L’héritage religieux en France : une mémoire culturelle vivace
La France aime à se penser comme un pays laïque, rationnel, émancipé des croyances. Et pourtant, l’empreinte religieuse reste profondément inscrite dans les mentalités, les habitudes, le langage, les valeurs. Qu’on soit croyant, indifférent ou athée, on grandit dans une culture marquée par une longue histoire religieuse, en particulier chrétienne. Cet héritage, souvent invisible, façonne encore nos façons de penser le bien, le mal, la faute, le pardon, le temps, le corps, la famille. Une influence ancrée dans l’histoire collective Pendant des siècles, la religion - et plus spécifiquement le catholicisme - a structuré la vie sociale, les fêtes, les rythmes de l’année, l’éducation et la hiérarchie des valeurs. Même…
Les héritages culturels invisibles qui pèsent sur notre trajectoire
On croit souvent que l’on se construit librement, en fonction de nos choix, de nos envies, de notre personnalité. Mais…
Le test de personnalité DISC
Dans un monde où la connaissance de soi est devenue une véritable clé de réussite personnelle et professionnelle, le test…
Pourquoi je me protège encore d’un danger qui n’existe plus ?
Il arrive qu’on réagisse de manière disproportionnée à une situation en apparence banale. Un mot, une attitude, un changement de…
Les mécanismes qui conduisent à la violence verbale dans le couple
Étude des déclencheurs émotionnels, de la projection et des conflits non résolus qui transforment les désaccords en violences verbales destructrices La violence verbale dans le couple est souvent le résultat de mécanismes psychologiques complexes. Derrière des mots blessants ou des cris se cachent des émotions non exprimées, des projections inconscientes et des conflits non résolus, qui transforment des désaccords en attaques destructrices. Pour comprendre comment ces dynamiques se déploient, il est essentiel d’examiner les déclencheurs émotionnels et les mécanismes qui alimentent la violence verbale dans la relation amoureuse. La projection : attribuer ses propres sentiments à l’autre La projection est un mécanisme de défense où une personne attribue à l’autre ses propres émotions ou pensées…
Quand sait-on qu’on est vraiment amoureux·se ?
On dit souvent qu’on “sait” qu’on est amoureux·se, que c’est une évidence, une évidence du corps, du cœur ou du manque. Et pourtant, pour beaucoup, ce sentiment ne se présente pas toujours de façon claire. Il est fait de doutes, de projections, de silences intérieurs.…
Un animal de compagnie dans le couple : pour quoi faire ?
Adopter un animal ensemble, c’est souvent plus qu’un simple geste affectueux. Derrière cette décision, se dessinent des besoins émotionnels, des projections inconscientes et parfois des mécanismes de compensation. Chat, chien ou lapin n’entrent pas innocemment dans la dynamique du couple ; ils occupent un rôle,…
Partage des tâches ménagères : le mythe de l’égalité
Dans la plupart des couples modernes, l’égalité est affichée comme une valeur de référence. On se veut partenaires, équitables, loin des anciens schémas déséquilibrés. Pourtant, derrière le discours, la répartition des tâches ménagères reste un terrain glissant. Ce n’est pas seulement une question de "qui…
L’adolescent face à l’illusion d’autonomie totale
À l’adolescence, nombreux sont les jeunes qui revendiquent une autonomie radicale : "Je n’ai besoin de personne", "Je peux gérer…
Des jeunes qui ne veulent plus travailler ? Un mythe générationnel
Derrière l’accusation de paresse se cache une remise en question profonde du rapport au travail et du sens de l'effort…
Bricolages et gestes des mains : le langage discret de l’enfant
Quand l’enfant s’absorbe dans un bricolage, tord des objets entre ses doigts ou répète inlassablement des gestes discrets, cela peut…
Quand les grands-parents deviennent les parents de substitution
Assumer une parentalité imprévue bouleverse autant l’enfant que celui ou celle qui endosse ce rôle par nécessité. Une parentalité tardive souvent idéalisée Lorsqu'un grand-parent devient le principal éducateur, la société valorise souvent cette prise de relais comme un acte de dévouement. Mais derrière cette image de sauveur se cache une réalité psychique complexe, où le grand-parent doit rejouer un rôle qu’il pensait achevé. Jeanne, 68 ans, élève ses deux petites-filles après l'absence prolongée de sa fille. Si elle parle d’amour, elle évoque aussi la fatigue émotionnelle de devoir imposer une autorité qu’elle n’a plus l’élan d’exercer naturellement. L’enfant face à une confusion des générations Pour l’enfant, grandir avec ses grands-parents comme figures parentales peut générer une double loyauté : entre…
Le rôle des médias dans la montée du populisme
La montée en puissance des figures populistes n’est pas uniquement liée aux fractures sociales ou à la défiance envers les institutions. Elle s’ancre aussi dans un écosystème médiatique qui, volontairement ou non,…
L’inconscient de la fête : ce que les célébrations révèlent (et refoulent)
Sous les guirlandes et la musique, quelque chose se joue, se relâche, s’exprime sans toujours se dire. La fête, loin d’être un simple divertissement, est un moment de dévoilement inconscient, un lieu…
Quand le métier devient une identité : reconnaissance ou effacement de soi ?
Dans nos sociétés, se présenter passe souvent par son métier. "Je suis médecin", "je suis prof", "je suis artisan"… La fonction n’est pas seulement ce que l’on fait, elle devient ce que…
Les fractures générationnelles : entre silence et revendications
Les générations ne parlent plus la même langue. Les uns revendiquent bruyamment, les autres se taisent avec amertume. D’un côté, la jeunesse qui dénonce, réclame, conteste. De l’autre, les aînés qui se…
Mon ami(e) me parle mal : quand l’amitié devient toxique
L’amitié est souvent perçue comme un refuge, un espace de confiance et de bienveillance. Mais que faire lorsque cet espace devient source de tension, de mal-être, voire d’humiliation ? Quand un(e) ami(e) vous parle mal de façon répétée, il est temps de s’interroger : est-ce un simple accroc passager ou le signe d’une relation déséquilibrée ? Des paroles qui blessent : des signaux à ne pas ignorer Des remarques cassantes, des critiques déguisées en humour, un ton condescendant ou encore une forme de mépris larvé : ces signes peuvent sembler anodins au départ, mais leur répétition crée un climat toxique. Il ne s’agit pas d’une dispute isolée, mais d’un mode…
Le collectif comme échappatoire au vide intérieur
S’engager dans un collectif, c’est souvent une manière de se relier, de partager des valeurs, de sentir que l’on agit.…
Se raconter à ses amis : jusqu’où faut-il aller ?
L’amitié repose sur la confiance, dit-on. Mais jusqu’où cette confiance doit-elle s’étendre ? Doit-on tout dire, tout livrer, se dévoiler…
L’amie comme double : quand le miroir se fissure
Certaines amitiés naissent dans une évidence troublante : mêmes goûts, mêmes blessures, même manière de penser ou de rire. La…
Changer souvent de chef : quête de reconnaissance ou peur de l’attachement ?
Dans certaines trajectoires professionnelles, un motif discret se répète : à chaque changement de poste, de service ou de structure, un nouveau chef. La personne évoque la recherche de sens, l’envie d’apprendre, le besoin d’avancer. Mais cette mobilité, derrière sa rationalité apparente, peut signaler une impossibilité plus profonde à s’ancrer dans une relation hiérarchique durable. Comme si rester sous l’autorité d’un même supérieur réveillait une tension psychique difficile à soutenir, une dépendance affective trop intense, ou à l’inverse, une attente de reconnaissance impossible à satisfaire. L’attachement mis à l’épreuve Être sous l’autorité d’un même chef implique, au fil du temps, de se confronter à l’inévitable : les limites, les désaccords, la répétition. Ce lien hiérarchique…
La peur de son supérieur hiérarchique : une phobie du père ?
La crainte du supérieur hiérarchique peut prendre des formes multiples : appréhension silencieuse, stress disproportionné avant une réunion, inhibition soudaine face à une demande banale. Cette peur n’est pas toujours en lien avec le comportement réel du chef. Elle peut surgir même dans un environnement…
Être reconnu dans son travail : besoin légitime ou dépendance narcissique ?
La reconnaissance professionnelle fait partie des besoins humains fondamentaux. Être vu, entendu, valorisé dans ce que l’on fait nourrit l’estime de soi et renforce le sentiment d’appartenance. Mais pour certaines personnes, ce besoin devient vital, central, non négociable. Ce n’est pas seulement le travail qui…
Choisir un métier “utile” : altruisme réel ou évitement de soi ?
Quand le service à l’autre devient un moyen de ne pas affronter ses propres désirs, le choix d’un métier « utile » peut révéler autre chose qu’un simple altruisme. Le fait d’aider, de soigner, d’éduquer ou de secourir est souvent valorisé pour sa noblesse, son…
Changer d’environnement sans s’apaiser : quand le malaise vient de l’intérieur
Déménager souvent, changer de travail, de région, de cercle social. Rechercher ailleurs ce qu’on ne parvient pas à trouver ici. Pour certaines personnes, le déplacement devient une manière de vivre, une stratégie de survie face…
Le refus des pauses : quand s’arrêter devient insupportable
Certaines personnes ne parviennent jamais à faire une vraie pause. Même en vacances, elles planifient, organisent, remplissent. Leur temps semble en tension permanente, chaque silence devient suspect, chaque moment vide appelle une tâche. Ce fonctionnement,…
Le besoin de lumière naturelle : quête sensorielle ou réparation symbolique ?
Beaucoup expriment aujourd’hui un besoin presque vital de lumière naturelle. Une pièce sans fenêtre est perçue comme invivable, une journée grise comme oppressante. On parle de bien-être, de vitamine D, de régulation du moral. Mais…
La méthode miracle : pourquoi a-t-on besoin d’y croire ?
"Changer sa vie en 21 jours", "Révélez votre potentiel en 3 étapes", "Enfin heureux grâce à une méthode simple". Le marché du développement personnel regorge de promesses rapides, efficaces, séduisantes. Mais ce succès n’est pas…
Envie de s’isoler sans comprendre pourquoi
Il arrive que le besoin de solitude s’impose sans prévenir. Pas à cause d’un conflit, ni d’une surcharge extérieure, mais…
Quand on ne se reconnaît plus dans sa propre vie : un signal d’alerte ?
Il y a des moments étranges où l’on avance dans sa vie comme dans un vêtement devenu trop étroit. Tout…
Chercher un psy “qui nous ressemble” : réassurance ou évitement ?
Dans la phase de recherche d’un thérapeute, il n’est pas rare d’entendre cette phrase : « Je cherche quelqu’un à…
Avoir besoin d’un psy “qui parle” : peur du vide ou désir de guidance ?
Certaines personnes cherchent, dès la prise de contact, un psy “qui parle”. Pas un thérapeute trop silencieux, pas un analyste discret, mais quelqu’un qui réagit, qui formule, qui accompagne par la parole. Ce souhait, légitime en apparence, n’est jamais totalement neutre : il dit souvent quelque chose de la manière dont le sujet se situe face à l’espace vide de l’écoute, à l’absence de direction explicite, à la liberté angoissante de parler sans être cadré. Dans ce désir de parole du psy, se mêlent quête de soutien, peur du désengagement et parfois une attente de réponses là où il faudrait d’abord entendre ce qui surgit. La parole du psy comme point d’appui rassurant Un psy qui parle donne des signes…
Quand le jeu vidéo devient une armure contre le réel
Le jeu vidéo est souvent présenté comme une échappatoire, une parenthèse, un terrain d’expérimentation. Mais dans certains cas, il devient plus qu’un refuge : une véritable armure contre le réel. À travers les mécanismes de contrôle, de répétition, d’identification à un personnage puissant ou invulnérable, le joueur peut progressivement se…
La figure du père défaillant : autorité vide ou blessure d’origine ?
Sur scène, le père ne crie pas toujours. Parfois, il ne parle pas. Ou plus. Parfois, il est mort, flou, diminué. Et c’est précisément cette défaillance qui devient centrale. Le père défaillant n’est pas seulement un personnage : il est une béance dans l’ordre symbolique, un fondement qui vacille. Son…
Quand un personnage exprime ce que je ne savais pas formuler
Il arrive qu’en lisant un roman, nous soyons saisis par une phrase, un geste ou une prise de position d’un personnage. Comme si, soudain, ce qu’il exprime venait dire quelque chose que nous portions confusément en nous, sans jamais avoir su le formuler. Cette identification projective n’a rien d’anecdotique :…
Se sentir regardé dans son émotion : le trouble d’être ému en public
Pleurer ou frémir dans une salle de théâtre n’a rien d’anodin. Loin d’être un simple moment de réceptivité, l’émotion ressentie en public est souvent traversée par une gêne silencieuse. Ce n’est pas seulement ce que l’on ressent qui bouleverse, mais le fait même de le ressentir sous le regard d’autres.…





































