Femme, homme, autre : construire sa place au-delà des rôles imposés
Être une femme, un homme, une personne non binaire ou en questionnement… autant d’identités qui, dès la naissance, sont encadrées par des rôles attendus, souvent limitants. Ces rôles de genre, visibles ou discrets, tracent des lignes invisibles : sur la façon de parler, d’aimer, de choisir, d’habiter son corps ou sa place dans la société. Mais ces cadres ne conviennent pas à tous — et parfois, ils étouffent bien plus qu’ils ne structurent. Alors comment construire sa place au-delà des rôles imposés, dans une société encore très normée ? Des rôles de genre qui précèdent l’individu Avant même de se connaître, on est déjà perçu à travers un prisme :…
Vivre en ville ou à la campagne ? Bien choisir son cadre de vie
C’est une question que beaucoup se posent à un moment de leur vie : faut-il rester en ville ou partir…
Changer de regard sur soi : première étape vers un mieux-être
Nous sommes souvent nos premiers juges. Bien avant le regard des autres, c’est notre propre regard sur nous-mêmes qui conditionne…
Introspection en philosophie, psychologie et psychanalyse
Se tourner vers l’intérieur, observer ce que l’on pense, ressent, désire : c’est ce que l’on appelle l’introspection. Mais derrière…
L’absence de sentiments amoureux dans un couple
Il arrive que certaines personnes ne ressentent rien face à la perspective d’un lien amoureux. Non pas par refus, mais parce que rien ne se déclenche, même quand tout semble réuni pour que l’amour surgisse. Ce phénomène, souvent source de perplexité ou d’inquiétude, n’est pas toujours lié à un manque de rencontres ou à une timidité excessive ; il interroge plus profondément les capacités d’attachement, le désir et la place de l’autre dans l’histoire psychique. Une protection inconsciente contre la souffrance Ne pas éprouver de sentiments amoureux peut être une forme de défense. Dans de nombreux cas, l’absence de sentiments est une façon de se protéger d’un attachement vécu comme trop menaçant ou douloureux. L’individu…
Ce que mes ruptures m’ont appris de moi
On croit parfois que c’est dans la rencontre qu’on se découvre, mais c’est souvent dans la séparation que quelque chose se révèle. Une rupture ne laisse jamais intact·e : elle fissure, déplace, oblige à se regarder autrement. Elle fait tomber des illusions, réveille des fragilités, expose…
Et si je tombais amoureux·se d’un·e ami·e ?
Quand la frontière entre attachement et désir devient floue. Il arrive qu’un lien d’amitié, parfois ancien, parfois récent, glisse doucement vers autre chose. Une tendresse différente, un trouble inattendu, une présence qui devient indispensable. Mais ce déplacement ne va pas toujours de soi, et peut…
Les silences du quotidien : complicité ou éloignement ?
Dans le couple, le silence n’est jamais neutre. Derrière l’absence de mots se joue souvent une dynamique invisible, un équilibre fragile entre présence et retrait. Le silence peut être un espace de sécurité partagée, mais il peut aussi devenir le terrain d’expression des conflits évités,…
L’enfant réparateur : quand on attend qu’il comble nos blessures
Devenir parent réveille souvent des souvenirs enfouis, des manques affectifs ou des blessures anciennes. Sans en avoir conscience, certains parents…
Reconstruire sa vie amoureuse en étant parent solo
Après une séparation, la question de renouer avec une vie amoureuse ne concerne pas seulement le désir personnel. Pour le…
Le langage de l’autorité : pourquoi le ton compte plus que le contenu
Dans l'éducation comme dans toute relation d'autorité, on pense souvent que l'essentiel réside dans le contenu du message : les…
Tribus adolescentes : un passage obligé vers l’autonomie ?
À l’adolescence, s’identifier à une tribu — qu’elle soit réelle ou virtuelle — semble inévitable. Styles vestimentaires, goûts musicaux, langages codés : ces signes d’appartenance peuvent inquiéter les adultes qui y voient une perte d’individualité. Pourtant, derrière cette uniformisation apparente, se cache un processus fondamental. La tribu offre à l’adolescent des repères provisoires, le temps de construire sa propre identité. Ce passage par le collectif est moins une soumission qu'une étape essentielle vers l'autonomie psychique. La tribu comme cadre sécurisant face à l’incertitude L’adolescence est marquée par le flou identitaire. La tribu propose des codes prêts à l’emploi qui rassurent l’adolescent en quête de structure. En adoptant les signes distinctifs d’un groupe, il ou elle trouve une appartenance qui apaise…
La tentation de la punchline : quand la presse imite les réseaux sociaux
Face à la baisse d’attention des lecteurs, la presse magazine adopte de plus en plus les codes narratifs des réseaux sociaux : titres accrocheurs, intertitres ciselés, formules percutantes. Cette transformation n’est pas…
Quand tout est disponible, que veut-on vraiment voir ? L’illusion du choix infini
L’ère du streaming nous promet un accès sans limites à des milliers de contenus, accessibles à tout moment, depuis n’importe quel écran. En apparence, cette abondance devrait satisfaire tous les goûts, toutes…
La fatigue informationnelle : quels sont les dangers de l’hyperconnexion ?
Jamais l’information n’a été aussi accessible, immédiate, omniprésente. Du réveil au coucher, elle s’infiltre dans nos gestes quotidiens, au creux des applications, des alertes, des flux. Ce qui pouvait autrefois être évité…
Faut-il démythifier le général De Gaulle ?
Il est sans doute le personnage politique le plus unanimement sacralisé de l’histoire française contemporaine. Général, résistant, fondateur d’une République, père de la nation : Charles de Gaulle semble figé dans une…
Avoir été “le plus mature” : poids d’un rôle ancien dans les liens présents
Certaines personnes traversent la vie sociale avec un sentiment de responsabilité accrue. Dans les groupes, elles sont celles qui rassurent, qui conseillent, qui cadrent. Elles donnent le ton, apaisent les tensions, prennent soin des autres - parfois jusqu’à l’épuisement. Ce rôle, qui semble valorisé, repose souvent sur une histoire ancienne où la maturité n’était pas un choix, mais une nécessité psychique. De l’enfant parentifié à l’adulte trop solide Derrière cette maturité précoce se cache souvent un scénario d’inversion des rôles. L’enfant, au lieu d’être contenu, a dû contenir. Il ou elle a dû comprendre les émotions de l’adulte, anticiper, s’ajuster. Ce développement accéléré a laissé une empreinte silencieuse : celle…
Solitude imposée : comment l’exclusion abîme le narcissisme
On distingue souvent la solitude choisie de la solitude subie, mais on parle peu de ses effets profonds sur l’estime…
Sortir avec des plus jeunes pour rester “au-dessus”
Certaines personnes privilégient les liens avec des individus plus jeunes qu’elles, que ce soit dans l’amitié ou les sorties. Ce…
Sortir de la solitude, une menace pour l’image de soi
On imagine souvent que le retour à la relation, après une période de solitude, est un soulagement, une libération. Mais…
Supporter un chef instable : loyauté ou soumission répétée ?
Certains professionnels parviennent à travailler pendant des années sous la direction d’un supérieur instable. Ils s’adaptent aux humeurs, anticipent les changements d’avis, excusent les incohérences, trouvent même des qualités dans ce chaos. Aux yeux extérieurs, cette endurance peut sembler admirable, voire incompréhensible. Mais chez certains, cette capacité à tolérer l’imprévisible s’inscrit dans une dynamique bien plus ancienne : celle d’une répétition inconsciente du lien à une figure parentale défaillante ou insécurisante, qu’il s’agit, cette fois, de réussir à maintenir. L’angoisse d’abandon plus forte que l’instabilité Travailler sous la houlette d’un chef incohérent, imprévisible, voire injuste, peut créer une tension permanente. Mais certaines personnes s’y habituent, comme si elles retrouvaient un langage connu. Elles ont souvent…
Travailler sans se fondre : cultiver une forme d’altérité dans le groupe
Dans de nombreux environnements professionnels, on valorise l'intégration, l'esprit d'équipe, la capacité à s'ajuster. Il ne s'agit pas d'une injonction explicite, mais d’un climat diffus dans lequel l’homogénéité est perçue comme un gage de cohésion. Ceux qui ne se fondent pas dans le groupe, qui…
Mon patron est tyrannique : dois-je subir ou partir ?
Rapports tendus, ordres humiliants, climat de peur… Certains environnements professionnels deviennent invivables. Pourtant, face à un patron tyrannique, beaucoup hésitent à partir. Par loyauté, par peur de perdre leur stabilité, ou parce que l’abus est devenu une norme familière. Derrière cette ambivalence, il ne s’agit…
Quand l’équipe devient fratrie : rejouer les rôles d’enfance au bureau
Au sein de nombreuses équipes professionnelles, des dynamiques relationnelles apparaissent qui ne relèvent ni des objectifs de travail ni de la répartition officielle des rôles. Certaines personnes s’effacent, d’autres s’imposent, d’autres encore prennent une posture de médiateur ou d’enfant rebelle. Ces comportements semblent spontanés, mais…
Coaching ou contrôle ? Quand l’accompagnement devient injonction
Le coaching s’inscrit aujourd’hui dans une logique d’accompagnement au changement, à l’adaptation, à l’évolution. Il est censé libérer, faire émerger, révéler. Mais dans certaines situations, il agit moins comme un espace d’écoute que comme un…
S’accorder du répit sans culpabilité : un apprentissage psychique
Faire une pause, ne rien produire, ne pas répondre immédiatement. Autant de gestes simples, presque anodins, qui peuvent pourtant déclencher un malaise profond chez certaines personnes. Derrière l’apparente liberté de s’arrêter se cache, pour beaucoup,…
Vouloir être en paix avec soi : objectif vital ou injonction de maîtrise ?
La quête de paix intérieure s’est imposée comme un idéal contemporain. Il faudrait être aligné, serein, détaché. Mais derrière cet objectif louable se cache parfois une tension silencieuse : et si cette paix recherchée devenait…
Manger sans faim : quand l’alimentation devient une réponse à l’angoisse
Il arrive que l’on mange sans y penser, sans appétit véritable, uniquement poussé par une tension diffuse. Ce n’est ni par gourmandise, ni par faim, mais comme si avaler quelque chose calmait, brièvement, un malaise…
Une photo ancienne, un détail qui trouble
Il y a des images qu’on croyait inoffensives. Un album ressorti d’un carton, une photo glissée au fond d’un tiroir.…
La compulsion de répétition : pourquoi revient-on toujours au même point ?
La vie semble parfois tourner en boucle, comme si certaines douleurs se rejouaient sans fin malgré les efforts pour s’en…
Quand le corps parle à la place de la parole : une souffrance invisible
Certaines douleurs psychiques ne se formulent pas. Elles n’empruntent ni le langage de la plainte ni celui des émotions reconnaissables.…
Un regard différent sur soi : quand on ne se reconnaît plus dans les yeux de l’autre
Il y a des moments où l’on se sent tout à coup étranger à soi-même. Non pas à cause d’un bouleversement intérieur, mais parce que le regard d’un autre change. Un regard qui, soudain, ne reflète plus ce qu’on croyait être. Ce n’est pas un jugement ouvert, ni une critique explicite, mais une manière subtile d’être perçu autrement — plus distant, plus étonné, plus attentif ou plus inquiet. Et ce reflet inattendu trouble, comme si le miroir relationnel avait basculé sans prévenir. On se sent vu autrement… et on ne sait plus très bien qui l’on est. Quand l’image sociale ne colle plus à l’identité vécue Dans le lien aux autres, nous construisons en permanence des représentations de nous-mêmes. Être…
Quand le vide existentiel devient le cœur du récit
Il existe des romans où il ne se passe presque rien, sinon une lente dérive intérieure. Pas de quête héroïque, pas de transformation lumineuse, mais une conscience à nu, habitée par le vide, le cynisme ou une lassitude profonde. Ces récits ne cherchent pas à combler, mais à décrire. Pourquoi…
Quand une œuvre touche trop : sidération, larmes ou fuite silencieuse
Certains musées offrent des émotions douces, diffuses, presque méditatives. Et puis, parfois, sans prévenir, une œuvre foudroie. Le regard se fige, le souffle se coupe, des larmes montent ou une gêne irrépressible pousse à détourner les yeux. Il arrive que l’expérience esthétique devienne trop intense, trop proche, trop juste. Ce…
Au théâtre, la montée d’émotion est-elle toujours cathartique ?
On évoque souvent la catharsis comme fonction naturelle du théâtre : un soulagement émotionnel provoqué par l’identification, une forme de purification par le détour de la fiction. Mais cette idée de décharge ne suffit plus à expliquer ce qui se passe réellement dans l’expérience du spectateur contemporain. L’émotion, lorsqu’elle surgit,…
L’art comme miroir de l’inconscient : Que dit-il de nos projections et désirs ?
Les œuvres d’art, dans leur diversité de formes et de messages, agissent comme des miroirs puissants et souvent dérangeants. Elles captent des facettes de notre psyché que nous tentons parfois d'ignorer ou de refouler. À travers nos regards et nos interprétations, l’art devient une projection des émotions, des désirs et…





































