Pourquoi je me protège encore d’un danger qui n’existe plus ?
Il arrive qu’on réagisse de manière disproportionnée à une situation en apparence banale. Un mot, une attitude, un changement de ton — et, sans prévenir, l’inquiétude monte, la méfiance s’installe, le corps se tend. Tout se passe comme si un danger planait… alors qu’il n’y a aucun risque réel. Ce réflexe est souvent ancien. Il ne parle pas du présent, mais d’un passé qui continue d’imprimer sa marque. Pourquoi nous protégeons-nous encore de quelque chose qui, objectivement, n’est plus là ? Une alarme qui ne s’est jamais éteinte Le psychisme humain garde la mémoire des blessures. Lorsqu’un événement a été vécu comme menaçant, humiliant, déstabilisant, le corps et l’esprit mettent…
Se libérer des injonctions familiales
« Sois fort(e) », « fais mieux que nous », « ne fais pas de vagues », « ne déçois…
Se sentir légitime dans un monde compétitif : un travail intérieur et social
Dans une société où tout semble devoir se prouver, se justifier, se mériter, la question de la légitimité devient centrale.…
Apprendre à se connaître : pourquoi c’est un travail qui dure toute la vie
On croit souvent que se connaître, c’est une étape à franchir une bonne fois pour toutes. Comme si une fois…
Emménager seul(e)
Emménager seul : créer un espace pour soi, en soi Ce n’est pas seulement une question de surface habitable. Emménager seul, ou seule, c’est occuper un espace qui n’appartient qu’à soi. C’est parfois un choix, parfois une nécessité, parfois un passage obligé. Quelles que soient les circonstances, ce moment marque un seuil. Il ne s’agit pas seulement d’un nouveau lieu, mais d’un nouveau rapport à soi. C’est souvent s’installer aussi dans une part inexplorée de son intimité. Un vide qui interroge L’arrivée dans un espace vide peut être grisante ou vertigineuse. Il n’y a pas de bruit, pas d’autre rythme que le sien, personne à attendre. Pour certains, pour certaines, c’est une liberté longtemps désirée…
Silences et non-dits dans le couple
Comprendre l'impact des silences sur la relation Le silence dans le couple n’est pas un phénomène anodin ; il est souvent porteur de messages implicites et de mécanismes inconscients qui révèlent des dynamiques sous-jacentes dans la relation. Bien que parfois perçu comme une pause ou…
Se séparer ou se réinventer : comment savoir où en est le couple ?
Chaque couple porte en lui une dynamique de transformation ou d’usure. Lorsque les tensions s'accumulent ou que le silence s'installe, la question de la fin devient inévitable. Pourtant, il n'est jamais simple de distinguer ce qui relève d'une crise passagère et ce qui traduit une…
Conflits liés à l’argent : une source de tensions dans le couple
Une analyse des dynamiques émotionnelles et inconscientes liées à l'argent L’argent est une source fréquente de conflits dans les couples, souvent liée à des émotions profondes et à des besoins non exprimés. Bien plus qu’un simple moyen de transaction, l’argent est un puissant révélateur des…
Colères et crises répétées : un appel au secours plus qu’un caprice
Face à un enfant qui explose de colère ou enchaîne les crises, la réaction spontanée est souvent de chercher à…
Désir d’enfant : liberté ou pression intérieure ?
Dire « Je dois avoir un enfant » n’est pas simplement exprimer un projet de vie. Cette formulation révèle souvent…
Les vacances en famille : une liberté de façade ?
Ce qui devait être un moment de détente se transforme parfois en tension larvée, en disputes éclatantes ou en malaise…
Mon ado sèche les cours : Comprendre avant de sanctionner
Découvrir que son adolescent sèche les cours déclenche souvent une réaction immédiate : inquiétude, colère ou sentiment d’impuissance. Derrière cet acte perçu comme une faute ou une désinvolture, se cache bien souvent un message silencieux. L’absentéisme scolaire n’est pas seulement un refus d’apprendre ; c’est parfois une tentative d’échapper à un malaise plus profond, qu’il soit lié à l’école, à soi-même ou au contexte familial. Comprendre ce que révèle ce comportement permet d’y répondre autrement que par la seule sanction. Ne pas réduire l’absentéisme à de la paresse Il est tentant de croire que l’adolescent sèche par fainéantise ou par goût de la facilité. Pourtant, le décrochage scolaire traduit souvent un mal-être plus complexe. Ennui profond, perte de sens, pression…
L’objectivité a-t-elle encore une place dans une presse polarisée ?
La question de l’objectivité journalistique revient avec insistance à mesure que la presse se fragmente entre lignes éditoriales affirmées, formats d’opinion, et lectures communautaires. Dans un paysage marqué par la polarisation, l’idéal…
Appartenir sans se trahir : le paradoxe du transfuge de classe
Changer de classe sociale est souvent raconté comme une réussite individuelle. Mais pour celles et ceux qu’on appelle "transfuges de classe", ce déplacement ne va pas sans déchirement. Appartenir à un nouveau…
L’État numérique : vers nouvelle forme de proximité ?
Paiements en ligne, téléservices, démarches simplifiées : l’État change de visage. Il ne se présente plus seulement derrière un guichet, mais à travers des interfaces numériques, accessibles en quelques clics. Si ce…
Apprendre pour plaire : quand la réussite devient recherche d’amour
Obtenir de bonnes notes, accumuler les félicitations, remplir les cases. Pour beaucoup d’élèves, l’investissement scolaire dépasse la simple envie d’apprendre. Derrière la motivation apparente se cache parfois une dynamique plus profonde :…
Pourquoi on n’arrive pas à dire qu’on souffre à certains amis ?
Certaines amitiés sont fluides, accueillantes, traversées de confidences. D’autres, pourtant proches, semblent buter sur un mur invisible dès qu’il s’agit de parler de douleur. On évoque le travail, le quotidien, on ironise sur la fatigue. Mais dès qu’il s’agit de dire "je souffre", "je vais mal", les mots restent bloqués. Il ne s’agit pas d’un manque d’intimité, mais d’un interdit silencieux, souvent inconscient, qui pèse sur le lien. La peur de déséquilibrer la relation Dans certains liens, le partage de la douleur semble risqué. On redoute de troubler une harmonie fragile, de devenir "trop", de peser. L’autre semble occupé, fatigué, traversé par ses propres difficultés. On préfère alors taire sa…
L’amitié à distance est-elle une illusion ?
À mesure que les vies se déplacent, que les villes séparent, que les rythmes divergent, l’amitié à distance devient une…
Pourquoi choisit-on toujours les mêmes « mauvais amis » ?
On pourrait croire qu’une expérience douloureuse nous servirait de leçon. Et pourtant, on voit parfois se répéter les mêmes scénarios…
Fusionner pour ne pas penser : la dérive affective dans certains collectifs
L’intensité relationnelle que l’on peut trouver dans certains groupes associatifs ou communautaires offre un sentiment d’appartenance rassurant. Mais cette proximité…
Multitâche permanent : performance ou fuite de la pensée profonde ?
Répondre à un message tout en écoutant un collègue, consulter un tableau tout en prenant des notes, alterner les tâches sans jamais s’arrêter : pour beaucoup, le multitâche est devenu la norme. Il témoignerait d’une grande efficacité, d’une agilité mentale et d’un sens de l’adaptation. Mais cette fragmentation de l’attention cache parfois une fuite plus silencieuse : celle de tout ce que la concentration prolongée pourrait faire émerger. Ce n’est pas le temps qu’on économise, c’est le lien au soi profond qu’on évite. Éviter le vide entre deux pensées Travailler sur plusieurs choses à la fois peut donner une illusion de vivacité. Pourtant, ce rythme ne laisse aucun espace de respiration psychique, aucune traversée du silence…
Le mythe du salarié parfait : entre loyauté invisible et suradaptation
Ponctuel, fiable, impliqué, discret. Le salarié parfait coche toutes les cases de l’engagement idéal. Il ne compte pas ses heures, il anticipe, il apaise. À première vue, il est l’élément moteur d’un collectif. Mais derrière cette performance exemplaire, se cache souvent une fragilité psychique méconnue,…
Repenser son rapport au travail : et si c’était maintenant ?
Notre rapport au travail ne va plus de soi. Là où il représentait jadis un socle identitaire, une source de stabilité ou de fierté, il devient pour beaucoup une zone de tension, de doute, voire de souffrance. Fatigue morale, perte de sens, impossibilité de se…
Toujours vouloir être au centre : leadership naturel ou narcissime ?
Dans certains groupes professionnels, il y a toujours une personne qui attire l’attention, prend la parole, fédère, décide, oriente. Elle se positionne spontanément comme moteur, souvent avec brio. Mais chez d’autres, cette centralité ne relève pas seulement d’un talent de coordination ou d’un charisme naturel.…
Flotter au spa : le lâcher-prise aquatique comme métaphore du lien perdu
Le corps flottant dans l’eau n’est plus soumis aux lois habituelles : il est soutenu sans effort, libre de ses tensions, doucement désorienté. Ce moment, souvent vécu comme anodin ou agréable, peut pourtant réveiller une…
Trouver sa force dans sa faille : le paradoxe de la fragilité féconde
Certaines douleurs nous brisent. D’autres nous déplacent, doucement mais profondément, jusqu’à réorienter notre rapport au monde. Il ne s’agit pas de glorifier la souffrance, mais de reconnaître qu’elle peut parfois devenir un point d’appui, non…
Pourquoi a-t-on si peur de changer d’avis ?
Dans l’imaginaire collectif, changer d’avis est souvent perçu comme une marque d’hésitation, voire d’incohérence. On valorise la constance, la fidélité à ses choix, la solidité de ses positions. Pourtant, l’évolution intérieure passe par des renoncements,…
Les insomnies comme crise du rythme intérieur
Difficulté à s’endormir, réveils nocturnes, ruminations à l’aube... Les insomnies sont souvent abordées comme des troubles fonctionnels, mais elles ont aussi une portée symbolique forte. Quand le corps ne parvient plus à s’abandonner au sommeil,…
Se sentir inutile sans raison : la trace d’une blessure invisible
C’est un sentiment qui surgit sans logique apparente : l’impression d’être de trop, de ne servir à rien, même au…
Une phrase dite sans y penser : quand une remarque réveille l’intérieur
Il suffit parfois de quelques mots, dits sans intention particulière, pour que quelque chose se fissure à l’intérieur. Une remarque…
Espérer être deviné par son psy : un vœu hérité de la relation parentale ?
Certaines personnes viennent en thérapie sans formuler de demande claire. Elles racontent, tournent autour, s’arrêtent, espèrent que le psy comprendra…
Quand on ne se sent pas compris : faut-il changer de psy ou rester ?
Il arrive, parfois dès les premières séances, que l’on ressente une gêne face à son psy. Un sentiment diffus de ne pas être entendu, pas vraiment accueilli. Les mots résonnent à vide, la relation paraît froide, l’espace semble trop neutre ou au contraire trop chargé. Se pose alors une question difficile à trancher : ce malaise vient-il du thérapeute ou de quelque chose qui se rejoue dans la relation ? Faut-il attendre, insister, ou s’autoriser à partir ? Le transfert, cette incompréhension structurante La psychanalyse enseigne que ce qui se vit dans la relation au psy n’est jamais neutre. L’impression de ne pas être compris peut traduire une réactivation inconsciente d’anciennes scènes où le sujet n’a pas été entendu dans…
L’ambiance sonore comme déclencheur d’émotions enfouies
La plupart des joueurs n’y prêtent pas attention consciemment. Et pourtant, la bande-son d’un jeu agit souvent à un niveau bien plus profond que l’image ou la narration. Un souffle, une note suspendue, un rythme discret peuvent bouleverser sans qu’on sache l’expliquer. Dans certains jeux, la composition sonore ne se…
Quand le personnage libre nous met mal à l’aise
Certaines figures de fiction incarnent une liberté qui nous dérange. Ces personnages transgressent les règles, suivent leurs désirs sans retenue, échappent aux attentes sociales. Là où nous devrions les admirer, une gêne sourde s’installe parfois : un agacement, une distance, voire un rejet. Pourquoi cette liberté nous met-elle mal à…
Les objets récurrents dans l’art : pourquoi font-ils écho en nous ?
Dans l’art, certains objets récurrents, tels que les clés, les miroirs, les portes, ou même les escaliers, semblent posséder un pouvoir symbolique puissant qui va bien au-delà de leur simple présence matérielle. Ces objets, souvent empreints d’une certaine banalité, deviennent des vecteurs de significations profondes, activant des processus psychiques inconscients…
Silences, blancs et oublis dans les récits d’enfance
Dans les récits d’enfance, ce qui n’est pas dit compte souvent autant, sinon plus, que ce qui est raconté. Les ellipses, les blancs, les silences du texte ne traduisent pas seulement des manques de mémoire : ils révèlent ce que la mémoire, précisément, ne peut ou ne veut pas intégrer.…





































