Écouter son corps pour mieux se comprendre
On parle souvent du corps comme d’un simple support de l’esprit, un outil que l’on entretient, que l’on juge, que l’on pousse à faire toujours plus. Mais le corps n’est pas séparé de notre psychisme. Il le prolonge, l’exprime, parfois même le précède. Maux physiques sans cause apparente, fatigue persistante, tensions récurrentes… Et si ces signaux corporels parlaient de ce que le psychisme n’a pas encore mis en mots ? Explorer le lien entre corps physique et corps psychique, c’est ouvrir une voie vers une écoute plus profonde de soi. Le corps, premier lieu d’expression de l’intériorité Bien avant de savoir parler, l’enfant exprime ses émotions par son corps. Ce…
Refuser les modèles traditionnels : un acte de cohérence ou de fuite ?
Ne pas se marier, ne pas avoir d’enfants, vivre en colocation après 40 ans, quitter la ville, changer de métier…
Quitter une vie qui semblait « réussie » : entre culpabilité et besoin de sens
Tout semble en place. Une situation stable, des objectifs atteints, parfois même l’admiration des autres. Et pourtant, quelque chose sonne…
Changer de regard sur soi : une révolution lente mais possible
On vit souvent avec une image de soi construite depuis longtemps, faite de jugements, d’habitudes, de réflexes intérieurs. On s’y…
Quand l’amour devient un miroir : de qui suis-je amoureux ?
Dans certaines histoires, on ne sait plus très bien qui l’on aime. Est-ce l’autre, dans sa réalité singulière, ou ce qu’il ou elle vient révéler de nous ? Parfois, l’amour semble moins être une rencontre qu’un reflet. L’autre nous attire parce qu’il nous renvoie une image idéalisée, désirée, manquante. Dans ces liens, on croit aimer profondément, mais c’est peut-être notre propre visage que l’on contemple à travers le sien. L’autre comme reflet de soi Dès la rencontre, l’autre capte quelque chose que l’on porte sans le savoir. Il ou elle devient écran, miroir, résonance de nos désirs, de nos blessures, de nos manques. Ce que l’on aime alors, ce n’est pas uniquement une personne réelle…
L’impact des traumatismes de l’enfance sur la violence conjugale
Comment les expériences de l’enfance (traumatismes, négligence, maltraitance) peuvent amener un individu à reproduire des comportements violents dans ses relations amoureuses Les traumatismes infantiles, qu'ils soient physiques, émotionnels ou psychologiques, laissent une empreinte durable sur le psychisme d’un individu. Selon la psychanalyse, les expériences traumatiques…
Repartir sans se perdre : reconstruire son identité après une séparation
Quand le couple définissait trop l’image de soi La séparation ne met pas seulement fin à une relation ; elle oblige à redéfinir qui l'on est en dehors du cadre du couple. Lorsque l’identité s’est construite autour du « nous », il devient difficile de…
La peur d’aimer de nouveau : le divorce comme barrière invisible
Après un divorce, l’idée d’aimer à nouveau devrait être synonyme d’espoir et de renouveau. Pourtant, pour beaucoup, une crainte diffuse s’installe, rendant toute nouvelle relation suspecte ou menaçante. Ce n’est pas tant l’amour qui effraie que ce qu’il réactive : l’angoisse de revivre la douleur…
Parler vite : ce que cache le débit de parole accéléré des ados
Qu’il s’agisse de conversations entre pairs ou de réponses lancées aux adultes, la parole adolescente est souvent marquée par une…
Quand l’organisation familiale révèle les tensions cachées
L’organisation du quotidien familial semble relever du bon sens ou de la simple logistique. Pourtant, derrière la répartition des tâches…
Les silences familiaux : ce que l’on ne dit jamais en face à face
Dans les réunions de famille, le silence n’est jamais neutre. Ce qui ne se dit pas — parce que c’est…
Pourquoi l’adolescent cherche-t-il à s’opposer ?
L’opposition adolescente est souvent vécue par les parents comme une provocation gratuite, un rejet de l’autorité ou une phase d’insolence inévitable. Pourtant, derrière ces confrontations répétées se cache un processus essentiel de construction identitaire. L’adolescent ne s’oppose pas pour le plaisir du conflit, mais parce que cette mise à distance est nécessaire pour s’affirmer comme individu distinct. Comprendre ce besoin d'opposition permet d'accompagner cette période sans tomber dans une guerre d’usure. S’opposer pour exister en dehors du modèle parental L’enfance est marquée par l’identification aux parents. À l’adolescence, le jeune cherche à se différencier pour affirmer son propre "je" face au cadre familial. Dire "non", contester les règles ou critiquer les valeurs parentales devient une manière d’exister par soi-même. Ce…
Comment les médias malmènent la complexité
À l’heure de l’instantané, l’accès à une parole nuancée dans les médias grand public semble inégalement distribué. Loin de toute intention malveillante, c’est souvent la contrainte des formats, des rythmes et des…
Comment regagner la confiance des Français en la politique ?
Alors que la défiance envers les institutions politiques ne cesse de croître, la question de la reconquête démocratique devient centrale. Il ne s'agit pas seulement de réhabiliter une fonction ou une figure,…
La figure du porte-parole : mise en lumière ou effacement du groupe ?
Lorsqu’un mouvement collectif prend forme, il se confronte rapidement à la question de la voix. Qui parle, au nom de qui, comment et avec quelle légitimité ? Le porte-parole devient alors une…
Agriculteur de père en fils : une douce révolution ?
Dans le monde agricole, la transmission familiale reste une évidence. Reprendre l’exploitation des parents est souvent présenté comme une continuité naturelle, presque biologique. Pourtant, de plus en plus d’enfants d’agriculteurs revendiquent le…
Et si la solitude était devenue un refuge identitaire ?
Il arrive que la solitude ne soit plus seulement un mode de vie, mais une part constitutive de l’identité. Elle cesse d’être une condition transitoire pour devenir un socle sur lequel le moi s’est construit, protégé, organisé. Dans ce cas, sortir de la solitude ne se joue pas seulement au niveau relationnel, mais sur un plan plus profond, plus fragile : celui de l’intégrité psychique. Le lien n’est plus seulement un désir refoulé, mais un risque d’effondrement. Une solitude habitée comme contour protecteur Chez certaines personnes, la solitude a longtemps été la seule forme stable de sécurité intérieure. Elle constitue une enveloppe qui évite la dispersion, l’intrusion, la perte de…
Sortir ou rester chez soi : ce que les invitations révèlent de nous
Derrière la question apparemment banale « Est-ce que je sors ce soir ? » se jouent parfois des conflits intérieurs…
Quand le besoin de contrôle empêche le lien
Certaines personnes paraissent solides, organisées, presque inébranlables. Elles donnent l’image d’une indépendance totale, d’une vie maîtrisée. Pourtant, derrière cette apparente…
Liens entre générations : quand la différence d’âge apaise les conflits
Certaines amitiés naissent spontanément entre des personnes d’âges très différents. Ce qui pourrait sembler improbable ou déséquilibré est parfois vécu…
Retrouver du désir dans l’attente : et si ne rien faire devenait fertile ?
Dans une société obsédée par l’efficacité, la recherche d’emploi est souvent vécue comme un espace vide à combler au plus vite. L’absence d’activité est perçue comme suspecte, et l’inactivité comme un risque de désaffiliation. Pourtant, cette période peut, pour certains, devenir une expérience intérieure féconde. Lorsque l’on cesse de courir après des réponses immédiates, un autre mouvement peut émerger : celui d’un désir plus juste, plus nu, moins piloté par l’angoisse. Ne rien faire, dans ce contexte, n’est pas fuir ou renoncer, mais suspendre l’automatisme pour laisser surgir une forme de clarté. De l’urgence à la suspension Chercher un emploi active souvent une tension continue : répondre, relancer, s’adapter, performer. Ce rythme, bien qu’inévitable à…
L’indépendant face au vide : que faire quand personne n’attend ?
Travailler à son compte est souvent présenté comme une conquête : plus de contraintes, plus de hiérarchie, une organisation personnelle maîtrisée. Pourtant, cette configuration professionnelle implique une réalité que peu osent nommer : personne n’attend vraiment l’indépendant chaque matin. Il ou elle ne manque à…
La survalorisation de la “bonne ambiance”
Certaines organisations ne jurent que par la convivialité. L’ambiance y est décrite comme “familiale”, “détendue”, “agréable”, et cette tonalité devient un signe distinctif, une fierté. Les nouveaux arrivants sont évalués autant sur leur capacité à s’intégrer à cette culture que sur leurs compétences. Pourtant, quand…
L’orientation comme réparation : faire ce que les parents n’ont pas pu faire
Nombreux sont ceux qui, sans toujours le formuler consciemment, choisissent une voie professionnelle en réponse à une histoire familiale inachevée. Le métier devient alors plus qu’un projet personnel : il s’impose comme une réponse silencieuse à un manque, une blessure ou un rêve interrompu. Certains…
Quand manger devient un moyen de se punir
Certaines personnes mangent en excès non pas pour se faire plaisir, mais presque pour se faire mal. Elles enchaînent les prises alimentaires en silence, souvent seules, avec une impression de perte de contrôle suivie d’une…
Quand le corps prend la parole : écouter les symptômes autrement
Et si les douleurs physiques n’étaient pas toujours dues à un dysfonctionnement organique mais à un conflit psychique qui ne trouve pas d’autre issue ? Dans une société qui valorise le langage, nous oublions parfois…
Comment le coaching d’équipe peut bénéficier à l’entreprise ?
On parle beaucoup du coaching individuel, mais le coaching d’équipe reste moins exploré, souvent réduit à une série d’ateliers de cohésion. Pourtant, lorsqu’il est bien conduit, il peut devenir un véritable levier de transformation collective.…
La musique douce, un espace de repli psychique ?
Certaines musiques, lentes, enveloppantes, sans aspérités, produisent un effet particulier : elles ne distraient pas, elles enveloppent. On les écoute pour se calmer, pour apaiser un fond d’agitation, parfois pour dormir. Mais au-delà de leur…
Avoir besoin d’un psy “qui parle” : peur du vide ou désir de guidance ?
Certaines personnes cherchent, dès la prise de contact, un psy “qui parle”. Pas un thérapeute trop silencieux, pas un analyste…
La compulsion de répétition : pourquoi revient-on toujours au même point ?
La vie semble parfois tourner en boucle, comme si certaines douleurs se rejouaient sans fin malgré les efforts pour s’en…
Un poids sans nom : quand le corps sent avant que la tête comprenne
Il arrive que le corps prenne la parole avant la conscience. On se sent lourd, contracté, ralenti. Un poids flou…
Se sentir spécial pour son psy : que dit cette attente de reconnaissance ?
Dans le silence feutré du cabinet, quelque chose se noue parfois sans être dit. Le regard, l’attention, la régularité des rendez-vous : autant d’éléments qui peuvent éveiller un sentiment inattendu. Et si, parmi tous ses patients, le psy nous considérait un peu différemment ? Cette attente d’être unique dans le regard du thérapeute, même discrète, n’a rien d’anodin. Elle renvoie à des enjeux affectifs profonds, souvent issus d’un passé où la reconnaissance manquait, ou était conditionnelle. Une quête d’amour différencié Être « spécial » pour l’autre, c’est ne plus être interchangeable. Dans l’enfance, cela peut signifier exister vraiment pour une figure parentale, être vu au-delà des attentes ou des projections. La relation thérapeutique, par sa stabilité et son écoute, réveille…
Ce que notre gêne face à un livre révèle de nous
Il arrive qu’un livre nous mette mal à l’aise, sans que nous sachions toujours pourquoi. Une gêne diffuse, un rejet instinctif ou un agacement grandissant peuvent s’installer au fil de la lecture, parfois dès les premières pages. Ce malaise ne tient pas toujours à la qualité du texte. Il révèle…
Quand rien ne se passe : faire place au vide dans la rencontre avec l’art
Certaines œuvres nous saisissent d’emblée, d’autres nous échappent. Et puis il y a celles qui, sans être dérangeantes, laissent totalement indifférent. On les regarde, on s’en approche, mais rien ne se passe. Aucun affect, aucune pensée, aucun trouble. Ce silence intérieur est souvent vécu comme un échec, un raté esthétique.…
Le récit d’enfance comme tentative de réparation
Nombre de récits d’enfance en littérature ne se contentent pas de restituer un passé : ils visent, à travers l’écriture, à réparer ce que l’enfance a laissé d’inachevé, de blessé ou de figé. Derrière l’apparente entreprise de mémoire se déploie un travail psychique : mettre en récit, c’est tenter de…
Quand une phrase lue devient une boussole intérieure
Certaines phrases lues un jour nous accompagnent pendant des années. Elles reviennent spontanément dans notre esprit à des moments-clés, comme un repère discret mais puissant. Bien au-delà de leur sens littéral, ces formules s’inscrivent dans notre psyché et orientent, parfois à notre insu, notre manière de penser, de ressentir ou…





































