Le pouvoir du récit intérieur : donner du sens
Chaque jour, nous vivons des émotions, des rencontres, des événements qui s’accumulent dans notre mémoire. Mais ces expériences, aussi marquantes soient-elles, ne prennent sens que lorsqu’elles sont mises en récit. Le récit intérieur, cette manière singulière de se raconter à soi-même et parfois aux autres, est bien plus qu’un simple souvenir arrangé : c’est la trame par laquelle nous construisons notre identité, notre cohérence, notre continuité psychique. En psychanalyse comme dans d’autres approches thérapeutiques, retrouver le fil de sa narration est un acte de soin essentiel — un travail de subjectivation qui nous permet de devenir les auteurs de notre propre histoire. Se raconter, c’est se construire Le récit intérieur…
Comment savoir ce qui est « vraiment moi » ?
On fait, on dit, on choisit — mais parfois, une question sourde persiste : est-ce vraiment ce que je veux…
Le modèle culturel de la personnalité
La personnalité est-elle uniquement le fruit de notre histoire personnelle, de nos traits de caractère, de notre hérédité ? Pour…
À la recherche de l’authenticité
Dans un monde où les apparences sont valorisées, où les réseaux sociaux façonnent nos images et où l’adaptation semble indispensable,…
L’importance des amitiés quand on est célibataire
Quand on parle de lien, c’est souvent l’amour romantique qui prend toute la place. Pourtant, les amitiés jouent un rôle fondamental dans l’équilibre affectif, encore plus quand on traverse une période de célibat. Elles ne sont pas une consolation, ni un substitut : elles sont un socle. Les liens d’amitié offrent une présence stable, libre, souvent moins conditionnée que les relations amoureuses. Un espace sans enjeu de performance Dans l’amitié, il n’y a pas d’attente de couple, pas de projection d’avenir conjugal, pas de rôle à jouer. Cela permet souvent une parole plus libre, une présence plus décontractée, une fidélité au quotidien. C’est un lien où l’on peut être pleinement soi, sans avoir à "réussir"…
Le coup de foudre : entre émotion, fantasme et projections
Il surgit sans prévenir, traverse le corps comme une évidence et laisse parfois des traces pour la vie. Le coup de foudre fascine autant qu’il inquiète. Certains y voient un miracle amoureux ; d’autres, une illusion passagère. Mais comment comprendre ce phénomène si intense, qui…
Se réjouir pour les autres… sans s’oublier soi
Il est parfois plus facile d’être compatissant que joyeux pour les autres, surtout quand on traverse soi-même une période de manque. Une amie annonce qu’elle emménage avec son compagnon, un collègue se marie, un proche devient parent. Ce sont des moments heureux, mais qui réveillent…
Amoureuse de mon patron : désir, transfert ou illusion ?
C’est souvent discret, parfois fulgurant, toujours déroutant. L’attirance envers un supérieur hiérarchique au travail suscite autant de fantasmes que de conflits intérieurs. Est-ce un véritable élan amoureux, une projection inconsciente, ou un désir lié au pouvoir que l’autre incarne ? L’amour au travail n’est jamais…
Devenir grand-parent : une seconde parentalité ou une nouvelle identité ?
Quand l’arrivée d’un petit-enfant réveille bien plus qu’une joie simple : un remaniement profond du rôle et de l’identité. La…
L’adolescent face à l’illusion d’autonomie totale
À l’adolescence, nombreux sont les jeunes qui revendiquent une autonomie radicale : "Je n’ai besoin de personne", "Je peux gérer…
Quand la perte des grands-parents réveille l’histoire familiale
Quand un grand-parent s’éteint, ce n’est pas seulement une personne que l’on perd, mais tout un pan de l’inconscient familial…
Noël : la fête qui rejoue l’inconscient familial
À l’approche de Noël, les vitrines se parent de lumières et les récits d’unité familiale s’intensifient. Pourtant, derrière l’apparente féerie, beaucoup vivent cette période comme un moment ambivalent, voire douloureux. Car si Noël est censé rassembler, il réactive aussi les tensions anciennes, les blessures muettes, et les rôles que l’on croyait oubliés. La famille sous pression symbolique Noël concentre à lui seul une série d’injonctions : se réunir, partager, aimer, pardonner. Ce rituel annuel surinvesti vient rejouer l’idéal d’une famille unie, stable et aimante — quitte à forcer des retrouvailles artificielles ou à nier des conflits profonds. La pression de "faire famille" pour un soir engendre souvent un sentiment d’étrangeté ou de décalage, en particulier pour celles et ceux dont…
La proximité comme réponse à la méfiance : une autorité qui se réinvente
Crise de confiance, défiance généralisée, rejet de l’autorité : ces expressions saturent le discours public depuis des années. La police n’échappe pas à ce climat de suspicion, souvent alimenté par des interventions…
Réseaux sociaux : comment l’algorithme capte nos manques
Ce que l’on voit sur nos écrans ne résulte pas d’un hasard. Chaque image, chaque vidéo, chaque suggestion est le fruit d’un calcul. Mais derrière ce mécanisme froid se cache une logique…
Quand le corps lâche le métier : le burn-out comme désaccord profond
Le burn-out n’est pas une simple fatigue. Il marque une rupture. Ce moment où le corps cesse de suivre le rythme, où il dit non à la place de l’esprit, signale souvent…
Qui décide ce que nous voyons ? Algorithmes et invisibilité du choix
Ce que nous lisons, regardons, écoutons aujourd’hui dépend de moins en moins d’un choix conscient. L’interface numérique moderne, pilotée par des algorithmes prédictifs, sélectionne, hiérarchise et filtre l’information selon des critères invisibles…
Pourquoi on n’arrive pas à dire qu’on souffre à certains amis ?
Certaines amitiés sont fluides, accueillantes, traversées de confidences. D’autres, pourtant proches, semblent buter sur un mur invisible dès qu’il s’agit de parler de douleur. On évoque le travail, le quotidien, on ironise sur la fatigue. Mais dès qu’il s’agit de dire "je souffre", "je vais mal", les mots restent bloqués. Il ne s’agit pas d’un manque d’intimité, mais d’un interdit silencieux, souvent inconscient, qui pèse sur le lien. La peur de déséquilibrer la relation Dans certains liens, le partage de la douleur semble risqué. On redoute de troubler une harmonie fragile, de devenir "trop", de peser. L’autre semble occupé, fatigué, traversé par ses propres difficultés. On préfère alors taire sa…
Le mythe de la maîtrise dans la solitude
Pour beaucoup, vivre seul(e) est une manière de s’organiser à son rythme, de se recentrer. Mais derrière cette apparente liberté…
Vivre seule : quand le lieu de vie devient prolongement du moi
Pour celles qui vivent seules, l’espace domestique devient bien plus qu’un simple lieu d’habitation. Il devient une extension silencieuse de…
Solitude imposée : comment l’exclusion abîme le narcissisme
On distingue souvent la solitude choisie de la solitude subie, mais on parle peu de ses effets profonds sur l’estime…
Ne pas savoir où est sa place au travail : indécision ou conflit identitaire ?
Certaines personnes errent d’un poste à l’autre, passent d’un service à un autre, sans jamais se sentir pleinement à leur place. Elles doutent de leur légitimité, hésitent à s’affirmer, se décrivent comme “trop ceci, pas assez cela” selon les interlocuteurs. Cette instabilité apparente est souvent interprétée comme un manque de motivation ou un déficit de clarté. Mais dans bien des cas, ce flottement professionnel est le reflet d’un conflit plus profond : une difficulté à se situer psychiquement dans un groupe, qui prend racine dans une construction identitaire fragilisée. Le rapport à la place n’est alors pas seulement organisationnel, mais existentiel. Une oscillation entre besoin d’ancrage et peur d’être figée Lorsque l’identité s’est construite dans…
Besoin de validation : quand le regard du chef devient indispensable
Certains collaborateurs semblent avoir besoin de l’avis de leur supérieur à chaque étape de leur travail. Ils guettent un retour, recherchent une approbation, se sentent soulagés — ou dévastés — selon le ton d’un mail ou la formulation d’un commentaire. Cette attente permanente est souvent…
Quand le silence devient stratégie : les enjeux du salarié discret
Certain·es salarié·es s’effacent dans les réunions, parlent peu en open space, ne revendiquent ni leurs mérites ni leurs limites. Ils ne dérangent pas, ne s’imposent pas, ne dévient pas. On les décrit comme « discrets », « posés », « professionnels », parfois « transparents…
La recherche d’emploi comme moment de redéfinition de soi
Si elle est souvent vécue comme un passage difficile, la recherche d’emploi peut aussi devenir un moment de redéfinition intérieure. Car lorsqu’aucun rôle professionnel ne nous est attribué, c’est toute la construction de soi qui se trouve mise à l’épreuve. Ce vide apparent offre aussi…
Gérer son stress ou étouffer son angoisse ?
La gestion du stress s’est imposée comme un impératif contemporain. À coups de respiration, de pleine conscience, d’hygiène de vie ou d’organisation méthodique, chacun tente de maintenir l’équilibre dans un quotidien souvent fragmenté. Mais derrière…
Fatigue ou fuite ? Quand la détente cache un besoin d’effacement
La détente est généralement perçue comme un signe de récupération : on se repose, on relâche la pression, on recharge ses ressources. Mais chez certaines personnes, cette apparente mise au calme cache une tout autre…
Quand manger devient un moyen de se punir
Certaines personnes mangent en excès non pas pour se faire plaisir, mais presque pour se faire mal. Elles enchaînent les prises alimentaires en silence, souvent seules, avec une impression de perte de contrôle suivie d’une…
Prendre soin de soi sous le regard des autres : entre pudeur et intimité
Il n’est pas toujours évident de se détendre quand d’autres regardent. Dans les lieux de soins collectifs comme les spas, les piscines ou les hammams, le corps est exposé, les gestes sont visibles, et l’intimité…
Grilles de symptômes : ce que l’on rate en objectivant l’intime
Dans le domaine de la santé mentale, les outils d’évaluation sont nombreux : questionnaires standardisés, grilles de symptômes, échelles de…
Pourquoi il est si difficile de choisir un psy
Il existe aujourd’hui une multitude d’approches thérapeutiques, de profils, de formats. Et pourtant, au moment de choisir un psy, nombreux…
Une phrase dite sans y penser : quand une remarque réveille l’intérieur
Il suffit parfois de quelques mots, dits sans intention particulière, pour que quelque chose se fissure à l’intérieur. Une remarque…
Souffrir “pas assez” : quand la douleur ne semble pas légitime
Il arrive que des personnes en détresse hésitent à consulter, ou s’excusent presque de le faire. « Ce n’est pas si grave », « je n’ai pas vécu de traumatisme », « je ne veux pas prendre la place de ceux qui souffrent vraiment ». Ce sentiment de ne pas avoir « le droit » de souffrir est largement sous-estimé. Derrière cette auto-disqualification, se joue souvent un rapport complexe à la légitimité, à la hiérarchie de la douleur, et à l’intériorisation de normes silencieuses qui décident de ce qui vaut ou non d’être exprimé. La douleur jugée trop ordinaire La société valorise les récits spectaculaires, les drames visibles, les souffrances extrêmes. Dans ce contexte, les malaises ordinaires — fatigue chronique,…
Quand le héros tourmenté devient le double de nos conflits internes
Certains personnages de fiction nous bouleversent d’une manière difficile à expliquer. Ce n’est pas leur destin tragique qui nous affecte, mais leur manière d’être en tension avec eux-mêmes. Héros ambivalents, déchirés, incapables de choisir ou d’agir sans se blesser : leur trouble devient le nôtre. Pourquoi nous touchent-ils si profondément…
Dans l’art : Les figures mythologiques et leur impact psychologique
Les figures mythologiques ont depuis longtemps occupé une place centrale dans l’art, non seulement comme éléments narratifs, mais aussi comme symboles puissants des luttes internes de l’être humain. Que ce soit à travers les personnages du héros, des créatures hybrides ou des dieux et déesses, ces figures mythologiques incarnent des…
Quand perdre devient insupportable : blessure narcissique en coopération
Perdre n’est jamais plaisant. Mais dans certains cas, la défaite ne se vit pas simplement comme un échec de stratégie ou une erreur collective. Elle prend une couleur plus intime, plus brutale. Pour certains joueurs, perdre en coopération touche à l’estime de soi, ravive une faille narcissique plus profonde. Le…
Trop-plein visuel : quand l’abondance d’œuvres devient étouffante
Entrer dans une exposition, c’est souvent espérer s’ouvrir à l’émotion, à la beauté ou à la pensée. Mais parfois, à peine quelques salles parcourues, une sensation inattendue s’installe : lassitude, agitation intérieure, voire malaise. Trop d’œuvres, trop d’images, trop de textes, trop d’attente. Le regard se fatigue, l’esprit décroche. Ce…





































