Faire la paix avec un parent qui n’a jamais su aimer
On ne choisit pas ses parents, et pourtant, ils marquent nos vies de façon durable. Certains ont été présents, aimants, soutenants. D'autres ont manqué, blessé, ou simplement été incapables d’aimer comme on en aurait eu besoin. Grandir avec un parent froid, distant, critique ou émotionnellement absent laisse des traces. Et même à l’âge adulte, le besoin d’amour parental continue de vibrer. Comment faire la paix intérieure avec une figure parentale défaillante ? Est-ce seulement possible ? Et surtout, qu’est-ce que cela signifie vraiment ? L’attente d’un amour qui ne vient pas L’enfant espère, sans condition. Il cherche naturellement à plaire, à rassurer, à se rendre aimable pour recevoir de l’attention.…
La technique de l’arrêt sur image : une pause pour se comprendre
Le rythme du quotidien nous pousse à réagir, à avancer, à décider sans toujours prendre le temps de nous écouter.…
Troubles obsessionnels compulsifs (TOC)
Se laver les mains dix fois par jour, vérifier encore et encore si la porte est bien fermée, compter mentalement…
Place dans la famille, place dans la société : un lien plus fort qu’on ne le pense
On pense souvent la famille comme un espace intime, privé, distinct de la société. Pourtant, notre façon de nous positionner…
Fantasmer sur quelqu’un d’autre : est-ce tromper ?
Une image traverse l’esprit, un souvenir revient, un visage excite - et la culpabilité surgit. Peut-on aimer sincèrement et pourtant désirer ailleurs ? Est-ce normal de fantasmer sur une autre personne que son ou sa partenaire ? Où commence la tromperie : dans le corps, dans l’acte, ou déjà dans la pensée ? Cette question trouble car elle touche à l’intime du désir, là où les représentations morales se heurtent à la réalité psychique. Le fantasme n’obéit pas à la volonté Le fantasme surgit sans prévenir ; il s’impose parfois comme une échappée intérieure. Il ne dépend pas de la fidélité morale mais de la liberté du psychisme. On ne choisit pas ce qui nous…
Ce que je n’ose pas dire aux couples autour de moi
Il y a des choses que l’on garde pour soi, par pudeur, par loyauté, ou pour ne pas troubler une harmonie apparente. Quand on est célibataire, entouré·e de personnes en couple, certains ressentis restent tus. Non pas par manque de lien, mais parce que l’espace…
L’ami·e de mon ami·e me trouble : désir ou illusion ?
Analyse de l’environnement amical comme déclencheur projectif. Certain·es individus nous attirent sans que nous comprenions exactement pourquoi. Ce n’est pas leur apparence, ni ce qu’ils ou elles disent, mais le contexte dans lequel on les découvre. Lorsqu’un·e ami·e nous présente quelqu’un qui le touche, qui…
L’inflation des premiers rendez-vous : trop de choix tue-t-il le désir ?
Ils se succèdent, s’enchaînent, parfois sans laisser de trace. On se donne rendez-vous, on échange un verre, quelques impressions, puis on passe au suivant. À l’heure des rencontres facilitées par les applications, le premier rendez-vous semble être devenu une étape standardisée, presque banalisée. Mais ce…
Le partage des tâches ménagères : un symptôme de l’équilibre familial
La répartition des tâches domestiques semble appartenir au registre du quotidien, loin des grands enjeux psychiques. Pourtant, elle constitue l’un…
Adolescence : de l’idéalisation à la dévalorisation des adultes
L’adolescence est marquée par des jugements tranchés : hier admiré·e, aujourd’hui critiqué·e sans réserve, la figure d’autorité oscille entre piédestal…
Fast-food et équilibre alimentaire
Veiller au bon équilibre alimentaire de l'adolescent n'est pas chose aisée. Désireux d'affirmer ses gouts et sa personnalité, il cherche…
Parler vite : ce que cache le débit de parole accéléré des ados
Qu’il s’agisse de conversations entre pairs ou de réponses lancées aux adultes, la parole adolescente est souvent marquée par une vitesse déconcertante. Mots qui s’enchaînent, phrases coupées, débit précipité... Ce phénomène, bien plus qu'une simple habitude générationnelle, révèle des dynamiques psychiques profondes. Parler vite, c’est occuper l’espace, masquer un trouble intérieur ou affirmer son appartenance à un groupe. Derrière cette accélération du langage se cache une manière d’exister, de se protéger et d’échapper à l’inconfort du silence. Parler vite pour éviter de penser ce qui se dit La parole précipitée agit souvent comme une défense inconsciente. En accélérant le débit, l’adolescent empêche l’émergence d’une réflexion trop profonde, qui pourrait le confronter à ses doutes ou à ses contradictions. Ce flot…
Expliquer son métier : une clé pour exister socialement
À première vue, expliquer son métier semble anodin. Il s’agirait simplement de décrire ce que l’on fait, comment, et pourquoi. Pourtant, ce geste apparemment fonctionnel engage bien plus que de l’information. Dire…
Penser avec des machines : ce que l’IA fait à la pensée humaine
L’intelligence artificielle ne se contente pas de résoudre des tâches techniques ou d’automatiser des fonctions répétitives : elle modifie en profondeur notre rapport à l’effort mental, à l’élaboration du sens, au processus…
L’armée comme espace de reconstruction personnelle
Dans un monde où les trajectoires sont de plus en plus discontinues, l’armée se présente parfois comme un lieu de relance. Pour ceux qui ont décroché, connu l’errance ou l’échec, l’institution militaire…
Respect des lois, respect des autres
Le respect de la loi est souvent présenté comme la base du vivre-ensemble. Mais ce respect est-il toujours synonyme de respect d’autrui ? Peut-on obéir à la règle sans se soucier de…
Toujours entouré, mais jamais nourri : le paradoxe des sociabilités creuses
Il y a des personnes qui sont toujours présentes : elles sortent, échangent, rient, se rendent disponibles. Leur vie semble tissée de liens. Mais au fond d’elles, quelque chose reste insatisfait, vide, comme si aucune de ces interactions ne touchait vraiment. Ce paradoxe n’est pas un caprice, ni une simple lassitude. Il dit une tension plus profonde : celle d’un lien recherché, mais vidé de son intensité affective. Le lien sans profondeur : se montrer sans se livrer Les sociabilités creuses reposent souvent sur un mode de présence ritualisée. On parle, on écoute, on répond, mais on évite soigneusement de franchir certaines limites, de se rendre vulnérable, de dire ce…
Faut-il faire des efforts pour entretenir une amitié ?
On aime penser que l’amitié est naturelle, fluide, sans condition. Qu’elle repose sur une affinité spontanée, et qu’elle dure tant…
Pourquoi on n’arrive pas à dire qu’on souffre à certains amis ?
Certaines amitiés sont fluides, accueillantes, traversées de confidences. D’autres, pourtant proches, semblent buter sur un mur invisible dès qu’il s’agit…
Avoir été “le plus mature” : poids d’un rôle ancien dans les liens présents
Certaines personnes traversent la vie sociale avec un sentiment de responsabilité accrue. Dans les groupes, elles sont celles qui rassurent,…
Toujours vouloir être au centre : leadership naturel ou narcissime ?
Dans certains groupes professionnels, il y a toujours une personne qui attire l’attention, prend la parole, fédère, décide, oriente. Elle se positionne spontanément comme moteur, souvent avec brio. Mais chez d’autres, cette centralité ne relève pas seulement d’un talent de coordination ou d’un charisme naturel. Elle peut être le symptôme d’un besoin inconscient de reconnaissance continue, comme si l’indispensabilité était devenue une condition pour exister. Ce n’est plus tant l’exercice du leadership qui motive, que la nécessité d’être vu pour ne pas disparaître, de se rendre incontournable pour compenser une fragilité de fond. Être vu pour ne pas se perdre Chez certaines personnes, la centralité est un mode de survie symbolique. Être celui ou celle…
Pourquoi certaines offres nous attirent autant qu’elles nous effraient
Il arrive qu’une offre d’emploi nous trouble. Elle semble faite pour nous : elle correspond à nos compétences, à nos envies, à notre trajectoire. Pourtant, au moment de postuler, quelque chose se fige. On hésite, on diffère, parfois on renonce. Ce paradoxe est fréquent, mais…
Rester dans une position intermédiaire : confort sécure ou peur de trancher ?
Certaines personnes semblent faites pour occuper des postes d’interface. Ni tout à fait en haut, ni vraiment à la base, elles assurent la jonction entre les étages d’une organisation. Cette position intermédiaire est souvent perçue comme stratégique : assez proche du terrain pour rester connectée,…
Ralentir pour se retrouver : le temps après l’emploi
La perte d’un emploi est souvent perçue comme un arrêt brutal, une faille dans la continuité du quotidien. Mais pour certaines personnes, cette rupture, après le tumulte initial, devient un espace inattendu : un temps suspendu où l’on cesse enfin de courir. Là où l’on…
Coaching et attentes irréalistes : le fantasme des résultats immédiats
Dans certaines démarches de coaching, une attente implicite s’installe dès la première séance : celle d’une transformation rapide, spectaculaire, presque miraculeuse. Ce fantasme, souvent inavoué, repose sur l’idée que quelques séances suffiraient à balayer des…
Le bien-être comme objectif : la violence douce des solutions toutes faites
"Prendre soin de soi", "se sentir bien", "trouver l’équilibre"… Ces formules, devenues omniprésentes, semblent inoffensives, presque évidentes. Mais que se passe-t-il quand le bien-être devient un impératif silencieux ? Derrière la douceur du vocabulaire se…
Toujours mieux, toujours plus : la suradaptation sous couvert de croissance
“Ne jamais cesser de progresser”, “sortir de sa zone de confort”, “devenir la meilleure version de soi-même”. Ces mantras, omniprésents dans le développement personnel, semblent porteurs de dynamisme et de dépassement. Mais ils peuvent aussi…
Le ventre qui parle : stress, anxiété et mémoire émotionnelle viscérale
Il serre, il noue, il gonfle, il brûle. Le ventre est souvent le premier à réagir, bien avant que l’on comprenne ce qui nous traverse. À la croisée du système nerveux et de l’histoire affective,…
Le bon psy existe-t-il vraiment ou est-ce une construction ?
Face à la pluralité des approches et des personnalités, beaucoup se demandent comment reconnaître un « bon » psy. Derrière…
Pourquoi certains troubles anxieux résistent aux explications rationnelles ?
Face à l’angoisse, la première tentation est souvent de chercher à comprendre. On interroge les causes, on remonte les événements…
Attendre du psy qu’il répare tout : un fantasme de toute-puissance ?
Certaines personnes arrivent en thérapie avec une attente forte, intense, souvent implicite : que le psy les répare. Non pas…
Se réveiller fatigué : quand l’inconscient travaille la nuit
Il y a des matins où le corps se lève mais où l’âme reste couchée. Aucune dette de sommeil objective, pas de soirée agitée ni de maladie identifiable, et pourtant l’épuisement est là, lourd, inexplicable. C’est souvent à ce moment précis que quelque chose cherche à se dire autrement : non pas par les mots ou la conscience, mais par cette fatigue qui déborde d’un ailleurs intérieur. Quand l’inconscient travaille la nuit, il laisse parfois au réveil les traces de son activité invisible, comme si le sommeil n’avait pas été un refuge mais un théâtre agité. Le sommeil, scène active de la vie psychique La nuit n’est pas un temps de repos pour tout le monde. Chez certains, dormir revient…
Jouer un autre genre pour tester une identité refoulée
Dans le monde virtuel, il est fréquent de croiser des joueurs qui incarnent un avatar d’un autre genre que le leur. Si ce glissement peut n’être qu’un jeu, une simple curiosité ou une stratégie d’interaction, il arrive aussi qu’il révèle un questionnement plus profond. Le choix répété d’un personnage d’un…
Laisser l’image nous traverser : ressentir avant de penser
L’image, qu’elle soit visuelle, mentale ou artistique, nous invite à une immersion dans l'instant. C'est un processus subtil où la perception précède la réflexion. Dans un monde saturé de stimuli, l'art de recevoir une image, sans la décomposer immédiatement ou la juger, devient essentiel. Cela implique de laisser l’image se…
Le regard caméra : quand le spectateur devient partie du récit
Au cinéma, le regard caméra déroge aux règles implicites du pacte de représentation. Lorsqu’un personnage fixe l’objectif, c’est tout l’équilibre de la mise en scène qui vacille : le quatrième mur se brise, l’espace du film s’ouvre, le spectateur se trouve directement convoqué. Ce dispositif n’a rien d’anodin. En interpellant…
Les effondrements sur scène : pourquoi ils nous atteignent
Une chute sur scène ne laisse jamais indifférent. Qu’elle soit physique ou psychique, visible ou contenue, elle crée un point de bascule, un instant de vacillement qui ouvre l’espace à une identification profonde. Ce n’est pas seulement un personnage qui tombe ou cède : c’est quelque chose en nous qui…





































