Le dessin pour décrire sa place dans la famille
Lors des thérapies avec des enfants et des adolescents, il est fréquent d’utiliser le dessin comme médiateur, comme un accès privilégié aux contenus latents. Lorsque l’expression verbale est insuffisante, voire impossible - en raison d’une sidération intense ou d’une souffrance indicible - le dessin devient un support précieux, révélant des éléments à interpréter sur lesquels construire le processus de soin. L’importance de l’image Pour Lacan, l’inconscient est structuré comme un langage. À l’image du rêve, il s’exprime à travers une succession d’images, plus ou moins cohérentes, selon les règles de l’association libre. Le dessin permet ainsi de matérialiser sur le papier les représentations qui traversent le psychisme. Dès lors que…
Quand une blessure continue d’agir en silence
Il y a des événements que l’on croit rangés dans un coin de sa mémoire. On se dit que c’est…
Les frères dans la fratrie : enjeux et rivalités
Entre frères, le lien est souvent intense, complexe, chargé d’ambivalence. Il peut se nourrir d’une forte complicité, d’un sentiment d’appartenance……
Changer de vie : 5 questions à se poser avant de tout quitter
L’envie de tout quitter peut surgir soudainement, ou s’installer lentement dans le quotidien. Un jour, on regarde autour de soi…
Le couple peut-il survivre à l’infidélité ?
Quand la trahison devient une épreuve de vérité pour le lien L’infidélité est souvent perçue comme une frontière définitive, un point de non-retour. Pourtant, tous les couples ne s’effondrent pas après la découverte d’une trahison. Certains s’écroulent, d’autres survivent, et quelques-uns parviennent même à se réinventer. Mais survivre à l’infidélité, ce n’est pas oublier ou faire semblant : c’est traverser une crise qui oblige à regarder le lien autrement. La fin du couple idéal L’infidélité brise avant tout une image : celle d’un couple protégé, solide, à l’abri des failles humaines. C’est souvent moins l’acte que la chute de cette illusion qui provoque le plus grand séisme intérieur. Survivre, c’est d’abord accepter que le couple…
La communication non violente dans le couple
Une approche essentielle pour renforcer la relation et favoriser l’empathie La communication dans un couple n'est pas seulement une question d'échange verbal ; elle est aussi influencée par des mécanismes inconscients qui façonnent nos comportements, nos émotions et notre perception de l'autre. La communication non…
Tomber amoureux au travail : espace de liberté ou de confusion ?
Le lieu de travail n’est pas qu’un espace fonctionnel. Il est aussi, parfois, le théâtre discret d’émotions inattendues, de frémissements, de regards prolongés. Dans cet environnement codifié, la naissance d’un sentiment amoureux peut prendre une place à la fois libératrice et profondément ambivalente. Faut-il s’y…
Entre indépendance et fusion : inventer sa façon d’aimer
Dans le lien amoureux, tout semble se jouer entre deux pôles opposés : se fondre en l’autre ou se préserver coûte que coûte. Entre fusion et indépendance, chacun cherche un équilibre qui n’est jamais stable, jamais donné, toujours à réinventer. Aimer sans se perdre, mais…
L’identité numérique de l’adolescent : un double « je »
À l’ère des réseaux sociaux, l’adolescent ne construit plus son identité uniquement dans le regard de ses proches ou de…
L’aîné responsable : rôle naturel ou injonction invisible ?
Être l’aîné d’une fratrie est souvent associé à des qualités de maturité, de sérieux et de sens du devoir. Mais…
Quand la fratrie se rejoue : hiérarchies affectives et rivalités anciennes
Même à l’âge adulte, il suffit souvent d’un repas de famille ou d’un regroupement autour d’un parent vieillissant pour que…
Les vacances en famille : une liberté de façade ?
Ce qui devait être un moment de détente se transforme parfois en tension larvée, en disputes éclatantes ou en malaise diffus. Les vacances en famille, loin d’être un simple temps de repos, réactivent souvent des dynamiques inconscientes héritées du quotidien familial. En retirant les échappatoires habituels (travail, école, activités individuelles), elles offrent un huis clos propice à la répétition des rôles et à la réémergence de conflits sous-jacents. Le fantasme de l’unité retrouvée Les vacances portent en elles une attente implicite : celle d’une harmonie idéale, d’un "nous" retrouvé, affranchi des tensions ordinaires. Mais cette attente crée une pression silencieuse sur les membres du groupe, qui doivent faire "comme si" tout allait bien, même si les déséquilibres persistent. Le mythe…
Agriculteur de père en fils : une douce révolution ?
Dans le monde agricole, la transmission familiale reste une évidence. Reprendre l’exploitation des parents est souvent présenté comme une continuité naturelle, presque biologique. Pourtant, de plus en plus d’enfants d’agriculteurs revendiquent le…
Noël, Halloween, Black Friday : la fête comme produit culturel mondialisé
Elles étaient des rituels enracinés, des traditions locales, des célébrations religieuses ou saisonnières. Aujourd’hui, Noël, Halloween ou le Black Friday circulent à l’échelle mondiale, portées par la logique du marché, standardisées dans…
L’État-providence : protection rassurante ou infantilisation collective ?
Assurance maladie, chômage, retraite, aides sociales : l’État-providence organise la protection face aux risques de la vie. Il incarne une promesse d’égalité et de sécurité, mais cette promesse n’est pas sans ambiguïté.…
Radio et opinion : un équilibre difficile entre ton libre et responsabilité
La radio s’est historiquement imposée comme un espace de parole directe, où le ton personnel, l’engagement et la spontanéité pouvaient cohabiter avec l’information. Ce trait distinctif devient aujourd’hui une ligne de tension.…
L’amitié est-elle faite pour durer ou juste pour marquer un moment ?
Sous la surface idéalisée de l’amitié éternelle se cache une norme implicite : celle de la longévité comme critère de valeur. Pourtant, cette injonction discrète laisse peu de place à des formes de lien brèves mais significatives, souvent vécues comme des échecs ou des anomalies. Et si l’amitié n’était pas toujours faite pour durer, mais pour transformer ? L’idéal de durée : un héritage discret mais pesant L’idée qu’une « vraie » amitié doit durer dans le temps est profondément ancrée dans notre culture. On admire les duos inséparables, les confidences qui traversent les décennies, les retrouvailles après des années comme si rien n’avait changé. Cette vision valorise la continuité…
La fin d’une amitié est-elle toujours un échec ?
Quand une histoire d’amour s’achève, la société offre des mots, des rituels, des récits pour tenter d’en faire une transition.…
Peut-on être vraiment ami avec quelqu’un de très différent ?
L’amitié semble, à première vue, le lieu de la ressemblance : mêmes goûts, mêmes références, mêmes sensibilités. Mais il existe…
La solitude peut-elle mener à la dépression ?
La solitude est souvent évoquée comme un facteur de mal-être, mais on sous-estime la manière dont elle peut, dans certains…
L’IA comme partenaire idéal : une projection narcissique ?
Face à l’intelligence artificielle, certain·es parlent d’outil, d’assistance ou de soutien. Mais dans la pratique, certaines relations à l’IA prennent une tournure plus intime, presque fusionnelle : on lui parle, on l’écoute, on s’en remet à elle. L’IA devient alors un partenaire invisible, toujours disponible, sans jugement ni conflit. Derrière cette idéalisation se joue souvent une dynamique narcissique : l’autre devient le prolongement de soi, un miroir parfait, débarrassé des impuretés de la relation humaine. Ce rapport apparemment apaisé révèle en réalité une forme de désengagement affectif plus profond. L’illusion d’une relation sans frottement L’IA séduit parce qu’elle est constante, prévisible, et entièrement dédiée. Elle répond sans jamais contredire, accompagne sans jamais s’imposer. Cette neutralité…
L’obsession de l’optimisation : quand l’IA devient un refuge contre le vide
L’arrivée massive de l’intelligence artificielle dans le travail quotidien a été accompagnée d’un discours quasi unanime : celui du gain. Gain de temps, gain d’énergie, gain de performance. Pourtant, sous cette promesse d’efficacité permanente, se dissimule parfois une aversion profonde pour tout ce qui échappe…
Fonction publique et dépression : redonner du sens et de l’envie
Loin des impératifs du privé, certaines fonctions publiques permettent un rythme régulier, une charge de travail contenue, peu de pression directe. On y trouve ce que beaucoup recherchent : sécurité, équilibre, lisibilité. Mais chez certaines personnes, cette stabilité extérieure laisse progressivement place à un état…
Le formateur comme figure de transfert : guide, parent ou rival ?
Dans toute situation d’apprentissage, il existe une dynamique visible — celle de la transmission de savoir — et une dynamique plus souterraine : celle du transfert. Le formateur n’est jamais seulement un enseignant. Il devient, souvent à son insu, le support d’une projection affective inconsciente qui…
Plantes, bougies, rituels : petits arrangements pour habiter un vide existentiel ?
Dans de nombreux intérieurs contemporains, les plantes vertes se multiplient, les bougies sont allumées chaque soir, les gestes du quotidien se ritualisent autour de tasses, d’odeurs, de lumières tamisées. Ces détails, souvent perçus comme des…
S’adapter au rythme d’un autre : entre fusion et effacement de soi
Certaines personnes s’ajustent sans cesse à l’emploi du temps de l’autre, à ses envies, ses horaires, son énergie. Elles se rendent disponibles, déplacent leurs propres impératifs, attendent, patientent, s’alignent. Loin d’un simple souci d’harmonie, cette…
Les insomnies comme crise du rythme intérieur
Difficulté à s’endormir, réveils nocturnes, ruminations à l’aube... Les insomnies sont souvent abordées comme des troubles fonctionnels, mais elles ont aussi une portée symbolique forte. Quand le corps ne parvient plus à s’abandonner au sommeil,…
Recevoir un massage : quand le corps devient enfin un lieu d’apaisement
Pour beaucoup, le corps est un espace de tension. Il porte les attentes, les contraintes, les efforts accumulés. Il est corrigé, observé, parfois jugé sévèrement. Mais rarement habité. Recevoir un massage, pour certain·es, va bien…
Une phrase dite sans y penser : quand une remarque réveille l’intérieur
Il suffit parfois de quelques mots, dits sans intention particulière, pour que quelque chose se fissure à l’intérieur. Une remarque…
Pourquoi certains troubles anxieux résistent aux explications rationnelles ?
Face à l’angoisse, la première tentation est souvent de chercher à comprendre. On interroge les causes, on remonte les événements…
Espérer être deviné par son psy : un vœu hérité de la relation parentale ?
Certaines personnes viennent en thérapie sans formuler de demande claire. Elles racontent, tournent autour, s’arrêtent, espèrent que le psy comprendra…
Un poids en moi que rien n’explique vraiment
Il arrive que le corps dise ce que les mots n’arrivent pas à formuler. Une lourdeur diffuse, une fatigue persistante, une sensation de pesanteur intérieure qui résiste à toutes les explications. Ce poids n’est pas lié à une circonstance précise, et c’est justement ce qui le rend déroutant. Il ne vient pas d’un chagrin récent, ni d’un événement identifiable, mais il est là, obstiné, comme un signe muet qu’un déséquilibre plus profond cherche à se faire entendre. Quand rien ne va vraiment mal… mais que rien ne va vraiment bien On continue à travailler, à faire ce qu’il faut, à remplir les tâches du quotidien. Rien de dramatique ne se passe, aucune alerte franche à l’horizon. Et pourtant, une forme…
Quand un personnage exprime ce que je ne savais pas formuler
Il arrive qu’en lisant un roman, nous soyons saisis par une phrase, un geste ou une prise de position d’un personnage. Comme si, soudain, ce qu’il exprime venait dire quelque chose que nous portions confusément en nous, sans jamais avoir su le formuler. Cette identification projective n’a rien d’anecdotique :…
Dans l’Art : Les couleurs et leur pouvoir symbolique
Les couleurs sont bien plus que de simples éléments visuels ; elles sont porteuses de significations profondes et souvent inconscientes. Dans l'art, chaque nuance, qu’elle soit vive ou sombre, réveille des émotions enfouies, des désirs refoulés ou des aspects de notre psyché dont nous n’avons pas pleinement conscience. L’étude de…
Voir avec le corps : l’art comme expérience sensorielle avant tout
Dans les musées, le regard est souvent sollicité comme un instrument d’analyse. On lit, on décrypte, on commente. Pourtant, une autre forme de réception existe, plus ancienne, plus directe : celle du corps. Certaines œuvres ne passent pas par la pensée, mais par une sensation. Elles produisent une réaction physique :…
Quand une œuvre touche trop : sidération, larmes ou fuite silencieuse
Certains musées offrent des émotions douces, diffuses, presque méditatives. Et puis, parfois, sans prévenir, une œuvre foudroie. Le regard se fige, le souffle se coupe, des larmes montent ou une gêne irrépressible pousse à détourner les yeux. Il arrive que l’expérience esthétique devienne trop intense, trop proche, trop juste. Ce…





































