S’estimer sans se surévaluer : trouver un équilibre juste
Entre le manque de confiance en soi et l’excès d’assurance, il existe un espace plus subtil, plus stable : celui d’une estime de soi réaliste. On parle beaucoup d’apprendre à s’aimer, à se valoriser, à oser prendre sa place. Mais comment s’estimer justement, sans se surévaluer ni se déprécier ? Ce juste milieu, souvent discret, n’est pas un compromis tiède, mais un équilibre construit dans la nuance, l’humilité et la connaissance de soi. Ni effacement, ni illusion Avoir une bonne estime de soi ne signifie pas se croire exceptionnel·le en tout, ni chercher à être parfait·e. Cela veut dire se reconnaître dans sa singularité, avec ses qualités réelles, mais aussi…
Pourquoi certaines périodes de transition sont si épuisantes ?
Changer de vie, réorienter un projet, traverser une séparation, devenir parent, prendre sa retraite, vivre un deuil ou une transformation…
Trop de choses, pas assez de sens : les limites du mode de vie matérialiste
Pendant longtemps, posséder a été synonyme de réussite. Accumuler, acheter, montrer, autant de signes censés prouver que l’on va bien,…
Que mesure le quotient émotionnel (QE) ?
Longtemps, l’intelligence a été réduite à sa dimension rationnelle, mesurée par le fameux QI. Pourtant, depuis les années 1990, une…
Aimer sans désir, désirer sans aimer : faut-il opposer les deux ?
Aimer et désirer sont souvent associés, confondus, attendus ensemble. L’amour véritable serait à la fois attachement profond et élan charnel ; c’est ce que l’on espère, ce que l’on croit naturel. Pourtant, dans l’expérience intime, les deux ne cohabitent pas toujours. On peut aimer sans désirer, désirer sans aimer. Cette dissociation trouble, parfois culpabilise, mais elle interroge surtout : faut-il absolument qu’amour et désir aillent de pair ? Aimer sans désir : lien tendre ou désaffectivation ? On peut aimer profondément quelqu’un et pourtant ne plus ressentir d’élan sexuel. Ce n’est pas nécessairement un désamour, mais parfois une transformation du lien. Dans les relations longues, le désir peut s’émousser sans que l’attachement disparaisse. Il laisse…
Le polyamour : liberté ou illusion d’ouverture ?
Le polyamour intrigue, séduit, dérange ou questionne, tant il bouscule les fondations du couple traditionnel. Dans sa promesse d’amour libre et égalitaire, il semble ouvrir un espace d’expérimentation affective inédit. Mais derrière cette apparente liberté se nichent parfois des mécanismes inconscients puissants ; conflits d’identités,…
Profiter du célibat pour vivre des expériences
Être célibataire, ce n’est pas seulement vivre sans lien amoureux ; c’est aussi habiter un espace inédit de liberté. Moins de compromis, moins d’adaptation, moins de projection sur un futur commun. Ce moment-là, qu’il soit choisi ou transitoire, peut devenir un terrain d’exploration intérieure et…
Culpabilisation et reproches : sortir de la spirale infernale
La culpabilisation et les reproches dans une relation amoureuse sont des phénomènes courants mais complexes. Souvent perçus comme des tentatives de régulation du comportement de l’autre, ces mécanismes peuvent avoir des effets dévastateurs sur l’équilibre émotionnel des deux partenaires. Comprendre ces dynamiques permet de mieux…
Maltraitances générationnelles : rompre avec la répétition
On ne naît pas maltraitant·e, mais on hérite parfois, à son insu, de schémas éducatifs marqués par la violence. Les…
Parler vite : ce que cache le débit de parole accéléré des ados
Qu’il s’agisse de conversations entre pairs ou de réponses lancées aux adultes, la parole adolescente est souvent marquée par une…
Devenir parent : comment la naissance d’un bébé réveille l’enfant intérieur
Devenir parent ne se limite pas à accueillir un enfant ; c’est aussi renouer, souvent malgré soi, avec une partie…
L’hyper sollicitation numérique des ados : un danger psychique ?
Notifications incessantes, flux d’informations continu, multiples conversations simultanées… Le quotidien numérique des adolescents est marqué par une hyper sollicitation permanente. Si cette connectivité constante est souvent perçue comme un simple phénomène générationnel ou technologique, elle soulève en réalité une question plus profonde : quels impacts psychiques cette saturation d’informations et de sollicitations produit-elle sur un esprit en construction ? Derrière l’apparente maîtrise des outils numériques, l’adolescent est confronté à un véritable défi intérieur : protéger son espace psychique face à l’invasion du "toujours connecté". Un esprit adolescent en surcharge permanente Loin de favoriser l'ouverture, l'excès de sollicitations numériques empêche l’adolescent de trouver des espaces de vide nécessaires à la pensée autonome. L’inconscient, saturé de stimulations, n’a plus le temps de…
La proximité comme réponse à la méfiance : une autorité qui se réinvente
Crise de confiance, défiance généralisée, rejet de l’autorité : ces expressions saturent le discours public depuis des années. La police n’échappe pas à ce climat de suspicion, souvent alimenté par des interventions…
Le populisme politique, miroir de l’inconscient ?
Souvent analysé à travers ses discours, ses figures ou ses stratégies électorales, le populisme révèle autre chose de plus enfoui : il capte, canalise et met en scène des affects profonds, issus…
Le lien grands-parents / petits-enfants : un refuge dans une société en tension
Dans une époque marquée par l’accélération, la mobilité et les ruptures générationnelles, le lien entre grands-parents et petits-enfants fait figure d’exception. Ni tout à fait éducatif, ni entièrement amical, il s’inscrit hors…
Choisir ses études sous influence : vocation refoulée ou loyauté familiale ?
Orientation, parcours, choix d’études. Ces décisions semblent relever de la liberté individuelle. Mais derrière le bulletin de vœux ou l’inscription en faculté, se jouent souvent des enjeux plus souterrains : fidélités invisibles,…
Vivre seule, une voie vers l’apaisement ?
Choisir de vivre seule ne va pas toujours de soi. Cela suscite des questions, parfois des jugements. On y projette le manque, la peur, l’échec. Pourtant, pour certaines femmes, ce choix devient une étape cruciale vers une forme d’apaisement intérieur que la vie partagée n’a jamais permis. Ce n’est ni une revendication ni une fuite, mais un déplacement du centre de gravité : vivre seule, c’est parfois revenir à soi, à son propre rythme, à une forme d’alignement oubliée. Se retirer du lien pour faire baisser le bruit Certaines femmes passent leur vie à se conformer aux attentes de leur entourage. Être disponible, agréable, présente, rassurante. Vivre seule devient alors…
Donner sans compter : la dette invisible dans l’engagement associatif
Certaines personnes s’investissent dans le tissu associatif avec une ardeur sans faille. Elles donnent leur temps, leur énergie, leur attention,…
Solitude et amitiés : quand les amis brisent l’isolement
Dans les moments de solitude, l’amitié apparaît souvent comme une lumière douce, une présence stable qui ne demande rien, mais…
Liens entre générations : quand la différence d’âge apaise les conflits
Certaines amitiés naissent spontanément entre des personnes d’âges très différents. Ce qui pourrait sembler improbable ou déséquilibré est parfois vécu…
Quand l’indépendance devient un refuge narcissique
Travailler seul permet de préserver son rythme, son organisation, son univers. Mais dans certains cas, l’indépendance devient un miroir où l’on tente de maintenir intacte une image idéalisée de soi. Elle ne répond plus seulement à un besoin d’autonomie fonctionnelle, mais à une nécessité inconsciente de protéger une estime de soi fragile. En évitant le collectif, l’individu évite la confrontation, le jugement, l’altération possible de cette représentation valorisante qu’il a construite pour survivre. Une autonomie construite sur une faille invisible Travailler seul peut être un moyen d’habiter un rôle rassurant : celui de la personne compétente, efficace, libre. Mais cette posture cache parfois une faille : celle d’une identité narcissique qui ne supporte pas le…
Supporter un chef instable : loyauté ou soumission répétée ?
Certains professionnels parviennent à travailler pendant des années sous la direction d’un supérieur instable. Ils s’adaptent aux humeurs, anticipent les changements d’avis, excusent les incohérences, trouvent même des qualités dans ce chaos. Aux yeux extérieurs, cette endurance peut sembler admirable, voire incompréhensible. Mais chez certains,…
Le besoin de contrôle dans le choix d’être à son compte
Si le travail indépendant séduit tant, c’est qu’il offre une marge de manœuvre inégalée : choisir ses horaires, ses clients, ses méthodes. Pour beaucoup, cela représente une liberté précieuse. Mais cette quête d’autonomie cache parfois une autre dynamique plus rigide : un besoin profond de…
Faire des heures supplémentaires pour exister : l’invisible dette
Certaines personnes ne comptent jamais leurs heures. Elles prolongent systématiquement leurs journées, s’investissent au-delà des attentes, prennent en charge ce que d’autres laissent de côté. À première vue, cela semble relever du zèle, de l’engagement ou d’un sens aigu du travail bien fait. Mais ce…
Revenir dans son corps par le massage : quitter la tête pour habiter la sensation
Quand l’esprit s’emballe, que les pensées tournent en boucle, que le stress devient envahissant, le corps devient souvent un simple véhicule oublié. On y habite sans y être. Pourtant, il porte tous les signes de…
La posture parfaite : que cherche-t-on à contenir dans l’immobilité ?
Dans certaines pratiques méditatives ou de yoga, l’attention portée à la posture devient centrale. Dos droit, mâchoire relâchée, immobilité absolue. L’idée est de trouver une forme d’alignement corporel propice au calme intérieur. Mais cette exigence…
Pourquoi certaines activités manuelles font taire l’angoisse ?
Tricoter, modeler, tailler du bois, assembler, coudre ou réparer… Certaines activités manuelles semblent procurer un apaisement presque immédiat, un soulagement discret mais réel. Ce n’est pas une distraction, ni une fuite : c’est un ancrage.…
Se confier à son médecin : une intimité privilégiée ?
La consultation médicale n’est pas toujours un simple échange de données cliniques. Dans ce cadre formel, balisé, limité dans le temps, surgit parfois une parole inattendue, plus intime, plus vraie. Certaines personnes racontent à leur…
Minimiser son mal-être : une défense contre la peur de ne pas être cru
Il n’est pas rare d’entendre des patients dire qu’ils ne vont « pas si mal », qu’il y a «…
Hypersensibilité comme signal d’alerte : je ressens tout, tout le temps, trop fort
Quand la sensibilité devient envahissante et semble déborder les limites habituelles. Il y a des personnes pour qui le monde…
Quand le corps parle à la place de la parole : une souffrance invisible
Certaines douleurs psychiques ne se formulent pas. Elles n’empruntent ni le langage de la plainte ni celui des émotions reconnaissables.…
Gêne sociale : quand le contact humain devient flou, douloureux
Il n’y a pas eu de dispute, pas de mot de trop, pas de regard vraiment hostile. Et pourtant, quelque chose dérange. Une gêne subtile s’installe dans les échanges, une tension difficile à nommer. Le contact humain, d’habitude fluide, devient un terrain glissant. On se sent exposé, pas tout à fait à sa place, légèrement décalé, sans comprendre pourquoi. Cette forme de malaise social, bien que discrète, est lourde à porter car elle échappe aux codes habituels du conflit : elle ne se dit pas, mais elle pèse. Un trouble de l’accordage intérieur La gêne sociale ne vient pas toujours de l’autre, ni même du contexte. Elle peut être le reflet d’un désaccord intérieur, d’une difficulté à se sentir aligné…
Quand le rôle déborde : sortir du théâtre sans avoir quitté le personnage
On pense souvent qu’une fois le rideau tombé, le personnage reste sur scène. Pourtant, il arrive que certains rôles persistent, s’incrustent, déteignent sur le quotidien. Ce débordement n’est pas toujours visible, mais il modifie subtilement le rapport à soi, à l’autre, au monde. Dans certaines situations, la frontière entre le…
Quand un personnage exprime ce que je ne savais pas formuler
Il arrive qu’en lisant un roman, nous soyons saisis par une phrase, un geste ou une prise de position d’un personnage. Comme si, soudain, ce qu’il exprime venait dire quelque chose que nous portions confusément en nous, sans jamais avoir su le formuler. Cette identification projective n’a rien d’anecdotique :…
Silences, blancs et oublis dans les récits d’enfance
Dans les récits d’enfance, ce qui n’est pas dit compte souvent autant, sinon plus, que ce qui est raconté. Les ellipses, les blancs, les silences du texte ne traduisent pas seulement des manques de mémoire : ils révèlent ce que la mémoire, précisément, ne peut ou ne veut pas intégrer.…
Peaux à vif : la nudité comme dévoilement psychique au théâtre
Sur une scène de théâtre, le corps nu suscite souvent gêne, tension ou fascination. Mais il arrive que cette nudité ne soit ni érotique ni provocatrice. Elle devient alors un langage, une parole muette qui donne à voir une vulnérabilité plus profonde que celle du corps lui-même. Quand elle est…





































