Mieux gérer ses émotions grâce à la psychanalyse
Colère récurrente, tristesse sans cause apparente, réactions disproportionnées… Les émotions nous traversent souvent de manière irrationnelle, échappant à notre contrôle conscient. Si les approches comportementales offrent des outils concrets pour apaiser ces états, la psychanalyse propose une voie plus profonde : celle de la compréhension de l’origine inconsciente de nos émotions. Mieux gérer ses émotions grâce à la psychanalyse, c’est apprendre à écouter ce qui se joue en coulisses, à remonter à la source des affects, pour les apaiser durablement. L’émotion, messagère de l’inconscient En psychanalyse, une émotion n’est jamais anodine : elle est le symptôme d’un conflit psychique, souvent inconscient. Une angoisse soudaine peut révéler un désir refoulé, une…
Pulsion de vie, pulsion sexuelle : une même énergie en mouvement
La pulsion sexuelle est souvent abordée sous l’angle du désir charnel, de l’attirance ou du rapport à l’autre. Mais en…
Infécondité : comment accepter l’injustice
Infécondité : accepter l’injustice Il y a des souffrances que rien ne répare vraiment. L’infécondité en fait partie. Pour celles…
Comprendre et affronter ses peurs
La peur est une émotion universelle et nécessaire. Elle nous protège, nous alerte, nous guide dans certaines situations à risque.…
Quand l’amour devient quotidien : que reste-t-il de la magie ?
Au fil du temps, l’amour s’installe dans les plis du quotidien. Ce qui était nouveauté devient habitude, ce qui bouleversait devient familier. Et avec cette transformation, une question revient souvent, sourde mais insistante : où est passée la magie ? La passion des débuts, le frisson, la surprise… se sont-ils évaporés, ou ont-ils simplement changé de forme ? Le quotidien n’est pas l’ennemi du sentiment amoureux, mais il le met à l’épreuve. Ce que nous appelons parfois “usure” est peut-être le début d’un autre type de lien. La magie des débuts n’est pas faite pour durer Les premiers temps de l’amour sont souvent traversés par une exaltation quasi chimique. Le manque, l’inconnu, l’intensité créent une…
Les applis de rencontre modifient-elles notre rapport à l’amour ?
Elles sont entrées dans nos vies presque naturellement. D’un glissement de doigt, on explore, on écarte, on “like”. Les applications de rencontre ont bouleversé nos façons de se croiser, de se chercher, de s’évaluer. Mais au-delà de l’usage pratique, elles modifient en profondeur notre rapport…
Croiser sans rencontrer : quand les liens avortés laissent une trace
Une lecture subtile de ces moments où “il aurait pu se passer quelque chose”. Parfois, il ne se passe rien. Un regard, une présence, une impression fugace. Pas d’échange réel, pas de mot, pas de suite. Et pourtant, quelque chose reste. Comme si l’on portait…
Un couple, 2 revenus, un compte commun
Derrière le compte commun se joue souvent une histoire plus intime qu’il n’y paraît. Lorsqu’un couple décide d’unir ses finances, ce geste est fréquemment présenté comme une évidence ou un symbole de confiance. Pourtant, partager un compte bancaire n’est jamais une opération purement logistique ;…
Ados : Les réseaux sociaux comme recherche identitaire ?
Pour beaucoup d’adolescents, les réseaux sociaux ne sont pas qu’un simple outil de communication ou de divertissement. Ils deviennent un…
Désir d’enfant du couple : envies respectives ou projet commun ?
Dans un couple, le désir d’enfant s’exprime souvent sous la forme d’un projet partagé. Pourtant, derrière ce "nous", se cachent…
Les silences de l’adolescent : faut-il s’inquiéter ou respecter son retrait ?
L’adolescent qui se ferme, fuit le dialogue ou répond par des monosyllabes déstabilise souvent son entourage. Ce silence, perçu comme…
Troubles du sommeil chez l’enfant : quand la nuit révèle une insécurité affective
Les troubles du sommeil chez l’enfant sont souvent perçus comme des inconforts passagers ou des comportements qui se réguleront avec le temps. Cependant, derrière ces difficultés nocturnes peut se cacher une réalité plus profonde : l’insécurité affective. Lorsque l’enfant rencontre des difficultés à s’endormir, fait des cauchemars récurrents ou se réveille fréquemment la nuit, cela peut être le reflet d’un mal-être émotionnel plus complexe. La nuit, moment de vulnérabilité par excellence, devient alors l’espace où les angoisses et les peurs enfouies se manifestent. Le sommeil comme refuge ou espace d’angoisse Le sommeil chez l’enfant est souvent perçu comme un temps de repos, mais il est aussi un espace où l’inconscient prend le relais. Lorsque l’enfant est perturbé émotionnellement, ses difficultés…
Le rôle des médias dans la montée du populisme
La montée en puissance des figures populistes n’est pas uniquement liée aux fractures sociales ou à la défiance envers les institutions. Elle s’ancre aussi dans un écosystème médiatique qui, volontairement ou non,…
L’État numérique : vers nouvelle forme de proximité ?
Paiements en ligne, téléservices, démarches simplifiées : l’État change de visage. Il ne se présente plus seulement derrière un guichet, mais à travers des interfaces numériques, accessibles en quelques clics. Si ce…
Choisir ses études sous influence : vocation refoulée ou loyauté familiale ?
Orientation, parcours, choix d’études. Ces décisions semblent relever de la liberté individuelle. Mais derrière le bulletin de vœux ou l’inscription en faculté, se jouent souvent des enjeux plus souterrains : fidélités invisibles,…
Ce que l’oralité change à la pensée : le retour de la voix dans l’espace public
Longtemps reléguée à l’intimité ou à la sphère privée, la voix retrouve aujourd’hui une place centrale dans l’espace public, portée par la radio, les podcasts, les conférences filmées ou les plateformes audio.…
S’autoriser à craquer quand on se retrouve seule
Il y a des larmes qui ne coulent qu’en huis clos, des corps qui s’effondrent une fois la porte fermée. En public, tout tient, tout résiste. Mais seul, soudain, le masque tombe. Ce basculement est souvent vécu dans la honte, comme un échec intime, alors qu’il marque peut-être le seul moment de vérité. Pourquoi avons-nous tant de mal à nous autoriser à craquer, même dans la solitude ? Et pourquoi cette solitude devient-elle parfois le seul lieu où l’effondrement est possible ? Le corps seul face au trop-plein Dans la solitude, le corps relâche ce qu’il retenait. Tensions, fatigue, larmes, angoisses remontent sans filtre. Ce relâchement n’est pas un accident…
Vivre seule : quand le lieu de vie devient prolongement du moi
Pour celles qui vivent seules, l’espace domestique devient bien plus qu’un simple lieu d’habitation. Il devient une extension silencieuse de…
Changer sans trahir : peut-on évoluer sans perdre ses amis ?
Il suffit parfois d’un déplacement discret, d’un choix de vie affirmé, d’une forme d’épanouissement inattendue pour qu’un lien amical autrefois…
L’amitié est-elle un choix rationnel ou une reconnaissance instinctive ?
On dit souvent qu’en amour, on ne choisit pas. Mais qu’en est-il de l’amitié, ce lien moins visible, plus libre,…
Trouver une stabilité intérieure grâce à la régularité du travail public
Dans une société marquée par la précarité, l’accélération et les injonctions au changement, la fonction publique offre un cadre singulier : celui de la régularité. Horaires stables, statuts clairs, missions durables. Ce rythme, parfois critiqué pour son immobilisme, peut au contraire représenter un véritable appui pour ceux dont le parcours intérieur a été marqué par l’instabilité ou la discontinuité. Car au-delà de la simple organisation externe, c’est une sécurité psychique que permet parfois le travail public : celle d’un espace prévisible où l’on peut peu à peu se rassembler. Le cadre stable comme contenant symbolique Travailler dans un environnement régulier, où les attendus sont clairs et peu sujets à variations brutales, permet de se détendre…
Fonctionnaire : comment s’inscrire dans une relation apaisée avec l’État
Dans l’imaginaire collectif, l’État est souvent perçu comme une entité abstraite, autoritaire ou froide. Pourtant, pour ceux qui travaillent à son service, il devient une présence concrète, quotidienne, et parfois ambivalente. Certains fonctionnaires vivent cette relation de manière sereine et équilibrée, d’autres la traversent avec…
Repenser son rapport au travail : et si c’était maintenant ?
Notre rapport au travail ne va plus de soi. Là où il représentait jadis un socle identitaire, une source de stabilité ou de fierté, il devient pour beaucoup une zone de tension, de doute, voire de souffrance. Fatigue morale, perte de sens, impossibilité de se…
Travailler sans plaisir : un malaise plus profond qu’il n’y paraît
De nombreuses personnes poursuivent un travail qui ne les satisfait plus, parfois depuis des années. Elles ne s’y épanouissent pas, ne s’y projettent plus vraiment, mais restent. La lassitude est présente, l’envie d’autre chose revient régulièrement, et pourtant, aucune bascule ne s’opère. On évoque alors…
Fonctionnel mais malheureux : reconnaître une souffrance invisible
Certaines personnes vont bien. En apparence. Elles travaillent, s’occupent de leur famille, remplissent leurs obligations sociales. Rien ne déborde, tout tient. Et pourtant, derrière ce bon fonctionnement, se tapit une fatigue morale, un sentiment de…
La musique douce, un espace de repli psychique ?
Certaines musiques, lentes, enveloppantes, sans aspérités, produisent un effet particulier : elles ne distraient pas, elles enveloppent. On les écoute pour se calmer, pour apaiser un fond d’agitation, parfois pour dormir. Mais au-delà de leur…
Plantes, bougies, rituels : petits arrangements pour habiter un vide existentiel ?
Dans de nombreux intérieurs contemporains, les plantes vertes se multiplient, les bougies sont allumées chaque soir, les gestes du quotidien se ritualisent autour de tasses, d’odeurs, de lumières tamisées. Ces détails, souvent perçus comme des…
S’auto-coacher pour éviter de ressentir ?
Être son propre coach : cette idée séduit, rassure, valorise. Elle donne l’impression d’autonomie, de maîtrise, d’avancée constante. Mais derrière ce rapport actif à soi peut se cacher un évitement émotionnel, une manière de contourner…
Minimiser son mal-être : une défense contre la peur de ne pas être cru
Il n’est pas rare d’entendre des patients dire qu’ils ne vont « pas si mal », qu’il y a «…
Souffrir “pas assez” : quand la douleur ne semble pas légitime
Il arrive que des personnes en détresse hésitent à consulter, ou s’excusent presque de le faire. « Ce n’est pas…
Redouter de décevoir en séance : que cache cette peur de mal faire ?
On n’y pense pas toujours, mais pour beaucoup de patients, venir en séance n’est pas un simple rendez-vous neutre. C’est…
Pourquoi la souffrance des autres semble parfois exagérée ?
Il arrive que l’on juge la douleur d’autrui disproportionnée. Un mot, une réaction, une plainte nous semblent excessifs, inappropriés, « trop » par rapport à la situation décrite. Ce jugement, souvent immédiat, dit moins quelque chose de la souffrance de l’autre que de la manière dont nous tolérons la douleur en général — et surtout la nôtre. Percevoir la plainte comme exagérée peut être une défense, un rejet ou un déplacement inconscient. Cela réveille quelque chose que l’on ne veut pas sentir, ni chez l’autre, ni en soi. La plainte comme miroir refoulé Entendre une plainte insistante peut réactiver chez celui qui écoute des affects refoulés, des émotions trop longtemps contenues, ou un rapport douloureux à sa propre impuissance. L’autre…
Quand perdre devient insupportable : blessure narcissique en coopération
Perdre n’est jamais plaisant. Mais dans certains cas, la défaite ne se vit pas simplement comme un échec de stratégie ou une erreur collective. Elle prend une couleur plus intime, plus brutale. Pour certains joueurs, perdre en coopération touche à l’estime de soi, ravive une faille narcissique plus profonde. Le…
La scène anodine qui obsède : quand un détail devient symptôme
Dans l’expérience du spectateur, il est fréquent qu’une scène, un détail ou un geste apparemment secondaire s’impose de façon insistante à la mémoire. Ce ne sont pas toujours les moments forts du récit, ni les grands retournements narratifs, mais une image fugace, un dialogue anodin, un élément du décor qui…
Quand une phrase lue devient une boussole intérieure
Certaines phrases lues un jour nous accompagnent pendant des années. Elles reviennent spontanément dans notre esprit à des moments-clés, comme un repère discret mais puissant. Bien au-delà de leur sens littéral, ces formules s’inscrivent dans notre psyché et orientent, parfois à notre insu, notre manière de penser, de ressentir ou…
Le trio théâtral : père-mère-enfant sur scène, mythe familial à l’œuvre
Sur scène, dès que trois personnages sont réunis autour d’un axe familial, quelque chose de plus ancien que l’histoire racontée commence à se rejouer. Le triangle père-mère-enfant ne renvoie pas seulement à une configuration sociale ou narrative : il active un noyau inconscient, une matrice symbolique. Cette structure triangulaire contient…





































