, soutient les autres, parfois sans reconnaissance formelle. À première vue, cet engagement semble noble, altruiste, presque indispensable. Mais derrière cette posture de pilier, il peut exister un besoin plus profond : celui de s’assurer une place par l’utilité, comme si le droit d’exister dépendait entièrement de ce que l’on apporte. Le dévouement devient alors une stratégie d’ancrage dans le groupe, une manière de lutter contre une sensation d’invisibilité plus ancienne. Se rendre indispensable pour ne pas disparaître Être partout, tout prévoir, tout absorber peut être une manière de tenir debout quand l’image…
Ne jamais s’opposer à son chef : une peur de perdre l’amour du dominant ?
Certaines personnes ne contestent jamais leur supérieur. Elles acquiescent, s’adaptent, cherchent à comprendre, même lorsque les décisions semblent discutables. Cette attitude peut être interprétée comme une preuve de loyauté, de souplesse, voire d’intelligence relationnelle. Mais chez d’autres, elle trahit une peur plus profonde : celle…
Rester “dans l’ombre” : humilité ou stratégie de protection ?
Certaines personnes adoptent une posture discrète dans leur milieu professionnel. Elles ne se mettent pas en avant, évitent les projecteurs, préfèrent que les autres soient visibles. Ce retrait est souvent perçu comme une forme d’humilité, de sagesse, de sens du collectif. Mais il peut aussi…
Le bilan de compétences : que rejoue-t-on avec le consultant ?
Le bilan de compétences se présente souvent comme une démarche neutre, objective, tournée vers l’identification des savoir-faire et l’élaboration d’un projet professionnel. Mais dans le cadre de cette exploration encadrée, le lien avec le consultant prend parfois une intensité qui dépasse largement la fonction accompagnatrice.…
La maladie comme mise à distance de l’insupportable
Il est des moments où le corps flanche sans raison apparente. Une fièvre inexpliquée, un malaise soudain, une douleur tenace. On cherche, on examine, parfois on ne trouve rien. Mais au-delà de la cause biologique,…
Le coach comme figure parentale : entre idéalisation et dépendance
Dans la relation de coaching, une dynamique subtile se met souvent en place. Derrière l’accompagnement bienveillant, l’écoute active et le soutien stratégique, peut se jouer une forme de transfert affectif, où le coach est investi…
Quand le symptôme ne veut pas guérir : la résistance inconsciente
Il arrive qu’un trouble persiste malgré les traitements, les soins, les efforts. La douleur reste là, les rechutes se répètent, les améliorations sont de courte durée. Ce qui s’installe n’est pas seulement un problème médical,…
Quand le matin est trop dur : le réveil comme épreuve symbolique
Certaines personnes vivent chaque réveil comme une petite traversée du désert. Le corps alourdi, les pensées embrouillées, un dégoût diffus à l’idée de sortir du lit. Ce n’est pas seulement la fatigue ou le manque…
Pourquoi il est si difficile de choisir un psy
Il existe aujourd’hui une multitude d’approches thérapeutiques, de profils, de formats. Et pourtant, au moment de choisir un psy, nombreux…
Le trouble borderline : souffrance de séparation ou peur d’exister ?
Souvent caricaturé comme un trouble de l’instabilité émotionnelle, le trouble borderline désigne en réalité une faille plus profonde : celle…
Chercher un psy “qui nous ressemble” : réassurance ou évitement ?
Dans la phase de recherche d’un thérapeute, il n’est pas rare d’entendre cette phrase : « Je cherche quelqu’un à…
Se réveiller fatigué : quand l’inconscient travaille la nuit
Il y a des matins où le corps se lève mais où l’âme reste couchée. Aucune dette de sommeil objective, pas de soirée agitée ni de maladie identifiable, et pourtant l’épuisement est là, lourd, inexplicable. C’est souvent à ce moment précis que quelque chose cherche à se dire autrement : non pas par les mots ou la conscience, mais par cette fatigue qui déborde d’un ailleurs intérieur. Quand l’inconscient travaille la nuit, il laisse parfois au réveil les traces de son activité invisible, comme si le sommeil n’avait pas été un refuge mais un théâtre agité. Le sommeil, scène active de la vie psychique La nuit n’est pas un temps de repos pour tout le monde. Chez certains, dormir revient…
Le récit d’enfance comme tentative de réparation
Nombre de récits d’enfance en littérature ne se contentent pas de restituer un passé : ils visent, à travers l’écriture, à réparer ce que l’enfance a laissé d’inachevé, de blessé ou de figé. Derrière l’apparente entreprise de mémoire se déploie un travail psychique : mettre en récit, c’est tenter de…
Trop proche pour être regardé : l’effet de suridentification au théâtre
Il arrive que l’identification, moteur fondamental du rapport au théâtre, franchisse une limite invisible. Ce n’est plus seulement un rapprochement entre le spectateur et un personnage, mais une forme de débordement intérieur, où la distance esthétique se dissout. Ce que l’on voit sur scène devient insupportable non parce que c’est…
Au cinéma, la jalousie comme moteur de l’action
La jalousie est l’une des émotions humaines les plus complexes et, lorsqu'elle est mise en scène au cinéma, elle devient un moteur puissant de l’action et des relations. Le cinéma, par la capture des regards, des gestes et des silences, parvient à rendre tangible cette émotion souvent refoulée, en l’exprimant…
La mère archaïque au théâtre : protection ou dévoration ?
Elle est là avant même que la parole commence. Elle veille, elle parle, elle console ou elle impose. La figure de la mère sur scène ne se contente pas d’être un personnage : elle occupe un espace, une atmosphère, une emprise. Qu’elle soit aimante, envahissante, absente ou silencieuse, elle active…





































