Infécondité : comment accepter l’injustice
Infécondité : accepter l’injustice Il y a des souffrances que rien ne répare vraiment. L’infécondité en fait partie. Pour celles et ceux qui la vivent, elle impose une faille silencieuse, une absence au cœur du désir. Ce n’est pas seulement un projet qui échoue ; c’est une promesse de vie qui ne s’accomplit pas. Et face à cette réalité, aucune solution simple, aucune consolation rapide. Apprendre à vivre avec l’injustice ne signifie pas l’accepter en silence, mais en faire un lieu de vérité. Quand le corps dit non à ce que le cœur espérait Dans l’infécondité, le corps devient parfois le témoin involontaire d’un refus du réel. Examens, traitements, attentes……
Qu’est-ce que l’identité ?
À chaque fois que l’on dit « je », on mobilise sans le savoir une notion aussi vaste que complexe…
Traumatismes psychiques et résilience : un long chemin
Un traumatisme psychique ne se voit pas toujours. Il ne laisse ni bleu ni cicatrice apparente, mais il agit comme…
Pourquoi la colère est utile
Parmi les questions fréquemment posées aux ‘psy’, celles concernant la colère sont récurrentes : « Est-ce mal d’exprimer sa colère…
Séduire dans un groupe d’ami·es : trouble passager ou lien masqué ?
Comment l’intimité partagée et les jeux de regards peuvent révéler un attachement non nommé. Au sein d’un groupe d’ami·es, les liens se nouent selon des rythmes propres, des équilibres implicites, des complicités parfois anciennes. Mais il arrive que, sous le vernis de l’amitié collective, un trouble apparaisse. Ce trouble ne crie rien ; il se glisse dans une attention prolongée, un geste un peu trop précis, un rire qui attend une réponse. Ce n’est pas encore un désir assumé, mais ce n’est plus tout à fait neutre. Quelque chose cherche à se dire sans se déclarer. Un espace social qui autorise sans obliger Le groupe crée une zone de sécurité affective ; il permet une…
Quand l’un est prêt et l’autre pas : comment rester en lien ?
Dans le couple, il est rare que les deux partenaires désirent avancer exactement au même rythme. L’un veut officialiser, l’autre temporise ; l’un parle d’enfant, l’autre détourne le regard. Ces décalages ne sont pas anecdotiques : ils activent des couches profondes du psychisme, où se…
Choisir l’amour à distance : renoncement ou respiration ?
Dans un monde où l’amour se pense souvent en termes de proximité, choisir la distance peut sembler paradoxal. Pourtant, de plus en plus de couples font ce choix, non par contrainte géographique, mais par désir de préserver une forme de liberté, de respiration, ou d’intensité.…
Ce que les autres projettent sur mon célibat
Ce n’est pas toujours ce que l’on ressent qui fait souffrir, mais ce que les autres y lisent. Lorsqu’on est célibataire, on ne vit pas seulement une situation intime : on devient aussi, malgré soi, un support de projections. Inquiétude, pitié, jugement, conseils… Le regard…
Les conflits sous couvert de politesse : l’art familial du non-dit
Dans certaines familles, les conflits ne se disent pas ; ils s’insinuent. Les disputes éclatantes sont rares, remplacées par des…
L’enfant trop sage : stratégie d’adaptation ou oubli de soi ?
Dans l'imaginaire familial, l’enfant "facile" est souvent perçu comme une bénédiction. Peu exigeant·e, discret·e, toujours accommodant·e, il ou elle ne…
Fratrie : comment l’ordre de naissance influence les rôles psychiques
Au sein d’une fratrie, les places ne se distribuent pas au hasard. L’aîné·e, le cadet·te, le benjamin·e ne reçoivent pas…
Les nouvelles expériences de vie de l’ado : explorer pour mieux se construire
L’adolescence est ce moment charnière où l’individu s’ouvre à un monde de nouvelles expériences : premières sorties sans surveillance, découvertes affectives, essais de limites, confrontations aux risques. Si ces explorations inquiètent souvent les adultes, elles répondent pourtant à une nécessité psychique profonde. Expérimenter, c’est tenter de répondre à la question fondamentale : "Qui suis-je en dehors de ce qu’on m’a transmis ?". Chaque nouvelle expérience devient un support de construction identitaire, un terrain où l’adolescent se frotte au réel pour mieux se différencier. Expérimenter pour se séparer symboliquement du cadre parental Les nouvelles expériences ne sont pas que des curiosités passagères ; elles marquent une prise de distance avec le monde sécurisé de l’enfance. En goûtant à l’inconnu — qu’il…
La proximité comme réponse à la méfiance : une autorité qui se réinvente
Crise de confiance, défiance généralisée, rejet de l’autorité : ces expressions saturent le discours public depuis des années. La police n’échappe pas à ce climat de suspicion, souvent alimenté par des interventions…
La figure du porte-parole : mise en lumière ou effacement du groupe ?
Lorsqu’un mouvement collectif prend forme, il se confronte rapidement à la question de la voix. Qui parle, au nom de qui, comment et avec quelle légitimité ? Le porte-parole devient alors une…
La honte sociale : une mémoire silencieuse du déclassement
Il y a des blessures qui ne crient pas, qui ne s’affichent pas, mais qui imprègnent en profondeur le regard que l’on porte sur soi. La honte sociale en fait partie. Elle…
Citoyenneté : quand voter ne suffit plus à faire vivre la démocratie
On vote, parfois. On regarde, souvent. On subit, toujours. Dans les démocraties représentatives, le citoyen est de plus en plus ramené à un rôle d’usager silencieux, d’électeur intermittent ou de spectateur frustré.…
Solitude imposée : comment l’exclusion abîme le narcissisme
On distingue souvent la solitude choisie de la solitude subie, mais on parle peu de ses effets profonds sur l’estime de soi. Être exclu, mis à l’écart ou oublié ne laisse pas seulement un vide dans le quotidien. Cela touche au narcissisme primaire, à la manière dont on se perçoit en tant qu’être digne d’attention, de présence et d’amour. La solitude imposée, surtout lorsqu’elle se répète, fragilise les fondations mêmes de l’identité. Ce n’est pas l’absence d’interactions qui abîme, mais le sentiment d’être devenu invisible, voire indésirable. L’exclusion comme effacement symbolique Le besoin d’être vu, reconnu, est constitutif de l’être humain. Ce besoin naît très tôt, dans le regard de…
Revenir vers un ami perdu : réparation ou répétition ?
Il y a des amitiés que l’on croit éteintes, mais dont la mémoire persiste en silence. Des liens rompus, mal…
Je me sens bien avec moi-même, dois-je rompre avec la solitude ?
Il existe une solitude choisie, assumée, presque revendiquée. Elle ne s’inscrit pas dans la plainte, ni dans le vide, mais…
Quand l’appel du lien réveille une peur ancienne
On pourrait croire que sortir de la solitude est un soulagement, une avancée vers la réparation. Mais pour certaines personnes,…
La pression des objectifs : motivation ou source de stress ?
Chiffres à atteindre, résultats à livrer, échéances à tenir : dans la plupart des entreprises, les objectifs structurent l’activité. Ils sont censés motiver, orienter, dynamiser. Mais derrière cette logique apparente de performance, une autre réalité s’installe souvent : celle d’une pression sourde, qui pousse à dépasser ses limites sans toujours savoir pourquoi. Ce que les objectifs activent psychiquement Travailler avec des objectifs n’est pas en soi problématique. Ce qui l’est, c’est la charge symbolique qu’ils portent. Certains les vivent comme des repères clairs, d’autres comme une menace implicite. Cela dépend moins de la nature des objectifs que de leur inscription dans le psychisme : pour certaines personnes, ne pas atteindre un chiffre déclenche honte, angoisse…
Au travail, comment améliorer l’ambiance et la cohésion ?
Lorsque l’ambiance de travail devient pesante, la tentation est grande de chercher des solutions visibles : changer l’organisation des bureaux, instaurer des moments conviviaux, proposer des séminaires. Mais ces réponses, aussi utiles soient-elles, ne suffisent pas toujours. Car l’atmosphère ne se résume pas à des…
Fonction publique et dépression : redonner du sens et de l’envie
Loin des impératifs du privé, certaines fonctions publiques permettent un rythme régulier, une charge de travail contenue, peu de pression directe. On y trouve ce que beaucoup recherchent : sécurité, équilibre, lisibilité. Mais chez certaines personnes, cette stabilité extérieure laisse progressivement place à un état…
Toujours vouloir être au centre : leadership naturel ou narcissime ?
Dans certains groupes professionnels, il y a toujours une personne qui attire l’attention, prend la parole, fédère, décide, oriente. Elle se positionne spontanément comme moteur, souvent avec brio. Mais chez d’autres, cette centralité ne relève pas seulement d’un talent de coordination ou d’un charisme naturel.…
S’autoriser à ne rien faire, une saine occupation
Dans une société fondée sur l’activité, l’utilité et la performance, ne rien faire est souvent perçu comme une faute ou une perte de temps. L’oisiveté dérange. Elle interroge. Elle met en suspens l’économie du rendement.…
Marcher, nager, bouger : le corps en mouvement comme rempart
Face à une détresse intérieure, une pensée qui se fige, une tristesse sans nom, le corps peut devenir un rempart discret contre l’effondrement. Dans certaines périodes de déréalisation ou de vide affectif, l’élan physique précède…
Aller au restaurant sans plaisir : quand le repas social devient une contrainte
Pour beaucoup, aller au restaurant évoque le plaisir, la convivialité, le relâchement. Mais pour d’autres, c’est une épreuve déguisée, un moment où le corps se crispe et où le mental surveille chaque geste. Le problème…
Quand manger devient un moyen de se punir
Certaines personnes mangent en excès non pas pour se faire plaisir, mais presque pour se faire mal. Elles enchaînent les prises alimentaires en silence, souvent seules, avec une impression de perte de contrôle suivie d’une…
Une phrase dite sans y penser : quand une remarque réveille l’intérieur
Il suffit parfois de quelques mots, dits sans intention particulière, pour que quelque chose se fissure à l’intérieur. Une remarque…
Souffrir “pas assez” : quand la douleur ne semble pas légitime
Il arrive que des personnes en détresse hésitent à consulter, ou s’excusent presque de le faire. « Ce n’est pas…
Un film, et soudain les larmes : fiction et miroir de soi
On regarde un film, sans attente particulière. On s’installe, on s’immerge, on suit une histoire parmi d’autres. Et soudain, les…
Tout va bien, mais je me sens mal : le décalage entre apparence et ressenti
Certaines souffrances se cachent derrière des visages sereins, des vies bien rangées, des phrases rassurantes. On dit « ça va » parce qu’objectivement tout semble en ordre : pas de problème majeur, une stabilité matérielle, des liens présents. Mais à l’intérieur, une tension gronde, un malaise diffus que rien ne vient justifier. Ce décalage entre ce qui est visible et ce qui est ressenti n’est pas un caprice : c’est souvent le signe qu’une part de soi vit quelque chose de plus profond que la conscience n’ose ou ne peut encore nommer. L’apparente normalité comme écran de protection Le quotidien peut devenir un refuge, une surface lisse sur laquelle rien ne semble accrocher. On remplit les journées, on parle de…
Ce que l’on projette sans le savoir : le tableau comme miroir émotionnel
Regarder un tableau, ce n’est jamais seulement contempler une image. C’est aussi, souvent à notre insu, y déposer une part de soi. Ce geste projectif est spontané, inconscient. Une couleur nous attire, une expression nous dérange, un détail obsède. Ce n’est pas l’œuvre en elle-même qui crée cet effet, mais…
Le personnage maternel : entre figure idéale et mère archaïque
Dans les romans, les personnages de mère nous touchent souvent de manière inattendue. Certaines figures maternelles nous émeuvent, d’autres nous mettent mal à l’aise ou nous irritent. Ces réactions révèlent bien plus qu’un simple jugement esthétique : elles traduisent nos propres projections inconscientes. Entre mère idéalisée et mère archaïque, la…
Jouer en équipe pour se sentir à sa place
Le jeu collectif ne permet pas seulement de collaborer : il crée des rôles, des fonctions, des dynamiques. Pour certain·es joueurs et joueuses, intégrer une équipe ne relève pas uniquement du plaisir partagé : c’est aussi une manière de trouver une place claire, stable, identifiable, parfois plus rassurante que dans…
Être touché par un paysage numérique : esthétique ou résonance existentielle ?
Ce n’est pas toujours le scénario ni le gameplay qui marquent un joueur. Parfois, c’est un paysage. Un décor traversé à cheval, une étendue de sable sous un ciel crépusculaire, un champ balayé par le vent. Et sans qu’il y ait d’action, sans qu’on ait rien à faire, quelque chose…





































