La personnalité extravertie
Toujours en mouvement, à l’aise en public, tourné vers l’action et le lien social… L’extraverti est souvent perçu comme dynamique, sociable, charismatique. Dans les typologies psychologiques, l’extraversion désigne une tendance à orienter son énergie vers l’extérieur, vers les autres, le monde, la communication. Mais que dit la psychanalyse de cette orientation ? Derrière l’apparente aisance relationnelle, l’extraversion peut aussi cacher des enjeux inconscients, des conflits de désir, voire un rapport fragile au vide intérieur. Penser la personnalité extravertie en psychanalyse, c’est aller au-delà du comportement visible pour interroger ce qui, en elle, cherche à se dire. L’extraversion, une construction de défense ou de désir ? En psychanalyse, on ne parle…
Accepter son corps, c’est aussi accepter son histoire
On parle souvent d’« accepter son corps » comme d’un objectif à atteindre, une étape de paix ou de maturité.…
À la recherche de l’authenticité
Dans un monde où les apparences sont valorisées, où les réseaux sociaux façonnent nos images et où l’adaptation semble indispensable,…
Sortir des attentes sociales et suivre son propre rythme
"À ton âge, tu devrais déjà…" ; Cette phrase, directe ou sous-entendue, résonne dans bien des esprits. Elle est le…
Rencontres culturelles : aime-t-on l’autre ou ce qu’il reflète de nous ?
Un intérêt partagé pour l’art ou la lecture peut-il masquer une quête d’identification ? Il arrive que l’on tombe sous le charme de quelqu’un lors d’un vernissage, d’un échange littéraire, d’une conversation sur un film. La proximité intellectuelle, les références communes, la manière de parler d’un auteur ou d’un tableau nous touchent profondément. Mais cette connivence culturelle, si agréable et valorisante, peut aussi être le lieu d’une illusion affective. Ce que l’on croit aimer chez l’autre n’est pas toujours lui, mais l’effet qu’il produit sur notre sentiment d’identité. L’écho culturel comme déclencheur d’attachement Partager les mêmes goûts peut donner une sensation immédiate de familiarité. L’autre semble nous devancer dans nos pensées, nous comprendre sans effort,…
Applis de rencontre et blessures affectives
Les fantômes de l’abandon, du rejet ou de l’humiliation à l’ère numérique. On pense parfois que le passé est derrière soi, que l’histoire affective est close, digérée, intégrée. Et pourtant, dans l’espace apparemment neutre des applis de rencontre, certaines blessures enfouies réapparaissent avec une acuité…
Emménager seul(e)
Emménager seul : créer un espace pour soi, en soi Ce n’est pas seulement une question de surface habitable. Emménager seul, ou seule, c’est occuper un espace qui n’appartient qu’à soi. C’est parfois un choix, parfois une nécessité, parfois un passage obligé. Quelles que soient…
Quand on me demande : « Et toi, c’est pour quand ? »
La question semble légère, presque affectueuse, posée avec un sourire ou une bienveillance feinte. Et pourtant, elle réveille souvent une gêne soudaine. "Et toi, c’est pour quand ?" fait mine d’être une simple curiosité. Mais elle porte en elle une injonction sociale forte, une norme…
La grand-maternité et la grand-paternité : deux vécus psychiques distincts ?
Si devenir grand-parent est une transformation pour chacun·e, l’expérience diffère profondément selon que l’on soit mère ou père d’un parent.…
Le stade oral : étape clé de la construction psychique
Avant même de pouvoir parler, l’enfant découvre le monde avec sa bouche. Le stade oral, décrit par Freud, correspond à…
Bricolages et gestes des mains : le langage discret de l’enfant
Quand l’enfant s’absorbe dans un bricolage, tord des objets entre ses doigts ou répète inlassablement des gestes discrets, cela peut…
La grossesse réveille souvent des transmissions familiales inconscientes.
Attendre un enfant ne concerne pas uniquement l’avenir ; c’est aussi une plongée dans l’histoire familiale, consciente et surtout inconsciente. Pendant la grossesse, de nombreuses femmes ressentent, sans toujours pouvoir l’expliquer, des émotions, des souvenirs ou des angoisses qui semblent leur échapper. Ces manifestations traduisent le réveil des transmissions familiales invisibles : non-dits, loyautés, répétitions transgénérationnelles. Porter un enfant, c’est aussi porter ce que l’on a reçu sans le savoir, et se confronter à l’héritage psychique transmis de génération en génération. Quand la grossesse ravive les non-dits et les deuils familiaux Clara, 31 ans, a vu ressurgir des souvenirs flous de l’histoire de sa grand-mère en apprenant sa grossesse. L’inconscient profite de ce moment charnière pour réactiver des traces laissées…
La défiance des Français vis-à-vis des politiques
La critique des élu·es semble devenue une habitude nationale, presque un réflexe culturel. Chaque nouvelle nomination politique est accueillie avec suspicion, chaque décision commentée avec ironie ou indignation. Mais cette défiance, souvent…
Citoyenneté : quand voter ne suffit plus à faire vivre la démocratie
On vote, parfois. On regarde, souvent. On subit, toujours. Dans les démocraties représentatives, le citoyen est de plus en plus ramené à un rôle d’usager silencieux, d’électeur intermittent ou de spectateur frustré.…
L’hyperconnexion comme solitude moderne : ensemble mais dispersés
Jamais les liens n’ont été aussi nombreux, les messages aussi fréquents, les échanges aussi constants. À toute heure, chacun peut réagir, commenter, partager, se faire voir. Et pourtant, un sentiment persiste, diffus,…
Existe-t-il encore des valeurs communes dans notre société ?
On parle souvent de vivre ensemble, d’unité nationale, de lien social. Mais sur quoi repose encore cette cohésion quand les récits, les cultures, les modes de vie se multiplient sans plus converger…
Quand aider l’autre devient un moyen d’éviter sa propre douleur
Il est des gestes de soutien qui semblent généreux, inconditionnels, admirables. Écouter, conseiller, consoler, s’oublier au service de l’autre. Mais parfois, cette aide devient envahissante, insistante, presque intrusive. Comme si l’autre n’avait plus le droit de guérir sans nous. Dans certains cas, le besoin d’aider n’est pas seulement tourné vers l’autre : il agit comme un écran, un évitement actif de ses propres failles. L’hyper-investissement dans la souffrance de l’autre peut être une stratégie inconsciente pour ne pas entrer en contact avec la sienne. Se fuir soi-même en s’occupant de l’autre Il est plus facile d’écouter la douleur d’un ami que de faire face à ses propres manques. En s’immergeant…
L’enfant unique est-il prédisposé à la solitude une fois adulte ?
Enfant sans frère ni sœur, il a grandi dans un monde singulier, peuplé d’adultes et de silences. Lorsqu’il devient adulte,…
S’oublier dans la solitude : quand l’image de soi s’efface faute de lien
On pense souvent que la solitude permet de se retrouver. Mais lorsque celle-ci se prolonge au point de devenir l’unique…
Pourquoi le bénévolat peut devenir une scène sacrificielle
Le bénévolat est souvent associé à la générosité, au lien, à l’envie de faire sa part. Pourtant, chez certaines personnes,…
Ne jamais s’opposer à son chef : une peur de perdre l’amour du dominant ?
Certaines personnes ne contestent jamais leur supérieur. Elles acquiescent, s’adaptent, cherchent à comprendre, même lorsque les décisions semblent discutables. Cette attitude peut être interprétée comme une preuve de loyauté, de souplesse, voire d’intelligence relationnelle. Mais chez d’autres, elle trahit une peur plus profonde : celle de perdre une place privilégiée dans le regard du chef, d’être exclue du lien, abandonnée ou invisibilisée si un désaccord venait à troubler l’équilibre. L’adhésion devient alors une stratégie affective d’attachement, bien plus qu’un choix professionnel. Une soumission affective déguisée Dans ces cas, le chef ne représente pas seulement une autorité fonctionnelle, mais une figure d’étayage narcissique, dont la reconnaissance est vitale. Le moindre signe de distance est perçu comme…
Ne plus travailler, mais continuer d’exister : inventer sa place autrement
Quand l’activité professionnelle s’interrompt, c’est tout un pan de l’existence qui semble vaciller. Non seulement pour des raisons économiques, mais parce que le travail structure profondément notre rapport au temps, à l’utilité, à la reconnaissance. Pourtant, certaines personnes, confrontées à une fin de carrière anticipée…
Multiplier les projets pour ne pas sentir l’angoisse
Certaines personnes semblent avancer sans relâche, enchaînant les projets, les engagements, les initiatives. À l’extérieur, cela donne l’image d’une vie pleine, animée, fertile. Mais à y regarder de plus près, cette agitation peut cacher un malaise plus profond. Il ne s’agit pas de simples ambitions…
Le bilan de compétences : que rejoue-t-on avec le consultant ?
Le bilan de compétences se présente souvent comme une démarche neutre, objective, tournée vers l’identification des savoir-faire et l’élaboration d’un projet professionnel. Mais dans le cadre de cette exploration encadrée, le lien avec le consultant prend parfois une intensité qui dépasse largement la fonction accompagnatrice.…
Maux de tête, mal de dire : la douleur comme forme d’auto-censure
Il y a ces douleurs qu’on connaît trop bien. Céphalées, tensions crâniennes, migraines récurrentes. Des maux qui montent quand on pense trop, quand on retient, quand on ne dit pas. Et si ces douleurs n’étaient…
Comment puis-je m’écouter sans me censurer ?
S’écouter est devenu une injonction contemporaine. Il faudrait être à l’écoute de ses besoins, de ses émotions, de ses limites. Mais que signifie réellement “s’écouter” lorsque cette écoute est filtrée, déformée ou empêchée par des…
Toujours en retard : une résistance inconsciente à l’ordre imposé ?
Certaines personnes sont systématiquement en retard. Malgré les rappels, les engagements, les promesses, elles arrivent après l’heure, comme si une force obscure les empêchait d’être ponctuelles. Ce comportement, souvent perçu comme un manque de rigueur…
Le soin comme rituel de réconciliation avec soi
Il est des gestes qui ne réparent pas seulement le corps, mais l’image que l’on en a. Pour certains, recevoir un massage n’est pas une simple pause détente, mais une expérience discrète et silencieuse, où…
Besoin de changements rapides sans savoir quoi changer
Il y a des périodes où tout semble stable, fonctionnel, parfois même enviable de l’extérieur. Et pourtant, une agitation intérieure…
Se sentir spécial pour son psy : que dit cette attente de reconnaissance ?
Dans le silence feutré du cabinet, quelque chose se noue parfois sans être dit. Le regard, l’attention, la régularité des…
Se sentir inutile sans raison : la trace d’une blessure invisible
C’est un sentiment qui surgit sans logique apparente : l’impression d’être de trop, de ne servir à rien, même au…
Évaluer pour aider ou pour classer ? Les ambiguïtés du diagnostic psychique
Dans le champ de la santé mentale, le diagnostic psychique est censé ouvrir vers une meilleure compréhension de la souffrance et orienter les soins. Pourtant, il suscite souvent de l’ambivalence, voire une méfiance. Certains y voient une reconnaissance salutaire de leur état intérieur, quand d’autres redoutent une mise en case, un étiquetage définitif. Le même mot peut être reçu comme une délivrance ou comme une assignation. Cette ambivalence touche aussi les soignants, partagés entre rigueur clinique et écoute subjective. Alors, que vient-on vraiment chercher quand on cherche à "évaluer" un mal psychique ? Un outil de soin ou un filtre de sélection Le diagnostic permet, dans l’idéal, de mettre en lumière des mécanismes, des conflits internes, et de proposer une…
Ces corps qui dérangent : quand la présence ne se conforme pas
Il y a des présences qui ne rassurent pas. Des corps qui, dès leur apparition sur scène, semblent introduire un écart, un trouble. Ce n’est pas ce qu’ils font, ni ce qu’ils disent, mais simplement qu’ils ne se conforment pas à l’attendu. Trop raides ou trop relâchés, trop bruyants ou…
Les symboles du refoulé : Pourquoi certains motifs réveillent l’inconscient ?
Les symboles sont présents dans l'art depuis les origines de la civilisation, et pourtant, certains motifs récurrents dans les œuvres d’art continuent de nous provoquer des émotions intenses, souvent sans raison apparente. Pourquoi certains symboles, apparemment banals ou anodins, arrivent-ils à toucher profondément notre inconscient, déclenchant des réactions émotionnelles ou…
Le musée comme refuge : pourquoi certains lieux d’art nous apaisent
Il arrive que l’on pousse la porte d’un musée sans projet clair, presque par besoin physique. Une envie de calme, de retrait, de silence. Et parfois, sans s’y attendre, une sensation de repos s’installe. Rien ne s’impose. Le monde semble plus lent, les sollicitations s’effacent, les pensées se réorganisent. Ce…
Ces spectacles qui laissent un goût de tristesse sans objet
Il y a des spectacles qui ne racontent pas de drame explicite, pas de mort, pas de séparation. Et pourtant, une fois la salle vide, une tristesse sourde demeure, sans forme, sans cause identifiable. Ce n’est pas une émotion violente, ni un choc frontal, mais une mélancolie diffuse, comme une…





































