Faire la paix avec un parent qui n’a jamais su aimer
On ne choisit pas ses parents, et pourtant, ils marquent nos vies de façon durable. Certains ont été présents, aimants, soutenants. D'autres ont manqué, blessé, ou simplement été incapables d’aimer comme on en aurait eu besoin. Grandir avec un parent froid, distant, critique ou émotionnellement absent laisse des traces. Et même à l’âge adulte, le besoin d’amour parental continue de vibrer. Comment faire la paix intérieure avec une figure parentale défaillante ? Est-ce seulement possible ? Et surtout, qu’est-ce que cela signifie vraiment ? L’attente d’un amour qui ne vient pas L’enfant espère, sans condition. Il cherche naturellement à plaire, à rassurer, à se rendre aimable pour recevoir de l’attention.…
La joie : une émotion motrice et contagieuse
Rire spontanément, ressentir une bouffée de chaleur au cœur, se sentir vivant d’un seul coup… Ce sont là des manifestations…
Comment je me parle à moi-même ? Le sens du dialogue intérieur
Il y a une voix qui nous accompagne en permanence. Parfois encourageante, parfois ironique, souvent exigeante. C’est la voix intérieure,…
Je n’ai pas connu mes ancêtres… mais je les porte quand même
On pourrait croire que l’on ne peut hériter que de ce que l’on connaît. Et pourtant, nous portons souvent bien…
L’infidélité virtuelle : trahir sans toucher, est-ce tromper ?
Quand le digital redéfinit les frontières de la fidélité Avec l’omniprésence des réseaux sociaux, des messageries et des applications, l’infidélité a trouvé de nouveaux terrains, immatériels mais bien réels. Séduire, flirter ou entretenir des échanges ambigus derrière un écran questionne profondément la notion même de trahison. Où commence l’infidélité quand le corps reste à distance mais que l’esprit s’évade ? L’écran comme espace sécurisé... en apparence Le digital offre un cadre où l’on croit pouvoir jouer sans conséquences. La distance physique donne l’illusion que ce qui se passe en ligne ne compte pas vraiment, que tant qu’il n’y a pas de contact, il n’y a pas de faute. Pourtant, l’investissement affectif et le glissement émotionnel…
Ce que je cherchais dans le lien et que je peux me donner moi-même
On entre souvent dans la relation avec des désirs clairs, mais aussi avec des manques silencieux. Être aimé·e, écouté·e, reconnu·e, contenu·e : autant de besoins qui, lorsqu’ils ne sont pas pleinement conscients, peuvent devenir des attentes inconscientes projetées sur l’autre. Le couple devient alors un…
Célibat et culpabilité : quand l’absence de lien devient honteux
Il arrive que le fait d’être seul soit vécu avec gêne, voire avec honte. Comme si le célibat, au-delà de l’expérience personnelle qu’il représente, disait quelque chose de travers, d’inadéquat. On ne s’en vante pas toujours. On l’explique, on le justifie, on le glisse entre…
Faut-il toujours aimer de façon exclusive ?
L’amour exclusif est présenté comme la norme affective par excellence ; tout ce qui en dévie semble suspect, instable, voire immature. Pourtant, cette évidence n’est pas si naturelle. Elle repose sur un modèle hérité, culturellement valorisé, mais parfois difficile à vivre ou à faire durer.…
La mémoire familiale : entre devoir de transmission et besoin d’oubli
Transmettre l’histoire familiale, c’est parfois naviguer entre le respect du passé et la nécessité d’en taire certaines blessures pour se…
L’adolescent face à l’illusion d’autonomie totale
À l’adolescence, nombreux sont les jeunes qui revendiquent une autonomie radicale : "Je n’ai besoin de personne", "Je peux gérer…
Les jeux de rôle des enfants : apprivoiser ses émotions en jouant
Qu’il joue au docteur, à la maîtresse ou au super-héros, l’enfant ne se contente pas d’imiter le monde qui l’entoure.…
Le corps enceinte : entre fierté, étrangeté et dépossession
La grossesse transforme le corps de manière spectaculaire. Si l'imaginaire collectif valorise ce changement comme un symbole de beauté et de puissance, la réalité psychique de ce corps en mutation est souvent plus ambivalente. Entre fierté de porter la vie, sentiment d’étrangeté face à un corps qui échappe à tout contrôle et impression de dépossession, la femme enceinte vit une expérience corporelle unique, où le rapport à soi se redéfinit chaque jour. La fierté d’un corps créateur, symbole de puissance Clara, 29 ans, raconte avoir ressenti une "force incroyable" en voyant son ventre s’arrondir. Le corps enceinte incarne une forme de toute-puissance biologique, visible et socialement reconnue. Cette capacité à créer la vie nourrit souvent un sentiment de valorisation, où…
L’armée comme espace de reconstruction personnelle
Dans un monde où les trajectoires sont de plus en plus discontinues, l’armée se présente parfois comme un lieu de relance. Pour ceux qui ont décroché, connu l’errance ou l’échec, l’institution militaire…
Pourquoi les différences nous dérangent : racines psychologiques de la peur
Face à l’autre qui ne pense pas comme nous, qui ne prie pas comme nous, qui ne parle pas comme nous, la méfiance surgit souvent avant la curiosité. Il est rare que…
Narcissisme, besoin d’amour : que cherche vraiment une figure présidentielle ?
Exposer sa personne, incarner une nation, séduire sans relâche : la fonction présidentielle ne se limite pas à gouverner. Elle exige de se donner à voir, de se faire entendre, d’être aimé…
La place de l’humour et de la caricature dans la société française
Nulle part ailleurs qu’en France, l’humour n’occupe une place aussi centrale dans le débat public. Qu’il soit politique, satirique, trash, absurde ou militant, il est perçu non seulement comme une forme d’expression,…
Solitude et honte de soi : quand le repli protège l’image fragile
Certaines solitudes ne relèvent ni d’un goût personnel ni d’un besoin de calme. Elles sont le résultat d’une stratégie silencieuse : se retirer pour ne pas s’exposer, fuir le regard de l’autre pour ne pas avoir à affronter l’image que l’on redoute de renvoyer. Ces solitudes défensives sont souvent mal comprises, car elles prennent l’apparence d’une indépendance alors qu’elles dissimulent une honte plus ancienne, plus profonde. La honte comme point d’origine La honte n’est pas toujours visible. Elle ne s’exprime pas forcément par le rouge aux joues ou la gêne manifeste. Elle agit en profondeur, comme une tache invisible qui déforme le regard sur soi. Quand cette honte est ancienne,…
Pourquoi poursuit-on des relations qui ne nous nourrissent plus ?
Il arrive que l’on continue à entretenir des liens qui ont perdu leur sens, parfois depuis longtemps. Une amitié à…
Ce que nos amitiés disent de nous : miroir, refuge ou fuite ?
L’amitié est souvent perçue comme une évidence douce, un lien sans obligation, choisi, libre. Mais si l’on gratte un peu,…
Activités et sorties : comment laisser aller ses envies ?
Beaucoup disent avoir envie de sortir, de revoir du monde, de s’accorder un moment agréable. Mais quand l’occasion se présente,…
Mon patron est tyrannique : dois-je subir ou partir ?
Rapports tendus, ordres humiliants, climat de peur… Certains environnements professionnels deviennent invivables. Pourtant, face à un patron tyrannique, beaucoup hésitent à partir. Par loyauté, par peur de perdre leur stabilité, ou parce que l’abus est devenu une norme familière. Derrière cette ambivalence, il ne s’agit pas seulement d’un choix stratégique : c’est une question existentielle, celle de la limite que l’on est prêt à poser face à l’autorité. L’autorité dévoyée : entre domination et emprise Un patron tyrannique n’est pas simplement exigeant. Il exerce une autorité fondée sur la peur, l’humiliation ou l’instabilité permanente. Tout devient personnel, affectif, imprévisible. Le cadre se dérègle, les repères se brouillent. On marche sur des œufs, on anticipe, on…
Fonctionnaire : comment s’inscrire dans une relation apaisée avec l’État
Dans l’imaginaire collectif, l’État est souvent perçu comme une entité abstraite, autoritaire ou froide. Pourtant, pour ceux qui travaillent à son service, il devient une présence concrète, quotidienne, et parfois ambivalente. Certains fonctionnaires vivent cette relation de manière sereine et équilibrée, d’autres la traversent avec…
La peur de son supérieur hiérarchique : une phobie du père ?
La crainte du supérieur hiérarchique peut prendre des formes multiples : appréhension silencieuse, stress disproportionné avant une réunion, inhibition soudaine face à une demande banale. Cette peur n’est pas toujours en lien avec le comportement réel du chef. Elle peut surgir même dans un environnement…
Faire partie d’une équipe sans perdre sa singularité
L’idéal de cohésion d’équipe est largement valorisé dans les organisations. On en parle comme d’un ciment, d’un gage d’efficacité, d’un marqueur de bonne santé relationnelle. Mais cette quête de l’unité peut, paradoxalement, générer un climat d’uniformisation douce. La singularité devient un enjeu délicat : trop…
Illégitimité dans l’art : comprendre les blocages liés aux blessures précoces
Dans les milieux artistiques, il est courant d’entendre des phrases comme « Je ne suis pas vraiment un artiste », « Ce n’est pas assez bon pour être montré », ou « Je ne me…
Le sport comme exutoire : peut-on vraiment « canaliser » ses tensions ?
Le sport est souvent présenté comme un moyen sain de libérer ses tensions, de « canaliser » sa colère, de transformer l’agitation en énergie maîtrisée. Courir, frapper dans un sac, pousser ses limites physiques seraient…
Sport à outrance : quand la performance cache une blessure narcissique
L’intensité avec laquelle certaines personnes s’adonnent au sport dépasse parfois la simple passion ou la quête de bien-être. Elle devient vitale, non négociable, presque compulsive. Cette surinvestissement du corps, sous couvert de santé ou d’esthétique,…
Quand la méditation devient contrainte : le corps sommé de se taire
La méditation est souvent présentée comme un espace de liberté intérieure, une invitation à l’écoute, au lâcher-prise. Pourtant, dans certaines pratiques trop rigides, le corps n’est plus accueilli, mais contraint au silence. Il ne s’agit…
Un poids en moi que rien n’explique vraiment
Il arrive que le corps dise ce que les mots n’arrivent pas à formuler. Une lourdeur diffuse, une fatigue persistante,…
Troubles obsessionnels : la pensée comme rempart contre l’effondrement
Les troubles obsessionnels, souvent réduits à des manies visibles ou à des pensées intrusives, sont en réalité des constructions défensives…
Vouloir être compris sans avoir à parler : un désir d’amour primitif ?
On entre parfois en thérapie avec l’espoir d’être enfin compris, mais sans trop en dire. C’est une attente rarement formulée,…
Attendre du psy qu’il répare tout : un fantasme de toute-puissance ?
Certaines personnes arrivent en thérapie avec une attente forte, intense, souvent implicite : que le psy les répare. Non pas qu’il accompagne ou éclaire, mais qu’il agisse, qu’il soigne, qu’il redresse ce qui a été brisé. Derrière cette attente, il y a souvent un fantasme ancien de toute-puissance extérieure, projetée sur le thérapeute comme dernier recours. Ce n’est pas une erreur, ni une faiblesse : c’est un appel issu de l’enfance, une forme d’espoir intransigeant que le cadre thérapeutique permet justement de déconstruire en douceur. Une projection sur le psy sauveur Quand la souffrance est trop grande ou trop ancienne, l’idée de devoir encore agir, parler, penser peut sembler insupportable. Le thérapeute est alors investi d’un rôle démesuré, celui d’un…
L’ennui dans les romans comme symptôme littéraire
Il rôde entre les lignes, sans éclat ni drame. L’ennui, dans la littérature, est souvent considéré comme un état passager, un creux de la narration. Mais lorsqu’il devient le cœur même du récit, il révèle autre chose qu’un simple manque d’action. L’ennui existentiel, tel qu’il apparaît dans certains romans, agit…
L’art comme écran projectif : que voyons-nous vraiment dans une œuvre ?
Il est rare que nous regardions une œuvre d’art dans une pure neutralité. Souvent, ce que nous percevons, ce qui nous émeut ou nous dérange, n’appartient pas uniquement à l’objet contemplé, mais à nous-mêmes. Sans toujours en avoir conscience, nous projetons sur l’œuvre des éléments de notre vie intérieure. Désirs,…
S’énerver contre l’autre en jouant : une colère à décrypter
Le jeu est un espace supposé léger, voire joyeux. Mais il arrive que l’irritation prenne le dessus, que des remarques cinglantes fusent, que des silences se chargent de tension. Certaines joueuses se surprennent à s’agacer, voire à exploser, face à un coéquipier maladroit ou à un adversaire trop sûr de…
Le plaisir d’avoir peur : ce que les films d’horreur réveillent en nous
Pourquoi allons-nous volontairement voir des films d’horreur, alors qu’ils nous font éprouver des affects que nous évitons dans la vie quotidienne ? Pourquoi ce plaisir paradoxal à se laisser envahir par l’angoisse, le dégoût ou la sidération ? L’expérience du spectateur face à l’horreur est profondément ambivalente : elle mêle…





































