Refuser les modèles traditionnels : un acte de cohérence ou de fuite ?
Ne pas se marier, ne pas avoir d’enfants, vivre en colocation après 40 ans, quitter la ville, changer de métier à contretemps… de plus en plus de personnes font le choix de ne pas suivre les modèles traditionnels. Et souvent, ce choix suscite des réactions : admiration, inquiétude, incompréhension. Alors, quand on s’écarte de ce qui est attendu, est-ce par cohérence profonde ou par peur, révolte, fuite ? Et surtout, comment savoir si l’on agit vraiment à partir de soi ? Les modèles traditionnels : repères ou carcans ? Les modèles classiques - famille nucléaire, CDI, maison, retraite bien préparée - ont longtemps été présentés comme des objectifs naturels. Ils…
Se libérer des injonctions familiales
« Sois fort(e) », « fais mieux que nous », « ne fais pas de vagues », « ne déçois…
La mémoire du corps : quand le passé s’inscrit dans la chair
On pense souvent à la mémoire comme un processus mental, un souvenir que l’on raconte. Mais il existe une mémoire…
Faire un choix important sans culpabiliser : s’autoriser à se respecter
Choisir, c’est avancer. Mais choisir, c’est aussi laisser une autre option derrière soi, et parfois, faire face à l’inconfort, aux…
Partage des tâches ménagères : le mythe de l’égalité
Dans la plupart des couples modernes, l’égalité est affichée comme une valeur de référence. On se veut partenaires, équitables, loin des anciens schémas déséquilibrés. Pourtant, derrière le discours, la répartition des tâches ménagères reste un terrain glissant. Ce n’est pas seulement une question de "qui fait quoi", mais un espace où se rejouent pouvoir, reconnaissance et héritages inconscients. L'illusion d’un partage objectif Sur le papier, l’idée d’un partage équitable semble simple : chacun fait sa part. Mais la réalité est souvent plus subtile. Il ne s’agit pas seulement de quantité mais de charge mentale, d’anticipation, d’invisibilité de certaines tâches. Celui qui "aide" l’autre sans se sentir responsable reproduit sans le savoir des schémas inégalitaires sous…
Suis-je mieux seul·e ou accompagné·e ?
Entre le désir de lien et le besoin de solitude, une question revient souvent : dans quel espace est-ce que je me sens vraiment vivant·e ? On croit parfois devoir choisir entre deux postures fixes : être "fait·e" pour la vie à deux ou pour une…
Accepter l’imperfection de l’autre : renoncer au partenaire idéal
Une réflexion sur la maturité affective et la désillusion constructive Au début d’une relation, le regard est souvent teinté d’idéalisation. L’autre semble correspondre à nos attentes, combler nos manques, incarner ce que l’on espérait parfois depuis longtemps. Mais tôt ou tard, la réalité s’impose avec…
Le coup de foudre : entre émotion, fantasme et projections
Il surgit sans prévenir, traverse le corps comme une évidence et laisse parfois des traces pour la vie. Le coup de foudre fascine autant qu’il inquiète. Certains y voient un miracle amoureux ; d’autres, une illusion passagère. Mais comment comprendre ce phénomène si intense, qui…
Défier ses parents pendant l’adolescence
Répliques cinglantes, contestations systématiques, regards provocateurs… Le défi adolescent envers les parents est souvent vécu comme une rupture du respect…
La communication non verbale avec son enfant
La communication avec un enfant ne repose pas uniquement sur les paroles échangées. Dès les premiers jours de vie, c’est…
IVG et rêves récurrents : quand l’inconscient parle la nuit
Après une IVG, nombreuses sont celles qui témoignent de rêves étranges, parfois insistants, sans lien apparent avec leur quotidien. Loin…
Quand l’enfant devient le confident du parent solo
Dans le contexte de la monoparentalité, la relation entre parent et enfant peut devenir particulièrement fusionnelle. Privé·e d’un adulte avec qui partager ses préoccupations, le parent solo glisse parfois inconsciemment vers une forme de confidence affective avec son enfant. Ce dernier, par loyauté ou par instinct de protection, endosse alors un rôle d'écoute et de soutien émotionnel qui dépasse largement ses capacités d'enfant. Ce phénomène, appelé parentification affective, installe une inversion des rôles aussi silencieuse que lourde de conséquences. La solitude affective du parent, terrain fertile de la parentification Le parent solo, souvent isolé, cherche un espace pour exprimer ses difficultés, ses peurs ou ses frustrations. Quand cet espace manque, c’est l’enfant qui devient l’interlocuteur privilégié, sans que cela soit…
Les fractures générationnelles : entre silence et revendications
Les générations ne parlent plus la même langue. Les uns revendiquent bruyamment, les autres se taisent avec amertume. D’un côté, la jeunesse qui dénonce, réclame, conteste. De l’autre, les aînés qui se…
La proximité sonore : quand la voix crée un lien plus fort que l’image
À l’heure où l’image domine l’espace médiatique, la voix connaît une forme de renaissance. Podcasts, radios, plateformes audio réinstallent l’oralité au cœur de notre quotidien. Mais cette résurgence va au-delà d’un simple…
Se perdre pour se trouver : errance universitaire et quête de soi
Changer de filière, cumuler les années sans projet clair, passer d’une formation à l’autre. L’errance universitaire est souvent perçue comme un échec, un retard, une anomalie dans une trajectoire qui devrait être…
Ce que l’oralité change à la pensée : le retour de la voix dans l’espace public
Longtemps reléguée à l’intimité ou à la sphère privée, la voix retrouve aujourd’hui une place centrale dans l’espace public, portée par la radio, les podcasts, les conférences filmées ou les plateformes audio.…
Vivre seule : quand le lieu de vie devient prolongement du moi
Pour celles qui vivent seules, l’espace domestique devient bien plus qu’un simple lieu d’habitation. Il devient une extension silencieuse de leur vie psychique, un miroir discret de leur intériorité. Chaque objet, chaque vide, chaque habitude spatiale raconte quelque chose du rapport à soi, au monde, et au lien. Ce n’est pas un simple décor, mais une enveloppe, une architecture affective où se rejoue, parfois inconsciemment, une manière d’habiter son histoire. La maison comme contenant psychique Lorsque l’on vit seule, l’espace prend une dimension particulière : il devient le seul témoin de ses gestes, de ses replis, de ses silences. La maison n’est plus partagée, elle est modelée à l’image de…
L’art de bien choisir ses amis dans un monde de l’apparence
On parle souvent de l’amitié comme d’un sentiment spontané, une affinité naturelle qui naît sans calcul. Pourtant, dans un monde…
Pourquoi certaines amitiés durent-elles toute une vie ?
Elles commencent souvent par hasard. Une salle de classe, une colonie de vacances, un voisinage. Et puis elles traversent les…
Quand l’amitié perdure malgré les trajectoires de vie différentes
Certains liens survivent à tout : aux changements de ville, aux évolutions sociales, aux écarts de rythme de vie. D’autres…
Devenir son propre patron : autonomie affirmée ou besoin de tout contrôler ?
Créer son entreprise, travailler à son compte, refuser les hiérarchies : pour beaucoup, devenir indépendant est une manière de s’émanciper, de construire un cadre à son image. Mais chez certaines personnes, cette quête d’autonomie prend un tour plus rigide, presque vital. Il ne s’agit plus seulement d’un choix professionnel, mais d’une condition pour ne pas se sentir envahi ou pris au piège. Derrière l’enthousiasme pour la liberté peut se cacher une angoisse moins visible : celle d’être à nouveau dépendant, exposé, vulnérable dans un lien. L’indépendance devient alors une défense contre une dépendance affective perçue comme menaçante. Maîtriser pour ne pas être soumis Être à son compte permet d’échapper aux contraintes d’un supérieur, d’un cadre…
Toujours vouloir créer : quête d’expression ou refus de dépendre ?
Le besoin de créer est souvent célébré comme une forme d’expression de soi, un espace de liberté, un élan vital. Mais pour certaines personnes, cette pulsion devient si centrale qu’elle finit par structurer leur rapport au monde. Créer devient alors non seulement une vocation, mais…
Le mythe du salarié parfait : entre loyauté invisible et suradaptation
Ponctuel, fiable, impliqué, discret. Le salarié parfait coche toutes les cases de l’engagement idéal. Il ne compte pas ses heures, il anticipe, il apaise. À première vue, il est l’élément moteur d’un collectif. Mais derrière cette performance exemplaire, se cache souvent une fragilité psychique méconnue,…
Sur mon lieu de travail, l’impression d’une surveillance invisible
Dans certains environnements professionnels, on ne parle pas forcément de contrôle, on ne reçoit pas de remarques directes, et pourtant on se sent observé, évalué, scruté. Il ne s’agit pas d’une surveillance explicite, mais d’une impression diffuse, persistante, que chaque mot, chaque attitude pourrait être…
Comment puis-je m’écouter sans me censurer ?
S’écouter est devenu une injonction contemporaine. Il faudrait être à l’écoute de ses besoins, de ses émotions, de ses limites. Mais que signifie réellement “s’écouter” lorsque cette écoute est filtrée, déformée ou empêchée par des…
Pourquoi la détente met certains mal à l’aise : la peur du relâchement
Alors que la détente est largement valorisée comme un besoin universel, il arrive que certaines personnes la vivent avec gêne, inconfort ou tension. Le relâchement, loin d’être ressenti comme apaisant, est parfois source d’anxiété. Dans…
Quand dire “non” à l’autre, c’est enfin dire “oui” à soi
Dans l’imaginaire collectif, poser un "non" est souvent associé au conflit, à l’opposition, voire à l’égoïsme. Pourtant, dire “non” peut être un acte profondément réparateur, lorsqu’il vient interrompre une logique d’effacement ou de suradaptation. Dans…
Corps parfait, image idéale : que rejoue-t-on dans la quête de performance ?
Chercher à modeler son corps, viser la performance ou atteindre un idéal esthétique n’est jamais un acte neutre. Sous des apparences modernes d’empowerment ou de bien-être, se cache souvent une dynamique psychique bien plus ancienne,…
Envie de s’isoler sans comprendre pourquoi
Il arrive que le besoin de solitude s’impose sans prévenir. Pas à cause d’un conflit, ni d’une surcharge extérieure, mais…
Le bon psy existe-t-il vraiment ou est-ce une construction ?
Face à la pluralité des approches et des personnalités, beaucoup se demandent comment reconnaître un « bon » psy. Derrière…
Être « le patient modèle » : désir de fusion ou peur d’être rejeté ?
Certaines personnes s’appliquent à bien faire leur thérapie comme on suivrait une consigne scolaire. Elles arrivent à l’heure, parlent «…
Se réveiller fatigué : quand l’inconscient travaille la nuit
Il y a des matins où le corps se lève mais où l’âme reste couchée. Aucune dette de sommeil objective, pas de soirée agitée ni de maladie identifiable, et pourtant l’épuisement est là, lourd, inexplicable. C’est souvent à ce moment précis que quelque chose cherche à se dire autrement : non pas par les mots ou la conscience, mais par cette fatigue qui déborde d’un ailleurs intérieur. Quand l’inconscient travaille la nuit, il laisse parfois au réveil les traces de son activité invisible, comme si le sommeil n’avait pas été un refuge mais un théâtre agité. Le sommeil, scène active de la vie psychique La nuit n’est pas un temps de repos pour tout le monde. Chez certains, dormir revient…
L’ascenseur au cinéma : entre les différents niveaux du psychisme
L’ascenseur est l’un des dispositifs spatiaux les plus suggestifs du cinéma. Simple boîte en mouvement, il traverse les étages d’un immeuble comme le sujet explore les niveaux de sa propre psyché. Par son déplacement vertical, il matérialise une dynamique d’aller-retour entre les strates conscientes et inconscientes. Chaque arrêt, chaque panne,…
Le double inquiétant : le cinéma face à nos parts d’ombre
Depuis ses origines, le cinéma se fascine pour la figure du double. Personnage identique, reflet déformé, jumeau malveillant ou simple incarnation d’une facette cachée du héros : ce motif traverse les genres avec une force intacte. Mais pourquoi ces récits de duplication nous troublent-ils autant ? Parce qu’ils nous confrontent…
Matière, peau, texture : quand le corps entre en résonance avec l’œuvre
Certaines œuvres d’art ne se contentent pas d’être regardées. Elles se donnent à ressentir. Il ne s’agit pas d’émotion visible, ni de compréhension symbolique, mais d’une réponse corporelle silencieuse. Devant certaines matières, certaines textures, le corps réagit sans attendre le jugement : une tension, un frisson, un retrait. Ce que…
L’enfant blessé dans les romans : miroir de nos vulnérabilités précoces
Certaines figures d’enfant blessé en littérature provoquent en nous une émotion immédiate, parfois bouleversante. Qu’il soit abandonné, humilié, rejeté ou simplement trop seul, cet enfant de fiction touche une corde particulièrement sensible. Pourquoi sommes-nous tant affectés par ces personnages ? Ce n’est pas seulement la compassion qui est en jeu,…





































