La construction de l’enfant dans le regard parental
Dès les premiers jours de la vie, l’enfant se découvre à travers les regards qui se posent sur lui. Sourires, inquiétudes, approbations, critiques : le regard parental agit comme un miroir dans lequel l’enfant cherche une image de lui-même. Ce regard ne se résume pas à une expression du visage : il est chargé d’émotions, de projections, d’attentes. En psychanalyse comme en psychologie du développement, il est considéré comme un élément fondamental dans la construction de l’identité. Se forger un « moi », c’est d’abord être vu, reconnu et nommé par ceux qui nous entourent. L’enfant, être de désir en quête de reconnaissance Dès la naissance, l’enfant est un être…
Faire le deuil de la vie rêvée : un chemin vers l’acceptation
On grandit avec des images de ce que notre vie pourrait être. Une famille aimante, un métier passionnant, une maison…
Blues du dimanche soir : un symptôme à écouter ?
C’est une sensation discrète mais tenace. Elle revient chaque semaine, presque toujours au même moment. La fin du dimanche approche,…
Le soi intime, explorer sa vérité intérieure
Derrière les masques sociaux, les rôles que nous jouons au quotidien, et les images que nous projetons, existe une part…
Pourquoi certaines rencontres fortuites nous bouleversent
Des effets de transfert puissants dans des contextes informels. Il arrive que l’on croise une personne, que l’on échange quelques mots, parfois un regard à peine appuyé, et que cela suffise à nous troubler profondément. On ne comprend pas toujours ce qui s’est joué, mais on sent que “quelque chose” a eu lieu. Ce genre de rencontre, souvent brève et informelle, active en nous des mécanismes inconscients puissants, bien au-delà de ce que la situation semble justifier. Un cadre propice à la projection Les soirées, les dîners entre ami·es, les contextes festifs sont des espaces déstructurés, plus ouverts, où les rôles sociaux sont momentanément suspendus. Ce relâchement crée un terrain propice à la réactivation de…
Entre indépendance et fusion : inventer sa façon d’aimer
Dans le lien amoureux, tout semble se jouer entre deux pôles opposés : se fondre en l’autre ou se préserver coûte que coûte. Entre fusion et indépendance, chacun cherche un équilibre qui n’est jamais stable, jamais donné, toujours à réinventer. Aimer sans se perdre, mais…
Le couple peut-il survivre à l’infidélité ?
Quand la trahison devient une épreuve de vérité pour le lien L’infidélité est souvent perçue comme une frontière définitive, un point de non-retour. Pourtant, tous les couples ne s’effondrent pas après la découverte d’une trahison. Certains s’écroulent, d’autres survivent, et quelques-uns parviennent même à se…
De l’appartement à la maison individuelle : ce que ce choix révèle
Quand le changement de cadre de vie devient le miroir des dynamiques affectives du couple. Le passage de l’appartement à la maison individuelle n’est pas simplement une évolution résidentielle. Ce changement symbolise souvent une étape dans la construction du couple, révélant des désirs d’ancrage, des…
Le « petit dernier » : privilège affectif ou immaturité ?
Être le "petit dernier" d'une fratrie évoque souvent une place enviée : celle de l'enfant choyé, protégé, auquel on pardonne…
Les groupes d’amis chez l’adolescent : un monde à soi
À l’adolescence, le groupe d’amis prend une place centrale, parfois au détriment de la famille. Ce cercle devient bien plus…
Comment la place familiale façonne nos choix de vie
Nous croyons souvent être les seul·es maîtres de nos choix. Pourtant, bien des décisions – professionnelles, affectives, géographiques – s’inscrivent…
Le corps après l’avortement : traces psychiques d’un acte médical
L’avortement est souvent présenté comme une intervention rapide, maîtrisée et sans conséquence durable sur le corps. Pourtant, si les cicatrices physiques disparaissent vite, le corps psychique, lui, garde parfois l’empreinte silencieuse de cet acte. Car au-delà de la dimension médicale, l’IVG touche à l’intime, à la représentation que l’on a de son propre corps, de sa capacité à donner ou à interrompre la vie. Ce vécu peut modifier, même subtilement, la manière d’habiter son corps. Le corps vécu comme lieu de passage et de rupture Après une IVG, certaines femmes ressentent leur corps comme étranger ou "altéré", sans que cela soit visible de l’extérieur. Clara, 28 ans, confie avoir eu l’impression que son ventre était "vide mais lourd" après l’intervention.…
La figure du porte-parole : mise en lumière ou effacement du groupe ?
Lorsqu’un mouvement collectif prend forme, il se confronte rapidement à la question de la voix. Qui parle, au nom de qui, comment et avec quelle légitimité ? Le porte-parole devient alors une…
À quoi sert la fête : Fonction sociale, symbolique, émotionnelle
Elle rassemble, elle défoule, elle suspend le temps. La fête n’a pas d’utilité apparente, et pourtant, chaque culture, chaque époque, chaque société y revient comme à une nécessité. Derrière les rires, la…
Créer du lien dans la rue : l’autre visage du travail policier
Si l'on associe spontanément le travail policier à la répression, au maintien de l'ordre et aux dispositifs sécuritaires, une autre dimension se joue chaque jour, à bas bruit, dans les rues françaises.…
Raconter plutôt qu’expliquer : le récit comme forme dominante de l’audio
Dans l’univers audio contemporain, le récit s’est imposé comme la forme centrale. Podcasts narratifs, témoignages intimes, séries documentaires : la parole ne cherche plus d’abord à démontrer, mais à faire vivre une…
Se sentir en décalage dans son groupe d’âge : mythe personnel ou blessure ?
Certaines personnes, dès l’enfance ou l’adolescence, ressentent une distance avec celles et ceux de leur âge. Elles se disent plus matures, moins intéressées par les mêmes choses, moins à l’aise dans les codes de leur génération. Ce décalage, parfois revendiqué, parfois douloureux, ne relève pas seulement d’un tempérament ou d’une différence de goûts. Il peut s’ancrer dans une histoire psychique marquée par une avance émotionnelle précoce ou un manque de synchronisation affective avec l’environnement. Une maturité défensive plus qu’un écart réel Il arrive que l’on se vive comme « différent des autres » très tôt, avec une sensation de ne pas être sur la même longueur d’onde. Cette impression peut…
Sortir entre amis pour ne pas ressentir sa solitude : une stratégie inconsciente ?
Certaines personnes ont une vie sociale très active. Elles sortent souvent, sont toujours partantes pour un dîner, une activité, un…
Quand on ne se reconnaît plus : l’amitié face aux métamorphoses
Il arrive qu’une amitié s’érode sans heurt, sans dispute, sans événement précis. Juste une distance, un léger flottement, un sentiment…
Quand l’appel du lien réveille une peur ancienne
On pourrait croire que sortir de la solitude est un soulagement, une avancée vers la réparation. Mais pour certaines personnes,…
Choisir le même métier que son père : signe de liberté ou loyauté ?
À première vue, suivre la voie professionnelle de son père semble relever d’un choix naturel. Il connaît le métier, en parle, l’incarne. Le terrain est familier, balisé, sécurisant. Mais ce mimétisme peut aussi masquer une assignation invisible : une fidélité inconsciente à un héritage familial qui empêche d’explorer ses propres désirs. Le fils ne choisit pas un métier, il entre dans une lignée. Il ne s’autorise pas à devenir autre, par peur de trahir, de décevoir, ou de perdre le lien. Ce type de trajectoire, souvent valorisé socialement comme une continuité harmonieuse, peut en réalité être le signe d’une difficulté à se penser en dehors de la famille, à se situer comme sujet distinct. L’identification…
Renoncer à tout porter pour commencer à exister
Dans de nombreuses équipes, certains salariés finissent par incarner une figure rassurante, structurante, polyvalente. Ils sont ceux vers qui l’on se tourne spontanément, ceux qui absorbent les urgences, qui “tiennent” quand les autres flanchent. Cette place, rarement désignée officiellement, leur confère une reconnaissance silencieuse. Mais…
Personnaliser son bureau : besoin d’ancrage ou de maitrise ?
Photos, plantes, citations, objets fétiches : à première vue, personnaliser son espace de travail semble anodin. On y voit un moyen de rendre le lieu plus agréable, plus chaleureux, plus « soi ». Pourtant, ce geste en apparence banal peut cacher une opération psychique plus…
Pourquoi certains refusent l’IA avec violence ?
À l’heure où l’intelligence artificielle s’installe dans les pratiques professionnelles, les discours se polarisent. Si une partie des individus s’adapte, une autre réagit avec une hostilité marquée, parfois disproportionnée. Ce rejet passionnel ne s’explique pas uniquement par la peur du changement ou l’incompréhension technologique. Il…
Coaching ou contrôle ? Quand l’accompagnement devient injonction
Le coaching s’inscrit aujourd’hui dans une logique d’accompagnement au changement, à l’adaptation, à l’évolution. Il est censé libérer, faire émerger, révéler. Mais dans certaines situations, il agit moins comme un espace d’écoute que comme un…
Marcher, nager, bouger : le corps en mouvement comme rempart
Face à une détresse intérieure, une pensée qui se fige, une tristesse sans nom, le corps peut devenir un rempart discret contre l’effondrement. Dans certaines périodes de déréalisation ou de vide affectif, l’élan physique précède…
Comment puis-je m’écouter sans me censurer ?
S’écouter est devenu une injonction contemporaine. Il faudrait être à l’écoute de ses besoins, de ses émotions, de ses limites. Mais que signifie réellement “s’écouter” lorsque cette écoute est filtrée, déformée ou empêchée par des…
Aller au restaurant sans plaisir : quand le repas social devient une contrainte
Pour beaucoup, aller au restaurant évoque le plaisir, la convivialité, le relâchement. Mais pour d’autres, c’est une épreuve déguisée, un moment où le corps se crispe et où le mental surveille chaque geste. Le problème…
Un geste banal ou anodin, une blessure ancienne qui ressurgit
Quand un événement quotidien agit comme un rappel corporel d’un vécu passé, sans lien apparent mais émotionnellement puissant. On ne…
Évaluer pour aider ou pour classer ? Les ambiguïtés du diagnostic psychique
Dans le champ de la santé mentale, le diagnostic psychique est censé ouvrir vers une meilleure compréhension de la souffrance…
Tout m’agace : irritabilité chronique ou douleur déplacée ?
Ce n’est pas une colère explosive, mais une tension continue. Un agacement quotidien, face à tout et à rien. Une…
Pourquoi la souffrance des autres semble parfois exagérée ?
Il arrive que l’on juge la douleur d’autrui disproportionnée. Un mot, une réaction, une plainte nous semblent excessifs, inappropriés, « trop » par rapport à la situation décrite. Ce jugement, souvent immédiat, dit moins quelque chose de la souffrance de l’autre que de la manière dont nous tolérons la douleur en général — et surtout la nôtre. Percevoir la plainte comme exagérée peut être une défense, un rejet ou un déplacement inconscient. Cela réveille quelque chose que l’on ne veut pas sentir, ni chez l’autre, ni en soi. La plainte comme miroir refoulé Entendre une plainte insistante peut réactiver chez celui qui écoute des affects refoulés, des émotions trop longtemps contenues, ou un rapport douloureux à sa propre impuissance. L’autre…
Le pont : lieu de passage et de transformation psychique
Dans l’imaginaire cinématographique, le pont dépasse de loin sa simple fonction de franchissement. Il incarne un espace de transition, de mutation, de métamorphose du sujet. Lorsque le récit place un personnage sur un pont, c’est souvent pour signifier un passage symbolique : quitter un état pour un autre, franchir une…
Se sentir chez soi dans un monde fictif : refuge ou reconstruction symbolique ?
Il n’est pas rare qu’un joueur ou une joueuse évoque avec émotion un monde vidéoludique qu’il ou elle a parcouru des heures durant, comme un lieu familier. Certains univers ne sont pas seulement explorés : ils sont habités. On s’y sent bien, comme chez soi. Mais d’où vient ce sentiment…
Regarder sans comprendre : quand l’image ouvre l’inconscient
Dans une époque saturée d’explications, de résumés et de lectures toutes faites, le cinéma offre parfois une expérience précieuse : celle de ne pas comprendre. Une scène énigmatique, un geste inexpliqué, une fin inachevée confrontent le spectateur à l’absence de sens immédiat. Cet inconfort apparent a pourtant une vertu fondamentale…
Laisser l’image nous traverser : ressentir avant de penser
L’image, qu’elle soit visuelle, mentale ou artistique, nous invite à une immersion dans l'instant. C'est un processus subtil où la perception précède la réflexion. Dans un monde saturé de stimuli, l'art de recevoir une image, sans la décomposer immédiatement ou la juger, devient essentiel. Cela implique de laisser l’image se…





































