Reconstruire son récit de vie après un traumatisme
Après un traumatisme, le temps semble suspendu. La chronologie intérieure est bouleversée, les repères vacillent, et la parole se fige. L’événement surgit comme un point de rupture dans le récit de soi, une fracture dans la continuité psychique. Reconstruire son histoire après un traumatisme n’est pas une simple remise en ordre du passé : c’est un travail de subjectivation profond, parfois long, parfois douloureux, mais essentiel pour retrouver une place vivante dans sa propre existence. La psychothérapie analytique, comme d’autres approches thérapeutiques, propose d’écouter ce qui ne peut pas encore se dire… pour permettre peu à peu une mise en récit. Le traumatisme : une effraction dans la trame du…
La rivalité entre sœurs, de l’enfance à l’âge adulte
Entre sœurs, le lien est souvent chargé d’intensité, de proximité, mais aussi de tensions silencieuses. L’image d’une relation complice, tendre…
Quand je ne me reconnais plus dans le miroir
Il arrive un moment, parfois brutal, parfois diffus, où l’on se regarde dans le miroir… et quelque chose ne colle…
La construction identitaire avant la naissance
Peut-on commencer à « être quelqu’un » avant même d’être né ? À première vue, l’idée peut sembler étrange. Pourtant,…
Quand l’amour devient obsession : entre passion et emprise
Il arrive qu’aimer devienne une occupation mentale constante, une tension intérieure permanente. Le manque, l’attente, la peur de perdre l’autre prennent alors toute la place. L’amour, au lieu d’être une rencontre, devient un lieu d’angoisse, un besoin impérieux, parfois douloureux. Où se situe la frontière entre passion intense et obsession ? Entre lien vibrant et emprise silencieuse ? Comprendre ces glissements, c’est redonner du sens à ce qui se vit — et parfois s’endure — dans le secret du lien amoureux. Quand le lien devient envahissant L’amour obsessionnel s’installe quand l’autre devient un objet mental omniprésent. La pensée tourne en boucle, incapable de se détacher, même dans l’absence. Ce type d’attachement peut sembler romantique à…
Profiter du célibat pour vivre des expériences
Être célibataire, ce n’est pas seulement vivre sans lien amoureux ; c’est aussi habiter un espace inédit de liberté. Moins de compromis, moins d’adaptation, moins de projection sur un futur commun. Ce moment-là, qu’il soit choisi ou transitoire, peut devenir un terrain d’exploration intérieure et…
Entre indépendance et fusion : inventer sa façon d’aimer
Dans le lien amoureux, tout semble se jouer entre deux pôles opposés : se fondre en l’autre ou se préserver coûte que coûte. Entre fusion et indépendance, chacun cherche un équilibre qui n’est jamais stable, jamais donné, toujours à réinventer. Aimer sans se perdre, mais…
Couple, enfant, maison et 3008 : le modèle du bonheur ?
Le couple, l’enfant, la maison et la voiture : ce quatuor semble dessiner le scénario idéal du bonheur adulte. L’amour y est posé comme point de départ, puis viennent l’enfant comme aboutissement, la maison comme ancrage, la voiture comme mobilité maîtrisée. Ce modèle, répété, valorisé,…
Présenter mon ami(e) à mes enfants
Après une séparation, l’arrivée d’un·e nouveau·elle partenaire soulève une question délicate : comment l’intégrer à la vie familiale sans perturber…
Le stade oral : étape clé de la construction psychique
Avant même de pouvoir parler, l’enfant découvre le monde avec sa bouche. Le stade oral, décrit par Freud, correspond à…
L’infertilité inexpliquée : quand le corps exprime ce que l’inconscient tait
Face à l'infertilité, la médecine cherche des causes, des explications tangibles. Mais dans certains cas, aucune anomalie biologique n'est détectée,…
Les mensonges à l’adolescence : Comprendre avant de sanctionner
Les mensonges à l’adolescenceDécouvrir que son adolescent ment peut susciter inquiétude, déception ou colère. Pourtant, à cet âge, le mensonge n’est pas toujours le signe d’une malhonnêteté consciente ou d’une volonté de manipulation. Il répond souvent à des mécanismes psychiques complexes : besoin de préserver son intimité, peur des sanctions ou tentative d’affirmation de soi face à l’autorité. Comprendre ce que cache réellement le mensonge adolescent permet d’adopter une posture plus juste, entre vigilance et confiance. Mentir pour protéger son espace intérieur L’adolescence marque l’émergence d’une vie intérieure plus riche et plus secrète. Le mensonge devient parfois un outil pour préserver ce jardin privé face à l'intrusion parentale. Ce n’est pas tant un refus de dialogue qu’un besoin de s’approprier…
Le père, le chef, le sauveur : le fantasme d’incarnation
Pourquoi certaines figures politiques captivent-elles au point de susciter un attachement presque mystique, au-delà des idées qu’elles défendent ? Derrière l’adhésion à un leader charismatique se joue souvent un mécanisme inconscient de…
La montée du populisme est-elle inexorable ?
Présentée comme un symptôme ou comme une menace, la montée du populisme nourrit aujourd’hui autant de craintes que d’analyses. Ce phénomène politique, d’abord marginal, s’est installé durablement dans de nombreuses démocraties. Il…
Le narcissisme à la fête ou la mise en scène de soi
On ne danse plus sans filmer. On ne rit plus sans publier. On ne fête plus sans archiver. À l’heure des réseaux sociaux, la fête a changé de statut : elle n’est…
L’héritage social inconscient : ce que l’on reproduit malgré soi
Nous pensons choisir librement nos trajectoires. Pourtant, nombre de nos décisions, de nos comportements ou de nos renoncements s’inscrivent dans une continuité que nous ne maîtrisons pas totalement. L’héritage social inconscient agit…
Vivre seule, une voie vers l’apaisement ?
Choisir de vivre seule ne va pas toujours de soi. Cela suscite des questions, parfois des jugements. On y projette le manque, la peur, l’échec. Pourtant, pour certaines femmes, ce choix devient une étape cruciale vers une forme d’apaisement intérieur que la vie partagée n’a jamais permis. Ce n’est ni une revendication ni une fuite, mais un déplacement du centre de gravité : vivre seule, c’est parfois revenir à soi, à son propre rythme, à une forme d’alignement oubliée. Se retirer du lien pour faire baisser le bruit Certaines femmes passent leur vie à se conformer aux attentes de leur entourage. Être disponible, agréable, présente, rassurante. Vivre seule devient alors…
L’invisible loyauté à une solitude familiale
On croit parfois que l’on choisit la solitude, que l’on s’en accommode, voire qu’elle nous définit. Mais certaines solitudes ne…
Solitude et honte de soi : quand le repli protège l’image fragile
Certaines solitudes ne relèvent ni d’un goût personnel ni d’un besoin de calme. Elles sont le résultat d’une stratégie silencieuse…
Peut-on être vraiment ami avec quelqu’un de très différent ?
L’amitié semble, à première vue, le lieu de la ressemblance : mêmes goûts, mêmes références, mêmes sensibilités. Mais il existe…
Dans l’entreprise, l’inconfort de ceux qui n’adhèrent pas au ton dominant
Il existe des collectifs où l’on attend des membres un certain ton : dynamique, enthousiaste, positif. Ce registre affectif, qui paraît spontané, devient une norme implicite. On ne le formule pas ouvertement, mais il conditionne les interactions, les valorisations, l’intégration. Ceux qui n’y adhèrent pas, non par opposition mais par tempérament ou par lucidité, se retrouvent progressivement mis à l’écart, comme s’ils dérangeaient une harmonie fragile. Le problème n’est pas tant leur discours que leur dissonance affective. Ne pas entrer dans le ton revient, en creux, à interroger le cadre lui-même. Un climat d’adhésion qui exclut la nuance Dans ce type d’environnement, l’enthousiasme devient une compétence émotionnelle attendue. Ceux qui expriment une réserve, une fatigue,…
Fonctionnaire : comment s’inscrire dans une relation apaisée avec l’État
Dans l’imaginaire collectif, l’État est souvent perçu comme une entité abstraite, autoritaire ou froide. Pourtant, pour ceux qui travaillent à son service, il devient une présence concrète, quotidienne, et parfois ambivalente. Certains fonctionnaires vivent cette relation de manière sereine et équilibrée, d’autres la traversent avec…
Managers et IA : quand la technologie sert à fuir les responsabilités
L’intelligence artificielle est aujourd’hui intégrée à de nombreuses décisions managériales, de l’évaluation des performances à la répartition des tâches. Officiellement, elle est là pour soutenir, objectiver, fluidifier. Mais dans certains contextes, elle devient un écran, une façade technologique derrière laquelle le manager se dissimule. Loin…
Au travail : Laisser tomber le masque de la performance
Dans la plupart des milieux professionnels, on n’attend pas seulement des résultats. On attend une forme de contenance, de posture, de maîtrise. Il ne suffit pas de faire, il faut donner l’impression de contrôler, de tenir, d’être aligné. Ce masque, parfois adopté inconsciemment, devient un…
Corps parfait, image idéale : que rejoue-t-on dans la quête de performance ?
Chercher à modeler son corps, viser la performance ou atteindre un idéal esthétique n’est jamais un acte neutre. Sous des apparences modernes d’empowerment ou de bien-être, se cache souvent une dynamique psychique bien plus ancienne,…
Manger sans faim : quand l’alimentation devient une réponse à l’angoisse
Il arrive que l’on mange sans y penser, sans appétit véritable, uniquement poussé par une tension diffuse. Ce n’est ni par gourmandise, ni par faim, mais comme si avaler quelque chose calmait, brièvement, un malaise…
Illégitimité dans l’art : comprendre les blocages liés aux blessures précoces
Dans les milieux artistiques, il est courant d’entendre des phrases comme « Je ne suis pas vraiment un artiste », « Ce n’est pas assez bon pour être montré », ou « Je ne me…
Trouver son tempo intérieur : une forme intime d’affirmation de soi
Il n’existe pas de bonne vitesse pour vivre. Pourtant, dès l’enfance, un certain rythme nous est imposé : apprendre vite, comprendre vite, réagir vite, produire sans pause. Ce tempo collectif devient une norme implicite. Mais…
L’angoisse flottante : quand l’inquiétude n’a pas d’objet
Certaines peurs nous envahissent sans origine claire. Ni déclencheur, ni menace identifiable : juste une tension constante, une nervosité sourde…
Un poids en moi que rien n’explique vraiment
Il arrive que le corps dise ce que les mots n’arrivent pas à formuler. Une lourdeur diffuse, une fatigue persistante,…
Attendre du psy qu’il répare tout : un fantasme de toute-puissance ?
Certaines personnes arrivent en thérapie avec une attente forte, intense, souvent implicite : que le psy les répare. Non pas…
Vouloir plaire à son psy : une stratégie pour être accepté ou aimé ?
Dans le cadre protégé de la thérapie, chacun·e cherche à déposer quelque chose de soi. Mais ce mouvement est parfois précédé, ou empêché, par un autre : le désir de plaire, d’être apprécié, de susciter une forme de reconnaissance affective. Ce n’est pas une coquetterie ni une ruse consciente, mais souvent une stratégie ancienne, forgée pour se protéger du rejet. Plaire au psy devient alors une manière détournée de s’assurer qu’on pourra continuer à parler, sans être jugé ni abandonné. Le plaisir de séduire, la peur d’exister Pour certain·es, parler vrai revient à se montrer dans ses contradictions, ses parts honteuses, ses failles. Cela suppose de pouvoir compter sur un regard qui ne condamne pas. Mais quand ce regard est…
Quand le héros tourmenté devient le double de nos conflits internes
Certains personnages de fiction nous bouleversent d’une manière difficile à expliquer. Ce n’est pas leur destin tragique qui nous affecte, mais leur manière d’être en tension avec eux-mêmes. Héros ambivalents, déchirés, incapables de choisir ou d’agir sans se blesser : leur trouble devient le nôtre. Pourquoi nous touchent-ils si profondément…
Silences, blancs et oublis dans les récits d’enfance
Dans les récits d’enfance, ce qui n’est pas dit compte souvent autant, sinon plus, que ce qui est raconté. Les ellipses, les blancs, les silences du texte ne traduisent pas seulement des manques de mémoire : ils révèlent ce que la mémoire, précisément, ne peut ou ne veut pas intégrer.…
Personnages au théâtre : la construction identitaire en mille-feuilles
Certains comédiens évoquent des rôles qui les ont “marqués”, d’autres parlent de figures qu’ils “portent encore en eux”. À force d’enfiler des personnages, quelque chose s’accumule, se modifie, se déplace dans la manière de se percevoir soi-même. Loin d’être une série d’expériences indépendantes, le jeu théâtral répété agit comme une…
Quand l’univers du jeu nous poursuit après l’écran
Certains jeux s’effacent dès que l’on éteint la console. D’autres, en revanche, laissent une empreinte, comme une atmosphère qui continue de vibrer en nous. Une image, un son, un rythme, un état interne : l’univers du jeu ne s’arrête pas toujours là où finit la partie. Il peut nous accompagner…





































