Ai-je le droit de devenir quelqu’un d’autre ?
Il arrive un moment dans certaines vies où l’on sent que l’on ne se reconnaît plus vraiment dans ce que l’on fait, ce que l’on pense, ou même ce que l’on incarne. Quelque chose s’est déplacé à l’intérieur, sans forcément pouvoir être expliqué. On ne veut plus jouer le même rôle, répondre aux mêmes attentes, porter les mêmes vêtements intérieurs. Mais ce désir de transformation peut se heurter à une peur : en ai-je le droit ? Que va-t-on penser ? Vais-je me trahir ? Devenir quelqu’un d’autre, est-ce une fuite… ou une forme de fidélité à ce que l’on devient ? Le poids de l’image que l’on donne Depuis…
Personnalité dépendante : le besoin vital de l’autre
Besoin constant d’être rassuré, peur panique d’être seul, difficulté à prendre des décisions sans validation extérieure… La personnalité dépendante est…
Comportements excessifs liés à l’enfance
Colères impressionnantes, refus systématiques, crises de larmes, agitation soudaine… Les comportements excessifs chez le jeune enfant inquiètent souvent les parents,…
Pourquoi la perversion narcissique n’existe pas
Le terme de « pervers narcissique » a envahi les discours médiatiques, les livres de développement personnel et les réseaux…
Couple, enfant, maison et 3008 : le modèle du bonheur ?
Le couple, l’enfant, la maison et la voiture : ce quatuor semble dessiner le scénario idéal du bonheur adulte. L’amour y est posé comme point de départ, puis viennent l’enfant comme aboutissement, la maison comme ancrage, la voiture comme mobilité maîtrisée. Ce modèle, répété, valorisé, désiré, semble rassurant ; il ordonne la vie. Mais que dit-il vraiment de notre manière d’aimer ? De quoi est-il le nom : d’un accomplissement intime ou d’une mise en conformité sociale ? Et que se passe-t-il quand on ne s’y retrouve pas ? Un modèle rassurant, mais souvent contraignant Ce schéma classique rassure car il donne une forme claire à l’amour. Il évite l’inconnu, structure le lien, donne des…
L’infidélité émotionnelle : quand le corps reste fidèle mais pas le cœur
Exploration des liens invisibles qui fragilisent le couple sans passage à l’acte physique L’infidélité émotionnelle est souvent ignorée car elle ne laisse aucune trace visible. Pourtant, elle agit en profondeur, révélant des mouvements psychiques inconscients où l’on déplace son investissement affectif hors du cadre du…
Le polyamour : liberté ou illusion d’ouverture ?
Le polyamour intrigue, séduit, dérange ou questionne, tant il bouscule les fondations du couple traditionnel. Dans sa promesse d’amour libre et égalitaire, il semble ouvrir un espace d’expérimentation affective inédit. Mais derrière cette apparente liberté se nichent parfois des mécanismes inconscients puissants ; conflits d’identités,…
Quand on me demande : « Et toi, c’est pour quand ? »
La question semble légère, presque affectueuse, posée avec un sourire ou une bienveillance feinte. Et pourtant, elle réveille souvent une gêne soudaine. "Et toi, c’est pour quand ?" fait mine d’être une simple curiosité. Mais elle porte en elle une injonction sociale forte, une norme…
Les 8 familles d'aliments
La pyramide alimentaire se compose de 8 groupes alimentaires, tous nécessaires à la construction et au maintien d'un bon capital…
Les fluctuations hormonales : des montagnes russes émotionnelles
Les fluctuations hormonales sont un phénomène central dans la grossesse, ayant des impacts non seulement sur le corps mais aussi…
La peur de ne pas être une « bonne mère » avant même l’accouchement
Bien avant la naissance, certaines femmes sont envahies par une inquiétude diffuse : serai-je une bonne mère ? Cette question,…
L’adolescent face à l’illusion d’autonomie totale
À l’adolescence, nombreux sont les jeunes qui revendiquent une autonomie radicale : "Je n’ai besoin de personne", "Je peux gérer seul·e". Ce discours, souvent provocateur, masque un fantasme d’auto-suffisance, c’est-à-dire la croyance illusoire que l’on pourrait exister sans l’aide ni l’influence des figures d’autorité. Derrière cette posture, le refus d’autorité est moins une volonté d’émancipation réelle qu’une tentative inconsciente de nier une dépendance encore douloureusement active. Le mythe de l’indépendance totale comme défense narcissique Se croire totalement autonome permet à l’adolescent de se protéger de la peur d’être encore dépendant·e des adultes. Cette posture, souvent rigide, est une forme de défense face à la réalité psychique : il ou elle a encore besoin d’être guidé·e, rassuré·e, soutenu·e. En niant cette…
Appartenir sans se trahir : le paradoxe du transfuge de classe
Changer de classe sociale est souvent raconté comme une réussite individuelle. Mais pour celles et ceux qu’on appelle "transfuges de classe", ce déplacement ne va pas sans déchirement. Appartenir à un nouveau…
L’État numérique : vers nouvelle forme de proximité ?
Paiements en ligne, téléservices, démarches simplifiées : l’État change de visage. Il ne se présente plus seulement derrière un guichet, mais à travers des interfaces numériques, accessibles en quelques clics. Si ce…
Dans la presse, l’analyse en voie de disparition ?
Dans un paysage médiatique dominé par l’urgence, la réaction et la brièveté, la place accordée à l’analyse semble se réduire. Le commentaire structuré, argumenté, inscrit dans une continuité de pensée, devient plus…
Respecter l’autre, c’est quoi au juste ? Définir l’invisible dans nos relations
On parle souvent de respect comme d’une évidence. Mais sait-on vraiment ce que cela signifie dans les échanges concrets du quotidien, dans les regards, les silences, les mots ordinaires ? Le respect…
L’aide empoisonnée : quand aider devient une manière de dominer
L’aide, en amitié, est un geste attendu, valorisé, presque sacralisé. Offrir son écoute, son temps, ses conseils : autant de marques de loyauté affective. Mais derrière certaines formes d’aide se cache un pouvoir plus trouble, moins visible. Il arrive que l’aide serve moins à soutenir qu’à garder l’autre en position d’infériorité. Ce qui se présente comme une présence bienveillante peut devenir un levier de contrôle, une manière subtile de dominer l’autre au nom du lien. Aider pour garder l’ascendant Dans certains liens, le fait d’être celui ou celle qui aide installe une hiérarchie implicite. L’aidant devient le pilier, le centre, celui sans qui l’autre ne tiendrait pas. Ce positionnement peut…
Solitude et idéal du moi : rester seul pour ne pas être déçu de soi
À première vue, rester seul peut sembler relever d’un goût personnel ou d’une quête d’indépendance. Mais dans certaines configurations psychiques,…
Solitude et amitiés : quand les amis brisent l’isolement
Dans les moments de solitude, l’amitié apparaît souvent comme une lumière douce, une présence stable qui ne demande rien, mais…
Quand les liens d’amitié deviennent parentaux
Certaines amitiés prennent une tournure particulière : l’un semble guider, contenir, rassurer, pendant que l’autre demande, s’appuie, sollicite. Le lien…
La mission de service public comme réparation d’une blessure narcissique
Certains fonctionnaires s’investissent dans leur mission avec un sérieux profond, presque sacrificiel. Leur engagement dépasse le cadre professionnel : il s’apparente à une vocation. Ils ne cherchent pas seulement à accomplir des tâches, mais à « faire le bien », à « servir » avec dignité. Cette posture, admirable en apparence, peut parfois masquer une dynamique plus inconsciente. Travailler pour l’intérêt général devient alors un moyen d’apaiser une faille narcissique ancienne, une manière de se rendre aimable, visible, ou réparé aux yeux d’un autre, souvent intériorisé. Le service public ne comble pas ce vide, mais il en devient le théâtre discret. Quand le collectif panse un manque intime La mission de service public peut offrir…
Fonctionnaire : comment s’inscrire dans une relation apaisée avec l’État
Dans l’imaginaire collectif, l’État est souvent perçu comme une entité abstraite, autoritaire ou froide. Pourtant, pour ceux qui travaillent à son service, il devient une présence concrète, quotidienne, et parfois ambivalente. Certains fonctionnaires vivent cette relation de manière sereine et équilibrée, d’autres la traversent avec…
Ne pas réussir à se former : les raisons inconscientes de l’échec
Il existe des parcours où, malgré les efforts, les conditions favorables et la motivation affichée, la formation ne « prend pas ». Les contenus semblent flous, la mémoire défaillante, la régularité difficile à tenir. Tout se passe comme si une partie de soi résistait au…
Supporter un manager toxique : qu’est-ce que cela dit de notre histoire ?
Certain·es salarié·es supportent pendant des mois, voire des années, des comportements de dénigrement, de pression ou de manipulation de la part de leur hiérarchie. Bien que la souffrance soit réelle, ils ne partent pas. Ils minimisent, justifient, rationalisent. On pourrait croire à un simple manque…
Quand l’œuvre protège de soi-même : la création comme écran ou refuge
Créer est souvent perçu comme un acte de liberté, un élan intérieur, une manière de se dire au monde. Mais pour certaines personnes, l’œuvre devient un refuge, voire un rempart. Elle ne dévoile pas, elle…
Mieux-être : pourquoi aller bien peut aussi déstabiliser
On imagine souvent que se sentir mieux apporte un soulagement immédiat. Et pourtant, chez certaines personnes, le mieux-être suscite de l’inconfort, voire une forme d’angoisse. Aller bien quand on a longtemps souffert ne va pas…
Blessures à répétition : le corps sabote-t-il ce que la tête exige ?
Les blessures physiques à répétition ne sont pas toujours dues à la malchance ou à une mauvaise préparation. Lorsqu’un sportif, amateur ou confirmé, accumule les arrêts forcés, les douleurs chroniques ou les microtraumatismes, il est…
Le refus des pauses : quand s’arrêter devient insupportable
Certaines personnes ne parviennent jamais à faire une vraie pause. Même en vacances, elles planifient, organisent, remplissent. Leur temps semble en tension permanente, chaque silence devient suspect, chaque moment vide appelle une tâche. Ce fonctionnement,…
Une photo ancienne, un détail qui trouble
Il y a des images qu’on croyait inoffensives. Un album ressorti d’un carton, une photo glissée au fond d’un tiroir.…
Avoir besoin d’un psy “qui parle” : peur du vide ou désir de guidance ?
Certaines personnes cherchent, dès la prise de contact, un psy “qui parle”. Pas un thérapeute trop silencieux, pas un analyste…
Vouloir plaire à son psy : une stratégie pour être accepté ou aimé ?
Dans le cadre protégé de la thérapie, chacun·e cherche à déposer quelque chose de soi. Mais ce mouvement est parfois…
Pourquoi il est si difficile de choisir un psy
Il existe aujourd’hui une multitude d’approches thérapeutiques, de profils, de formats. Et pourtant, au moment de choisir un psy, nombreux sont ceux qui hésitent, repoussent, consultent sans s’engager ou abandonnent après une séance. Ce choix, loin d’être seulement pratique ou rationnel, touche à quelque chose de plus profond : entrer en thérapie, c’est entrer dans une relation qui va exposer, déranger, déplacer. C’est un mouvement vers soi… mais à travers un autre. D’où la difficulté de ce choix, à la fois intime et chargé de projections. Ce qu’on cherche vraiment, sans toujours le savoir Choisir un psy, ce n’est pas seulement trouver un professionnel compétent : c’est tenter de deviner, dès les premiers échanges, si cette personne saura contenir ce…
Jeux vidéo : accumuler les victoires pour réparer une faille
Certaines personnes jouent pour explorer, d’autres pour se détendre. Mais il est un usage plus insidieux : celui de l’accumulation frénétique de victoires, de trophées, de niveaux, comme si chaque réussite virtuelle venait compenser un manque plus profond. Ce besoin de gagner à tout prix, non pas pour le plaisir…
Lire pour garder le lien avec un proche décédé
Face à la perte d’un proche, le besoin de maintenir un lien symbolique avec l’absent se manifeste souvent de façon discrète. Pour certains, ce lien passe par la lecture. Reprendre un livre qu’on partageait, relire des passages aimés par l’autre ou retrouver les mots qui résonnaient entre soi et le…
Lecture : pourquoi certains mots s’impriment dans l’inconscient
Certaines phrases entendues ou lues un jour nous poursuivent longtemps. Elles résonnent en nous bien après le moment où nous les avons croisées, sans que nous comprenions toujours pourquoi. Une formule simple, un vers, une réplique de film ou une remarque anodine peuvent s’enfouir profondément dans notre mémoire et colorer…
Ce que l’on projette sans le savoir : le tableau comme miroir émotionnel
Regarder un tableau, ce n’est jamais seulement contempler une image. C’est aussi, souvent à notre insu, y déposer une part de soi. Ce geste projectif est spontané, inconscient. Une couleur nous attire, une expression nous dérange, un détail obsède. Ce n’est pas l’œuvre en elle-même qui crée cet effet, mais…





































