Les banlieues, la décolonisation et la société française
Parler des banlieues, c’est souvent parler de présent : de relégation, de difficultés sociales, de tensions visibles. Mais ce que l’on évoque moins, c’est l’histoire longue qui traverse ces territoires, et notamment le lien profond entre banlieue, mémoire coloniale et inconscient collectif français. Les effets de la décolonisation ne se sont pas arrêtés aux indépendances : ils se rejouent, silencieusement ou bruyamment, dans les trajectoires familiales, dans les récits absents, dans le regard porté sur ces quartiers. Une mémoire coloniale encore vivante La France a vécu la colonisation comme un projet politique, mais aussi comme un système de représentations qui a laissé des traces durables dans la culture. La décolonisation,…
S’estimer sans se surévaluer : trouver un équilibre juste
Entre le manque de confiance en soi et l’excès d’assurance, il existe un espace plus subtil, plus stable : celui…
Crise existentielle : comment en faire un tremplin ?
Il y a des moments où tout ce qui faisait sens semble s’effriter. Ce que l’on croyait vouloir, ce que…
Pourquoi la perversion narcissique n’existe pas
Le terme de « pervers narcissique » a envahi les discours médiatiques, les livres de développement personnel et les réseaux…
Ce que je n’ose pas dire aux couples autour de moi
Il y a des choses que l’on garde pour soi, par pudeur, par loyauté, ou pour ne pas troubler une harmonie apparente. Quand on est célibataire, entouré·e de personnes en couple, certains ressentis restent tus. Non pas par manque de lien, mais parce que l’espace pour les exprimer semble inexistant. Ce silence n’est pas un reproche, mais le reflet d’une tension intérieure : comment rester soi au milieu de récits de vie si différents ? Je vous écoute… mais parfois, je décroche Partager vos récits d’aménagement, de vacances à deux, de projets d’enfant, c’est beau. Mais parfois, j’ai du mal à me situer. Une partie de moi est sincèrement heureuse pour vous, une autre se sent…
Célibat et culpabilité : quand l’absence de lien devient honteux
Il arrive que le fait d’être seul soit vécu avec gêne, voire avec honte. Comme si le célibat, au-delà de l’expérience personnelle qu’il représente, disait quelque chose de travers, d’inadéquat. On ne s’en vante pas toujours. On l’explique, on le justifie, on le glisse entre…
Ville ou campagne ? Ce que le lieu de vie révèle du couple
Derrière la question "on s’installe où ?" se cache souvent une autre question : "de quoi notre lien a-t-il besoin pour tenir ?" Le choix du lieu de vie dans un couple ne se résume jamais à des considérations pratiques. Il est souvent le reflet…
L’art de se disputer de manière constructive
Comment transformer un conflit en opportunité de renforcer la relation et d’améliorer la communication Les disputes au sein des couples sont souvent perçues comme des épreuves à surmonter, mais elles peuvent également offrir des occasions uniques de renforcer le lien. Lorsqu’elles sont abordées de manière…
Parole parentale : éviter de projeter ses peurs en voulant rassurer
Dans le quotidien parental, il paraît naturel de vouloir protéger ses enfants de leurs peurs. La parole devient alors un…
Suis-je un bon parent ? S’interroger sans se juger
Il n’existe pas de parent parfait, pourtant la question « Suis-je un bon parent ? » revient comme un écho…
Devenir grand-parent : une seconde parentalité ou une nouvelle identité ?
Quand l’arrivée d’un petit-enfant réveille bien plus qu’une joie simple : un remaniement profond du rôle et de l’identité. La…
Préparer son absence pour sécuriser l’enfant
Pour un enfant, chaque séparation, même brève, peut réactiver des peurs profondes : peur de l’abandon, du vide ou de la perte du lien. Si l’adulte vit son absence comme une nécessité quotidienne, qu'il s'agisse d'aller travailler ou de s'absenter momentanément, l’enfant, lui, perçoit ces moments avec une intensité émotionnelle bien différente. Derrière le simple fait de "partir", se joue un véritable enjeu psychique : celui de maintenir la sécurité intérieure malgré la distance physique. Préparer l'absence ne consiste donc pas uniquement à prévenir ou expliquer, mais à offrir à l'enfant des repères affectifs suffisamment solides pour contenir l'angoisse que peut susciter l'éloignement. L'absence réactive l'angoisse primitive de séparation Pour l'enfant, l'absence d'une figure d'attachement n'est jamais neutre. Même si…
Études longues : échapper au monde ou le préparer autrement ?
Prolonger ses études, enchaîner les diplômes, retarder l’entrée dans la vie professionnelle. Ce phénomène, de plus en plus répandu, est souvent vu comme une stratégie rationnelle dans un monde incertain. Mais derrière…
Parler pour exister : la parole comme capital sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux ont profondément redéfini le statut de la parole. Ce qui relevait autrefois de l’expression intime ou du débat d’idées se transforme, en ligne, en un acte stratégique, potentiellement viral,…
Quand l’opinion devient produit : éditorialisation du clash
Dans un paysage médiatique saturé, capter l’attention devient un impératif économique. Or, parmi les leviers les plus efficaces, le conflit se révèle redoutablement performant. Les talk-shows d’opinion, en particulier à la télévision,…
La fracture territoriale : éloignement géographique ou blessure symbolique ?
On parle de périphéries, de ruralité, de zones peu denses. Mais ce vocabulaire technique peine à traduire ce que vivent celles et ceux qui habitent "loin" des centres. Car la fracture territoriale…
L’invisible loyauté à une solitude familiale
On croit parfois que l’on choisit la solitude, que l’on s’en accommode, voire qu’elle nous définit. Mais certaines solitudes ne nous appartiennent pas vraiment. Elles s’enracinent dans une histoire familiale plus large, transmise sans bruit, comme une fidélité muette à une souffrance ancienne. Ce n’est pas seulement l’absence de lien qui nous affecte, mais la façon dont elle réactive quelque chose de non dit, de non réglé, qui habite la lignée. Hériter d’une solitude qu’on ne comprend pas Certaines personnes vivent seules, évitent les liens intimes ou se replient dans une discrétion affective qu’elles n’arrivent pas à expliquer. En regardant de plus près, on découvre parfois que leurs parents, ou…
Solitude et idéal du moi : rester seul pour ne pas être déçu de soi
À première vue, rester seul peut sembler relever d’un goût personnel ou d’une quête d’indépendance. Mais dans certaines configurations psychiques,…
Quand la solitude rend plus heureux et apaisé
La solitude est souvent pensée comme un manque, une souffrance, une marginalité. Pourtant, elle peut être le lieu d’un ressourcement…
Changer sans trahir : peut-on évoluer sans perdre ses amis ?
Il suffit parfois d’un déplacement discret, d’un choix de vie affirmé, d’une forme d’épanouissement inattendue pour qu’un lien amical autrefois…
Quand perdre son emploi libère d’un rôle qui étouffait
Certains licenciements provoquent une onde de choc brutale. D’autres, plus sourdement, s’accompagnent d’un soulagement presque honteux. Comme si quelque chose, au fond, était enfin desserré. Ce paradoxe est fréquent chez ceux dont l’identité professionnelle s’est lentement confondue avec un rôle écrasant. On croit perdre un emploi, on découvre qu’on était pris dans une fonction qui ne laissait plus de place à soi. Une identité construite autour d’une attente Derrière les vocations les plus stables se cachent parfois des fidélités inconscientes. L’efficacité, la disponibilité, la fiabilité deviennent des armures. On se définit à travers ce que l’on donne, ce que l’on tient, ce que l’on soutient. Mais à force de s’adapter aux attentes implicites de l’organisation…
Travailler sans se fondre : cultiver une forme d’altérité dans le groupe
Dans de nombreux environnements professionnels, on valorise l'intégration, l'esprit d'équipe, la capacité à s'ajuster. Il ne s'agit pas d'une injonction explicite, mais d’un climat diffus dans lequel l’homogénéité est perçue comme un gage de cohésion. Ceux qui ne se fondent pas dans le groupe, qui…
“C’est un bon choix pour moi” : quand le discours de raison étouffe le désir
Certaines orientations semblent parfaitement calibrées : parcours cohérent, débouchés prometteurs, compatibilité avec les compétences acquises. Tout paraît logique, rassurant. Mais sous ce discours bien ficelé peut se dissimuler une tout autre dynamique : celle d’une protection contre le trouble du désir. En parlant de “choix…
Fonction publique et dépression : redonner du sens et de l’envie
Loin des impératifs du privé, certaines fonctions publiques permettent un rythme régulier, une charge de travail contenue, peu de pression directe. On y trouve ce que beaucoup recherchent : sécurité, équilibre, lisibilité. Mais chez certaines personnes, cette stabilité extérieure laisse progressivement place à un état…
Revenir souvent chez son médecin : un lien affectif au-delà du soin
Certaines personnes prennent régulièrement rendez-vous chez leur médecin généraliste, sans réelle urgence, ni maladie chronique avérée. Une douleur légère, une inquiétude floue, un inconfort passager peuvent suffire à initier la démarche. Ce qui motive la…
L’obsession de la pleine conscience : une angoisse de perte de contrôle ?
Pratiquer la pleine conscience, c’est vouloir être là, attentif à l’instant, ancré dans le réel. Sur le papier, cette intention semble saine, voire libératrice. Mais pour certains, la pratique se durcit, se répète, devient rigide.…
Comment le coaching d’équipe peut bénéficier à l’entreprise ?
On parle beaucoup du coaching individuel, mais le coaching d’équipe reste moins exploré, souvent réduit à une série d’ateliers de cohésion. Pourtant, lorsqu’il est bien conduit, il peut devenir un véritable levier de transformation collective.…
Le besoin de lumière naturelle : quête sensorielle ou réparation symbolique ?
Beaucoup expriment aujourd’hui un besoin presque vital de lumière naturelle. Une pièce sans fenêtre est perçue comme invivable, une journée grise comme oppressante. On parle de bien-être, de vitamine D, de régulation du moral. Mais…
Sentiment de malaise : je ne parviens plus à être naturel avec les autres
Il arrive que quelque chose se fige dans la relation à l’autre. On parle, on sourit, on répond, mais une…
Pleurer sans cause claire : quand le trop-plein déborde sans explication
Il arrive que les larmes viennent sans prévenir, sans raison apparente. Un moment calme, une remarque anodine, une chanson quelconque,…
Peut-on vraiment mesurer la souffrance psychique ?
À l’hôpital, en cabinet, dans les enquêtes de santé mentale, la souffrance psychique fait désormais l’objet de tentatives de mesure.…
Le bon psy existe-t-il vraiment ou est-ce une construction ?
Face à la pluralité des approches et des personnalités, beaucoup se demandent comment reconnaître un « bon » psy. Derrière cette question apparemment pratique, se cache une attente plus profonde : celle d’un thérapeute idéal, capable de comprendre sans mots, d’accueillir sans faille, de réparer sans erreur. Cette figure, souvent fantasmée, fait partie du processus. Mais elle peut aussi devenir un obstacle : en cherchant l’exceptionnel, on évite parfois de s’engager avec le réel. Car le « bon psy » n’est peut-être pas celui que l’on croit. Le fantasme d’un psy parfait Il est fréquent de projeter sur le thérapeute des qualités absolues : neutralité parfaite, bienveillance constante, compréhension immédiate. On attend parfois du psy qu’il soit tout à la…
Quand le coéquipier devient un double : identification ou fusion défensive ?
Dans certains jeux coopératifs, les joueurs ne font plus seulement équipe : ils se confondent, se répondent, s’imitent presque inconsciemment. Ils prennent les mêmes décisions, se déplacent ensemble, finissent par anticiper l’un les gestes de l’autre. Cette synchronie peut sembler fluide et réjouissante, mais elle révèle parfois une dynamique psychique…
Le silence des autres au musée, entre soulagement et malaise
Dans un musée, les corps parlent peu, les voix se taisent, les gestes ralentissent. Ce silence partagé, souvent valorisé pour sa capacité à créer du recueillement, n’est pourtant pas neutre. Il agit profondément sur le visiteur, tantôt comme un apaisement, tantôt comme un poids. Ce silence des autres, qu’il soit…
Quand se fondre dans le jeu devient une échappatoire
Jouer est souvent associé à l’évasion, au plaisir ou à la détente. Mais dans certains cas, le jeu ne se contente plus de distraire : il devient un refuge, un abri psychique face à une réalité trop lourde. Les univers numériques, par leur capacité immersive, permettent une coupure radicale avec…
La mère dévorante : figures maternelles envahissantes à l’écran
Parmi les figures inconscientes les plus troublantes du cinéma, celle de la mère dévorante occupe une place à part. Derrière la bienveillance apparente, elle étouffe, manipule, infantilise. Si ces personnages nous fascinent, c’est qu’ils réactivent des angoisses archaïques profondément enracinées : celle de la fusion sans limites, du lien maternel…





































