Faire le deuil de la vie rêvée : un chemin vers l’acceptation
On grandit avec des images de ce que notre vie pourrait être. Une famille aimante, un métier passionnant, une maison à soi, un sentiment de cohérence intérieure. Parfois, ces rêves prennent forme ; souvent, ils s’effilochent ou ne se réalisent pas. Ce n’est pas une tragédie, mais une expérience profondément humaine. Faire le deuil de la vie qu’on espérait, c’est ouvrir un espace pour celle qu’on peut encore habiter. Quand la vie ne suit pas le scénario prévu On ne fait pas le deuil d’un rêve comme on fait le deuil d’un objet. C’est plus subtil, plus intime. C’est la prise de conscience que certaines choses n’auront pas lieu. Ce…
Les origines des troubles obsessionnels compulsifs (TOC)
Quand on pense au TOC, on imagine aussitôt des mains lavées à l’excès ou des objets parfaitement alignés. Mais ces…
Place dans la famille, place dans la société : un lien plus fort qu’on ne le pense
On pense souvent la famille comme un espace intime, privé, distinct de la société. Pourtant, notre façon de nous positionner…
Changer de vie : 5 questions à se poser avant de tout quitter
L’envie de tout quitter peut surgir soudainement, ou s’installer lentement dans le quotidien. Un jour, on regarde autour de soi…
Peut-on aimer deux personnes à la fois ?
Aimer deux personnes en même temps, ce n’est pas simplement être tiraillé entre deux désirs ; c’est se retrouver au cœur d’un conflit psychique, parfois ancien, où différents pans du moi, du désir et de l’histoire affective s’expriment en parallèle. Ce qui semble relever d’un choix affectif trouble en réalité des strates inconscientes bien plus profondes. C’est ce qui rend cette situation à la fois déroutante, culpabilisante, mais aussi riche de sens. Deux objets, deux fonctions psychiques Souvent, les deux personnes aimées ne répondent pas au même besoin inconscient. L’une rassure, incarne un amour stable, parfois maternant, ou lié à la sécurité du moi ; l’autre éveille un désir plus archaïque, pulsionnel, souvent teinté d’interdit…
Quand on me demande : « Et toi, c’est pour quand ? »
La question semble légère, presque affectueuse, posée avec un sourire ou une bienveillance feinte. Et pourtant, elle réveille souvent une gêne soudaine. "Et toi, c’est pour quand ?" fait mine d’être une simple curiosité. Mais elle porte en elle une injonction sociale forte, une norme…
Comment rompre le quotidien du couple
Le quotidien offre une structure, un cadre où le couple peut s’installer, se sécuriser, se retrouver. Mais à force de répétition, ce même quotidien peut devenir une cage invisible. Rompre la routine n’est pas seulement une envie d’évasion, c’est souvent une nécessité psychique pour réinjecter…
Choisir l’amour à distance : renoncement ou respiration ?
Dans un monde où l’amour se pense souvent en termes de proximité, choisir la distance peut sembler paradoxal. Pourtant, de plus en plus de couples font ce choix, non par contrainte géographique, mais par désir de préserver une forme de liberté, de respiration, ou d’intensité.…
Le corps en mutation : gérer l’image corporelle pendant la grossesse
Quand le miroir reflète plus qu’un simple changement physique, il devient le témoin silencieux d'une transformation intérieure profonde. Accepter l'inattendu…
Ados et écrans : sortir de la cyberdépendance sans conflit
Entre réseaux sociaux, jeux en ligne et vidéos à la chaîne, le numérique occupe une place centrale dans la vie…
L’enfant réparateur : quand on attend qu’il comble nos blessures
Devenir parent réveille souvent des souvenirs enfouis, des manques affectifs ou des blessures anciennes. Sans en avoir conscience, certains parents…
La communication non verbale avec son enfant
La communication avec un enfant ne repose pas uniquement sur les paroles échangées. Dès les premiers jours de vie, c’est par le biais de signaux silencieux que s’établit le dialogue. Ce langage discret, souvent inconscient, joue un rôle fondamental dans le développement émotionnel et relationnel. Comprendre l’impact de ces échanges non verbaux permet d’ajuster sa posture pour renforcer la sécurité affective et la confiance. Le corps parle avant les mots Avant même que l’enfant ne comprenne le sens des phrases, il perçoit l’attitude corporelle de l’adulte. Un parent crispé ou distant transmet sans le vouloir un message d’inquiétude ou d’indisponibilité. À l’inverse, s’accroupir pour être à hauteur de l’enfant, ouvrir ses bras ou offrir un sourire sincère crée un espace…
Le direct comme fuite du réel : quand l’instantané remplace l’analyse
Longtemps, le direct a incarné une promesse journalistique : celle de l’immédiateté, de l’authenticité, du non-filtré. Mais à mesure qu’il s’est imposé comme forme dominante dans les médias audiovisuels, il a transformé…
La méfiance comme forme d’exigence démocratique
Il est devenu presque banal de ne plus croire personne. Les politiques mentent, les experts sont achetés, les journalistes dissimulent, les institutions dissimulent encore plus. Cette méfiance généralisée, souvent perçue comme un…
Servir la loi : quand l’autorité devient engagement éthique
Être policier ou gendarme, ce n’est pas seulement faire respecter l’ordre. C’est se placer à l’intersection du droit, de l’humain et du quotidien. Une position complexe, souvent scrutée, parfois contestée, mais qui…
L’élite contre le peuple : un conflit réel ou une mise en scène ?
La rhétorique populiste s’appuie souvent sur un clivage aussi simple qu’efficace : d’un côté, un peuple homogène, vertueux, trahi ; de l’autre, une élite corrompue, distante, méprisante. Cette opposition binaire structure une…
Faut-il faire des efforts pour entretenir une amitié ?
On aime penser que l’amitié est naturelle, fluide, sans condition. Qu’elle repose sur une affinité spontanée, et qu’elle dure tant que le cœur en décide. Pourtant, avec le temps, les changements de rythme, de lieux, de priorités, la question se pose : que devient une amitié quand elle n’est plus portée par la spontanéité ? Faut-il faire des efforts pour la maintenir, au risque de l’alourdir ? Ou faut-il accepter qu’elle suive son propre cycle, librement, quitte à s’éloigner ? L’illusion d’une amitié sans travail On valorise souvent l’amitié comme lien affranchi des obligations. Contrairement à la famille ou au couple, elle ne serait tenue par aucun contrat, aucune promesse.…
Pourquoi certains liens amicaux rejouent des places fraternelles ?
Dans certaines amitiés, les positions s’installent rapidement. L’un conseille, l’autre suit. L’un protège, l’autre admire. Ou au contraire, une rivalité…
Solitude et idéal du moi : rester seul pour ne pas être déçu de soi
À première vue, rester seul peut sembler relever d’un goût personnel ou d’une quête d’indépendance. Mais dans certaines configurations psychiques,…
Toujours proposer, jamais invité : quand l’activité devient un test affectif
Il y a des personnes qui, systématiquement, sont à l’origine des liens. Elles envoient les messages, organisent les rencontres, créent…
Tout planifier : la maîtrise du temps comme illusion de contrôle interne
Certaines personnes ne peuvent fonctionner sans un emploi du temps strictement balisé. Listes, plannings, rétroplannings, rappels : tout est anticipé, structuré, ordonné. Cette organisation, souvent admirée de l’extérieur, répond en réalité à un besoin interne bien plus profond. Planifier à l’excès n’est pas toujours un signe d’efficacité, mais parfois une tentative inconsciente de contenir l’angoisse de débordement intérieur. Ce n’est pas le temps qu’il faut maîtriser, mais un soi vécu comme potentiellement instable. Le temps comme rempart psychique Face à une impression de chaos interne, la structuration temporelle agit comme un barrage. Elle permet d’ancrer la pensée dans du concret, de préempter l’imprévu, de neutraliser l’angoisse. Le temps balisé devient un contenant symbolique, qui remplace…
Ne jamais s’opposer à son chef : une peur de perdre l’amour du dominant ?
Certaines personnes ne contestent jamais leur supérieur. Elles acquiescent, s’adaptent, cherchent à comprendre, même lorsque les décisions semblent discutables. Cette attitude peut être interprétée comme une preuve de loyauté, de souplesse, voire d’intelligence relationnelle. Mais chez d’autres, elle trahit une peur plus profonde : celle…
Se perdre dans la logistique : quand l’organisation remplace le lien
Dans certains groupes ou relations, l’attention portée à la logistique devient envahissante. On parle d’horaires, de tâches, de plannings, mais rarement d’émotions, de ressentis, de positionnements subjectifs. Et si cette obsession pour l’organisation n’était pas simplement un goût du détail, mais une défense contre une…
Refuser toute hiérarchie : vocation d’égalité ou blessure d’autorité ?
Certaines personnes ne supportent aucune forme d’autorité verticale. Le simple mot de “hiérarchie” réveille en elles une résistance instinctive, presque viscérale. Ce rejet peut parfois être revendiqué comme un idéal démocratique ou égalitaire. Pourtant, il s’avère que derrière ce discours rationnel se cache souvent un…
Créer du calme autour de soi : l’environnement comme ressource apaisante
Nous pensons souvent le stress comme un phénomène strictement intérieur. Pourtant, notre environnement joue un rôle déterminant dans la manière dont nous le vivons et le régulons. Lumières, sons, textures, espace : chaque élément de…
Quand les affirmations positives deviennent une injonction au déni
"Je vais bien", "Je suis capable", "Tout va s’arranger". Ces phrases, issues de l’univers du développement personnel, se veulent rassurantes, motivantes, structurantes. Mais que se passe-t-il lorsque ces affirmations positives deviennent un impératif ? Quand…
Écouter ses besoins ou ses peurs ? La confusion silencieuse du désir
On nous répète qu’il faut “écouter ses besoins”, “suivre ses envies”, “respecter son rythme”. Ces injonctions modernes, en apparence libératrices, recèlent une ambiguïté : ce que l’on prend pour un besoin authentique est parfois l’expression…
Changer d’environnement sans s’apaiser : quand le malaise vient de l’intérieur
Déménager souvent, changer de travail, de région, de cercle social. Rechercher ailleurs ce qu’on ne parvient pas à trouver ici. Pour certaines personnes, le déplacement devient une manière de vivre, une stratégie de survie face…
Un film, et soudain les larmes : fiction et miroir de soi
On regarde un film, sans attente particulière. On s’installe, on s’immerge, on suit une histoire parmi d’autres. Et soudain, les…
Sentiment de malaise : je ne parviens plus à être naturel avec les autres
Il arrive que quelque chose se fige dans la relation à l’autre. On parle, on sourit, on répond, mais une…
Avoir besoin d’un psy “qui parle” : peur du vide ou désir de guidance ?
Certaines personnes cherchent, dès la prise de contact, un psy “qui parle”. Pas un thérapeute trop silencieux, pas un analyste…
Espérer être deviné par son psy : un vœu hérité de la relation parentale ?
Certaines personnes viennent en thérapie sans formuler de demande claire. Elles racontent, tournent autour, s’arrêtent, espèrent que le psy comprendra ce qui ne se dit pas. Il ne s’agit pas de timidité ou de prudence, mais d’un espoir plus profond : que l’autre perçoive, sans qu’on ait à dire, ce qui a toujours manqué. Ce souhait d’être deviné, reconnu dans l’implicite, renvoie à une mémoire affective précoce, où la parole n’existait pas encore, mais où le besoin d’être saisi était déjà vital. L’origine du vœu de devinement Dans les premiers liens de vie, le nourrisson dépend entièrement de l’intuition de l’autre. Il ne parle pas, mais il espère que ses pleurs, ses gestes, ses regards seront compris, traduits, apaisés. Quand…
Être là tout entier : les comédiens habités par leur verticalité
Sur scène, tous les corps sont debout. Mais certains sont véritablement présents. Leur posture ne se résume pas à un simple maintien : elle est tension, densité, ancrage. La verticalité devient alors une ligne de force, un axe de présence où se joue bien plus que l’équilibre physique. Le spectateur…
Le monstre protecteur : figures archaïques de la sécurité et de la terreur
Certains films mettent en scène une figure ambivalente qui fascine autant qu’elle inquiète : celle du monstre protecteur. Bête puissante, créature difforme, être marginal ou surnaturel, il inspire d’abord la peur, mais se révèle porteur d’un lien de protection. Pourquoi ces récits nous touchent-ils si profondément ? Parce qu’ils réveillent…
Pourquoi certains jeux tristes nous font du bien ? Le deuil par l’immersion
Certains jeux vidéo racontent une perte, une disparition, une séparation. Ils évoquent la mort d’un proche, la fin d’un monde, le passage d’un âge. Et pourtant, malgré leur tonalité mélancolique, ils nous apaisent. Ils nous touchent, nous font pleurer parfois, mais sans nous effondrer. Cette étrange consolation par la tristesse…
Silences, blancs et oublis dans les récits d’enfance
Dans les récits d’enfance, ce qui n’est pas dit compte souvent autant, sinon plus, que ce qui est raconté. Les ellipses, les blancs, les silences du texte ne traduisent pas seulement des manques de mémoire : ils révèlent ce que la mémoire, précisément, ne peut ou ne veut pas intégrer.…





































