Pourquoi je me protège encore d’un danger qui n’existe plus ?
Il arrive qu’on réagisse de manière disproportionnée à une situation en apparence banale. Un mot, une attitude, un changement de ton — et, sans prévenir, l’inquiétude monte, la méfiance s’installe, le corps se tend. Tout se passe comme si un danger planait… alors qu’il n’y a aucun risque réel. Ce réflexe est souvent ancien. Il ne parle pas du présent, mais d’un passé qui continue d’imprimer sa marque. Pourquoi nous protégeons-nous encore de quelque chose qui, objectivement, n’est plus là ? Une alarme qui ne s’est jamais éteinte Le psychisme humain garde la mémoire des blessures. Lorsqu’un événement a été vécu comme menaçant, humiliant, déstabilisant, le corps et l’esprit mettent…
Ce que la peau révèle de notre psychisme
Rougir sous l’effet d’une émotion, transpirer d’angoisse, avoir la chair de poule face à une frayeur… La peau est bien…
Est-ce que je me laisse vraiment approcher ?
On peut avoir des liens, une vie sociale, des échanges réguliers — et pourtant, se sentir seul·e à l’intérieur. On…
Le complexe de castration de la petite fille
Le développement psychique de l’enfant, selon la psychanalyse freudienne, passe par des étapes marquées par le corps, le désir, et…
Couple : que cachent les disputes répétitives ?
Certaines disputes dans le couple semblent surgir sans fin, toujours autour des mêmes sujets, comme si la scène se rejouait inlassablement. Ce phénomène dépasse largement la simple divergence d'opinion. Les conflits récurrents révèlent souvent une tentative inconsciente de faire émerger ce qui ne peut être formulé autrement. Derrière l'agacement ou la colère apparente, se cache un besoin profond : être entendu·e là où les mots manquent. Des sujets futiles pour masquer des enjeux essentiels Il est fréquent que les disputes portent sur des détails du quotidien — une tâche oubliée, une remarque maladroite — mais ces prétextes dissimulent des frustrations plus archaïques. Lorsqu’une personne répète "Tu ne fais jamais rien à la maison", il ne…
Pourquoi certaines rencontres fortuites nous bouleversent
Des effets de transfert puissants dans des contextes informels. Il arrive que l’on croise une personne, que l’on échange quelques mots, parfois un regard à peine appuyé, et que cela suffise à nous troubler profondément. On ne comprend pas toujours ce qui s’est joué, mais…
Les violences subtiles : la violence sous le masque de la bienveillance
Il est des violences qui ne se perçoivent qu’à travers le malaise diffus qu’elles installent. Dans le couple, certaines atteintes psychiques s’insinuent sous des gestes et des paroles apparemment empreints de soin et d’attention. La véritable complexité des violences subtiles réside dans leur capacité à…
Entre indépendance et fusion : inventer sa façon d’aimer
Dans le lien amoureux, tout semble se jouer entre deux pôles opposés : se fondre en l’autre ou se préserver coûte que coûte. Entre fusion et indépendance, chacun cherche un équilibre qui n’est jamais stable, jamais donné, toujours à réinventer. Aimer sans se perdre, mais…
Quand la grossesse réveille l’enfant intérieur : un dialogue intime
Attendre un enfant ne convoque pas seulement l’avenir ; c’est aussi un puissant retour vers son propre passé psychique. Pendant…
Éducation de l’enfant : injonctions ou suggestions ?
L’éducation est souvent perçue comme un cadre à poser, des règles à faire respecter. Pourtant, la manière dont ces règles…
Ados : Les réseaux sociaux comme recherche identitaire ?
Pour beaucoup d’adolescents, les réseaux sociaux ne sont pas qu’un simple outil de communication ou de divertissement. Ils deviennent un…
Le partage des tâches ménagères : un symptôme de l’équilibre familial
La répartition des tâches domestiques semble appartenir au registre du quotidien, loin des grands enjeux psychiques. Pourtant, elle constitue l’un des espaces les plus révélateurs des dynamiques familiales profondes. Qui s’occupe de quoi, avec quelle régularité et avec quelle reconnaissance traduit bien plus que des habitudes : cela expose l’équilibre affectif, les rôles inconscients et les tensions larvées au sein du foyer. Derrière la gestion du quotidien se cache une véritable scène où se rejouent les attentes, les frustrations et les héritages invisibles. La répartition des tâches, miroir des places affectives Attribuer ou s'attribuer certaines tâches n’est jamais un simple choix logistique. C’est souvent une manière silencieuse d’occuper une place affective dans la famille, qu'il s'agisse d’exprimer un besoin de…
Obéir à la loi : respect civique ou peur de la punition ?
On obéit à la loi. Par réflexe, par principe, parfois à contrecœur. Mais que signifie vraiment ce geste d’obéissance dans la vie quotidienne ? Est-ce un acte de conscience éclairée, un choix…
Le lien grands-parents / petits-enfants : un refuge dans une société en tension
Dans une époque marquée par l’accélération, la mobilité et les ruptures générationnelles, le lien entre grands-parents et petits-enfants fait figure d’exception. Ni tout à fait éducatif, ni entièrement amical, il s’inscrit hors…
Images, encadrés, chiffres : que fait la mise en page à la pensée ?
Dans les journaux et magazines contemporains, la mise en page ne se contente plus d’accompagner le texte : elle le structure, le fragmente, l’oriente. Chaque visuel, chaque infographie, chaque encadré intervient comme…
Codes et coutumes de la bourgeoisie française
Souvent moquée ou fantasmée, la bourgeoisie française continue d’exister comme un univers social à part, dont les codes ne sont jamais affichés mais toujours transmis. Ce n’est pas tant une classe économique…
Quand le besoin de contrôle empêche le lien
Certaines personnes paraissent solides, organisées, presque inébranlables. Elles donnent l’image d’une indépendance totale, d’une vie maîtrisée. Pourtant, derrière cette apparente stabilité, il peut se cacher une autre réalité : un besoin de contrôle si fort qu’il devient incompatible avec la vulnérabilité nécessaire au lien. À force de se protéger, on peut finir par se couper. Ce n’est pas un choix conscient, mais une stratégie intérieure forgée parfois très tôt, dans des contextes où lâcher prise a semblé trop risqué. Se protéger en tenant à distance Le besoin de contrôle est souvent une réponse à l’imprévisibilité vécue dans l’enfance : des émotions parentales chaotiques, des règles floues, ou des abandons affectifs.…
Briser la solitude, mais à quel prix ?
Certaines personnes ne rejettent pas la relation. Elles la désirent, parfois intensément. Pourtant, au moment même où le lien devient…
L’aide empoisonnée : quand aider devient une manière de dominer
L’aide, en amitié, est un geste attendu, valorisé, presque sacralisé. Offrir son écoute, son temps, ses conseils : autant de…
Quand la solitude rend plus heureux et apaisé
La solitude est souvent pensée comme un manque, une souffrance, une marginalité. Pourtant, elle peut être le lieu d’un ressourcement…
Pourquoi certaines personnes changent d’études chaque année ?
Il existe des parcours linéaires, cohérents, où chaque choix semble découler du précédent. Et il y a ceux, plus discontinus, marqués par des bifurcations fréquentes. Certains enchaînent les cursus, chaque année recommençant quelque chose, sans jamais vraiment s’installer. Ce mouvement, souvent interprété comme de l’instabilité ou de l’indécision, révèle parfois un mécanisme plus profond : la fuite d’un engagement vécu comme menaçant pour l’identité. L’orientation ne fonctionne plus comme un choix, mais comme une stratégie d’évitement inconscient. L’engagement comme prise de risque identitaire S’inscrire dans une formation, c’est potentiellement s’y inscrire symboliquement : se projeter, se situer, renoncer à d’autres possibles. Pour certaines personnes, cette projection devient insupportable. Choisir revient à se limiter, à perdre…
Changer de voie par la formation : quête de soi ou fuite de soi ?
Le désir de changer de voie professionnelle par le biais d’une formation s’exprime souvent dans les mêmes termes : besoin de sens, envie d’alignement, recherche d’épanouissement. Ces formulations résonnent justes, mais elles peuvent aussi masquer une tension plus difficile à nommer. Derrière certains projets de reconversion…
Toujours vouloir être au centre : leadership naturel ou narcissime ?
Dans certains groupes professionnels, il y a toujours une personne qui attire l’attention, prend la parole, fédère, décide, oriente. Elle se positionne spontanément comme moteur, souvent avec brio. Mais chez d’autres, cette centralité ne relève pas seulement d’un talent de coordination ou d’un charisme naturel.…
Statut d’indépendant : l’obligation d’assumer une position d’adulte
Travailler à son compte est souvent présenté comme une liberté : liberté d’organisation, de choix, de rythme. Mais cette liberté a un prix, parfois sous-estimé. Car derrière l’absence de hiérarchie se cache une réalité plus exigeante : l’obligation de se positionner sans appui, de décider…
Quand le corps protège : la somatisation comme tentative de préservation
Certains symptômes ne sont pas là pour nous nuire. Ils ne sabotent pas nos projets, ne ralentissent pas nos élans par hasard. Ils apparaissent comme des interruptions, mais peuvent en réalité fonctionner comme des gardiens.…
La méthode miracle : pourquoi a-t-on besoin d’y croire ?
"Changer sa vie en 21 jours", "Révélez votre potentiel en 3 étapes", "Enfin heureux grâce à une méthode simple". Le marché du développement personnel regorge de promesses rapides, efficaces, séduisantes. Mais ce succès n’est pas…
Coaching et attentes irréalistes : le fantasme des résultats immédiats
Dans certaines démarches de coaching, une attente implicite s’installe dès la première séance : celle d’une transformation rapide, spectaculaire, presque miraculeuse. Ce fantasme, souvent inavoué, repose sur l’idée que quelques séances suffiraient à balayer des…
Pourquoi la souffrance psychique est si difficile à nommer ?
On peut dire qu’on a mal au ventre, au dos, à la tête. Mais dire qu’on souffre « à l’intérieur » reste souvent vague, embarrassant, voire impossible. La souffrance psychique, parce qu’elle échappe aux repères…
Évaluer pour aider ou pour classer ? Les ambiguïtés du diagnostic psychique
Dans le champ de la santé mentale, le diagnostic psychique est censé ouvrir vers une meilleure compréhension de la souffrance…
La dépression sans tristesse : quand le vide remplace la douleur
On associe spontanément la dépression à la tristesse, aux larmes, à une douleur perceptible. Pourtant, de nombreuses personnes en souffrance…
Les psychologues sont-ils des manipulateurs ?
La figure du psychologue suscite parfois une méfiance : il « lit dans les pensées », il « sait ce…
Le burn-out est-il une pathologie ou un cri du corps ?
Longtemps perçu comme un simple épuisement professionnel, le burn-out est aujourd’hui identifié comme une forme de rupture intérieure. Mais au-delà du diagnostic, une question subsiste : s’agit-il d’une pathologie au sens strict, ou d’un signal d’alerte que le corps envoie pour signifier un trop-plein insoutenable ? Dans bien des cas, l’effondrement ne survient pas après un événement unique, mais après une longue période de suradaptation, de déni des besoins fondamentaux, de mise à distance des signaux d’alerte psychiques. Ce n’est pas l’événement qui brûle, mais l’accumulation silencieuse de renoncements. Une perte de contact avec soi Le burn-out apparaît souvent chez des personnes investies, consciencieuses, engagées, qui ont peu de contact avec leurs limites. Leur fonctionnement est centré sur la performance,…
L’enfant blessé dans les romans : miroir de nos vulnérabilités précoces
Certaines figures d’enfant blessé en littérature provoquent en nous une émotion immédiate, parfois bouleversante. Qu’il soit abandonné, humilié, rejeté ou simplement trop seul, cet enfant de fiction touche une corde particulièrement sensible. Pourquoi sommes-nous tant affectés par ces personnages ? Ce n’est pas seulement la compassion qui est en jeu,…
Le sous-sol : descente vers l’inconscient ou face cachée du Moi
Dans l’architecture filmique, le sous-sol occupe une place singulière. Espace dissimulé, souvent inaccessible aux regards extérieurs, il devient au cinéma le lieu privilégié d’une plongée dans les profondeurs du psychisme. Lorsque le récit pousse un personnage à descendre à la cave, à franchir une trappe ou à explorer un niveau…
Voir avec le corps : l’art comme expérience sensorielle avant tout
Dans les musées, le regard est souvent sollicité comme un instrument d’analyse. On lit, on décrypte, on commente. Pourtant, une autre forme de réception existe, plus ancienne, plus directe : celle du corps. Certaines œuvres ne passent pas par la pensée, mais par une sensation. Elles produisent une réaction physique :…
Ces personnages de roman qui n’attendent plus rien : une fatigue sans objet
Leur regard s’absente, leur présence demeure. Dans de nombreuses œuvres contemporaines, apparaissent des figures étranges, suspendues, ni héroïques ni désespérées, mais comme vidées de tout élan. Ce ne sont pas des êtres effondrés, ni même des révoltés : ce sont des personnages qui, sans renoncer à vivre, n’attendent plus rien.…





































