Est-ce que je me laisse vraiment approcher ?
On peut avoir des liens, une vie sociale, des échanges réguliers — et pourtant, se sentir seul·e à l’intérieur. On parle, on partage, on donne l’impression d’être présent·e… mais une part de soi reste à distance. Inaccessible, protégée, silencieuse. Ce n’est pas toujours volontaire. C’est parfois inconscient, parfois défensif. Alors la question se pose, doucement mais profondément : est-ce que je me laisse vraiment approcher ? Et que veut dire, au juste, se laisser atteindre par l’autre ? La peur de l’intimité, souvent invisible Se laisser approcher, ce n’est pas seulement parler ou se montrer vulnérable. C’est accepter d’être touché·e, là où c’est sensible, là où ça tremble. Cela suppose…
L’influence de la religion catholique sur notre culture
Même dans une société sécularisée, les empreintes de la religion catholique restent profondément inscrites dans la culture française. Elles ne…
École publique ou privée : quelle empreinte dans l’histoire personnelle ?
L’école façonne bien plus que notre rapport au savoir. Elle touche à notre manière d’être au monde, de nous situer,…
Secrets de famille : quand le silence devient un héritage
Dans certaines familles, il y a ce dont on parle… et ce qui ne se dit jamais. Des zones floues,…
Fantasmer sur quelqu’un d’autre : est-ce tromper ?
Une image traverse l’esprit, un souvenir revient, un visage excite - et la culpabilité surgit. Peut-on aimer sincèrement et pourtant désirer ailleurs ? Est-ce normal de fantasmer sur une autre personne que son ou sa partenaire ? Où commence la tromperie : dans le corps, dans l’acte, ou déjà dans la pensée ? Cette question trouble car elle touche à l’intime du désir, là où les représentations morales se heurtent à la réalité psychique. Le fantasme n’obéit pas à la volonté Le fantasme surgit sans prévenir ; il s’impose parfois comme une échappée intérieure. Il ne dépend pas de la fidélité morale mais de la liberté du psychisme. On ne choisit pas ce qui nous…
Les non-dits du couple : protection ou poison silencieux ?
Dans toute relation, il y a des choses que l'on préfère taire. Par pudeur, par peur ou par stratégie, le silence s’installe souvent là où la parole semble trop risquée. Dans le couple, ces non-dits jouent un rôle ambivalent : ils peuvent protéger l’équilibre fragile du…
Applis de rencontre : entre fatigue psychique et lassitude
Trop de débuts, pas assez de durée ; quand le cycle répétitif épuise le désir. Il y a l’envie, puis la conversation, parfois l’enthousiasme d’un premier échange. Et puis soudain, un désintérêt. Une lassitude soudaine. Avant même la rencontre, le lien semble s’effondrer, vidé de…
Faut-il tout faire ensemble ? Le mythe du couple fusionnel
Partager sa vie ne veut pas dire la confondre. Dans l’imaginaire romantique, le couple idéal fonctionne à l’unisson ; il partage ses passions, ses amis, ses loisirs, ses voyages et même ses silences. Mais derrière cette harmonie fantasmée se cache une réalité moins glamour :…
Mon adolescent fume du cannabis, que faire ?
Découvrir que son adolescent fume du cannabis provoque souvent un mélange d’inquiétude, de colère et d’incompréhension. Faut-il sanctionner, dialoguer, minimiser…
Le fantasme de l’enfant idéal : quand le désir efface la réalité
Derrière chaque désir d’enfant se cache une image, souvent inconsciente, de ce que cet enfant sera. Avant même sa conception,…
Le besoin de répétition : quand refaire encore et encore aide à grandir
Entendre la même histoire pour la dixième fois, rejouer inlassablement le même scénario ou aligner des objets avec précision... Ces…
IVG et rêves récurrents : quand l’inconscient parle la nuit
Après une IVG, nombreuses sont celles qui témoignent de rêves étranges, parfois insistants, sans lien apparent avec leur quotidien. Loin d’être anodins, ces rêves récurrents traduisent la manière dont l’inconscient poursuit, la nuit, le travail d’élaboration psychique autour de l’avortement. Lorsque la parole consciente manque ou que le vécu reste enfoui, le rêve devient l’espace privilégié où se rejoue symboliquement ce qui n’a pu être pensé pleinement. Des scénarios déconnectés mais chargés de sens Les rêves liés à l’IVG ne prennent pas toujours la forme explicite d’une scène d’hôpital ou de grossesse interrompue. Ils s’expriment souvent à travers des images détournées : pertes, absences, chemins inachevés. Clara, 29 ans, raconte rêver régulièrement qu’elle "égare un sac précieux sans pouvoir le…
Le populisme comme symptôme d’une démocratie en souffrance
Le mot fait peur ou galvanise, selon l’angle depuis lequel on le prononce. Mais au-delà du débat idéologique, le populisme agit souvent comme un révélateur : celui d’un dérèglement démocratique plus profond…
Comment s’épanouir sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux sont souvent associés à la comparaison, à la superficialité, voire à la dépendance. Mais ils ne sont pas condamnés à épuiser ou déformer le lien à soi et aux…
Raconter plutôt qu’expliquer : le récit comme forme dominante de l’audio
Dans l’univers audio contemporain, le récit s’est imposé comme la forme centrale. Podcasts narratifs, témoignages intimes, séries documentaires : la parole ne cherche plus d’abord à démontrer, mais à faire vivre une…
Comment rapprocher les générations dans un monde fragmenté ?
Entre jeunes et anciens, le dialogue semble parfois rompu. Valeurs divergentes, langages dissonants, expériences historiques incomparables : chaque génération habite le monde à sa manière. Et pourtant, toutes coexistent dans une même…
Sortir de l’isolement relationnel : quand l’inconscient sabote
Certaines personnes affirment vouloir sortir de leur isolement, nouer des liens, retrouver une présence stable. Pourtant, à chaque tentative, quelque chose échoue, se brise ou se fige — comme si une part invisible œuvrait contre le mouvement de rapprochement. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, ni une difficulté relationnelle consciente : c’est un conflit interne plus profond, souvent inscrit dans l’histoire psychique du sujet. Un conflit entre désir de lien et terreur de l’attachement. Le double mouvement : désir d’être rejoint, peur d’être pris Ce qui caractérise ces situations, c’est l’ambivalence. La personne cherche le lien, le provoque parfois, mais recule au moment où il devient réel. L’inconscient, imprégné…
Activités et sorties : comment laisser aller ses envies ?
Beaucoup disent avoir envie de sortir, de revoir du monde, de s’accorder un moment agréable. Mais quand l’occasion se présente,…
Quand l’appel du lien réveille une peur ancienne
On pourrait croire que sortir de la solitude est un soulagement, une avancée vers la réparation. Mais pour certaines personnes,…
Avoir été “le plus mature” : poids d’un rôle ancien dans les liens présents
Certaines personnes traversent la vie sociale avec un sentiment de responsabilité accrue. Dans les groupes, elles sont celles qui rassurent,…
Se perdre pour se retrouver : la fonction psychique de l’erreur d’orientation
Certaines erreurs d’orientation paraissent évidentes : une formation choisie “trop vite”, “sans conviction”, “par défaut”. Pourtant, lorsqu’on interroge ces trajectoires, on découvre parfois que la “mauvaise décision” n’est pas une faute, mais une permission déguisée : celle de pouvoir enfin bifurquer. L’erreur devient alors une scène psychique, où le sujet se donne, à travers l’échec, une autorisation qu’il ne pouvait s’offrir autrement. Ce qui semble une maladresse est parfois une stratégie inconsciente : échouer pour recommencer, et dans ce recommencement, enfin s’autoriser à être soi. Choisir contre soi pour mieux s’éloigner Certains choix d’études sont faits avec une précision étonnante… mais sans désir. Ils obéissent à des attentes parentales, à des injonctions sociales, à des…
Réunions insupportables : ce que le collectif réveille en nous
Beaucoup déclarent « ne pas aimer les réunions ». Trop longues, peu efficaces, envahies de paroles inutiles. Mais pour certaines personnes, ce rejet est plus radical, presque physique. Derrière le prétexte de l’inefficacité se cache parfois une difficulté bien plus profonde : celle de supporter la…
La liberté temporaire comme terrain d’essai intérieur
Période de latence entre deux contrats, parenthèse volontaire ou imposée, la recherche d’emploi crée une forme de vide qui interroge. Délesté de l’activité professionnelle et des repères associés, le quotidien s’étire autrement, et avec lui, les perceptions de soi. Ce moment, souvent vécu sur le…
Tout remettre en question à 40 ans : transition de vie ou tentative de réparation ?
Il arrive un moment, souvent aux alentours de la quarantaine, où l’on regarde son parcours avec un mélange d’étonnement et d’inconfort. Ce qui semblait logique ou stable devient soudain discutable. Ce que l’on faisait sans se poser de questions paraît, tout à coup, étranger. Le…
Plantes, bougies, rituels : petits arrangements pour habiter un vide existentiel ?
Dans de nombreux intérieurs contemporains, les plantes vertes se multiplient, les bougies sont allumées chaque soir, les gestes du quotidien se ritualisent autour de tasses, d’odeurs, de lumières tamisées. Ces détails, souvent perçus comme des…
S’autoriser à ne rien faire, une saine occupation
Dans une société fondée sur l’activité, l’utilité et la performance, ne rien faire est souvent perçu comme une faute ou une perte de temps. L’oisiveté dérange. Elle interroge. Elle met en suspens l’économie du rendement.…
Pourquoi mange-t-on davantage quand on est seul ?
Beaucoup affirment manger plus lorsqu’ils sont seuls. Ce surplus n’est pas toujours lié à la faim ni au plaisir gustatif. Il se manifeste souvent dans une forme de relâchement, d’automatisme, ou au contraire dans une…
Quand le symptôme ne veut pas guérir : la résistance inconsciente
Il arrive qu’un trouble persiste malgré les traitements, les soins, les efforts. La douleur reste là, les rechutes se répètent, les améliorations sont de courte durée. Ce qui s’installe n’est pas seulement un problème médical,…
Chercher un psy “qui nous ressemble” : réassurance ou évitement ?
Dans la phase de recherche d’un thérapeute, il n’est pas rare d’entendre cette phrase : « Je cherche quelqu’un à…
Souffrir “pas assez” : quand la douleur ne semble pas légitime
Il arrive que des personnes en détresse hésitent à consulter, ou s’excusent presque de le faire. « Ce n’est pas…
Le burn-out est-il une pathologie ou un cri du corps ?
Longtemps perçu comme un simple épuisement professionnel, le burn-out est aujourd’hui identifié comme une forme de rupture intérieure. Mais au-delà…
Quelle est la spécificité d’un psychanalyste ?
Dans le vaste champ des métiers du soin psychique, la figure du psychanalyste intrigue autant qu'elle interroge. Souvent perçue comme plus mystérieuse ou exigeante, la psychanalyse ne se résume pourtant ni à un style particulier de thérapie ni à un simple titre. Elle repose sur une approche singulière du psychisme, de la parole et du transfert, qui distingue nettement le psychanalyste des autres professionnels de l’écoute. Une formation et un parcours hors cadre universitaire Contrairement aux psychologues ou psychiatres, le psychanalyste ne tire pas sa légitimité d’un diplôme d’État. Il est reconnu comme tel par ses pairs au terme d’un parcours personnel de formation, comprenant une cure psychanalytique approfondie, une supervision régulière, et un travail théorique soutenu. Ce trajet, souvent…
La joie de vivre et la libération émotionnelle dans le cinéma
Certains films parviennent à transmettre bien plus qu’une histoire : ils offrent au spectateur un véritable souffle de liberté. Dans ces récits, la joie de vivre n’est pas simplement un moment heureux, mais une émotion profonde, contagieuse, souvent cathartique. Scènes d’abandon au mouvement, de danse, d’amitié retrouvée ou de communion…
Quand un personnage exprime ce que je ne savais pas formuler
Il arrive qu’en lisant un roman, nous soyons saisis par une phrase, un geste ou une prise de position d’un personnage. Comme si, soudain, ce qu’il exprime venait dire quelque chose que nous portions confusément en nous, sans jamais avoir su le formuler. Cette identification projective n’a rien d’anecdotique :…
Le grenier : mémoire refoulée et fantômes du passé
Au cinéma, le grenier occupe une place toute particulière dans l’architecture symbolique des récits. Perché au sommet de la maison, hors du regard quotidien, il devient le réceptacle de ce que l’on a voulu oublier. Vieux meubles, lettres jaunies, jouets cassés s’y entassent, formant un décor qui parle directement à…
Quand le coéquipier devient un double : identification ou fusion défensive ?
Dans certains jeux coopératifs, les joueurs ne font plus seulement équipe : ils se confondent, se répondent, s’imitent presque inconsciemment. Ils prennent les mêmes décisions, se déplacent ensemble, finissent par anticiper l’un les gestes de l’autre. Cette synchronie peut sembler fluide et réjouissante, mais elle révèle parfois une dynamique psychique…





































