Blues du dimanche soir : un symptôme à écouter ?
C’est une sensation discrète mais tenace. Elle revient chaque semaine, presque toujours au même moment. La fin du dimanche approche, et un poids se dépose lentement dans la poitrine. Ce n’est pas tout à fait une angoisse, ni une vraie tristesse, mais un malaise diffus, un léger vertige intérieur. Le week-end se termine, la semaine s’annonce, et quelque chose en nous se referme. Le blues du dimanche soir n’est pas une faiblesse ; c’est un signal. Une transition qui fait mal Le dimanche soir marque une bascule : celle du relâchement vers l'obligation. Ce passage entre deux temporalités vient réveiller des tensions parfois invisibles pendant le week-end. Le corps anticipe…
Ai-je encore le temps de vivre autrement ?
Il y a des moments où cette question surgit, sans prévenir. Face à un anniversaire marquant, une lassitude persistante ou…
Les entraves aux désirs de vie : ce qui freine l’élan intérieur
Tout le monde a des désirs de vie. Des envies de mouvement, de création, de lien, de changement. Et pourtant,…
Parvenir enfin à faire son deuil d’un proche disparu
Le deuil n’a pas d’agenda. Il traverse les jours, parfois les années, en vagues irrégulières, imprévisibles. On ne "fait pas"…
Pourquoi certains profils nous attirent toujours ?
Il y a ces rencontres qui semblent se répéter. Les visages changent, les prénoms aussi, mais un schéma revient, presque à notre insu. Pourquoi sommes-nous régulièrement attirés par le même type de personne ? Derrière cette apparente “coïncidence” se cache souvent une logique psychique complexe, où désir, mémoire et répétition inconsciente s’entrelacent. L’autre, miroir d’une mémoire ancienne Nos choix amoureux ne sont jamais neutres. Ce qui nous attire chez l’autre est souvent la réactivation d’une empreinte affective ancienne, inscrite dès les premières relations d’attachement. Une voix, un regard, une manière d’être peut faire écho – sans que nous le sachions – à une figure parentale, à une présence marquante, à un lien fondateur, heureux ou…
Découvrir l’infidélité : trahison ou révélateur d’un déséquilibre ?
Comment l’adultère met en lumière des failles préexistantes dans la relation La découverte d’une infidélité agit comme un choc. Le couple vacille, emporté par un sentiment de trahison, de colère et d’incompréhension. Pourtant, au-delà de la douleur immédiate, l’adultère agit souvent comme un révélateur brutal.…
Pourquoi je n’ose pas séduire dans mon cercle d’ami·es ?
Peur de se montrer autrement, d’être vu·e sous un autre angle ; rester "celui ou celle qu’on connaît". Il est parfois plus facile de séduire un·e inconnu·e que d’oser dévoiler un désir dans son propre cercle d’ami·es. Là où l’intimité semble déjà présente, une autre…
Mon modèle de couple : l’empreinte de l’enfance ?
Ce que je cherche dans mes relations ne vient pas toujours de mon désir conscient. Parfois, c’est une image ancienne qui guide mes choix. Un modèle inscrit très tôt, souvent sans mots, dans la manière dont j’ai vu un parent aimer ou être aimé. Cette…
Genèse de la vie psychique, naissance du psyche
La vie psychique ne surgit pas d’elle-même, comme un simple prolongement biologique. Elle se construit lentement, à partir de l’expérience…
Faut-il parler de la mort à mon enfant ?
Aborder la question de la mort avec un enfant déstabilise souvent les adultes, partagés entre l'envie de protéger et la…
Quand la perte des grands-parents réveille l’histoire familiale
Quand un grand-parent s’éteint, ce n’est pas seulement une personne que l’on perd, mais tout un pan de l’inconscient familial…
Colères et crises répétées : un appel au secours plus qu’un caprice
Face à un enfant qui explose de colère ou enchaîne les crises, la réaction spontanée est souvent de chercher à calmer, punir ou rationaliser. Ces débordements sont perçus comme des comportements à corriger, des excès d’émotion injustifiés. Pourtant, ces manifestations intenses traduisent rarement un simple caprice. Elles sont souvent le symptôme visible d’une tension intérieure que l’enfant ne sait pas nommer ni contenir. La répétition des colères est bien souvent un appel au secours inconscient, une manière d’exprimer une souffrance, une frustration accumulée ou un sentiment d’insécurité émotionnelle que l’enfant ne parvient pas à formuler autrement. La colère comme langage d’un trop-plein émotionnel Chez l’enfant, la colère surgit quand les mots manquent et que les émotions débordent. Ce n’est pas…
L’attention capturée : comment les plateformes façonnent nos usages
À l’ère du numérique, l’attention est devenue une ressource stratégique. Non plus simplement une qualité intérieure à cultiver, mais un capital à capter, un territoire à exploiter. Les grandes plateformes en ont…
La défiance des Français vis-à-vis des politiques
La critique des élu·es semble devenue une habitude nationale, presque un réflexe culturel. Chaque nouvelle nomination politique est accueillie avec suspicion, chaque décision commentée avec ironie ou indignation. Mais cette défiance, souvent…
Le binge-watching : L’usure d’une consommation sans fin, frénétique
Regarder plusieurs épisodes à la suite, s’absorber dans une série pendant des heures, vivre la fiction comme un flux : le binge-watching est devenu une norme. Propulsé par les plateformes de streaming,…
La politesse est-elle un acte de respect ou un simple code social ?
On dit bonjour, on remercie, on s’efface devant une porte. Mais que reste-t-il du sens profond de ces gestes dans un monde où tout va vite, où l’on communique par emojis et…
Pourquoi on n’arrive pas à dire qu’on souffre à certains amis ?
Certaines amitiés sont fluides, accueillantes, traversées de confidences. D’autres, pourtant proches, semblent buter sur un mur invisible dès qu’il s’agit de parler de douleur. On évoque le travail, le quotidien, on ironise sur la fatigue. Mais dès qu’il s’agit de dire "je souffre", "je vais mal", les mots restent bloqués. Il ne s’agit pas d’un manque d’intimité, mais d’un interdit silencieux, souvent inconscient, qui pèse sur le lien. La peur de déséquilibrer la relation Dans certains liens, le partage de la douleur semble risqué. On redoute de troubler une harmonie fragile, de devenir "trop", de peser. L’autre semble occupé, fatigué, traversé par ses propres difficultés. On préfère alors taire sa…
Le collectif comme échappatoire au vide intérieur
S’engager dans un collectif, c’est souvent une manière de se relier, de partager des valeurs, de sentir que l’on agit.…
Le mythe de la maîtrise dans la solitude
Pour beaucoup, vivre seul(e) est une manière de s’organiser à son rythme, de se recentrer. Mais derrière cette apparente liberté…
Pourquoi certaines amitiés deviennent soudainement intenables ?
Il arrive qu’un lien, vécu comme naturel et précieux pendant des années, devienne tout à coup pesant, irritant, presque insupportable.…
Perdre son emploi en fin de carrière : comment faire face ?
Licenciement, rupture conventionnelle ou fin de contrat non renouvelée : perdre son emploi à l’approche de la retraite déclenche souvent une onde de choc plus profonde qu’à tout autre moment de la vie professionnelle. Car derrière l’arrêt d’une activité se cache parfois une mise à l’écart symbolique, un sentiment d’inutilité ou la crainte de ne plus jamais retrouver de place. Face à cette déflagration, comment ne pas sombrer dans le découragement ou l’amertume ? Le choc d’un arrêt brutal Il y a dans toute rupture une forme d’arrachement. Mais lorsqu’elle survient en fin de parcours, elle se colore d’une brutalité particulière, comme si elle venait dire que l’on n’a plus sa place dans le monde du…
Bilan de compétences : quête de sens ou peur du mauvais choix ?
Régulièrement présenté comme une opportunité de se recentrer, le bilan de compétences séduit par sa promesse de clarté. Il s’agirait de mieux se connaître, de repérer ses forces, d’identifier un cap. Mais derrière cette démarche structurée, se glisse parfois une angoisse plus sourde : celle…
Dans l’entreprise, l’inconfort de ceux qui n’adhèrent pas au ton dominant
Il existe des collectifs où l’on attend des membres un certain ton : dynamique, enthousiaste, positif. Ce registre affectif, qui paraît spontané, devient une norme implicite. On ne le formule pas ouvertement, mais il conditionne les interactions, les valorisations, l’intégration. Ceux qui n’y adhèrent pas,…
Supporter un manager toxique : qu’est-ce que cela dit de notre histoire ?
Certain·es salarié·es supportent pendant des mois, voire des années, des comportements de dénigrement, de pression ou de manipulation de la part de leur hiérarchie. Bien que la souffrance soit réelle, ils ne partent pas. Ils minimisent, justifient, rationalisent. On pourrait croire à un simple manque…
Seul face à soi : que révèle la pratique sportive en solitaire ?
Courir seul, nager en silence, s’entraîner sans public ni partenaires. Pour beaucoup, le sport en solitaire est un choix apaisant. Mais cette forme de pratique, apparemment simple, recèle parfois une profondeur psychique insoupçonnée. Elle engage…
Pourquoi certaines activités manuelles font taire l’angoisse ?
Tricoter, modeler, tailler du bois, assembler, coudre ou réparer… Certaines activités manuelles semblent procurer un apaisement presque immédiat, un soulagement discret mais réel. Ce n’est pas une distraction, ni une fuite : c’est un ancrage.…
Revenir souvent chez son médecin : un lien affectif au-delà du soin
Certaines personnes prennent régulièrement rendez-vous chez leur médecin généraliste, sans réelle urgence, ni maladie chronique avérée. Une douleur légère, une inquiétude floue, un inconfort passager peuvent suffire à initier la démarche. Ce qui motive la…
Ralentir sans culpabilité : les thermes en opposition à la performance
Dans une société où chaque minute semble devoir être utile, productive ou mesurable, ralentir est souvent perçu comme un écart, voire une faute. Même dans les moments de repos, une injonction plane : celle de…
Hypersensibilité comme signal d’alerte : je ressens tout, tout le temps, trop fort
Quand la sensibilité devient envahissante et semble déborder les limites habituelles. Il y a des personnes pour qui le monde…
Un changement de rythme, et le malaise émerge
Il y a des moments où tout semble enfin ralentir. On les attend, parfois on les planifie : des vacances,…
Redouter de décevoir en séance : que cache cette peur de mal faire ?
On n’y pense pas toujours, mais pour beaucoup de patients, venir en séance n’est pas un simple rendez-vous neutre. C’est…
Vouloir plaire à son psy : une stratégie pour être accepté ou aimé ?
Dans le cadre protégé de la thérapie, chacun·e cherche à déposer quelque chose de soi. Mais ce mouvement est parfois précédé, ou empêché, par un autre : le désir de plaire, d’être apprécié, de susciter une forme de reconnaissance affective. Ce n’est pas une coquetterie ni une ruse consciente, mais souvent une stratégie ancienne, forgée pour se protéger du rejet. Plaire au psy devient alors une manière détournée de s’assurer qu’on pourra continuer à parler, sans être jugé ni abandonné. Le plaisir de séduire, la peur d’exister Pour certain·es, parler vrai revient à se montrer dans ses contradictions, ses parts honteuses, ses failles. Cela suppose de pouvoir compter sur un regard qui ne condamne pas. Mais quand ce regard est…
Art contemporain : que provoque ce que l’on ne comprend pas ?
Face à certaines œuvres contemporaines, le trouble vient d’abord de l’incompréhension. Un objet détourné, un geste minime, une forme sans repère. On hésite : faut-il chercher un sens ? Faut-il ressentir ? Et si rien ne vient ? Cette gêne, ce malaise ou cette fascination face à l’abstraction ou au…
Ces jeux vidéo qui nous apaisent sans que l’on sache pourquoi
Certains jeux vidéo n’ont ni objectif clair, ni tension dramatique, ni mécanique addictive. Et pourtant, ils apaisent. On y revient comme on retourne à un lieu familier, sans comprendre exactement ce qui nous y attire. Ils ne divertissent pas au sens classique, ils ne stimulent pas l’ego, ils ne racontent…
Jeux vidéo hyper-sollicitant : saturer son attention pour éviter l’angoisse
Certains jeux vidéo, par leur rythme, leur complexité et leur intensité sensorielle, semblent conçus pour mobiliser l’attention en continu. Combats nerveux, gestion multi-tâches, graphismes saturés, sons envahissants : le joueur n’a pas une seconde pour décrocher. Si cette sollicitation permanente est parfois vécue comme stimulante ou immersive, elle peut aussi…
Le personnage maternel : entre figure idéale et mère archaïque
Dans les romans, les personnages de mère nous touchent souvent de manière inattendue. Certaines figures maternelles nous émeuvent, d’autres nous mettent mal à l’aise ou nous irritent. Ces réactions révèlent bien plus qu’un simple jugement esthétique : elles traduisent nos propres projections inconscientes. Entre mère idéalisée et mère archaïque, la…





































