Refuser les modèles traditionnels : un acte de cohérence ou de fuite ?
Ne pas se marier, ne pas avoir d’enfants, vivre en colocation après 40 ans, quitter la ville, changer de métier à contretemps… de plus en plus de personnes font le choix de ne pas suivre les modèles traditionnels. Et souvent, ce choix suscite des réactions : admiration, inquiétude, incompréhension. Alors, quand on s’écarte de ce qui est attendu, est-ce par cohérence profonde ou par peur, révolte, fuite ? Et surtout, comment savoir si l’on agit vraiment à partir de soi ? Les modèles traditionnels : repères ou carcans ? Les modèles classiques - famille nucléaire, CDI, maison, retraite bien préparée - ont longtemps été présentés comme des objectifs naturels. Ils…
Ai-je besoin d’être aimé(e) pour m’aimer ? Le poids du regard extérieur
Le regard des autres nous touche. C’est humain. Mais parfois, il devient un prisme à travers lequel on se juge…
Traumatismes psychiques et résilience : un long chemin
Un traumatisme psychique ne se voit pas toujours. Il ne laisse ni bleu ni cicatrice apparente, mais il agit comme…
Introverti ou extraverti : mieux comprendre son mode de fonctionnement
« Il est trop réservé », « elle parle tout le temps »… Dès l’enfance, nous sommes souvent classés entre…
Ai-je déjà été en lien avec moi-même ?
On parle souvent de lien à l’autre, rarement de lien à soi. Pourtant, cette relation silencieuse conditionne toutes les autres. Être en couple, avoir une vie sociale riche, se sentir entouré·e… tout cela ne garantit pas d’être en contact avec son monde intérieur. Le célibat, en rompant certaines stimulations, met souvent en lumière une disjonction plus ancienne. Et si ce que je croyais être de la solitude n’était en réalité qu’un manque de lien avec moi-même ? Un contact avec soi souvent interrompu Dans le mouvement de la vie, il est facile de se perdre. Rôles sociaux, attentes affectives, scénarios familiaux : beaucoup de nos gestes répondent à des schémas extérieurs. On agit, on choisit, on…
La peur d’aimer de nouveau : le divorce comme barrière invisible
Après un divorce, l’idée d’aimer à nouveau devrait être synonyme d’espoir et de renouveau. Pourtant, pour beaucoup, une crainte diffuse s’installe, rendant toute nouvelle relation suspecte ou menaçante. Ce n’est pas tant l’amour qui effraie que ce qu’il réactive : l’angoisse de revivre la douleur…
Amoureuse de mon patron : désir, transfert ou illusion ?
C’est souvent discret, parfois fulgurant, toujours déroutant. L’attirance envers un supérieur hiérarchique au travail suscite autant de fantasmes que de conflits intérieurs. Est-ce un véritable élan amoureux, une projection inconsciente, ou un désir lié au pouvoir que l’autre incarne ? L’amour au travail n’est jamais…
Un couple, 2 revenus, un compte commun
Derrière le compte commun se joue souvent une histoire plus intime qu’il n’y paraît. Lorsqu’un couple décide d’unir ses finances, ce geste est fréquemment présenté comme une évidence ou un symbole de confiance. Pourtant, partager un compte bancaire n’est jamais une opération purement logistique ;…
L’infertilité inexpliquée : quand le corps exprime ce que l’inconscient tait
Face à l'infertilité, la médecine cherche des causes, des explications tangibles. Mais dans certains cas, aucune anomalie biologique n'est détectée,…
L’avortement comme expérience de perte : un deuil à élaborer
Souvent réduit à un acte médical ou à un choix rationnel, l’avortement laisse pourtant derrière lui une trace psychique que…
Les émotions en fin de grossesse : entre joie et peur
Aux portes de la naissance, le cœur oscille entre l'enthousiasme de l'arrivée et l'angoisse de l'inconnu. La fin d'un voyage,…
La grand-maternité et la grand-paternité : deux vécus psychiques distincts ?
Si devenir grand-parent est une transformation pour chacun·e, l’expérience diffère profondément selon que l’on soit mère ou père d’un parent. La grand-maternité : prolongement du lien maternel Pour de nombreuses femmes, devenir grand-mère ravive le lien profond avec leur propre expérience de maternité. Ce nouveau rôle est souvent investi avec une forte dimension affective et relationnelle. Claire, grand-mère depuis peu, décrit ce moment comme "retrouver une part d’elle-même", en renouant avec les soins et l’attention portés à l’enfant. La grand-maternité s’inscrit souvent dans une continuité : celle du don de soi, de la transmission affective et de la mémoire familiale, parfois au risque de réactiver des blessures liées à la maternité passée. La grand-paternité : un rôle à réinventer À…
Respecter l’autre, c’est quoi au juste ? Définir l’invisible dans nos relations
On parle souvent de respect comme d’une évidence. Mais sait-on vraiment ce que cela signifie dans les échanges concrets du quotidien, dans les regards, les silences, les mots ordinaires ? Le respect…
Divertissement dans l’information : le brouillage des formats
L’information ne se contente plus de transmettre des faits, elle emprunte de plus en plus les codes du spectacle. Plateaux lumineux, musique de fond, formules choc, rythmes saccadés : les dispositifs journalistiques…
Penser avec des machines : ce que l’IA fait à la pensée humaine
L’intelligence artificielle ne se contente pas de résoudre des tâches techniques ou d’automatiser des fonctions répétitives : elle modifie en profondeur notre rapport à l’effort mental, à l’élaboration du sens, au processus…
L’éveil politique des jeunes générations : lucidité, humour et radicalité douce
On les dit désengagés, apathiques ou obsédés par leurs écrans. Pourtant, une observation plus fine révèle un phénomène inversé : les jeunes générations ne se détournent pas du politique, elles en redéfinissent…
L’oubli mutuel : quand l’amitié s’éteint sans conflit
Il n’y a pas eu de dispute, pas de mot de trop, pas de rupture brutale. Seulement des silences de plus en plus longs, des réponses de plus en plus espacées, et un jour, plus rien. L’amitié, pourtant forte, s’est effacée dans une forme de consentement tacite. Cette extinction douce, souvent invisible, soulève une question rarement posée : pourquoi cessons-nous parfois d’être amis sans raison apparente, et que dit ce glissement silencieux de notre rapport aux autres, et à nous-mêmes ? L’amitié comme lien sans contrat Contrairement aux relations amoureuses ou familiales, l’amitié ne repose sur aucune obligation formelle. Elle naît d’un désir partagé, mais ne s’appuie sur aucun pacte…
Sortir avec des plus jeunes pour rester “au-dessus”
Certaines personnes privilégient les liens avec des individus plus jeunes qu’elles, que ce soit dans l’amitié ou les sorties. Ce…
Mon ami(e) me parle mal : quand l’amitié devient toxique
L’amitié est souvent perçue comme un refuge, un espace de confiance et de bienveillance. Mais que faire lorsque cet espace…
Se sentir en décalage dans son groupe d’âge : mythe personnel ou blessure ?
Certaines personnes, dès l’enfance ou l’adolescence, ressentent une distance avec celles et ceux de leur âge. Elles se disent plus…
Être reconnu dans son travail : besoin légitime ou dépendance narcissique ?
La reconnaissance professionnelle fait partie des besoins humains fondamentaux. Être vu, entendu, valorisé dans ce que l’on fait nourrit l’estime de soi et renforce le sentiment d’appartenance. Mais pour certaines personnes, ce besoin devient vital, central, non négociable. Ce n’est pas seulement le travail qui compte, mais l’effet qu’il produit sur les autres. Le regard devient un miroir indispensable, au point que l’activité perd de sa valeur si elle n’est pas validée. Ce rapport à la reconnaissance, quand il devient exclusif, trahit souvent une faille narcissique ancienne, mal réparée. L’autre comme seul garant de valeur Lorsque l’image de soi repose essentiellement sur l’opinion extérieure, chaque interaction professionnelle devient un test. Une remarque neutre peut être…
Être “l’enfant du chef” : alliance stratégique ou reproduction inconsciente ?
Dans de nombreuses organisations, on observe des figures de proximité marquées entre un supérieur et un collaborateur ou une collaboratrice. Cette relation, souvent valorisée pour sa confiance mutuelle et sa fluidité, peut aussi soulever des questions. Pourquoi cette personne, et pas une autre ? Pourquoi…
La liberté temporaire comme terrain d’essai intérieur
Période de latence entre deux contrats, parenthèse volontaire ou imposée, la recherche d’emploi crée une forme de vide qui interroge. Délesté de l’activité professionnelle et des repères associés, le quotidien s’étire autrement, et avec lui, les perceptions de soi. Ce moment, souvent vécu sur le…
Pourquoi le travail d’équipe peut devenir un piège silencieux
Le travail d’équipe est valorisé, encouragé, presque sacralisé dans le monde professionnel. Il incarne la coopération, l’intelligence collective, l’efficacité partagée. Pourtant, derrière cette image idéale, certains collectifs peuvent devenir des espaces de tension implicite, d’effacement de soi ou d’hypervigilance constante. Ce n’est pas l’équipe qui…
Le refus des pauses : quand s’arrêter devient insupportable
Certaines personnes ne parviennent jamais à faire une vraie pause. Même en vacances, elles planifient, organisent, remplissent. Leur temps semble en tension permanente, chaque silence devient suspect, chaque moment vide appelle une tâche. Ce fonctionnement,…
Visualiser sa réussite : entre projection structurante et fuite de la réalité
Visualiser sa réussite est devenu un outil central dans de nombreuses approches de développement personnel. Il s’agirait d’imaginer son futur avec précision, de s’y projeter mentalement pour mieux le faire advenir. Mais cette pratique, en…
Quand le matin est trop dur : le réveil comme épreuve symbolique
Certaines personnes vivent chaque réveil comme une petite traversée du désert. Le corps alourdi, les pensées embrouillées, un dégoût diffus à l’idée de sortir du lit. Ce n’est pas seulement la fatigue ou le manque…
Ce corps qui parle avant nous : symptômes, tensions et vérité silencieuse
Avant même que la conscience formule un malaise, le corps a souvent déjà commencé à parler. Par une douleur persistante, une tension inexplicable, une fatigue inhabituelle, il donne forme à ce que le psychisme ne…
Attendre du psy qu’il répare tout : un fantasme de toute-puissance ?
Certaines personnes arrivent en thérapie avec une attente forte, intense, souvent implicite : que le psy les répare. Non pas…
Se sentir inutile sans raison : la trace d’une blessure invisible
C’est un sentiment qui surgit sans logique apparente : l’impression d’être de trop, de ne servir à rien, même au…
Les attaques de panique : effraction de l’inconscient dans le quotidien
La panique surgit sans prévenir. Dans la rue, en voiture, au travail, elle coupe le souffle, accélère le cœur, donne…
Un enfant qui parle trop vrai : l’écho d’une parole brute
Il y a des phrases qui frappent plus fort que prévu. Non pas parce qu’elles sont cruelles ou calculées, mais parce qu’elles sont d’une justesse désarmante. Et souvent, ce sont les enfants qui les prononcent. Sans filtre, sans stratégie, sans savoir ce que leurs mots déclenchent. Une remarque lancée innocemment, un constat naïf, une vérité directe — et, chez l’adulte, une secousse intérieure imprévisible. Comme si, dans cette parole brute, quelque chose de profondément enfoui trouvait soudain une voie d’accès. Une parole sans détour, sans défense Les enfants parlent souvent au plus près de ce qu’ils voient, de ce qu’ils sentent. Leurs mots ne passent pas par les circuits de la diplomatie ou de l’auto-censure. Et c’est précisément ce qui…
Ce livre que je relis toujours dans les moments de bascule
Il existe des livres vers lesquels nous revenons systématiquement dans les périodes de trouble ou de fragilité. Quand tout vacille, que les repères se brouillent, nous retrouvons le même texte, le même passage, avec une fidélité presque instinctive. Ce geste répété n’est pas sans signification : il révèle un ancrage…
Écrire la fratrie : entre conflit et complicité dans les récits d’enfance
Les récits d’enfance accordent souvent une place singulière à la fratrie. Frères et sœurs y apparaissent comme des figures ambiguës, tour à tour complices, rivales, protectrices ou persécutrices. Ce que les écrivains donnent à lire n’est jamais une fratrie "réaliste" : c’est la mémoire affective de ces liens précoces, marquée…
L’immersion dans les jeux vidéo comme mise en scène de soi
Ce n’est pas uniquement pour jouer que l’on s’immerge dans un jeu. Dans certains cas, ce n’est même plus pour progresser, réussir ou gagner. C’est pour être dans un monde où quelque chose de soi peut enfin se dire. L’univers vidéoludique devient alors un espace de projection sensible, presque un…
Le silence des autres au musée, entre soulagement et malaise
Dans un musée, les corps parlent peu, les voix se taisent, les gestes ralentissent. Ce silence partagé, souvent valorisé pour sa capacité à créer du recueillement, n’est pourtant pas neutre. Il agit profondément sur le visiteur, tantôt comme un apaisement, tantôt comme un poids. Ce silence des autres, qu’il soit…





































