Remplir le vide ou occuper son temps ?
Nos journées sont souvent pleines : activités, rendez-vous, écrans, projets, obligations. Mais sont-elles habitées ou simplement remplies ? Il y a une différence subtile - mais essentielle - entre occuper son temps avec conscience et le remplir pour ne pas ressentir le vide. Dans une société où l’inactivité est suspecte, le silence, le vide, l’ennui sont souvent perçus comme des menaces. Et pourtant, c’est parfois dans ces espaces laissés libres que quelque chose de plus vrai peut émerger. Le vide, une sensation difficile à accueillir Le vide effraie. Il est souvent associé à l’ennui, au manque, à l’inutilité, voire à l’angoisse. Alors on remplit : de bruit, d’images, de tâches,…
Introspection en philosophie, psychologie et psychanalyse
Se tourner vers l’intérieur, observer ce que l’on pense, ressent, désire : c’est ce que l’on appelle l’introspection. Mais derrière…
Prendre des décisions alignées avec ses valeurs
Dans le tumulte du quotidien, il n’est pas toujours évident de savoir ce qui est juste pour soi. Entre ce…
Pourquoi j’ai du mal à me faire confiance ?
Se faire confiance : l’expression semble simple, presque évidente. Pourtant, pour beaucoup, elle demeure inaccessible. Doute chronique, peur de se…
L’importance des amitiés quand on est célibataire
Quand on parle de lien, c’est souvent l’amour romantique qui prend toute la place. Pourtant, les amitiés jouent un rôle fondamental dans l’équilibre affectif, encore plus quand on traverse une période de célibat. Elles ne sont pas une consolation, ni un substitut : elles sont un socle. Les liens d’amitié offrent une présence stable, libre, souvent moins conditionnée que les relations amoureuses. Un espace sans enjeu de performance Dans l’amitié, il n’y a pas d’attente de couple, pas de projection d’avenir conjugal, pas de rôle à jouer. Cela permet souvent une parole plus libre, une présence plus décontractée, une fidélité au quotidien. C’est un lien où l’on peut être pleinement soi, sans avoir à "réussir"…
Quand l’amour devient obsession : entre passion et emprise
Il arrive qu’aimer devienne une occupation mentale constante, une tension intérieure permanente. Le manque, l’attente, la peur de perdre l’autre prennent alors toute la place. L’amour, au lieu d’être une rencontre, devient un lieu d’angoisse, un besoin impérieux, parfois douloureux. Où se situe la frontière…
Emménager seul(e)
Emménager seul : créer un espace pour soi, en soi Ce n’est pas seulement une question de surface habitable. Emménager seul, ou seule, c’est occuper un espace qui n’appartient qu’à soi. C’est parfois un choix, parfois une nécessité, parfois un passage obligé. Quelles que soient…
Est-on encore un couple si l’on ne fait plus l’amour ?
Dans l’imaginaire collectif, la sexualité est un pilier du couple, parfois même son critère de légitimité. Quand elle disparaît, la question surgit : que reste-t-il de l’amour ? Peut-on encore se dire “en couple” si le désir s’est éteint, ou s’il ne s’exprime plus dans…
PMA : quand l’obsession du projet bébé efface le couple
Dans les parcours de procréation médicalement assistée (PMA), le désir d’enfant devient rapidement le centre de toutes les attentions. Ce…
Colères et crises répétées : un appel au secours plus qu’un caprice
Face à un enfant qui explose de colère ou enchaîne les crises, la réaction spontanée est souvent de chercher à…
Devenir grand-parent : une seconde parentalité ou une nouvelle identité ?
Quand l’arrivée d’un petit-enfant réveille bien plus qu’une joie simple : un remaniement profond du rôle et de l’identité. La…
Exprimer son amour sans étouffer son enfant
Aimer son enfant paraît évident, mais la manière d’exprimer cet amour peut, sans le vouloir, devenir envahissante. Entre le besoin naturel de protéger et l’envie de montrer son affection, certains gestes ou paroles peuvent limiter l’autonomie de l’enfant. Savoir aimer, c’est aussi apprendre à laisser de l’espace. Un amour équilibré nourrit la sécurité affective sans entraver le développement de l’individualité. L’amour protecteur peut devenir une barrière Vouloir éviter toute frustration ou souffrance à son enfant est instinctif. Pourtant, à trop vouloir protéger, on risque d’empêcher l’enfant d’explorer et de se confronter au réel. Par exemple, intervenir systématiquement lorsqu’il rencontre une difficulté, c’est lui signifier qu’il ou elle n’est pas capable seul·e. L’amour ne doit pas se traduire par une surprotection,…
Comment s’épanouir sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux sont souvent associés à la comparaison, à la superficialité, voire à la dépendance. Mais ils ne sont pas condamnés à épuiser ou déformer le lien à soi et aux…
L’État numérique : vers nouvelle forme de proximité ?
Paiements en ligne, téléservices, démarches simplifiées : l’État change de visage. Il ne se présente plus seulement derrière un guichet, mais à travers des interfaces numériques, accessibles en quelques clics. Si ce…
Les réseaux sociaux, accélérateurs de valeurs communes ou de polarisation ?
On leur reproche d’isoler, d’agresser, de fragmenter. Mais les réseaux sociaux ne font pas que diviser : ils relient aussi, fédèrent, donnent voix à des communautés invisibles. Ils bouleversent nos manières de…
Ce que les séries produisent en nous : identification, projection, saturation
Les séries accompagnent nos vies avec une intensité croissante. Elles peuplent nos soirées, nos week-ends, nos moments d’échappée. On s’y attache, on les dévore, on y pense parfois plus qu’on ne le…
Je me sens bien avec moi-même, dois-je rompre avec la solitude ?
Il existe une solitude choisie, assumée, presque revendiquée. Elle ne s’inscrit pas dans la plainte, ni dans le vide, mais dans un équilibre précieux. Se sentir bien seul, c’est avoir trouvé une forme d’accord intérieur, une autonomie affective qui permet de se suffire à soi-même. Mais cette tranquillité apparente peut masquer des tensions plus complexes. Car si tout semble aller bien, pourquoi poser la question d’un lien à venir ? Pourquoi se demander s’il faudrait en sortir ? Un équilibre réel ou un compromis défensif ? Être bien avec soi-même est une expérience rare et précieuse. Mais parfois, ce bien-être s’est construit sur une protection inconsciente contre la dépendance, le…
Sortir entre amis pour ne pas ressentir sa solitude : une stratégie inconsciente ?
Certaines personnes ont une vie sociale très active. Elles sortent souvent, sont toujours partantes pour un dîner, une activité, un…
Peut-on dire non à un ami qui va mal ?
Lorsqu’un ami souffre, il semble impensable de refuser quoi que ce soit. On décroche à toute heure, on annule ses…
La solitude, une chance unique pour se retrouver avec soi-même
Dans un monde qui valorise la performance, la présence continue et l’interaction permanente, la solitude est souvent perçue comme un…
Choisir le télétravail : liberté retrouvée ou fuite du regard de l’autre ?
Le télétravail, longtemps marginal, est devenu une norme partielle dans de nombreux secteurs. Loué pour sa souplesse, il incarne une forme de libération du cadre rigide de l’entreprise. Mais cette liberté apparente est souvent traversée par des ambivalences profondes. Car travailler chez soi, c’est aussi se soustraire à une scène sociale, à un regard, à une présence. Si certains y trouvent un espace de respiration, d’autres y perçoivent un isolement subtil, une dilution du lien, voire une perte de repères internes. Une liberté qui protège Le télétravail offre un allègement sensible de la pression sociale. Plus besoin de se montrer, de performer dans des interactions constantes, de subir la promiscuité du collectif. Cette mise à…
Travailler sans se fondre : cultiver une forme d’altérité dans le groupe
Dans de nombreux environnements professionnels, on valorise l'intégration, l'esprit d'équipe, la capacité à s'ajuster. Il ne s'agit pas d'une injonction explicite, mais d’un climat diffus dans lequel l’homogénéité est perçue comme un gage de cohésion. Ceux qui ne se fondent pas dans le groupe, qui…
La peur de son supérieur hiérarchique : une phobie du père ?
La crainte du supérieur hiérarchique peut prendre des formes multiples : appréhension silencieuse, stress disproportionné avant une réunion, inhibition soudaine face à une demande banale. Cette peur n’est pas toujours en lien avec le comportement réel du chef. Elle peut surgir même dans un environnement…
Choisir la solitude du travail pour éviter l’exposition
Travailler seul n’est pas toujours un choix pleinement conscient. Pour certaines personnes, cette solitude professionnelle se présente comme une évidence, une manière de préserver leur liberté, leur tranquillité, leur efficacité. Mais derrière ce mode de fonctionnement apparemment maîtrisé se cache parfois une stratégie de retrait…
Quand jardiner, cuisiner ou bricoler réparent quelque chose
Retourner la terre, éplucher des légumes, ranger un tiroir… Ces gestes simples, souvent relégués au quotidien ou à la distraction, peuvent pourtant jouer un rôle psychique profond. Ils créent un espace de continuité, de maîtrise…
Les souvenirs gustatifs comme ressource émotionnelle
Il suffit parfois d’une bouchée pour que le passé resurgisse. Le goût d’un gâteau à la fleur d’oranger, d’un plat mijoté, d’un pain encore chaud peut réveiller, en un instant, une scène ancienne, un visage…
Espaces impersonnels : se protéger en ne s’investissant nulle part ?
Certains lieux de vie étonnent par leur absence de trace personnelle. Murs vides, mobilier standardisé, décor minimaliste, comme si rien ne venait dire qui habite là. Ce style épuré, qu’on pourrait croire choisi pour son…
Toujours mieux, toujours plus : le piège de l’optimisation de soi
Derrière le succès croissant du coaching individuel se dessine une aspiration contemporaine bien particulière : devenir la meilleure version de soi-même. S’améliorer, progresser, gagner en efficacité, en visibilité, en sérénité... La promesse semble séduisante. Mais…
Ce bruit de fond intérieur : l’anxiété qui ne dit pas son nom
Certaines anxiétés ne crient pas, ne paralysent pas, ne provoquent pas de crise. Elles ne s’imposent pas comme une urgence,…
Je sens qu’il faut que je change, mais je ne sais pas comment
Il y a des moments où l’on sent, de façon floue mais insistante, qu’on ne peut plus continuer comme avant.…
Grilles de symptômes : ce que l’on rate en objectivant l’intime
Dans le domaine de la santé mentale, les outils d’évaluation sont nombreux : questionnaires standardisés, grilles de symptômes, échelles de…
Pourquoi il est si difficile de choisir un psy
Il existe aujourd’hui une multitude d’approches thérapeutiques, de profils, de formats. Et pourtant, au moment de choisir un psy, nombreux sont ceux qui hésitent, repoussent, consultent sans s’engager ou abandonnent après une séance. Ce choix, loin d’être seulement pratique ou rationnel, touche à quelque chose de plus profond : entrer en thérapie, c’est entrer dans une relation qui va exposer, déranger, déplacer. C’est un mouvement vers soi… mais à travers un autre. D’où la difficulté de ce choix, à la fois intime et chargé de projections. Ce qu’on cherche vraiment, sans toujours le savoir Choisir un psy, ce n’est pas seulement trouver un professionnel compétent : c’est tenter de deviner, dès les premiers échanges, si cette personne saura contenir ce…
L’art et l’élitisme : Le rapport à l’art institutionnalisé
L’art, en tant que forme d’expression et de culture, a toujours été un terrain de distinction sociale. Dans le cadre de son institutionnalisation, l'art se retrouve souvent attaché à des normes, des lieux et des pratiques qui le séparent du grand public. Les galeries, musées et académies, en imposant des…
La figure de la sorcière : quand le féminin devient menaçant à l’écran
Peu de figures traversent autant de genres cinématographiques que celle de la sorcière. Présence récurrente dans les contes, les films fantastiques, les récits initiatiques ou horrifiques, elle cristallise des peurs profondes. Mais ce qui fascine dans cette image n’est pas seulement sa puissance occulte : c’est sa manière d’incarner un…
Se créer un avatar idéal pour fuir ses manques intérieurs
Choisir son avatar dans un jeu vidéo peut sembler relever du pur divertissement, du simple plaisir esthétique ou stratégique. Mais derrière ce choix se joue souvent bien plus qu’une préférence visuelle. Le personnage que l’on incarne devient un support de projection, un masque malléable sur lequel s’impriment des désirs inavoués,…
Au théâtre, quand le corps entre en scène avant le texte
Il est des instants où le théâtre commence avant même que quoi que ce soit ne soit dit. L’acteur entre, et déjà quelque chose est là. Une vibration, un poids, une tension. Ce n’est pas encore un rôle, ce n’est pas encore une adresse, mais le corps a déjà imposé…




































