La souffrance du sujet derrière le trouble de la personnalité
On parle souvent des troubles de la personnalité à travers leurs manifestations visibles : comportements instables, relations difficiles, attitudes rigides, crises émotionnelles. Mais derrière ces symptômes se cache un sujet en souffrance, souvent enfermé dans un mode de fonctionnement qu’il n’a pas choisi. Pour la psychanalyse, un trouble de la personnalité n’est pas un simple « trouble du caractère » : c’est la cristallisation d’un conflit psychique profond, qui se rejoue dans le rapport à soi, à l’autre et au monde. Il ne s’agit donc pas seulement de « corriger » un comportement, mais d’écouter ce qu’il exprime d’un malaise intérieur. Le trouble de la personnalité : un mode de…
Pourquoi tout perdre peut tout sauver
Perdre : un mot que l’on évite, un mot qui dérange. Perdre un emploi, un amour, un rêve, une maison…
Améliorer la confiance en soi grâce à la psychanalyse
Manquer de confiance en soi, c’est bien plus qu’un simple trait de caractère. C’est un ressenti profond, souvent ancien, qui…
La crise d’identité, un passage obligé ?
Qui suis-je ? Où vais-je ? Que veux-je vraiment ? Ces questions, lorsqu’elles deviennent pressantes, marquent souvent l’entrée dans une…
Faut-il tout se dire ? Entre transparence et respect de l’intime
Analyse du mythe de la transparence totale et de l’importance du jardin secret Dans l’idéal amoureux moderne, la transparence est souvent érigée en vertu suprême. Un couple solide serait celui où l’on se dit tout, sans filtres ni zones d’ombre. Mais derrière cette quête d’absolue clarté se cache une méconnaissance de ce qu’est réellement l’intimité. Tout dire n’est pas toujours un signe de confiance, et garder pour soi ne relève pas forcément du secret coupable. La transparence : un besoin sincère ou une illusion sécurisante ? Derrière l’exigence de tout partager, il y a souvent une peur de l’inconnu, une volonté de maîtriser l’espace psychique de l’autre. Vouloir tout savoir, c’est parfois chercher à neutraliser…
Tensions liées à la parentalité : la répétition de sa propre enfance
Traitement des dynamiques familiales inconscientes et de l'impact de l’enfance des parents L’éducation des enfants peut devenir un véritable terrain de conflit dans le couple, souvent sans que les partenaires ne s’en rendent pleinement compte. Les tensions qui surgissent autour de l’éducation des enfants sont…
Quand la peur de faire souffrir empêche de rompre
Décryptage de la culpabilité et du sacrifice affectif Il arrive que l’on sache, avec une lucidité douloureuse, que la relation est arrivée à son terme. Plus d’élan, plus de projet commun, parfois même plus d’affection véritable. Pourtant, malgré cette évidence intérieure, l’idée de partir reste…
L’impact des traumatismes de l’enfance sur la violence conjugale
Comment les expériences de l’enfance (traumatismes, négligence, maltraitance) peuvent amener un individu à reproduire des comportements violents dans ses relations amoureuses Les traumatismes infantiles, qu'ils soient physiques, émotionnels ou psychologiques, laissent une empreinte durable sur le psychisme d’un individu. Selon la psychanalyse, les expériences traumatiques…
La découverte du corps : quand l’enfant apprivoise ses sensations
Dès les premiers mois, l’enfant explore son corps avec curiosité : il attrape ses pieds, touche son ventre, tombe et…
L’enfant réparateur : quand une génération doit « sauver » la lignée
Certains enfants naissent avec une mission invisible : réparer les blessures familiales passées, sans jamais avoir été conscients de ce…
Désirer un enfant pour exister : la maternité comme refuge identitaire
Pour certaines femmes, le désir d’enfant dépasse la simple envie de transmettre la vie ou de fonder une famille. Il…
Rébellion, quête intérieure : que cache la provocation adolescente ?
La provocation adolescente agace, déstabilise ou inquiète les parents. Répliques cinglantes, attitudes défiantes, goûts affirmés à l’excès : ces comportements sont souvent perçus comme de la pure insolence ou un désir de transgresser pour transgresser. Pourtant, derrière ces gestes provocateurs se joue un processus bien plus profond. Loin d’être gratuite, la provocation est un outil inconscient utilisé par l’adolescent pour affirmer son existence, tester les limites et explorer qui il ou elle est vraiment. Provoquer pour vérifier la solidité du cadre L’adolescent provoque moins pour détruire l’autorité que pour s’assurer que les repères parentaux tiennent encore face à ses assauts. Cette mise à l’épreuve du cadre est une manière d’explorer jusqu’où il peut aller sans perdre le lien sécurisant avec…
Les fonctions symboliques du carnaval
Derrière ses masques, ses couleurs et ses excès, le carnaval n’est pas qu’une fête populaire : c’est un rituel collectif, une inversion symbolique, une soupape sociale, et parfois une critique masquée du…
Faut-il encore lire la presse papier ? Un usage devenu acte de résistance
À l’heure des écrans omniprésents, des alertes permanentes et des flux ininterrompus, la lecture de la presse papier apparaît presque comme un geste archaïque. Et pourtant, de plus en plus de lecteurs…
Comment s’épanouir sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux sont souvent associés à la comparaison, à la superficialité, voire à la dépendance. Mais ils ne sont pas condamnés à épuiser ou déformer le lien à soi et aux…
L’attachement au métier : fidélité à soi ou loyauté familiale ?
Certains choisissent leur métier par vocation, d’autres par nécessité. Mais il existe aussi un attachement plus opaque, plus ancien, presque organique. On aime son métier, on y reste, on y tient, parfois…
L’invisible loyauté à une solitude familiale
On croit parfois que l’on choisit la solitude, que l’on s’en accommode, voire qu’elle nous définit. Mais certaines solitudes ne nous appartiennent pas vraiment. Elles s’enracinent dans une histoire familiale plus large, transmise sans bruit, comme une fidélité muette à une souffrance ancienne. Ce n’est pas seulement l’absence de lien qui nous affecte, mais la façon dont elle réactive quelque chose de non dit, de non réglé, qui habite la lignée. Hériter d’une solitude qu’on ne comprend pas Certaines personnes vivent seules, évitent les liens intimes ou se replient dans une discrétion affective qu’elles n’arrivent pas à expliquer. En regardant de plus près, on découvre parfois que leurs parents, ou…
L’aide empoisonnée : quand aider devient une manière de dominer
L’aide, en amitié, est un geste attendu, valorisé, presque sacralisé. Offrir son écoute, son temps, ses conseils : autant de…
L’art de bien choisir ses amis dans un monde de l’apparence
On parle souvent de l’amitié comme d’un sentiment spontané, une affinité naturelle qui naît sans calcul. Pourtant, dans un monde…
Le mythe de la maîtrise dans la solitude
Pour beaucoup, vivre seul(e) est une manière de s’organiser à son rythme, de se recentrer. Mais derrière cette apparente liberté…
Pourquoi le travail d’équipe peut devenir un piège silencieux
Le travail d’équipe est valorisé, encouragé, presque sacralisé dans le monde professionnel. Il incarne la coopération, l’intelligence collective, l’efficacité partagée. Pourtant, derrière cette image idéale, certains collectifs peuvent devenir des espaces de tension implicite, d’effacement de soi ou d’hypervigilance constante. Ce n’est pas l’équipe qui est en cause, mais les dynamiques inconscientes qu’elle active. Le regard des autres comme ligne de conduite Travailler en groupe suppose d’être vu, entendu, évalué. Mais lorsque les repères sont flous, ou que les rôles sont surchargés affectivement, le collectif peut devenir un lieu d’auto-surveillance constante. On observe les réactions, on anticipe les attentes, on évite les conflits. L’enjeu n’est plus la tâche, mais l’ajustement silencieux à l’ambiance du groupe.…
L’orientation comme réparation : faire ce que les parents n’ont pas pu faire
Nombreux sont ceux qui, sans toujours le formuler consciemment, choisissent une voie professionnelle en réponse à une histoire familiale inachevée. Le métier devient alors plus qu’un projet personnel : il s’impose comme une réponse silencieuse à un manque, une blessure ou un rêve interrompu. Certains…
Ne pas oser parler de ce que l’on veut vraiment faire
Certaines personnes n’arrivent pas à formuler ce qu’elles veulent faire de leur vie professionnelle. Non pas qu’elles ne le sachent pas, mais parce que le simple fait de nommer ce désir les expose à un vertige, une honte ou une inquiétude difficile à soutenir. Ce…
Renoncer à tout porter pour commencer à exister
Dans de nombreuses équipes, certains salariés finissent par incarner une figure rassurante, structurante, polyvalente. Ils sont ceux vers qui l’on se tourne spontanément, ceux qui absorbent les urgences, qui “tiennent” quand les autres flanchent. Cette place, rarement désignée officiellement, leur confère une reconnaissance silencieuse. Mais…
Plantes, bougies, rituels : petits arrangements pour habiter un vide existentiel ?
Dans de nombreux intérieurs contemporains, les plantes vertes se multiplient, les bougies sont allumées chaque soir, les gestes du quotidien se ritualisent autour de tasses, d’odeurs, de lumières tamisées. Ces détails, souvent perçus comme des…
Créer pour réparer : l’art comme tentative de réécrire son histoire
Certaines œuvres surgissent non pas d’un simple élan esthétique, mais d’un besoin plus profond, plus vital : réparer quelque chose qui a été blessé, perdu ou jamais constitué. Dans ces gestes créatifs, parfois discrets, parfois…
Le bien-être comme objectif : la violence douce des solutions toutes faites
"Prendre soin de soi", "se sentir bien", "trouver l’équilibre"… Ces formules, devenues omniprésentes, semblent inoffensives, presque évidentes. Mais que se passe-t-il quand le bien-être devient un impératif silencieux ? Derrière la douceur du vocabulaire se…
Changer sans se connaître : le mirage de l’efficacité
Dans l’univers du développement personnel, le changement est devenu un objectif en soi. Il faut évoluer, s’adapter, se transformer, quitter ses croyances limitantes. Mais que vaut un changement qui ne s’appuie sur aucun véritable travail…
Sentiment de malaise : je ne parviens plus à être naturel avec les autres
Il arrive que quelque chose se fige dans la relation à l’autre. On parle, on sourit, on répond, mais une…
Minimiser son mal-être : une défense contre la peur de ne pas être cru
Il n’est pas rare d’entendre des patients dire qu’ils ne vont « pas si mal », qu’il y a «…
Vouloir plaire à son psy : une stratégie pour être accepté ou aimé ?
Dans le cadre protégé de la thérapie, chacun·e cherche à déposer quelque chose de soi. Mais ce mouvement est parfois…
Être là sans y être : les troubles de la présence et de l’attention
Certains moments de vie se traversent comme dans un brouillard. On est là, physiquement, on parle, on agit, on répond. Tout semble « normal ». Mais intérieurement, quelque chose manque. Une distance subtile, un léger flottement, comme si l’on se regardait vivre sans vraiment s’y sentir engagé. Ce décalage entre l’acte et le vécu, entre la posture et la présence, traduit parfois un état plus profond qu’une simple distraction : un trouble de la présence, discret mais éprouvant. Un mode automatique de survie Ce fonctionnement mécanique, où tout se fait sans que rien ne soit vraiment vécu, n’est pas un hasard ni une paresse. Il peut s’agir d’un mécanisme de protection, mis en place inconsciemment pour ne pas sentir une…
Le couloir étroit : figuration du conflit intérieur
Dans l’espace filmique, le couloir étroit n’est jamais anodin. Transition entre deux lieux, il devient, par son exiguïté même, un espace hautement symbolique. Le cinéma l’utilise pour matérialiser des moments de tension, de choix contraint ou de conflit intérieur. Chaque pas y est empreint d’ambivalence : avancer ou reculer, franchir…
Regarder, mais ne rien ressentir : l’absence d’émotion au musée
Certaines visites de musée laissent une sensation étrange. On a tout vu, mais rien ressenti. Aucune émotion, aucun frisson, aucun trouble. Ce n’est pas l’art qui manque, ni l’attention. C’est autre chose, plus difficile à nommer : une absence d’impact, une sorte de platitude affective. Ce phénomène, fréquent mais rarement…
Le trio théâtral : père-mère-enfant sur scène, mythe familial à l’œuvre
Sur scène, dès que trois personnages sont réunis autour d’un axe familial, quelque chose de plus ancien que l’histoire racontée commence à se rejouer. Le triangle père-mère-enfant ne renvoie pas seulement à une configuration sociale ou narrative : il active un noyau inconscient, une matrice symbolique. Cette structure triangulaire contient…
L’ambiance sonore comme déclencheur d’émotions enfouies
La plupart des joueurs n’y prêtent pas attention consciemment. Et pourtant, la bande-son d’un jeu agit souvent à un niveau bien plus profond que l’image ou la narration. Un souffle, une note suspendue, un rythme discret peuvent bouleverser sans qu’on sache l’expliquer. Dans certains jeux, la composition sonore ne se…





































